Cécile, Cahors, Juin 2012

10 Fév

Jeudi 28 Juin 2012, lors de la visite de contrôle, la sage-femme trouve le col encore très postérieur et ne peut même pas évaluer son ouverture, l’examen est douloureux. La tête du bébé est très basse et a fait remonter le col à l’arrière.

 Elle contrôle les pertes quand elle sort sa main et compte tenu de ce que j’ai perdu le reste de la journée, je pense qu’elle m’a fait perdre le bouchon muqueux.

 Vendredi 29 Juin 2012, en quittant la maison pour emmener mon chéri au boulot et ma fille chez la nounou, je dis en plaisantant à chéri que j’ai de nouveau quelques contractions.

 Je pars chez au garage et durant tout le temps de l’entretien de la voiture, j’ai des contractions, toutes les quinze minutes environ.

 Je rentre sereinement à la maison après quelques courses, je ne dis rien à mes parents quand ils arrivent.

 Après le repas de midi, je vais aux toilettes et je vois des pertes rosées en m’essuyant. J’ai déjà vécu ça un vendredi 3 juillet, 3 ans auparavant… Ma fille est née quelques heures plus tard.

J’angoisse un peu d’en parler, chéri et Papa doivent terminer les peintures dans la maison cet après-midi, je ne veux pas qu’une fausse alerte dérange tout le monde mais au cas où…

Nous prenons la décision de laisser Papa faire les peintures seul cet après-midi et je pars avec Maman récupérer chéri à Cahors et passer faire un contrôle à la maternité.

Nous arrivons vers 13h30, la secrétaire me fait directement monter voir la sage femme qui s’occupe des accouchements ce jour.

Je lui explique les contractions et les pertes rosées, elle me propose de passer en salle d’examen. Olivier m’accompagne et Maman doit rester en salle d’attente.

La sage femme commence par une écho, elle me dit que c’est bon pour le liquide amniotique, puis elle passe à l’examen du col, un peu douloureux et m’annonce que je ne suis pas venue pour rien : dilatation à 4cm, le col a commencé à s’effacer et après un test, elle me confirme que j’ai percé la poche des eaux. Comme la veille, elle trouve la tête du bébé très basse.

Chéri part chercher notre fille avec Maman chez la nounou, et les dépose toutes les deux à la maison.

Pendant ce temps, je fais un monito, les contractions sont toujours à 15 minutes et le bébé va bien. J’explique à la sage femme que sans les pertes rosées, je ne serai pas venue, les contractions sont trop espacées même si je sens bien le bébé appuyer sur l’arrière.

Elle me branche également l’antibiotique pour le strepto B. Le gynéco passe me saluer.

Chéri revient vers 14h30.

A 14h45, je passe en salle de naissance. La sage femme me propose de travailler un peu sur le ballon, je sens moins les contractions sur l’arrière avec.

A 15h30, elle me propose d’aller marcher un peu dans les couloirs. Chérim’accompagne et je trouve le moyen de croiser une élève (que je n’affectionne pas particulièrement par ailleurs !). Je vois que les contractions se rapprochent un peu et à 15h50, j’ai une grosse envie d’aller aux toilettes. Cela me soulage beaucoup, je sens de nouveau moins les contractions sur l’arrière.

La sage femme décide de m’examiner à nouveau, je suis « seulement » dilatée à 5cm. Chaque examen est assez douloureux, je n’avais pas ce souvenir pour ma première. Elle trouve que le travail n’avance pas très vite et que le bébé est remonté (elle m’explique que c’est parce qu’il est d’un plus gros gabarit que ma fille, donc cela passe moins bien). Elle pense que la poche des eaux est seulement fissurée et décide de la rompre complètement pour accélérer les choses.

Je sens le liquide bien chaud couler entre mes jambes et j’aurai cette sensation encore de nombreuses fois dans les heures suivantes.

Le liquide est teinté, donc l’accouchement ne devra pas trop tarder, car il y a un risque d’infection.

