Accouchement en maternité, 2010 – St-Eustache, Québec

14 Fév

Maggy P. – Voici mon récit d’accouchement de mon 1er fils Zackary – St-Eustache,Québec

Nous étions le 10 Oct. 2010, voila quelques semaines déjà que j’étais effacée à plus de 80% et même maintenant dilatée à 5cm. Je n’avais qu’à attendre le bon moment, la journée où mon petit homme Zackary déciderait de venir nous rencontrer officiellement. Cette première grossesse avait été belle, j’en étais satisfaite malgré les hauts et les bas. Aucune nausée, mais bouffée de chaleur, douleur ligamentaires intenses, crampes aux mollets, douleurs au dos, sciatique, maux de tête, etc. J’avais passé au travers. J’avais adoré sentir mon bébé bouger et je me sentais très belle. Me voilà rendu a tout presque 39 semaines, une immense bedaine, mais que j’aime et je montre fièrement malgré mes problèmes de déplacement. Il était temps que j’accouche ou je ne pourrais plus monter les escaliers hihihi

Nous étions prêts mentalement ainsi que ma valise, tout pour le petit l’était aussi (valise, chambre, moise dans notre chambre etc.). On avait pris des cours prénataux dans une bonne compagnie près de chez nous et on était vraiment confiants. Nous ne savions pas à quoi nous attendre et ce qu’on désirait, mais étions ouverts d’esprit pour modifier nos attentes selon ce qui arriverait.

Donc, nous voila le 10 oct., j’ai quelques contractions depuis 2 jours. Assez régulière, mais très espacés. Je n’ai pas mal, ce n’est qu’une légère douleur au bas du dos (de chaque côté) et le ventre qui durcit. On se sent littéralement en  »stand by » et on ose pas sortir trop loin. On prend des marches, beaucoup de marche, je monte les escaliers du sous sol quelques fois, je prends des spas (que j’ai dans ma cour). Vers 3h de l’après-midi on décide finalement de s’installer devant un film (Avatar) pour relaxer, car mes contractions sont rendu au 7-8-9 minutes. Je commence à me dire que ça approche donc on décide de se reposer. Mon mari s’endort, moi avec ma feuille et mon crayon à la main, j’écoute le film et note mes contractions qui tentent de se rapprocher et devenir très précises au 4-6 minutes. Après le film, je réveille mon mari et lui raconte ça. Il est très content et prend la relève pour noter les contractions. On appelle ma mère pour l’informer ainsi que la sœur de mon chum, car toutes les deux assisteront à mon accouchement. Ma mère attendra de savoir qu’on est admis officiellement à L’Hôpital, ma belle-sœur prend tout de suite le volant, car elle est dans un chalet à 2h30 d’ici.

Lors de nos cours de préparation à l’accouchement, on nous avais mentionné pour un premier bébé, d’attendre d’être au 5 min. fixe depuis 2hre avant d’appeler la section des naissances d’hôpital et de s’y rendre. Donc, on attendait. Encore une fois, on marche dehors, je vais dans le spa. Les contractions sont plus fortes, mais entre chacune d’elle, je vais vraiment très bien. La douleur disparait complètement. On regarde l’heure et à chacune des contractions j’avertis mon conjoint et on reste toujours surpris de voir à quel point notre corps deviens précis.

Vers 10h pm, je suis rendu au 3-4 min. mais la douleur est vraiment tolérable, donc on ne sait pas trop quoi faire. On avait appelé plus tôt l’unité des naissances (quand j’étais au 5min depuis 2-3 heures) et ils nous avaient demandé si j’allais bien, et donc d’attendre un peu. Par contre, sachant que j’étais déjà dilaté à 5cm et me souvenant de mon médecin qui me disait que j’aurais un accouchement rapide, je suis devenue inquiète. Donc, on rappelle à L’Hôpital. Une gentille infirmière me dit de venir et qu’ils vérifieront mon état et ensuite prendront une décision de me garder ou non.

À l’hôpital, on fait des vérifications, bébé va bien et je ne suis dilaté que 1/2 cm de plus malgré ces heures de contractions. Me voilà à 5cm et demi. On me propose de marcher dans l’hôpital et de revenir dans 1h30 pour revérifier si le travail est efficace. Ma belle-sœur arrive et part marcher. Je dois m’arrêter lors des contractions, mais sinon on rigole et tout va bien.

Vers 1h du matin, c’est officiel, on me garde. Je suis à 6 cm et demi. On pose un bouchon dans une veine, c’est seulement au cas ou..Mais pas de soluté, car j’ai bien mangé et j’ai une bouteille d’eau qu’on remplit souvent. Voilà, le décompte est officiellement commencé, Zackary s’en vient pour de vrai.

