La naissance de Tom – sept. 2012 – Justine, Lyon

8 Fév

La naissance de Tom- le 23 septembre 2012- Justine, Lyon

La naissance respectée de mon fils, pour montrer qu’il est possible de naître autrement.

Nous t’attendions pour début octobre, au fond de moi depuis le début de cette grossesse je savais que tu pointerais le bout de ton nez en septembre.

Je commençais à m’impatienter, ce ventre rond, cette fatigue de fin de grossesse, l’annonce d’un gros bébé, je n’avais qu’une hâte depuis début septembre : accoucher.

Petit à petit, je me détache de cette idée, j’accepte le fait que tu viennes plus tard, je patiente, je profite, je dors peu mais je suis bien avec mon bébé qui me remplit.

Et quand on s’y attend le moins, une nuit, je perds les eaux.

Moi qui avais peur de ne pas reconnaitre le travail, de ne pas reconnaitre les vraies contractions, plus de doute, tu arrives, ta naissance est toute proche.

Il est 23h30, je réveille ton papa, je tremble comme une feuille, l’excitation, la fatigue, je réalise que je vais enfin de rencontrer, dans quelques heures tu seras là.

On appelle notre S-F pour le prévenir que ça approche, il me dit de me reposer tant que je n’ai pas de contractions et le rappeler plus tard.

Dormir ? Impossible, je suis trop excitée, je n’ai pas de contractions mais je n’attends que ça, j’ai hâte, je veux vivre ce travail, cet accouchement à fond. Puis vers 1h les premières contractions arrivent, je m’installe sur le ballon, je m’étire, je fais des sons.

A 3h elles deviennent très fortes, intenses, j’ai du mal à continuer mes exercices. Luc rappelle le S-F qui propose de venir.

L’ambiance est tamisée, on a installé un matelas par terre, allumée la lampe de sel, je suis allongée, j’essaie de récupérer entre les contractions. Le S-F arrive, dans le respect et la douceur, il me parle, m’examine : mon col n’a pas travaillé, je ne suis pas dilatée. Dur nouvelle car j’ai mal, et je commence à avoir peur de la suite.

Je continue à me reposer, peu à peu la fatigue me gagne, je ne peux plus faire d’exercices, d’étirements ou de ballon j’ai trop mal.

A 6h je n’en peux plus, je souffre, on m’examine, toujours rien. Le S-F me dit que je n’accoucherai certainement pas avant ce soir, et que j’ai besoin de me reposer.

Je panique, j’ai si mal, je demande à partir à la maternité, peut-être que finalement je ferai une péridurale si rien ne bouge.

Il voit que je suis fatiguée, que je veux dormir, que je ne suis plus dans cette dynamique d’accoucher, que mon souhait serait de faire « pause » pour me reposer. Il me dit que la seule chose qui me soulagera désormais c’est d’accoucher, il me parle, m’explique. Ces paroles me font échos, sonnent juste, je prends conscience des choses.

La route pour la mat’ est longue, j’ai envie de pousser, j’ai mal, le temps passe doucement. A 7h30 nous voilà à la maternité, je n’en peux plus, je suis épuisée. Le S-F arrive lui aussi, m’examine à nouveau. Un sentiment de joie et de soulagement m’envahit, je suis dilatée à 9, la question de la péridurale ne se pose plus.

L’énergie revient, je change de positions plusieurs fois : tabouret, côté, ballon, 4 pattes. Je m’endors même entre certaines contractions, j’ai mal mais je gère je me sens bien. Le S-F est là il a les mots justes, il me soutient, me laisse libre de tout choisir, l’ambiance est tamisée dans la salle d’accouchement, je m’y sens bien. Ton papa est là, il te parle doucement, nous encourage.

Je sens ta tête s’engager, elle commence à sortir, je n’arrive pas à pousser suffisamment pour que tu viennes, je commence à paniquer. Puis je touche le bout de tête, tu es là mon bébé, Tom, mon fils, il faut que je pousse pour que tu sortes, que je trouve le courage. A 10h tu sors enfin, je suis allongée sur le côté, ton papa me tient la jambe, et le S-F te pose sur mon ventre, je te sens contre moi tout chaud, tout gluant. J’ai envie de te serrer, de t’embrasser, te voilà.

Le S-F nous laisse profiter de cette douce rencontre, il nous couvre pour que tu aies chaud et nous faisons connaissance tous les 3 dans cette bulle d’amour.

3h de peau à peau, tu es né sans pleurer, tu t’es rendormis tout de suite, tu as été respecté dans ta naissance et moi aussi. Que tu es beau, c’est le coup de foudre immédiat, comme je t’aime, toi, petit être qui a grandi en moi pendant 9 mois, te voilà enfin. Je me sens bien à ton contact, tu me remplis d’amour.

Nous n’avons vu personne d’autres durant l’accouchement, nous n’étions que tous les 3 avec le S-F, je me sentais à l’aise, libre de faire ce que je voulais, dans un cocon.

La mise en place de l’allaitement a été difficile avec une grande perte de poids, j’ai dû rester longtemps à la maternité, mais dès mon retour à la maison le S-F était là, très présent, je l’appelais il passait, il était d’un grand soutient, tant physique que psychique. Je me suis sentie comprise, soutenue, épaulée.

Cet accouchement est pour moi un magnifique souvenir, malgré la douleur qui était difficilement gérable durant les contractions et l’épuisement, j’ai eu l’accouchement dont je rêvais. Nous avons fait un feed-back sur l’accouchement avec le S-F, nous avons pu exprimer notre ressenti, il a exprimé le sien, nous nous sommes remis en questions sur certaines choses. Cet échange était d’une grande richesse.

Un grand merci à notre S-F pour son écoute, ses interventions justes, son respect et sa douceur.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :