#49 Anonyme 51 – 2008

5 Fév

Mon premier accouchement – Janvier 2008 (Clinique -51)

On est toujours un peu anxieuse et fébrile, le premier accouchement, on part vers l’inconnu.

Les contractions sont de plus en plus régulières et fortes, je le signale à la sage femme mais pb : ça va bientôt être l’heure (dans 1h30) de changement d’équipe donc elle me dit que tout va bien et que ce n’est pas pour tout de suite. Que je dois attendre.

45 min d’attente environ, mais les contractions me font de plus en plus mal et sont de plus en plus longues et surtout de plus en plus rapprochées. Mon mari la rappelle, et là elle nous parle comme à des chiens, que ça ne sert à rien de l’appeler à chaque fois que j’ai une contraction. Qu’elle viendra d’elle-même contrôler le monitoring. Puis on ne la plus revu !

1h plus tard, la nouvelle équipe vient se présenter. Et là, la sage femme très gentille, regarde le monitoring et me dit, il est temps d’y aller, vous devriez déjà être en salle de travail. Il fallait nous appeler !!!!!

2ème pb : plus de salle d’accouchement, elles sont toutes occupées. En attendant elle me met dans une petite salle qui ressemble plus à un placard à balai mais bon ce n’était pas grave puisqu’elle s’occupait de moi !

3ème pb : une des femmes dans une salle d’accouchement à des complications, ma gentilles sage femme va donc s’occuper d’elle !

Une femme arrive dans mon placard à balai, ne se présente même pas, ne me parle même pas et me fait un touché puis repart. L’anesthésiste arrive, me fait la péridurale en m’expliquant tout ces gestes un par un. Il me remet un peu en confiance et ça fait plaisir de voir quelqu’un d’humain !

4ème pb : mes contractions s’estompe de plus en plus, je le signale mais aucune réponse de la femme inconnue. Puis enfin, on vient me chercher avec un brancard pour m’emmener en salle d’opération pour une césarienne !

Elle me descend et me place dans la salle d’opération et puis s’en va. Une salle d’opération flambant neuve, avec une grosse horloge mais personne autour de moi ! je n’entend rien, ne voit rien car je tourne le dos à la porte. 30 minutes d’attente qui m’ont paru une éternité.

La enfin j’entends des pas ! c’est l’anesthésiste. Il me demande où ils sont tous, là je ne peux pas lui répondre car on ne m’a rien dit. Je l’entends partir et hurler dans les couloirs et leur demander de s’occuper de moi tout de suite !

Là tout le monde arrive et s’occupe enfin de moi. Un drap est placé devant, mais tellement devant moi qu’il me touche le visage et m’empêche de respirer. Obliger de me contorsionner pour mettre ma tête sur le côté et réussir à respirer autre chose que le drap ! Un enfer.

Ils sortent le bébé de mon ventre et là la sage femme part avec !

L’anesthésiste me dit que tout s’est bien passé, que j’aurais une belle cicatrice et que ça été très rapide. Il me demande comment je trouve ma fille !

Là je suis en pleurs, c’est une fille ! je ne le savais même pas, je lui dit que je ne l’ai pas encore vu et là hors de lui il sort du bloc et revient avec la sage femme qui me la montre en me la mettant sur mon nez (de rage) ! Dommage je suis myope mais je vois bien de près, mais de trop près c’est pas possible d’admirer sa fille, puis hop elle re-disparait !

Et la je suis mise dans une salle de réveil pendant 4 heures !!!! pourquoi je ne sais pas alors que je vais très bien, que je ne dors pas, pas de complications, mes jambes bougent très bien et je peux les lever à l’équerre. Donc je dois encore attendre la mort dans l’âme pour voir ma fille !

L’accouchement en lui-même était pas éprouvant mais l’équipe qui m’entourait préférait prendre leur pause café et discuter entre copines plutôt que de faire leur job !

Une fois remontée dans ma chambre, je n’ai plus lâchée ma fille et il était hors de question que l’une d’entre elles me la prenne si je ne pouvais pas aller avec elle

Très contente de quitter la clinique et de rentrer chez soi !

Deuxième accouchement – Décembre 2008 (Hôpital ******* -51)

Pour ne pas revivre la même chose que mon premier accouchement, je choisi d’être suivie dans un autre milieu hospitalier.

Connaissant maintenant ce que c’est, j’attends que mes contractions soient très rapprochées et fortes soit le dernier moment avant de me présenter à l’hôpital.

