#88 Anne-Eva – Aube – 2011

12 Fév

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Anne-Eva, 11 juin 2011, dans l’Aube
Après avoir eu une grosse contractions ( parmi tant d’autre) j’ai perdu les eaux à 4h15. Nous sommes arrivés à 5h à la maternité, je regrette car j’aurais préférais faire tout le travail chez moi.
Aussitôt arrivés, pose du monitoring, sur une table incommodante (vous savez cette table de torture sur laquelle on vous oblige à rester des heures), où les seuls passages de la sage-femme était pour me trifouiller le col. J’ai juste eu le droit au ballon au bout de 2h sur la table de torture, étriquée dans ces sangles de monitoring. Même pour aller aux toilettes on a pas voulu me l’es retirer.
On a fini par me mettre dans ma chambre, endroit où j’ai eu que très peu d’intimité car j’exprimais ma souffrance avec mes cordes vocales et gynéco, sages-femmes et puéricultrice venait me le faire remarquer (plus ou moins gentiment).
On m’a donné la chance d’entrée en salle d’accouchement et d’avoir la péridurale à 10h30, après mettre fait clairement incendier parce que je m’exprimais trop fort vocalement. « Madame, il va falloir vous calmer parce que sinon vous n’aurez pas de péridurale »
A 12h la péridurale ne faisait plus effets, j’ai eu envie de pousser. «  Faite la respiration du petit chien, mais ne poussait surtout pas » Je me suis retenue pendant 2h mais je souffrais et je me suis en prime fait disputer parce que je faisais mal la respiration « du petit chien » et qu’il m’arrivait de pousser.
A 15h j’ai enfin pu pousser. On ne m’a pas laissé pousser comme je me sentais le mieux, je n’ai pas pu essayer d’autres positions, c’est à la fin, quand le gynécologue à décider de prendre les forceps après 3 heures de poussées, ils étaient en train de se préparaient pour m’arracher mon bébé, je pleurais, je ne voulais pas et c’est mon mari, qui avait été le meilleur de nous tous pendant tout long, qui m’a dit « pousse si t’as envie de pousser et pousse à ta façon, tu y arrive à merveille ». Et effectivement, après 3 poussés, à MA façon, une épisiotomie et une déchirure, mon fils est à vue le jour à 18h03.
Moment magique, mais loin de ce que j’avais imaginé.
Je n’ai pas pu le sortir moi-même, nous n’avons pas eu de peau à peau, pas de tété, la lumière été éblouissante. Seulement 2 min pour nous retrouvais après tant d’efforts.
On me l’a arraché, et je me suis retrouvé seule, dans cette pièce trop lumineuse, j’entendais ce que les puéricultrices disaient, mais personne ne venait me voir. C’est mon homme qui a enfreint « les règles » pour venir me voir et me montrer notre petit ange en photo.
On m’a fais pousser encore 45 min pour placenta, (là encore, mon mari est venu m’encourager pour ces derniers efforts, il y a d’ailleurs laissé sa main) on m’a recousu, puis j’ai attendu.
Au final, j’ai pu voir mon bébé et le faire enfin tété (toujours sans peau à peau) au bout de 2H.
Le seul point positif que je retiens de cette aventure, c’est la patiente, les bons conseils, la délicatesse, l’encouragement et la participation de mon mari, qui a lui-même pris le soin de poser délicatement mon fils contre moi et fais le boulot de la sage-femme.
Aujourd’hui, mon fils à 20 mois, et j’ai encore peur d’accoucher et de ne pas être actrice, mais spectatrice de mon propre accouchement.
C’est pour ça que j’ai décidé pour mon prochain accouchement d’accoucher à mon domicile, je pourrais choisir les personnes qui m’entoureront, et préparer l’ambiance, le décor, et tout ce qu’il faut pour accoucher humainement.

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