#68 Laura – Belgique – de la maison de naissance à la salle d’op.

8 Fév

Mon accouchement : de la maison de naissance à la salle d’op.

Nous avions fait tout le suivi de grossesse et la préparation à la naissance et à l’accouchement dans une maison de naissance très conviviale et chaleureuse. Nous étions suivis par trois sages femmes et j’étais résolue à accoucher le plus naturellement possible.

Neuf jours après la date prévue du terme, je commence à avoir des contractions régulières, il est environ 18h. Nous prenons les affaires et nous allons à la maison de naissance. Une des sages femmes est là, avec une stagiaire que j’ai déjà rencontrée. L’ambiance est chaleureuse, le travail continue, je ne suis qu’à quelques centimètres d’ouverture mais les contractions sont bien à l’oeuvre. Je fais un passage dans la baignoire, on se détend un peu, musique, lumière chaleureuse, mon compagnon me fait un massage aux huiles essentielles, granules… je ne sais plus combien de fois j’ai descendu et monté les escaliers de la maison de naissance, la douleur est de plus en plus forte, je me cabre parfois, j’ai faim, je mange de rillettes dans la cuisine de la maison de naissance, rien ne pouvait me faire plus plaisir.

Le travail commence à se faire long, c’est le petit matin déjà, je commence à être épuisée. L’ouverture du col a un peu progressé mais pas assez étant donné la durée du travail déjà (15h), la tête de notre fils ne descend pas, il semble légèrement tourné suivant un angle moins propice.
La sage-femme me propose de percer la poche des eaux pour accélérer le travail, mais elle me dit que si ensuite le bébé ne vient pas il faudra aller en urgence à l’hôpital d’à côté. Elle me propose une alternative : ne pas percer la poche des eaux à la maison de naissance et aller à mon hôpital (à une grosse heure de route), pour y continuer le travail, percer la poche et être sur place en cas de soucis.
Nous choisissons cette dernière option.

Une autre sage-femme prend le relai et vient avec nous à notre hôpital où exerce ma gynécologue de référence. Cette dame est formidable, c’est elle qui était la pour ma naissance, et celle de mon frère et de ma soeur, dans ce même hôpital. Le trajet en voiture est très éprouvant, j’ai des contractions très douloureuses, je suis à moitié allongée, cela me semble interminable. Nous débarquons aux urgences, on me fait attendre dans une horrible chemise d’hôpital, d’abord debout (terrible) puis dans une chaise roulante (mieux, mais j’ai l’impression d’être handicapée alors que je suis… en train d’accoucher).
Nous sommes conduits, mon compagnon, la sage femme de la maison de naissance et moi dans une salle de travail. On y perce la poche des eaux. L’eau s’écoule, claire. Je suis trempée, pour faire sortir l’eau on me propose le ballon. J’essaie de « rester avec mon bébé ». Le temps passe, il est déjà 12h00, si cela avance, c’est très lentement, notre fils ne descend pas vraiment, le col ne s’ouvre que très peu.
Je suis épuisée. Une sage femme de l’hôpital me propose de faire des « oooooo », je ne le supporte pas et je lui dit sèchement. Je n’en peux plus. Je perds confiance, j’ai l’impression que ce bébé ne sortira jamais. Mon compagnon aussi semble dérouté, ne comprend pas ce qui se passe, et a aussi des angoisses.  Les contractions semblent diminuer un peu en fréquence et en intensité. Comme si le corps abandonnait un peu aussi. La gynéco propose donc de me mettre en intraveineuse des hormones de déclenchement (ocytocine) . Je n’ai pas envie de ça mais je comprends bien que quelque chose ne se passe pas de manière fluide. Me voilà donc reliée à un tube qui m’injecte des hormones. Je suis allongée sur ces fameuses tables d’accouchement circulaires et ergonomiques, dans une chemise de nuit hôpital, avec mon premier tube.

Malgré les hormones et la poche des eaux percée, le travail avance toujours très lentement. Nous sommes de plus en plus épuisés et découragés aussi. La présence de la sage femme de la maison de naissance m’aide beaucoup. Elle nous soutient.

24h après le début des contractions, la gynéco me propose la péridurale, elle me rassure en disant que c’est une péridurale légère, que j’aurai encore toutes les sensations, que je pourrai la doser moi-même. Je ne voulais pas de ça. Mais je n’en peux plus et j’accepte. L’anesthésiste arrive, je déteste qu’on me fasse un piqure dans la colonne vertébrale avec une aiguille aussi longue, cela réveille des angoisses en moi. Mais voilà, c’est fait, je suis maintenant aussi reliée à un deuxième tube pour la péri que je peux doser par moi même. J’essaie de profiter du peu de répit qui en découle. On me dit de respirer de l’oxygène, pour mon bébé, je suis donc reliée à un tube de plus. Je change de position. Sur le dos, sur le côté, à quatre pattes, debout avec un tissu. Il est 10h du soir, le col est enfin ouvert, mon fils est descendu un peu plus, je peu toucher son crane avec mes doigts, on peut le voir… c’est émouvant, je sais à ce moment là qu’il va bientôt être là.

Mais en parallèle, alors que le liquide était clair lorsqu’on a percé la poche des eaux, il devient sombre : liquide méconial dit-on, on prend ça comme un signe de détresse foetale. Et le coeur de mon fils commence à faiblir un peu (il est monitoré évidemment pendant toute cette période). La gynéco, toujours là malgré l’heure, me dit qu’on va devoir essayer de tirer le bébé avec une ventouse. La sage-femme me rassure en disant que c’est juste une petite ventouse souple en caoutchouc. La gynéco lui fait non de la tête d’un air grave, cela ne me rassure en rien, et elle vient avec une ventouse en métal pas souple du tout, qui fonctionne avec une pompe pneumatique. Une horreur. Je n’ai pas le temps de savoir commence ça fonctionne. La ventouse est placée sur le crâne de mon bébé. La gynéco tire. J’ai l’impression que je vais me déchirer, que la tête du bébé va s’arracher, j’ai peur. Un son aigu se fait entendre, mon compagnon et moi sommes persuadés que c’est le cri du bébé en souffrance ! Mais nous comprenons par après que c’est le chuintement de la ventouse, une horreur. Après deux essais infructueux, la gynéco me regarde et dit qu’on va devoir descendre pour une césarienne, en urgence. C’est tout ce que je ne voulais pas. Mais je sais aussi que je n’ai pas le choix et j’ai une grande confiance dans ma gynéco, elle connaissait mon projet de naissance et sait comme moi comme il est douloureux d’avoir à vivre tout l’inverse. Je m’accroche au bras de mon compagnon, en lui disant :  « tu restes avec moi, hein ». Car je sais que les pères ne sont pas toujours admis dans la salle d’opération pour les césariennes. Ma gynéco s’arrange pour qu’il puisse venir malgré que ses collègues ne le souhaitent pas. Elle lui dit de ne surtout pas bouger et de rester bien assis près de ma tête.
On descend en urgence, c’est à dire à grande vitesse, à la salle d’opération, sur un lit, dans l’ascenseur, j’ai peur. Un sentiment d’urgence s’empare de toutes les personnes autour de moi. Je ne sais plus trop ce que je pense à ce moment là. On me dit qu’on n’a pas le temps de faire une anesthésie plus appropriée, il y a les restes donc de la péridurale qui était déjà enclenchée, on me dit que ce n’est pas fort et que je sentirai assez bien l’opération.

Un anesthésiste est à côté de moi, il me dit, seringue en main, que si je veux, je peux avoir un anesthésiant minute en plus. Je lui dis clairement non. Ma gynéco commence la césarienne. Tout se passe bien je crois, un tissu me cache toute l’opération, je ne vois que des reflets dans l’outillage métallique qui m’entoure, et du sang, beaucoup, je détourne les yeux, je les ferme, et je me mets à respirer bruyamment et profondément et à gémir pour supporter la douleur, les tiraillements dans mon ventre, mon fils qui en est tiré sans que je ne vois rien, les mains et les pinces qui fouillent, qui coupent.