Tout commence bien, je suis bien accueillie, je suis prise en charge tout de suite et installée dans une salle avec tout confort, et tout le matériel nécessaire pour l’équipe médicale.

L’équipe qui s’occupe de moi est très sympathique, et très à l’écoute. Elles ont bien pris connaissance de mon dossier. Je suis très contente et soulagée.

Mais dommage pour moi, cette équipe doit partir, elles ont finie leur journée. Et j’avais raison de m’inquiéter.

La nouvelle équipe prend tout à la légère ! Je leur dis que j’ai eu un césarienne il y a à peine 10 mois et que je sens qu’à chaque contractions ça me tire sur la cicatrice comme si la tête de ma fille poussait à se niveau !

Mais aucune considération de la part de cette équipe c’est à peine si on me demande de souffrir en silence et de ne pas les embêter (alors que je ne crie même pas ni quand je leur parle, ni quand mes contractions sont là)

Donc je supporte pas qu’une femme aigrie me parle ainsi et là je me rebelle, et hausse le taux et lui ordonne de faire son boulot. Mon mari se lève et là lui fait un peu peur et va dans les couloirs pour trouver mon gynéco et le ramène de force.

Là il me contrôle et demande à ce que l’anesthésiste vienne immédiatement me poser la péridurale. Bizarre, 5 minutes même pas et l’anesthésiste est là, péridurale bien faite, mon gynéco revérifie l’emplacement du bébé.

Et la verdict, une nouvelle césarienne.

Je suis donc prépare pour le bloc et là, je suis installée et attachée comme une malade psychiatrique ! ça m’a choqué. Pourquoi être attachée pour une césarienne !

Tout se passe bien, l’équipe soignante me montre ma fille et me laisse le temps de l’admirer et de l’embrasser avant de l’emmener au papa.

On m’emmène dans ma chambre et là surprise, pas de lit électrique donc pas pratique pour changer la position du lit, il faut se lever et avec une sonde c’est plutôt mission impossible. Quand je demande à l’équipe soignante, et bien je les embête car elles n’ont pas que ça à faire de baisser ou de remonter la tête de lit. Très sympathique ! Donc pour plus de simplicité je laisse le lit en position assise (pas très confortable pour dormir, mais plus pratique pour s’occuper de ma fille et l’attraper).

Heureusement, on me retire rapidement la sonde. Une infirmière m’aide à me lever mais pas de pb car je sais déjà les gestes à faire après une césarienne ! je connais bien.

Elle me passe mon sac pour choisir mes habits et là INCROYABLE, elle commente a tenue et ne veux pas que je la porte car elle ne la trouve pas assez ample ! (bas de survêtement taille basse qui se ressert par ficelle élastique mais oui c du 36 et pas un vêtement de grossesse ! et alors, j’ai un petite taille et je pèse après accouchement que 48 kg, plus aucun ventre !) et bien non elle décide de prendre mon sac et de me le mettre tout en haut de l’armoire !!!

Donc impossible pour moi de reprendre le sac ! obliger de tel à mon mari pour qu’il vienne me le donner ! et donc d’attendre dans ma chambre (qui est une chambre double !), sans pantalon et sans culotte !!!!! qu’il arrive pour que je puisse m’habiller.

Quand elle est repassée, j’étais debout, lavée et habillée et je lui ais bien fait remarquer que je ne l’avais pas appeler donc pas la peine qu’elle vienne avec sa mauvaise humeur dans ma chambre ! Je ne l’ai plus revu et j’étais très contente.

J’étais juste impatiente de rentrer chez moi avec ma fille et d’oublier ces personnes ingrates, irrespectueuses et si elles n’aiment pas leur métier, il serait opportun qu’elles en changent

Dans mon malheur, j’ai quand même eu de la chance, les chirurgiens ont fait du très bon boulot et j’ai une très belle cicatrice, toute petite presque invisible. Je les félicite et les remercie de faire du bon boulot avec l’équipe désagréables qui les entourent. Je leur souhaite bon courage.

Mes filles sont en bonne santé et illumine ma vie et me font oublier peu à peu ces dures moments.

En espérant que ça change pour les futures mamans !

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Une Réponse to “#49 Anonyme 51 – 2008”

  1. Héloïse 16 novembre 2013 à 22 h 33 min #

    Entièrement d’accord avec votre phrase « si elles n’aiment pas leur métier, il serait opportun qu’elles en changent  » Merci pour vos deux récits !!

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