# 39 Naissance de Noah – Belgique – 2011

31 Jan

Anonyme Le récit de mon 3éme accouchement 2011.

Le 5 mai, je suis confortablement installée dans le canapé devant la télé; les deux filles font dodo.
Je suis enceinte de 39semaine et 2jours. Vers 21h, je sens une contraction, je sens, je sais que ce ne pas une petite habituelle que j’ ai déjà depuis quelque semaine. L’après midi, j’ avais eu rendez-vous avec ma sage-femme pour une dernière consultation, qui m’ avait dit que bébé avait sa tête très basse lors du toucher.  Elle m’ a dit qu’elle pouvait pouvait sentir la tête de mon bébé tellement.
Pour elle, cela n’ allait plus tarder.
Je décide d’ attendre un peu.  8min plus tard, Une autre.  Elles sont régulières, toutes les 8 minutes elles sont là.
Je décide d’ appeler le papa, il travaille. Je lui dis que le travail a commencé, qu’il termine à son aise,  je vais aller me faire couler un bon bain, qu’ il finisse son service  et l’on verra par la suite comment cela se passe.
Je vais dans mon bain, les contractions sont toujours bien là, toutes les 8 minutes, ayant un streptocoque, on nous a demandé de venir à l’ hôpital dès la rupture de la poche des eaux car il me fallait 2 doses d’ antibiotique avant d’ accoucher par baxter.
J’ avais décidé que pour mon 3eme, je ne ferais pas de péridurale bien que pour mes deux filles, tout s’ était passé à merveille lors de leur naissance, la péri étais très bien dosée.
Je sors de ma douche, me remets devant le canapé et là, je sais pas, je sens que mon pantalon est mouillé.  Juste à ce moment là, le papa rentre et nous décidons d’ appeler ma maman pour qu’ elle vienne tenir nos filles. Elle arrive aux alentours de 1h30. Nous partons sereins vers la maternité, là, une sage-femme peu sympathique me demande à combien de semaines je suis, combien entre les contactions.  Je lui dis 8 min, sa réaction fut  » oula mais vous avez encore le temps !!!  » Sans savoir que nous étions là car j’ avais perdu du liquide et que je devais avoir deux doses d’ antibiotique une fois la poche rompue.

Elle m’ examine: 1 petit cm à peine mais la poche n’ est pas rompue, j’ ai dû un petit peu uriner. Elle décide de me garer en chambre sous monitoring pour la nuit. Nous arrivons à dormir, bébé va bien, moi aussi.  Nous arrivons à dormir un petit peu.  Contractions toujours bien présentes toutes les 8 minutes. A 8h30, la sage-femme de la journée vient nous voir et nous dit que nous allons bien et que nous pouvons sortir et aller marcher. Elle nous propose de revenir ce soir pour re faire un toucher et voir où j’ en suis. Nous voilà partis pour prendre notre petit déjeuner. Mes contractions sont bien là mais je les gère très bien et en marchant, je ne les sens presque pas. Nous avons marché toute la journée, nous nous sommes arrêtés pour manger une deuxième fois.  Nous sommes rentrés à la maison prendre une douche, nous changer et nous sommes repartis de plus belle pour marcher. Nous avons mangé une 3eme fois et sommes repartis à la maternité.

Nous sommes le 6 mai 21h30.  Là, c’ est à nouveau la sage-femme de la nuit précédente.  Elle tire la tête en me voyant débarquer, l’ air de dire  » encore eux  » .  Elle m’ ausculte.   Son toucher est brut, très sauvage, elle me fait mal.    » Madame, 2 petits cm, ça ne bouge pas tant que ça ».   Elle nous dit:  » Vous savez, on ne va pas vous déclencher, votre bébé a encore le temps ». Je lui réponds:  » c’ est mon 3ème bébé et je sais que ce sont les bonnes contractions ».  Elle décide d’appeler la gynécologue, elle ne me remet pas sous monitoring pour vérifier mais mes contactions sont bien présentes toutes les 8 minutes.  La gynécologue arrive et nous dit que tout va bien, que ce n’ est pas le  » vrai  » travail.  Je ne suis pas d’ accord, c’ est mon corps et mon petit et moi sommes en travail.