Ensuite progressivement je me sens déconnecter. Il se passe un truc dans mon corps mais c’est comme si ça me concernait plus. Je suis là mais plus vraiment là… Une césarienne, ha bon ? Ici ? Sur moi ? Vraiment ? Mon qui ? Mon fils ?? Ah oui peut-être.

Mon compagnon me dira ensuite que l’anesthésiste bien que j’ai dit non, à quand même mis son cocktail anesthésiant minute dans une voie déjà ouverte : kétamine et morphine, entre autres, des psychotropes connus pour leur vertus planantes et déconnectantes.

J’entends un bruit d’aspiration terrible : on aspire les poumons de mon fils, je ne l’ai toujours pas vu. On me demande son nom. Quand je vois pour la première fois mon bébé, il était à deux-trois mètres de moi, allongé sur une table, tout propre et tout habillé, tourné vers moi : je dis « oh il est beau » et puis à mon compagnon : « va près de lui, prends-le ».
Mon fils est loin, habillé, propre. Je ne l’ai pas vu sortir de moi. Qui a coupé le cordon ? Qu’est il arrivé au placenta ? Je n’en saurai jamais rien. On me recoud maintenant, ça tire fort.

Mon bébé a crié. La sage-femme de la maison de naissance me confiera ensuite avoir attendu anxieusement derrière la porte de la salle d’opération jusqu’à ce qu’elle ait entendu le premier cri, elle est alors partie enfin, rassurée. Il est presque minuit, mon fils est né. Après trente heures d’accouchement. Il a un périmètre crânien de 38,5 cm, soit très très grand. Sa tête ne passait pas. Je dois toujours faire à ce jour une radio du bassin pour confirmer que le passage de sa tête était problématique.

On me donne mon bébé dans les bras, on nous parque quelques minutes dans une salle remplie de nourrissons en couveuses, la lumière est bleutée. On a pas de place. Je commence à trembler comme jamais, je claque des dents, tout mon corps est agité de spasmes incontrôlables, j’ai froid jusque dans les os. On me dit que « c’est normal, c’est le choc ».

On nous met enfin dans une chambre, double. Mon compagnon s’installe dans un fauteuil à côté de moi mais on lui dit qu’il ne peut pas rester dormir bien qu’il soit épuisé. Il part donc à mon grand regret. Il est une heure du matin. Mon fils passe la nuit couché sur moi, peau contre peau. Je l’adore.

Le lendemain matin je dois aller aux toilettes. Je n’étais pas préparée à une césarienne et personne ne m’a rien dit sur les suites. Je me lève très difficilement, je tire encore quelques tuyaux derrière moi. Je me traine, pliée en deux de douleur, jusqu’aux WC, j’ai plein de sang qui coule.

Bien après on m’explique que je ne devais pas me lever.

Mais moi le lendemain je veux rentrer chez moi, je ne voulais pas de l’hôpital et je n’arrive pas à en profiter : le défilé des médecins inconnus et des infirmières est incessant et intrusif. On nous garde encore une nuit. Mon compagnon cette fois sans demander de permission s’installe dans le lit voisin, vide à présent. Il se fera réprimander le lendemain matin.

Notre fils a pris un premier bain, on doit lui piquer le pied pour une histoire de jaunisse. Mais il va très bien. Apgar à 10 dès la naissance, ce qui surprend la gynéco car l’accouchement fut très éprouvant et long pour lui aussi, c’est d’ailleurs mon angoisse principale : comment va-t-il vivre lui les suites d’un accouchement pareil ? Il est en forme. Il prend sa première tétée longtemps après la naissance.

