#128 Anonyme – Finistère – 2009

19 Fév

J’ai souhaité vous envoyer mes récits d’accouchements afin de faire bouger les choses. Mon histoire a été difficile car j’ai eu une césarienne pour cause inexpliquée et j’ai dû me battre pendant toute ma seconde grossesse pour avoir l’accouchement que je voulais. J’ai dû me documenter, changer de maternité, de suivi de grossesse et faire appel à une doula. Et j’ai eu de grands moments de solitude et de détresse face à l’incompréhension des équipes médicales parce que je ne souhaitais pas une nouvelle césarienne. En espérant que ça puisse faire avancer les choses…

Ma césarienne en 2009 (France, Finistère)
J’ai commencé à perdre les eaux le mercredi matin. J’ai hésité, car la poche ne devait être que fissurée donc, ça coulait par intermittence. Je suis tout de même allée à la maternité pour vérifier.
Là, on m’a confirmé que c’était bien du liquide amniotique. Donc, on m’a dit que je devais rester et on m’a donné une chambre.
J’ai commencé à avoir des contractions irrégulières dans la soirée. Ca a continué toute la nuit, pour finalement revenir presque toutes les 5 min. Je n’ai pas pu dormir.
Au matin, j’étais épuisée (le manque de sommeil est assez difficile pour moi). On m’a installée en salle de travail. J’étais dilatée à 3cm. Devant mon découragement, on m’a proposé la péridurale en me disant que je pourrais dormir. J’ai donc accepté.
Effectivement j’ai pu somnoler. Vers midi, on m’examine de nouveau, pas de progrès. Et malheureusement, le monitoring du bébé était un peu inquiétant. On commence à me parler de césarienne.
On me pose une sonde urinaire, un capteur de taux d’oxygène sur la tête du bébé et je dois respirer dans un masque à oxygène pour aider le bébé. On essaie d’accélérer le travail avec de l’ocytocine.
En début d’après-midi, arrivée du gynéco qui constate la non-avancée du travail et la souffrance du bébé. Il me laisse un peu de temps.
Vers 15h30, nouvel examen. Rien à bouger. On part pour le bloc. J’étais tellement effrayée durant ce début de journée et tellement perdue, que j’accueille finalement la nouvelle avec soulagement.
Mon mari m’accompagne au bloc. Je grelotte sous l’effet de l’anesthésie. On me montre mon bébé et on le donne à mon mari qui va s’en occuper avec une infirmière.
Je pleure de joie et de soulagement. Mon fils va bien, moi aussi. Et je vais enfin le découvrir.
Une demi-heure (trop longue pour moi) plus tard, je retrouve mon mari. Il a notre bébé en peau à peau sur son torse. Je le récupère et le mets au sein. Il tète avidement après avoir attaqué le doigt de son père.
Tout s’est bien passé après ça, j’ai récupéré normalement.

Ce n’est que longtemps après (lorsque j’ai pensé à avoir un autre enfant) que j’ai commencé à me poser des questions et à me documenter. J’ai lu le livre de Michel Odent et les deux éditions de celui de Vadeboncoeur. Je suis allée sur Césarine.
J’ai été révolté par ce que j’ai découvert. Je ne connaissais rien aux accouchements physiologiques, j’ignorais qu’une péridurale pouvait arrêter le travail, je me suis prise une grande claque !

J’ai commencé à culpabilisé, à avoir des regrets. J’ai aussi commencé à parler de mon accouchement à des gens qui pouvaient m’écouter et me comprendre.
A force de récits et de lectures, j’ai mieux accepté ce qui s’était passé. Et j’ai finalement réussi à me pardonner il y a quelques jours.

2e accouchement: https://moncorpsmonbebemonaccouchement.wordpress.com/2013/02/19/anonyme-voie-basse-apres-cesarienne-2011/

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