#101 Céline, 2011 – région parisienne

14 Fév

Bonjour, je m’appelle Céline, 28 ans, de la région parisienne.
Je vais vous faire part de mon accouchement et du soutien de mon homme lors de cette « épreuve ».

C’était le 17 décembre 2011. En pleine nuit, je me lève et je sens que ma poche des eaux se fissure… C’est mon premier enfant, je ne suis pas sûre de moi, mais presque… Dans le doute, je réveille mon homme, et toute heureuse que je suis, m’en vais à la maternité (une clinique) où j’étais suivie pour accoucher. Il est 3h du matin.
Nous arrivons, nous sonnons: personne ne nous accueille, on a dû voir trop de films… Je monte donc les étages pour rejoindre le service.
On me met sur un brancard: il y a trop de femmes qui accouchent. Je dis que je pense avoir fissurée, personne ne vérifie: on me dit que non, que je le saurais autrement! C’est mon premier, je me tais. Monitoring donc… qui dure plus de 2h. Trop d’accouchements qu’on me dit! On me demande si j’ai mal. Je réponds que ça va. On me dit de rentrer chez moi, même si le monitoring voir des contractions… Trop d’accouchements… Revenez ce matin avec l’équipe de jour.

Je rentre, il est 5h. Les contractions commencent à se faire bien sentir. Mais j’ai compris: je dois rester chez moi. Je marche, je fais du yoga, téléphone à ma mère qui me dit de partir à la maternité (contractions toutes les 5 minutes)… Non, non, je vais tenir… Il y a trop d accouchements, personne ne me recevra! Et puis, je n’ai pas fissurée! Je prends un bain… Aïe!!!! J ai trop mal! Je demande à mon homme de m’aider à sortir, à m’habiller. Je téléphone à la maternité pour savoir si je peux venir. Il est 11h. Contractions toutes les 2 minutes. On me donne le feu vert.

J’arrive à la maternité. On me reçoit, et on me met sur un brancard car vu que je souris, je ne dois pas avoir de contractions… Il y a du monde, ce n’est pas grave! On pense que je fabule.
La SF m’examine: ah bah si! vous êtes déjà à 5 de dilatation! Oh, et vous avez fissuré! Euh… Je n’étais donc pas folle!

Elle me demande de passer dans la pièce à côté.
Ayant beaucoup de tension, elle appelle l’anesthésiste. A ce moment-là, j’ose dire que je n’avais pas prévu d’avoir de péridurale… Je veux essayer. La SF m’oblige à en faire une pour faire baisser la tension. L’anesthésiste est gênée: elle me propose de me la poser, de me faire une dose pour voir si la tension baisse, et de me laisser gérer à la pompe si je veux. Attention, me dit-elle, il ne faut pas pomper 2h avant d’accoucher! Je retiens.
Sans rien me demander, la SF me perce la poche des eaux.
Puis elle part. Il y a beaucoup d accouchements…

Elle passe de temps en temps, pour savoir ou j’en suis. Il est 14h, j’ai mal, la tension ne baisse pas, je ne pompe pas…
Mon homme appelle. La SF regarde, me demande de pousser. Les poussées ne sont pas efficaces. Elle me dit d’arrêter. L’aide-soignante me dit de continuer. Elles partent en nous laissant seuls car il y a beaucoup d’accouchements (on le saura), et elles demandent à mon homme de rester face à moi pour les appeler quand il verra les cheveux. Il n a jamais fait ça.

30 minutes plus tard, la SF revient et crie sur mon homme: « Mais monsieur, vous ne voyez pas les cheveux???? » Euh, non. On en est presque à nous excuser.
Je commence donc à pousser avec l’équipe autour de moi.
L aide soignante appuie sur mon ventre: je hurle! Plus personne ne me touchera!
Je pousse, je pousse, mais rien. On débranche le monitoring: il ne sert à rien.
Mon homme m’empeche de glisser: la table est cassée! Mes fesses descendent à chaque poussée.

Au bout de 45 minutes, je vois l’équipe qui commence à paniquer, ils appellent la gynécologue.
Ca fait plus d’une heure que je pousse et que les cheveux sont visibles. Je sens mon bébé coincé. Je sais exactement où il est. Personne ne veut que je bouge: je dois rester sur cette table cassée.
Je panique, comme le reste de l’équipe.

Heureusement la gynécologue arrive. Elle fait : forceps, épisio. Elle ne me demande pas vraiment, elle me dit ce qu’elle me fait. De toute façon, à ce niveau, je suis d’accord.
Rien n’y fait: le bébé reste coincé.
Elle me dit qu’elle va repousser le bébé pour pouvoir me faire une césarienne car il est trop descendu et c’est dangereux.
Je crie que non, je ne veux pas de césarienne et :
Le bébé sort enfin!!!!!

Voila mon accouchement.
Sans mon homme je n’aurais jamais réussi.
L’équipe était débordée et n’a pas pu tout gérer, je ne leur en veux pas. Au final, j’ai eu un accouchement presque comme je voulais.

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