Nous rentrons chez nous moins de 48h après l’opération. Je sais à peine marcher et porter mon bébé. Personne ne m’a expliqué comment prendre soin de moi après un tel accouchement. Et comme j’ai l’air tellement volontaire (rentrer chez moi, me lever) et entourée (mère médecin, sage femme à domicile) personne ne m’arrête.

Bien après j’apprends qu’on reste allongée au moins quatre jours après une césarienne.

Cet accouchement a été un accouchement traumatique.

Le corps médical nous a sauvé la vie à moi et mon fils, sans la médicalisation lui et/ou moi serions morts à l’heure actuelle, à une autre époque peut-être mon compagnon aurait-il eu droit à la terrible question « Sauve-t-on la mère ou l’enfant ? »

J’ai fait totale confiance à ma gynéco et aux sages-femmes de la maison de naissance, elles ont toutes été formidables. Je suis heureuse d’avoir pu m’entourer de ces femmes-là.

Il a été terriblement dur psychiquement d’accepter heure après heure que tout ce que je souhaitais comme projet de naissance naturelle n’allait pas arriver : d’abord quitter la maison de naissance, puis percer la poche, puis les hormones de déclenchement, puis la péridurale, puis la ventouse et enfin la césarienne en urgence.

Il a été terriblement dur physiquement de vivre cet accouchement : sa durée était exceptionnellement longue, nuit blanche, puis trajet en voiture, la douleur, l’épuisement, les piqures, l’opération et ensuite les suites de l’opération pour mon bébé comme pour moi.

Tout ça était inévitable…  Certains accouchements nécessitent à tout prix une intervention médicale, le notre en faisait partie. J’ai eu de la chance d’avoir été bien accompagnée la dedans.

Aujourd’hui, ce qui est le plus douloureux est ceci : avoir dit non à l’anesthésiste, que je ne connaissais pas, je lui ai dit non et il a quand même injecté un mélange anesthésiant ultra rapide. Il a cru bien faire mais il m’a volé une grande partie de mon accouchement. Je n’ai pu y être totalement présente comme j’aurais aimé car ses psychotropes m’ont déconnectée du présent et de mes sensations. Je lui en veux. Non seulement car j’avais dit non, mais aussi car il m’a privé de la pleine conscience d’un moment crucial. La kétamine est un dissociatif connu (qui porte parfois aussi le doux nom de « drogue du viol ») et je ne l’aurais jamais accepté de mon plein gré. Je n’avais pas besoin de cet anesthésiant, un accompagnement verbal ou psycho-corporel aurait eu un bien meilleur effet.

J’aurais aimé être respectée dans mon « non ». De plus il ne m’a même pas averti que, malgré mon refus, il allait tout de même m’injecter le mélange, c’est mon compagnon qui m’a prévenue après coup : je n’ai pas pu me préparer à l’effet dissociatif de ce cocktail.

Si je dis non, il a des bonnes raisons psychologiques, physiques ou biologiques, je préfère qu’on explore ces raisons et non qu’on m’injecte malgré moi et sans me prévenir un psychotrope dissociatif à un des moments les plus cruciaux de ma vie de mère. Combien de patients ne sont pas au courant des mélanges qu’on leur injecte ? Combien de patients même si on leur disait le nom des composants connaissent leurs effets dissociatifs ? Et ce que cela implique ? Dans mon cas, je considère déjà l’expérience comme traumatisante, j’ose à peine imaginer le vécu de ces personnes qui ne savent rien de ce qui leur est arrivé…

Enfin, je regrette qu’on ne m’ait pas plus informée sur les suites d’une césarienne et d’un accouchement aussi difficile, qu’on ne m’ait pas expliqué qu’il était mieux de rester quelques jours allongée, qu’on ne m’ait pas raisonnée un peu, mais je suis bien sur partiellement responsable aussi sur cet aspect là des choses.

