2 accouchements à domicile, en Haute-Garonne

8 Fév

Récits de 2 AAD…. naissances très respectées 😀
à Beauzelle, dans la Haute Garonne, avec 2 sages femmes géniallissimes!

– Alexandra

La naissance de ma première 8ème merveille du monde : Arthur

Ta naissance est imminente mon bébé…

Ce dernier mois de grossesse, de poupées gigognes, je l’ai vécu dans notre bulle, je nous ai protégé des gens, j’ai choisi de ne voir que très peu de personnes car j’ai envie de ne pas être perturbée dans notre choix de naissance à la maison. J’ai confiance mais j’ai besoin de ne pas ébranler cette confiance en nous, si proche de ta naissance. J’ai lu mes livres favoris, tous ces témoignages m’ont nourrie, m’ont donné confiance, m’ont guidée sur ce chemin que je m’apprête à vivre, en toute humilité.

Le dimanche 15 novembre, je vais appeler mon amie doula, S., car d’un coup j’ai un vent de panique…. Et si tu ne naissais pas d’ici ton terme ? et si je devais, si nous devions vivre un déclenchement ? ce serait tellement loin de ce que j’ai envie de nous offrir… S. m’apaise, elle me redonne confiance… du temps il nous en reste, 3 jours c’est si peu et tant à la fois ! Je raccroche apaisée, confiante, tu vas naître dans notre maison, en temps et en heure !

Ton papa est en congé depuis quelques jours et nous profitons de ces derniers moments « en amoureux »… lundi je vais ressentir quelques contractions « gênantes » mais non douloureuses. Mardi, nous avons prévu d’aller passer la journée en ville et de manger dans « mon café des douceurs » (un salon de thé qui sert des repas et des desserts très très sympas !). Le matin, en déjeunant, je constate quelques contractions, je suis excitée, heureuse, le dénouement est pour bientôt ! Mais vraisemblablement pas pour aujourd’hui… les contractions sont encore complètement anarchiques donc nous partons ! Toute la journée, les contractions vont être gênantes (là ça y est je ne plus monter des escaliers, parler ET avoir une contraction en même temps ! la contraction me demande de respirer calmement). Et je m’amuse aussi… la gérante de mon « café des douceurs » me demande pour quand est prévue la naissance, je réponds « demain », elle rit et me dit « ouh là je vais aller faire bouillir de l’eau »… je ris intérieurement et je me dis « si elle savait !!! » et à la médiathèque, même chose. C’est marrant, les sourires sont là, mais c’est comme si, enceinte et à terme, c’était étonnant que je sorte encore !

Le mardi soir, en rangeant le lave vaisselle, je sens LA 1ère contraction « douloureuse », celle qui me fait dire que c’est pour bientôt. Etonnamment je ne dis rien à ton papa, c’est mon secret, j’ai besoin de savoir si c’est le signe de départ ! et ce soir là nous regarderons des Stars Wars car oui ton père tente de m’instruire d’un point de vue cinématographique !!! et en nous couchant à minuit, je me souviens t’avoir dit que ce serait bien sympa de me laisser dormir quelques heures.