La sage femme me repose un monito pour voir l’efficacité sur les contractions. Elles sont de nouveau bien espacées  douze à quinze minutes à et le monito dysfonctionne et ne les capte pas.

A 17h, je suis péniblement à 6cm, les contractions ne se rapprochent pas. La sage femme me parle de me donner un coup de pouce avec « deux gouttes de produit » en perfusion. Je lui demande si je ne peux pas réessayer en marchant, elle préfère me dire qu’elle pense que cela n’aura pas d’effet. Elle est par ailleurs un peu pressée à cause du liquide amniotique teinté et ne veut pas prendre le risque de faire durer. Va donc pour le produit ! Le gynéco repasse et plaisante en me demandant si je suis en grève…

La sage femme me propose de me mettre sur le coté, une jambe en l’air sur un étrier.

Le produit est vite très efficace et les contractions se rapprochent à 3 minutes… Mais le col est seulement à 7cm et l’examen toujours aussi douloureux.

La sage femme me propose maintenant de m’asseoir en tailleur sur le lit. J’essaie mais je n’affectionne pas particulièrement cette position en temps normal et les contractions deviennent tellement rapprochées que je n’ai plus le temps de reprendre entre deux.

Je demande à chéri d’aller chercher la sage femme pour qu’on arrête le produit et qu’on laisse se poursuivre. Elle m’examine à nouveau, le col est à 7 « mais j’en fais ce que je veux » donc elle me propose de pousser pour me soulager et voir si le bébé descend enfin.

Je me laisse complètement aller dans la poussée, pour me soulager, je ne contrôle plus vraiment ma respiration mais je sens que pousser me fait du bien.

Je souffre toutefois à chaque contraction et je commence à crier, je finis même une contraction en pestant que je n’y arriverai pas et que j’aurai dû prendre la péridurale !

La sage-femme me propose de prendre un peu de gaz hilarant à la contraction suivante, elle me pose le masque mais me précise que c’est mieux si je ne pousse pas, mais je n’y arrive pas. J’ai les yeux fermés quasiment tout le temps, j’en ai besoin pour me couper de ce qui m’entoure et surmonter chaque contraction.

La sage-femme est super, elle me dit que ce que je fais est bien, elle m’encourage beaucoup.

Il est 19h quand la tête approche, la sage-femme ne pensait pas que ça arriverait si vite : branle-bas de combat, l’auxiliaire de puériculture arrive, on se souvient in extremis qu’il faut appeler le gynéco, la sage-femme me demande de me retenir encore un peu, je réponds que ce n’est pas possible, le gynéco n’est pas joignable.

Une nouvelle contraction arrive, je pousse et je dis à Chéri que le bébé sort et la sage-femme a juste le temps d’arriver pour venir tenir la tête.

Elle me demande d’arrêter de pousser quelques secondes et de bien souffler pour mon périnée.

Je pousse encore une fois et le bébé est là.

On me le pose sur le ventre, personne ne pense à regarder ce que c’est avant de le couvrir. Chéri me dit « Je crois que c’est un garçon ».

Au bout de cinq minutes, je demande quand même qu’on vérifie et c’est bien un garçon : Ilyes est né à 19h20, en le poussant trois fois et avant que le gynéco n’arrive. J’ai même le temps de délivrer le placenta avant que celui-ci ne nous rejoigne : il ne lui reste que les points à faire pour la déchirure !

Le moment de la couture est d’ailleurs un peu sensible, le souvenir du passage du bébé et des touchers vaginaux douloureux me fait sursauter à chaque fois que quelqu’un touche mon vagin

Ilyes, lui, crie à pleines bronches, il râle à chaque fois qu’on le déplace un peu pour la tétée.

Après deux bonnes heures de peau à peau mais sans tétée de bienvenue, c’est l’heure de la pesée et des soins : 3,395kg pour 52cm – l’ensemble que j’ai choisi pour l’habiller est un peu juste !

Cécile

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