Enfin et surtout, je vis encore aujourd’hui les séquelles de cet accouchement sur le mode du stress post-traumatique. Etant donné le caractère de l’accouchement, c’était plutôt prévisible et pourtant je n’ai reçu aucune information ou accompagnement à ce niveau-là. Aujourd’hui encore, aux alentours de l’anniversaire des trois ans de mon fils, j’ai eu des flashbacks  (douleurs pelviennes, tremblements incontrôlés du corps et de la mâchoire, angoisses, sursauts, insomnies, sensations de poison dans tout le corps,…), sensations que j’ai eu la chance de pouvoir, après quelques jours, comprendre comme des reviviscences de l’accouchement.

Pendant un mois environ après la date de l’accouchement, je n’ai pas été capable de répondre au appels téléphoniques répétés de mes proches. Raconter cet accouchement m’était trop douloureux. Encore aujourd’hui, cette expérience me procure parfois un sentiment d’éloignement par rapport aux autres, un sentiment de vécu non partageable.

Mon fils quant à lui va très bien depuis sa naissance, il a toujours bien dormi, et a une bonne santé physique et affective. Je n’ai pas eu de baby blues majeur, je l’ai allaité longtemps. J’ai été très inquiète de comment il allait, lui, vivre les suites de cet accouchement, peut-être parfois sur le mode de la culpabilité de ne pas avoir pu lui offrir une belle naissance, et j’ai mis toute mon énergie pour qu’il puisse exorciser ce qu’il lui restait peut-être en mémoire de cet évènement. Pour cela, je recommande la lecture de la pédiatre Aletha Solter.

Ecrire ce texte fut particulièrement mobilisant et difficile, j’en ai pleuré, j’ai cru ne pas y arriver, je pense à toutes les femmes qui peut-être n’y arriveront pas. Je ne sais toujours pas aujourd’hui lire un récit d’accouchement sans avoir des grosses émotions et des pleurs. Soit des pleurs liés à l’aspect traumatique de l’accouchement qui est décrit sous mes yeux, soit des pleurs quand le récit est celui d’une naissance respectée et harmonieuse, pleurs liés alors au fait que nous n’avons pas eu la chance d’avoir une naissance aussi belle. J’espère être sur le chemin de la guérison.

Si je me livre sur ces aspects de choses, c’est pour témoigner de l’impact de l’accouchement sur le psychisme et des dimensions sur lesquelles le monde médical peut réellement influer, dans cette optique-là, je joins ici cet article qui explique simplement et très justement les aspects traumatiques de certains accouchements : http://portail.naissance.asso.fr/fiches/CMAJ-1997-156-831-5-trad.pdf »http://portail.naissance.asso.fr/fiches/CMAJ-1997-156-831-5-trad.pdf

Laura (Belgique)

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3 Réponses to “#68 Laura – Belgique – de la maison de naissance à la salle d’op.”

  1. liejulie 8 février 2013 à 18 h 55 min #

    Moi aussi je pleure à chaque témoignage, qu’il soit puissant, ou destructeur, cela me touche tellement.
    Je suis heureuse que ton fiston se porte bien, j’imagine que c’est un soulagement.

  2. Marian 23 février 2013 à 21 h 41 min #

    Met mij hebben ze hetzelfde gedaan in Jette op 24 februari 2006 bij de geboorte van mijn tweeling! Zonder iets te zeggen deden ze me in slaap en ik miste de ganse geboorte. Ik had het er lang zeer moeilijk mee! Sterkte, ik heb ook steeds gedacht om hen een brief te schrijven, maar heb dat niet gedaan. Bovendien heb ik sinds de epidurale van diezelfde ‘bevalling’ geen gevoel meer in mijn linkerhiel! We moesten het allemaal eens vooraf weten!

    • jeanniedee88 24 février 2013 à 21 h 01 min #

      Dag Marian,

      pijnlijk en triestig om dit te lezen… 😦

      Als je de energie en de sterkte vindt om jouw getuigenis op te schrijven, mag je die altijd naar mijnbevalling@live.be sturen!

      Hopelijk tot binnenkort,

      Deena
      Team Mijn Lichaam, Mijn Baby, Mijn Bevalling

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