Vers 4 heures du matin je vais être réveillée par des contractions. Sur le moment, je ne comprends pas vraiment intellectuellement parlant, ça tire, je change de position, intuitivement j’ai compris car je me mets à 4 pattes, essayant de soulager cette sensation que la « position dos » intensifie. Je dors quelques minutes par ci par la, je suis encore entre 2 mondes. Puis je décide que ça suffit et je me lève sans réveiller ton papa et je descends dans le salon et je mets sur mon ballon. Et je vais accompagner les 1ères contractions comme cela. J’ai cette sensation à la fois de vivre les sensations et de les analyser… c’est un peu mon garde fou. Et là lors d’une contraction, je me dis « ah ouais quand même, je le sens le pallier de douleur ! » et je garde confiance, mon corps va s’y adapter, décharger les hormones qu’il faut, c’est le bon chemin. Et pis de toutes façons « même en maternité,  ce serait trop tôt pour avoir une péridurale » je me dis aussi. A 7 heures, je monte voir Laurent pour le réveiller. En allumant ta chambre, à côté de la notre et pour éviter de lui mettre la lumière dans la tête, il comprend de suite ! à ce moment je sens qu’il a une grosse montée d’adrénaline et il s’active pour « faire » ce dont j’ai besoin…. Allume ta bougie de naissance, met du Tracy Chapman, puis de la musique des Andes en fond sonore, me donne du chocolat noir, tentes de me soulager les contractions en massant mon dos. Et bien sûr j’attends notre sage femme (je l’ai appelé juste après avoir réveillé ton père). B. arrivera vers 9h, au moment où je commençais à en avoir marre d’attendre, à avoir envie d’un bain et qu’Elle soit là. Je me lève du ballon et vais m’asseoir sur les 1ères marches de notre escalier et là je sens que ma tête part en avant entre chaque contraction… je m’endors littéralement sur place !!! Puis B. arrive, son binôme D. arrivera dans la foulée. Monito de 20 min, tu dors… on imagine aisément que les contractions ne te perturbent pas le moins du monde ! A ce moment là, mon col est dilaté à 2/3 cm. Je vais enchaîner avec un bain bouillant que je vais adorer, l’eau brulante apaise mes contractions que j’accueille aussi bien que je le peux. Je souffle fort et rapidement pendant les contractions, ce qui va avoir pour effet de me faire chuter mon taux de magnésium et d’être à 2 doigts du malaise (enfin c’est ma sensation !)… quelques granules plus tard et tout va bien ! Je vais ensuite passer les 4 dernières heures de ta naissance assise/accroupie sur un tabouret d’accouchement, la tête enfouie dans un tas de coussin, les mains accrochées, arrimées au dossier d’une chaise (la fameuse chaise sur laquelle sont posées les coussins) et je vais tirer de toutes mes forces sur cette chaise pendant 4 heures (je vais d’ailleurs avoir de sacrées courbatures les jours d’après !). Et là les sensations sont floues, la dilatation avance, mon corps pousse TOUT SEUL, vraiment. J’ai la même sensation que lorsque je vomis… je ne maîtrise rien, je ne choisis pas de pousser ou de ne pas pousser, je pousse et je n’ai pas le choix, mon corps le fait ! je fatigue, je râle, je te dis « mais put***, tu vas sortir ??? » mais je ne suis pas en colère, juste c’est une énergie extrêmement puissante qui me traverse et pis bon quand même j’ai mal. Les contractions sont beaucoup moins fréquentes mais ouachhh quand elle arrive elle me broie, m’écrase, me laboure le ventre, c’est extrêmement violent. Et cette sensation de bassin qui s’écarte, le plus difficile à vivre de tout l’accouchement pour moi : une douleur en continue, sourde, implacable, qui ne s’apaise qu’avec l’acceptation de cette douleur, vraiment je sens mon bassin s’ouvrir. Et puis je vais dire à B., « quand est ce que je vais savoir que c’est bon ? qu’il arrive ? ». Sa réponse est d’une simplicité évidente « c’est toi qui va me le dire, tu vas le savoir » et puis d’un coup je lui dis « ouhhh ça brûle là » et je sais, rationnellement parlant que ça signifie que ta tête arrive sur mon périnée et donc que ta naissance est imminente ! Elle me propose de m’allonger/asseoir sur notre lit quand je le sens. C’est à ce moment que je vais enlever mon peignoir et oublier toute pudeur (impossible avant). Et je vais pousser. Et me laisser complètement guider car là je ne sais plus… je ne reconnais plus, je veux juste que tu naisses. Entre chaque contraction/poussée, B. m’applique un gant d’eau très très chaude (additionnée de gros sel) sur mon périnée et la sensation de détente est absolument magique, d’un coup plus AUCUNE douleur, c’est dingue ! Une impression d’écartèlement, vaguement la peur d’une déchirure et puis tu sors…. Ta tête et tout ton corps suit. J’ai un instant un doute sur ta vitalité car ton visage est bleu, tu ne fais aucun bruit et tu as le cordon autour du cou, je regarde B. et je la vois dérouler ton cordon le plus simplement du monde et te poser sur mon ventre alors en un 1/10è de seconde, je sais que tu vas bien. Ça y est tu es né !!! Je suis émue, fatiguée, heureuse, oui HEUREUSE ! tu es là, nous y sommes arrivés, ensemble, j’ai eu raison de nous faire confiance ! Tu vas geindre pendant un long moment et j’ai vraiment la sensation que c’est ta façon à toi d’atterrir parmi nous, qu’il te faut ce temps là. Après seulement tu chercheras mon sein. Moi là j’ai conscience que mon travail n’est pas fini. Je sens mon ventre qui contracte, c’est désagréable alors je demande à ton papa d’appeler B. (derrière la porte) et je te confie à lui. Et là furtivement, une pensée « maintenant que tu es né et que tu vas bien, je ne peux pas vous abandonner », ma peur de faire une hémorragie de la délivrance et de mourir (comme mon arrière grand mère en 19…35 !) revient 1/10è de seconde car B. est confiante, et à peine accroupie, notre placenta sort avec une facilité et une simplicité qui m’étonne et me ravit !

A partir de ce moment je peux être totalement concentrée sur toi. Et je vais me laisser guider par toi. Ce qui est le cas encore aujourd’hui.