On m’a proposé de crever mes eaux, mais nous voulons un accouchement des plus naturels, donc on reporte le tout, car on sait que la douleur augmenterait trop vite. La nuit a passé très vite, j’ai pris 4 bains (tous s’alternaient pour venir à mes côtés). J’ai fais beaucoup de ballon assise au bout du lit, j’étais très bien. Je relaxais et je savais que ma position aidait le bébé. Mon chum à côté de moi qui me colle et sa sœur derrière moi qui me masse le dos pendant les contractions (qui sont encore toutes complètement juste dans le bas du dos). Je crois que c’est elle qui m’a permis de réussir à ne pas avoir d’épidurale, ses massages m’aidaient énormément. J’ai marché aussi, car nous savions que je devais bouger. Ma sœur est aussi venue nous rejoindre. La chambre était remplis, mais l’ambiance était tamisée et relaxante. On pouvait remarquer ma différence de respiration lors des contractions.

Vers 10h du matin, je suis rendu à 8 cm et demi, il faut crever mes eaux pour aider à accélérer les choses, car la fatigue prend le dessus. J’accepte. J’ai trouvée ça très spéciale de toucher mon ventre rendu si mou, mais de sentir le bébé. Je n’ai par contre pas aimé du tout quand il bougeait rendu là, car je sentais tout et il a attrapé le hoquet… j’en ai pleuré hihi Je retourne prendre un bain. Je m’endors ainsi que ma belle-sœur qui m’accompagne. Je me réveille en sursaut lors de la contraction et fais sursauter ma belle-sœur qui attrape mal au cœur (de fatigue et stress sûrement) qui part à la chambre et est hyper malade hihihi

Pour moi, après, Tout s’est un peu gâté rendu là. La douleur est devenue de plus en plus envahissante. On m’installe assise sur une chaise berçante, une jambe relever sur l’appuie bras pour dé-balancer mon bassin et ainsi aider bébé à descendre. La famille commençait à s’accumuler dans le corridor, moi je commençais à perdre la notion du temps et quelques larmes commençaient à couler. J’étais très stressée par la poussée qui approchait et j’étais tannée aussi, malgré mon contrôle. Tout la nuit, on se disait tous à haute voix  »moment présent, moment présent » en riant et tentant de prendre chaque contraction une à la fois.

Vers 11h30, Je me suis étendue sur le côté, et je sais que j’ai un peu perdu les pédales, la douleur m’envahissait le temps de quelques secondes et j’ai réellement pensé très fort à me tirer une balle dans la tête hihihihih je m’agrippais un peu partout au lit, mais ma mère était là le visage à 1 pouce du mien et m’aidait à focuser. J’ai sentis que je devais faire quelque chose pour ma douleur (je ne voulais pas de médicaments) et j’ai poussé un peu, ouf que ça fait du bien. Je n’arrêtais plus et ma mère l’a remarqué et a appelé l’infirmière. On me chicanait et me disait d’arrêter. On m’a examinée et on a compris, j’étais complètement dilaté et j’étais rendu a pousser. C’est mon corps qui m’avait parlé et je devais être à 10 depuis quelques temps déjà.

Il était rendu environ midi. On m’a installée assise contre mon copain qui s’est assis derrière moi. J’aimais cette position. On a commencé des poussés de pratique, de descente. J’ai vite réalisé que je ne sentais plus du tout mes contractions, on dirait que la douleur envahissante était partie. Il fallait même que ça soit l’infirmière qui m’avertisse lorsque j’avais une contraction. J’étais là, toute là, mais concentrée, dans ma tête. J’étais contente que le moment pénible n’avait semblé durer qu’une trentaine de minute. Nous étions rendus dans une toute autre ambiance.

La merveilleuse infirmière (40 ans d’expérience) est resté avec nous à partir de ce temps-là. Elle m’a dit  » à quelle heure tu veux ton bébé? »… choisis… il s’en vient hihihi je tripais de savoir que ça approchait si vite.

J’ai ensuite poussé un peu à 4 pattes, mais surtout sur la toilette, face au mur me tenant après le poteau de chasse d’eau. Cette idée était de l’infirmière et j’ai beaucoup aimé. Comme elle disait, sur la toilette on se laisse plus aller hihihi Donc me voilà sur la toilette, ma belle-sœur derrière moi qui continue de me frotter et l’infirmière assise par terre qui me jase et m’encourage. Cette femme est merveilleuse. Par contre, mes contractions sont assez fortes, mais trop loin l’une de l’autre pour bien pousser et bien faire sortir le bébé. On décide de me donner une petite dose de  »pitocin », donc retour au lit. Aussi, j’avais de la difficulté à pousser car la sensation de brûlure m’empêchait un peu et je sautais même 1-2 contractions de temps en temps pour me reposer.

