#140 Aline – La naissance de Juliette à l’hôpital, Suisse

23 Fév

Ma petite merveille est née le 4 juin 2008 à 16h27 à la maternité de M.! Elle pèse 3kg250 pour 50 cm.

Mercredi 4 juin à 4h début des contractions peu douloureuses et toutes les 8 mn environ. Vers 6h contractions plus régulières et toute les 5mn. A 7h j’appelle la maternité qui me dit de prendre un bain et de rappeler dans une heure car il y a beaucoup d’accouchements déjà en route et ce qui est fait à la maison n’est plus à faire là-bas!
Je prends mon bain, mon mari se lève et part travailler en me disant qu’il peut être là dans l’heure qui suit si jamais…

Le bain ne me soulage pas vraiment, il est 8h et je contracte toutes les 4mn., cela devient vraiment douloureux et je suis obligée de contrôler ma respiration.
Je rappelle la maternité qui me dit de passer pour faire un contrôle et voir où ça en est.
Je prends le bus et arrive péniblement à 8h30…

Monitoring pendant 45 mn. Je ne peux plus restée couchée, je dois me lever, vomir (je n’ai rien mangé depuis la veille au soir)et je tremble de partout à chaque contraction. A 9h30 elle me fait enfin un touché du col. La sage-femme me regarde avec un grand sourire:
– Vous ne souffrez pas pour rien vous êtes à 5cm! Et pourtant je n’y croyais pas vraiment que vous êtes en travail.

Elle me prépare avec une blouse  et on passe en salle d’accouchement. On me pose un veine-flon avec perfusion de glucose. Elle me loupe deux fois et fait sauter la veine, c’est finalement une autre sage-femme qui me la pose. J’ai vraiment de mauvaises veines. Elle me propose un bain et me demande comment j’envisage la suite.
Je lui dit que le bain je viens d’en prendre un et cela ne m’a pas vraiment soulagée! Elle me propose la péri (sans me forcer) en me disant que je gère très bien et que j’ai déjà fait du bon travail toute seule. Elle pense que j’ai les ressources nécessaires pour faire sans mais je fini par accepter car c’est vraiment douloureux et chéri ne peut pas être là avant midi…

Il est 10h30 nouveau touché du col… Je suis à 7! J’appelle mon mari. Il ne faut pas qu’il traîne cela peut arriver vite! Il en croit pas ces oreilles que cela aille aussi rapidement. Avec les endorphines j’ai envie de dormir entre chaque contractions aussi douloureuses soient elles.

Vers 11h l’anesthésiste arrive et me pose la péri. La sage femme reste à mes côtés et me soutient en me disant que j’ai vraiment bien géré et que je suis forte, d’ailleurs elle pense toujours que je pourrais m’en passer. Je sens des fourmis dans les jambes, c’est froid dans le dos et chaud dans les jambes et je tremble toujours autant. On me met une sonde urinaire. Je peux me reposer un peu car je ne sens plus les pics de douleurs…

Il est midi trente et mon mari arrive enfin après avoir prit deux taxis et un train (il travaille à Genève-Meyrin) et être passé cherché mon sac et l’appareil de photo.
Il me trouve couchée avec le monitoring en place qui me compresse le ventre et me fait mal. Je tremble toujours autant.

Aurèle va se chercher un sandwich et me ramène un Nestea mais je n’ai pas vraiment envie ni de boire ni de manger. Il me fait le lecture du TEMPS qui est particulièrement con comme la lune aujourd’hui. Cela parle de l’Islam, de la guerre en Irak et autres événements tout aussi passionnants… J’entends mais n’écoute pas vraiment.
Il est 13h et nouveau touché du col, je suis à dilatation complète! Il reste plus qu’à attendre que bébé s’engage…

On me mets en position de côté avec un pied dans l’étrier. Moi je ne réalise pas vraiment ce qui m’arrive et d’ailleurs jusqu’au lendemain je n’aurais toujours pas réalisé!