De notre rencontre, je garde en mémoire ta peau qui glissent, ton petit corps tout chaud, ton odeur… ton odeur dont je vais m’enivrer jour et nuit pendant des jours (1er bain à 9 jours !). Nous resterons collés l’un à l’autre presque 24h/24 pendant près de 3 semaines.

(écrit entre mai et juillet 2012)

La naissance de ma seconde 8ème merveille du monde : Samuel

Cette fin de grossesse est un peu éprouvante pour moi je dois bien le reconnaître… je suis fatiguée, mon corps est lourd et puis je sens que tu naîtras un peu avant la date du terme. Je le sens mais j’ai eu un peu de mal à l’accepter… j’aime te sentir en moi, j’aime ces moments de « 2 en 1 », j’aime t’avoir encore égoïstement rien qu’à moi. Mais j’avoue aussi que j’ai envie de te rencontrer et surtout de découvrir la réaction de ton frère qui lui même te découvre…. Et puis, en fait j’ai envie de revivre un accouchement, de vivre ta naissance et d’être traversée par cette énergie de Vie qui me dépasse.

Ton frère Arthur aura une 1ère vraie gastro à vomir toute la nuit dans la nuit du mercredi au jeudi. Autant te dire que ton père et moi nous sommes très fatigués. Le vendredi 27 janvier, le soir je suis fatiguée et nauséeuse. Laurent m’enverra me coucher et s’occupera d’Arthur. Moi je vais vomir toute la 1ère partie de nuit et puis j’ai mal au ventre…. Comme si j’avais des contractions parce que purée ça fait mal quand même. GAstro ? contractions ? dans le doute, avec la fatigue, je te dis quand même que j’aimerais bien que tu patientes 48h … et en plus B. (notre sage femme référente) est absente ce week end. Et dans la nuit, ton papa va prendre le relais de la gastro familiale. Le lendemain, fatigués, nous appellerons papi et mamie au secours. Au moment de partir, je dis à Arthur que j’appelerai pour dire si nous venons le chercher ce soir ou demain…. Il me répond sans hésiter «  à demain ! ».

La journée sera ponctuée de contractions inconfortables (au point de devoir me concentrer un peu pour les traverser) mais complètement anarchiques dans leur fréquence.  Je préviens ton papa que vraisemblablement tu te prépares à nous rejoindre sans attendre 10 jours de plus. Moi je comprends que tu seras bientôt là alors je profite de ces derniers moments à ma façon : je finis de lire un témoignage de naissance (et j’en ai les larmes aux yeux), je re-lis un livre de Musso, je cherche partout le cahier de naissance d’Arthur pour relire sa naissance et je ne le trouve pas… et je me dis que peut être tu désires que je ne m’en souvienne pas trop !

Le soir, ton papa va se coucher vers 20h avec 39 ° de fièvre… et moi je m’installe sur le canapé avec mon bouquin, devant la télé, prête à me délecter de cette dernière soirée « solo ». Mais le cœur n’y est pas, Arthur me manque. Alors j’appelle nos amis Anne et Morgan et leur raconte ces derniers jours. Et là, j’entends et je sens en même temps « poc » et je sens un liquide chaud glisser sur mes cuisses…. Je pense de suite que ta poche des eaux s’est rompue. J’abrège la conversation avec Anne et Morgan, sans rien leur dire, je ne veux pas me tromper, je ne veux pas sentir qu’ils sont en attente de ta naissance (et donc je ne veux pas me mettre la pression). Je raccroche et je monte prévenir Laurent que je vais appeler H. (notre 2nde sage femme). Je suis à la fois excitée et étrangement calme. J’appelle H. et je lui demande de venir vérifier si c’est bien la poche des eaux qui s’est rompue. Elle me confirme sa venue. J’appelle aussi S, une amie-doula avec qui j’avais parlé de mes derniers doutes pour la prévenir de l’imminence de ta naissance. C’est la seule personne (avec ton papa et notre sage femme) que je préviens, tout comme pour la naissance de ton frère. Elle est ravie !

Et là je sens que j’ai envie de créer ma bulle… j’éteins la télé, je mets la petite lampe, je mets Tracy Chapman en fond sonore, j’allume la bougie de naissance de ton frère et je m’asseois sur mon ballon. Et j’accueille chacune de nos contractions avec calme et concentration. Je suis impatiente qu’H. arrive car je sais que je ne me laisserai aller qu’à partir de son arrivée. Quand elle arrive, je lui confirme qu’elle n’est pas venue pour rien, je sais que tu vas naitre cette nuit. Le temps où elle décharge sa voiture (tout le matériel médical du « au cas où »), est assez inconfortable. Je ne suis plus trop dans les contractions, je me sens observée, en insécurité, c’est comme si je n’osais pas montrer que j’ai des contractions et donc je n’ose pas faire de bruit/souffler fort. Les contractions sont encore tout à fait gérables mais je sens bien que c’est plus difficile là, je suis trop en dehors de mes sensations. J’ai hâte qu’elle soit vraiment arrivée.