Voilà que la médecin arrive avec tout le matériel, on sourit beaucoup, d’excitation que la fin approche. Ma médecin vérifie et bébé est là, à la sortie, wow j’en revenais pas. On m’installe dans la position finale. Ma belle-sœur me demande si je veux toujours qu’elle filme. Je réponds non mais ma mère savait que je regretterais donc lui dit de le faire (ce que j’ai beaucoup apprécié après l’accouchement hihihi) Mon chum me tient une jambe, l’infirmière l’autre. Ma mère est devant et regarde en me coachant hihihi Ma sœur était sortie depuis le moment dur car elle n’aimait pas me voir ainsi.

Ce moment était mémorable, tous criaient en m’encourageant quand ils voyaient la tête sortir lors de mes poussés. Ils capotaient tous. On était tous dépassés par l’évènement.

Un moment donné, entre 2 contractions la tête s’est fixé en étant sortie d’à peu prés 1 pouces hors de moi hihihi on ne voyait qu’un dessus de crâne chevelu. Mon chum a fait une p’tit chute de tension, on lui a apporté une chaise hihih Ma belle-sœur aussi s’est assise par terre avec la caméra (elle est déjà maman, mais avait eu une césarienne). Il est 2h45. La médecin me dit  » Maggy, là, fâche toi, sors-le ton bébé !! » …l’infirmière dit à mon chum de sortir le tuque quelle lui avait donner plus tôt, sa sœur se relève. Je pousse de toutes mes forces même quand la contraction était partie… Tout le monde crie de joie, je vois rien, la médecin était devant le miroir pour mieux se positionner.. Zackary est là … une poussé et il sort tout au complet. On me demande de venir le chercher (car papa est trop K.O. hihih). Il est 2h46.

Je me souviendrai toujours de se moment où j’ai touché mon fils pour la première fois, tout chaud, tout humide, mais pas gluant, (j’avais tellement d’eau qu’il était presque propre) et je l’ai déposé sur mon ventre. Ce câlin peau contre peau m’a vraiment bouleversée. Tout le monde pleurait, moi je n’arrêtais pas de parler à mon bébé et de dire  » je l’ai fait!!! ». Je venais de passer au travers de ma plus grande peur et ainsi débuter, tel que m’avait dit ma tante, le métier le plus dur, mais le plus beau au monde… celui d’être mère. Je ne savais pas qu’on pouvait aimer autant, je découvrais une nouvelle amour… ça me faisait mal en dedans.

Mon chum a coupé le cordon et ensuite s’est collé contre nous, il y avait plein de monde dans la chambre et dans le couloir qui pleurait et riait (ils avaient tout entendu), même ma sœur venait de revenir, mais nous avions l’impression d’être seuls au monde. DSC07414

Ensuite, je n’avais qu’une seule envie, qu’on me lâche hihih Mais il fallait sortir mon placenta (qui est sorti d’un coup en tirant un peu sur le cordon) et terminer les réparations (2e degré). Je venais de faire aussi une petite hémorragie, mais ne m’étais rendu compte de rien, j’étais trop au 7ème ciel. Par contre, les réparations m’ont dérangée un peu, j’étais tannée et j’avais un peu la dignité à zéro après tout ça hihihihi

Un coup tout ça finit, j’ai été extrêmement soulagée d’avoir fini cette grossesse et de retrouver mon corps, je me suis assise et on a pesé, mesuré et lavé le bébé (mon chum). On m’a fait un petit lavage aussi hihhi Notre petit homme est donc né le 11 oct.2010

à 2h46 …mesurait 19 pouces et 3/4 et pesait 7 lbs et 11.

Toute la famille était aux anges, même ceux qui attendaient dans le corridor, car ma sœur qui était sortie pour un malaise était tout de même restée près de la porte entrouverte et quand j’ai eu ma dernière poussée elle a couru voir la famille et crié que Zackary arrivait et en ouvrant les grandes portes pour parler aux gens, tous ont entendu mon dernier cri de douleur et le 1er cri de vie de notre petit amour. Ce fût très émouvant. 18

Donc Voila… après environ 24 heures de contractions plus régulières… environ 2h30 de poussée, je venais de mettre au monde mon premier bébé tel que je le désirais. Entièrement naturel. J’était très fière et je peux même dire que je pensais que ça serait pire hihi mais selon les infirmières je fais partie de celles qui vont super tant que leur eaux ne sont pas crevés.

J’espère que ma prochaine grossesse et accouchement sera aussi merveilleux 😀

Bienvenue Zackary…mon petit homme que j’aime plus que tout au monde… tu me comble de bonheur chaque jour, tes sourires et les jasettes me font oublier tous les problèmes du monde.11

-> témoignage du deuxième accouchement

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