Nous repartons direction la maison.  Je m’ installe dans le canapé: 1 contraction, 2 contractions, à la 3eme, une douleur atroce.  Elles sont plus fortes, plus intenses, plus rapprochées mais j’ arrive à les accepter, à les gérer.  Mon mari voit que les contractions sont plus intenses et décide qu’on retourne à la maternité et que cette fois, si elle ne veut pas nous croire, nous irons ailleurs. Nous arrivons et là ce n’ est même plus elle qui nous accueille mais une autre et qui n’ est pas plus aimable.  L’ autre sage femme l’ avait briffée, je faisais du cinéma.  Elle m’ ausculte: 3 petits cm.  Elle décide de me garder. Elle nous jette dans une salle d’accouchement, m’ installe vite fait, met le monitoring, me fais une prise de sang et repart à ses occupations. Les capteurs du monitoring ne sont pas bien mis, elle ne mesure pas mes contractions et ne prend pas le rythme cardiaque de mon bébé.

Nous sommes à ce moment le 7 mai 2h00. La sage-femme repasse pour me mettre mon premier baxter d’ antibiotique et nous dit: « Mais ma petite dame, vous ne contractez pas beaucoup ». Là, mon mari lui dit que le monitoring n’ est pas bien mis, elle regarde à peine et s’ en va.  A ce moment-là, je dis à mon mari: « Stop, je n’en peux plus, je suis épuisée, j’ aimerais la péridurale ». Elle revient nous voir et appelle l’ anesthésiste.  On a de la chance, elle est là.  Mais tout à coup, j’ ai envie de pousser.  La sage femme m’ausculte à nouveau : 8cm.  Il est 2h30.  Cela va très vite. Elle pense que nous avons encore le temps et me laisse avec une étudiante qui, elle, est en train de retirer les ustensile pour l’ anesthésie  et je dis à mon mari que je dois pousser. L’ étudiante m’ausculte et là, je ne suis pas d’ accord, elle me fait mal, je lui retire ses mains et je lui dis de ne plus me toucher, que maintenant je pousses et un point c’est tout. J’ ai alors poussé avec les encouragement de mon mari.  Je m’ accrochais à son bras et je pousse.  La tête est là et l’ étudiante crie: « Stop !  On ne pousse plus ».  Elle appelle la sage-femme qui demande ce qui se passe, l’ étudiante lui explique que la tête est là. Elle n’ a pas l’ air d’y croire et regarde et effectivement Noah arrive. J’ ai mal très mal et je ne peux m’ empêcher d’ émettre des sons à chaque contraction.  Cela dérange la sage-femme, elle me dit que crier ne sert à rien.  « Concentrez-vous sur la poussée ». « Bien, non, madame, crier moi, ça m’ aide, me soulage ». Je crie encore une fois et la tête de Noah est là. Et là, elles crient: « stop ! on ne bouge plus, on ne pousse surtout pas! »  Noah était là, coincé, le cordon enroulé deux fois autour de son cou.  Cela m’a paru une éternité avant qu’ elle ne réussisse à le délivrer de ce nœud.  Je leurs dis que je dois pousser, que ça me fait mal.  Je m’ accroche à mon mari qui me murmure:  » mon amour, notre fils est là, mais s’ il-te-plait ne pousse plus, il est mauve, bleu ». Je sens des larmes qui coulent sur mes joues, ce sont celles de mon mari.  Enfin, elle arrive à délivrer notre trésor de son cordon et là une petit poussée et je peux prendre Noah et le poser sur moi. Nous sommes le 7 mai 2h42.

Mais il ne pleure pas ou très peu, un petit cri et c’ est fini.  Nous sommes inquiets, la sage-femme nous assure qu’il va bien.  Il commence à rosir.  Il cherche le sein et le trouve très rapidement.  Il tète.

J’ ai une petit déchirure et la sage-femme me parle de devoir faire 2 a 3 petits points. Elle voulait commencer et là j’ ai crié: stop! et lui ai dit: « vous n’ allez quand même pas me recoudre à vif!  Je veux un petit anesthésiant local ». « Ok » me-dit elle et met du spray.  Je ne sens rien.  Nous admirons notre fils pendant qu’ il tète vigoureusement. Nous apprenons par la suite que je n’ ai pas eu la dose d’ antibiotique prescrite et que notre fils a été exposé à l’ infection.  Il subira tous les jours une prise de sang jusqu’à notre sortie de la maternité.

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