Une fois là, je lui demande un monito et de m’examiner.  Mon col est déjà dilaté à 5 cm !  Et là je regarde l’heure, il est 21h30 passées et je lui dis « ah c’est chouette, il naitra demain ; le 28 c’est une belle date ! » elle sourit mais ne dit rien et je sens que c’est bizarre mais je ne relève pas. A partir du monito, je peux me détendre et me re-concentrer. Puis je lui dis que j’ai envie d’un bain…. J’ai surtout envie de retrouver des repères par rapport à la naissance de ton frère et le bain m’avait beaucoup soulagée. Le temps de vivre quelques contractions qui s’intensifient  et me voilà dans l’eau. Au bout de 2/3 contractions, H. rentre dans la salle de bain et je lui dis que je pousse et que ça me fait du bien. D’ailleurs je t’imagine descendant dans mon bassin qui s’ouvre et je te sens descendre VRAIMENT et ça m’impressionne cette connexion. Comme si je pensais et que ma pensée créait l’action. Elle me demande ce que je veux faire. Je réponds « sortir ». Elle me dit « bonne idée, je pense qu’après tu ne pourras plus, ton bébé arrive »…. Quoi ????? déjà ???? je me mets à 4 pattes sur le lit, peu convaincue, j’ai envie du tabouret d’accouchement mais elle n’en a pas. Les contractions sont bien là, envahissantes, violentes, déferlantes, bousculantes….   J’ai du mal à trouver un endroit où m’agripper, les draps ne résistent pas à la force de mes bras et puis je sens mon bassin qui s’écarte et ouacchhh ça fait mal cette sensation. Y’a plus de répit dans la douleur. Et puis H. me dit que tu arrives et moi je n’y crois pas et j’y crois tellement pas que pendant 2/3 contractions tu ne vas plus descendre, comme si je te retenais. Puis ça y est, je sens que tu arrives sur mon périnée, une sensation de brûlure apparaît. H. me propose de changer de position et ça tombe bien, j’en ai envie ! alors je me mets sur le dos, bien relevée, le dos appuyé sur les coussins. Et je pousse, fort, très fort. Mais purée que j’ai mal ! je sens comme une immense brûlure, un écartèlement, je suis contente car ça veut dire que tu es presque là mais purée que j’ai mal ! alors je t’appelle : « viens mon bébé, viens nous rejoindre ! » et puis d’un coup, soulagement, t’as sorti ta tête ! la contraction suivante libèrera tes épaules. Le reste de ton corps suivra. Tu vas émettre 2 pleurs vifs et tu t’arreteras, et tu chercheras à téter alors que ton cordon bat encore et que ton placenta est encore dans mon ventre !!! et moi je n’en reviens pas !!!!! tu es là ! déjà là !!! ton papa est ravi, étonné que tu sois arrivé si vite et heureusement pour lui… avec 39 ° de fièvre, il n’est pas en forme c’est le moins que l’on puisse dire !!! Après un certain moment (impossible à estimer pour moi), je demande à ton papa de te prendre dans ses bras (ce sera votre 1er peau à peau) car je sens, ou plutôt j’ai envie, que ton placenta sorte…. Le centre de mon inquiétude pour cette naissance aussi c’est que mon placenta sorte vite et bien, sans créer de problème. Et là, je m’accroupis à côté d’H., elle titille le cordon, je le vois et je me dis que je ne veux pas qu’elle intervienne et perturbe la délivrance et là, je CHOISIS, consciemment la VIE et donc que oui toi mon placenta tu vas quitter mon utérus car tu es le bagage de naissance de mon bébé. Et au moment où j’ai choisi la Vie, mon placenta tombera dans la bassine posée entre mes jambes, sans effort particulier de ma part. Là oui ok je vais pouvoir être toute à toi mon bébé, mon nouveau né, petit être que j’ai rêvé pendant 9 mois et que j’aime déjà follement.

De notre 1ère nuit ensemble, je garde en mémoire tes tétées déjà déterminées, ton papa qui dort à côté de nous, ton petit corps tout chaud…. Et le lendemain je vois encore ton Grand Frère Arthur arriver dans notre chambre, me regarder, te regarder et voir ses yeux qui pétillent d’une joie et d’une excitation toutes retenues… notre vie à 4 démarre maintenant !

(écrit entre avril et juin 2012)

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Une Réponse to “2 accouchements à domicile, en Haute-Garonne”

  1. Juliette 17 juin 2013 à 20 h 21 min #

    Bonjour, est il possible de contacter Alexandra qui a fait un AAD à Beauzelle, je suis dans la région toulousaine et je cherche une sage-femme pratiquant l’AAD? Merci beaucoup!!

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