Vers 14h je sens quelque chose qui descend… C’est le bouchon muqueux qui sort. Quelques minutes plus tard je sens une pression et la sage-femme me dit que c’est la poche des eaux qui est bombée à l’extérieur et que c’est très drôle! Elle me donne un miroir pour regarder…On dirait une bombe à eau en plastique transparent, elle la perce et ça gicle un peu.
Mon mari continue de me faire la lecture et regarde aussi quand il se passe quelque chose en bas!
La sage femme me dit que pour l’aider à descendre je peux commencer à pousser à chaque contraction. Aurèle a les yeux rivés sur le monitoring et me dit quand il en arrive une… ainsi que combien je pousse pour faire péter le score comme il dit !

15h, mon bébé ne descend  vraiment pas vite et la sage-femme décide de faire des poussées plus actives. Elle sens la tête et me dit que je peux la touché aussi… Elle se trouve encore à quelques cm à  l’intérieur.
Je pousse tout ce que je peux à chaque contraction, la péri s’estompe un peu et je sens mieux les contractions. On me met un perfusion d’ocytocine pour les accentuer.
Je commence vraiment à fatiguer. Il est 16h et notre Petite n’arrive pas à se crocher, à chaque fois que je pousse la tête revient en arrière.

La gynéco arrive et me dit qu’il faut se mettre sur le dos et essayé encore de pousser en ramenant les jambes vers l’arrière. A chaque contraction je dois pousser trois fois très fort en reprenant rapidement ma respiration. On me retire la sonde urinaire.
Je fatigue et Juliette reviens toujours en arrière. la gynéco me dit d’essayer encore 2 fois et si cela ne fait rien elle fera une ventouse pour l’aider à sortir…
les deux poussées passent, je suis exténuée et Bébé ne s’est toujours pas croché. Il y a du monde dans la salle d’accouchement, la pédiatre, deux sage-femmes et la gynéco avec son assistante. Ils se préparent pour utiliser la ventouse. Je pousse encore une fois de toute mes forces pour l’aider avec la ventouse. La tête sort enfin! On me dit d’arrêter de pousser et le reste de corps arrive… J’ai l’impression que la gynéco tire fort et sent quelque chose craquer.

Juliette est dehors, il est 16h27! Il me la pose sur le ventre, je pleure et tremble sans pouvoir m’arrêter, c’est le contre-coup. J’entends des gens qui me félicitent et c’est un peu en sourdine.
Il me la reprenne pour faire ses contrôles. Elle a 9-10-10 au test d’Apgar.

Je saigne beaucoup et le placenta sort enfin. Il pèse 500gr. et est entier. Mon ventre est tout plat et fripé, je suis raide.

Il me la remette sur le ventre pendant que la gynéco recoud ma déchirure avec de la peine parce que je perds toujours beaucoup de sang. Je vois ce qu’il se passe en-bas car sur la lampe chauffante pour Juliette il y a des sortes de petits miroirs.

Mon mari s’en va vers 19h, il est aussi très fatigué. Moi je perds toujours beaucoup de sang et le gynéco vient souvent pour m’appuyer comme un dingue sur le ventre pour faire tout sortir, je souffre c’est affreux.
La perfusion d’ocytocine coule toujours pour que mon utérus contracte encore et arrête de saigner. On m’a remis la sonde urinaire et j’essaie de me reposer un peu.

Vers 20h on m’amène un plateau repas mais je n’ai vraiment pas faim par contre je bois de Nestea pour me redonner un peu de force et réussi à manger une tranche de pain.

Il me ramène en chambre seulement à 21h30 à cause des saignements et je suis contrôlée toute la nuit. la perfusion d’ocytocine pour renforcer les contractions est toujours là et j’ai mal aux reins tandis que mon utérus est dur comme de la pierre. Les Dafalgans et Ponstans m’aident un peu, mais je suis heureuse quand on m’enlève cette perfusion vers 23h…

Je vais évidemment peu et mal dormir. Le lendemain ça va mieux quand on m’enlève enfin le veine-flon, le cathéter de la péri et la sonde urinaire…

Je suis rentrée samedi à midi et depuis tout se passe bien avec ma tite poupée Juliette!

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