#141 Anonyme, La Rochelle, 2012

23 Fév
Première étape : l’accouchement !!!
Bonjour,
A vrai dire, je n’ai pas réellement établi de projet de naissance, parce que la grossesse a été un moment de détresse terrible. A l’époque…. [j’ai écrit un article sur Questions philosophiques et psychologiques à propos de l’avortement.(https://www.facebook.com/photo.php?fbid=402185006493890&set=a.402184983160559.88499.126016494110744&type=3&theater) ]
Bref, je suis allée finalement jusqu’au bout de cette aventure, et j’ai à l’heure d’aujourd’hui un très beau petit garçon.
Je voulais cependant témoigner de mon accouchement et de la mise en place de l’allaitement.
J’ai été déclenchée un lundi matin, à 6h30. A 10 jours de la naissance naturelle.
(Avant d’être enceinte, je m’étais dit que si un jour je devais l’être, je souhaiterais un accouchement à la maison, ou dans une maison plus respectueuse de la naissance. Voire dans l’eau. )
Pour des raisons de santé, il ne m’a pas été possible (du moins je ne suis pas encore informée du contraire), d’accoucher autrement qu’en maternité. (Et à mon regret, cela ne le sera pas pour de futures grossesses, non plus).
A 22h 30, on m’a enfin acceptée en salle de travail….. ! une journée à déguster… avant d’avoir selon l’équipe soignante présente ce jour là assez de contractions rapprochées.
Personnellement je souhaitais éviter autant que possible la péridurale. J’ai passé une nuit terriblement douloureuse (deux malaises).
J’ai été déclenchée parce que l’année d’avant quelques mois avant de tomber enceinte, j’ai fait une embolie pulmonaire très grave, qui a bien failli me laisser sur le carreau. Alors même si cela m’a permis de voir la vie, encore, sous un angle différent, j’ai eu des séquelles de cet accident à partir de la date « anniversaire ». A l’époque enceinte de 6 mois 3/4. Et depuis cette date là, jusqu’ à quelques mois après l’accouchement, je n’arrivais plus à respirer correctement. Je l’ai vécu comme une menace, une angoisse vive…. !
Comment réussir à accoucher de mon enfant si je n’étais pas en mesure de respirer, de l’accompagner, …. comment allais-je m’en sortir ? Pour supporter les douleurs ? Pour supporter les contractions ? Aider mon enfant ?
J’avais prévenu l’équipe soignante. De ma crainte, de ma détresse que je ressentais de nouveau, de la peur de ne pas réussir à accoucher mon enfant, tant je me sentais menacée, tant j’avais peur de m’étouffer et de faire périr mon enfant.
j’avais changé de sage femme lors des dernières séances de préparation, parce que je ne me sentais pas écoutée, parce qu’elle m’oppressait encore plus. Parce qu’elle ne voulait pas entendre mon désespoir, ma peur de ne pas réussir à donner la vie…. parce que je m’étouffais, parce que je ne respirais plus. Parce que la sophrologie qu’elle me proposait ne tenait pas compte de cette difficulté véritable de respirer. Parce que sans doute elle était désemparée de ne pouvoir m’aider, et de ce fait, elle me disait que je ne faisais pas d’efforts, que j’étais trop sensible. Plusieurs séances ont fini en larmes, parce que si ! si ! si j’en faisais des efforts !!!
Au final, je ressortais des cours en colère, et encore plus étouffée. Je manquais d’air !
Pendant le travail de 22h 30 à 11h du matin le mardi, j’ai souffert de ce manque de compréhension, d’écoute, lorsque j’essayais d’expliquer ma difficulté à respirer, à tenir mes inspi et mes expi. Pourtant je les avais prévenu(e)s. Je me suis sentie ignorée, engueulée. Je n’avais qu’ une hâte, qu’on me change d’interlocutrice. Ce qui n’a malheureusement pas pu être fait. J’ai fais deux malaises pendant ce travail.
Puis on m’ a proposé la péri que j’ai accepté parce que en dépit de ma volonté de départ, je ne supportais plus souffrir, et ma respiration était telle que je n’arrivais pas à me soulager.
Dans ma vie de tous les jours, je suis suivie en psych, pour mon travail personnel. J’ai pris conscience de tout un tas de choses et notamment sur ma respiration chaotique . Ayant également un souci musculaire…. autant vous dire si j’ai été soulagée par la péri ;-)…. Du moins…. durant une heure….
Première péri : malaise… On recommence…. waouw….. deuxième : soulagement assez rapide…. mais on ne peut pas encore commencer…. à 12h…. seulement…. Et là ! INCROYABLE ! je ne sais pas comment….. mais d’après les infirmières je me suis dépatouillée comme une reine pour les contractions. Ma respiration était impeccable. Seulement on me demandait de refaire exactement la même chose, mais j’étais bien totalement incapable de reproduire quelque chose que je ne comprenais pas, que je n’arrivais pas du tout à contrôler. Mais j’ ai réussi…. Enfin je croyais…. Si si j’ y arrivais, mais y’ avait un truc qui clochait et qui d’après les infirmières ne dépendaient pas de moi, ni de ma volonté. J’avais demandé à mettre ma musique dans la salle d’accouchement, et cela avait été possible. Cela me relaxait. Et j’ai eu des compliments sur les choix musicaux…. au début cela allait…. et puis si au début du gros travail, vers midi  je ne sentais plus déjà trop la péri, je finis par ne plus la sentir du tout assez rapidement et de nouveau ce fut épouvantable. J’ai eu les ventouses, et les forceps sans avoir été prévenue.
Les forceps : comment décrire…. cet arrachement ? J’ai eu la sensation que l’on me déracinait. Qu’on me violentait. Qu’on m’extirpait mes membres, mes organes, l’un après l’autre. Dépouillée de mon moi, avec une telle violence…. ! Un tel acharnement….. Une fois, deux fois trois fois, et quatre fois….. !!! J’avais l’impression d’être un bout de bidoche que l’on torturait….
Au bout de la première , j’ai demandé ce que c’était, qu’est ce qu’il se passait ? On m’a laissé seule…. sans réponses…. j’ai demandé à ce que cela soit arrêté….. mais non…. j’ai entendu au bout de la troisième fois, on passe à la césarienne…. et la césarienne, je n’en voulais pas, je n’en voulais pas. je ne voulais pas d’une marque d’une empreinte sur mon corps de cette grosse synonyme de détresse. Et j’ai crié, NONNNNNNNNNN, et j’ai tout donné, tout absolument tout….. et mon enfant est sorti….. !
De là, je n’ai pu l’avoir qu’une toute petite seconde dans les bras, avant que l’on me l’enlève. Le père n’a pas pu couper le cordon, comme nous l’avions souhaité. Notre enfant avait le cordon autour du cou. Mon placenta ne sortait pas. J’ai fais une hémorragie, et eu une épisiotomie…. ( la marque finalement je n’ y ai pas échappé !)
J’aurais aimé avoir mon enfant de suite avec moi et pendant un long moment….. afin qu’il puisse trouver réconfort dans mes bras…. (hou je suis émue…)…mais je ne l’ai eu qu’ à 21h environ…. et lui, mon enfant est sorti à 15h27 !!!!!! avec une ribambelle de toubibs autour de moi….Entre 21h et 22h, on ne me laisse guère le choix…. On me met une téterelle sur un des seins, car notre bébé (On ne sait pas encore le prénom…) n’arrive pas à attraper mon mamelon ; M’enfin… elles ne nous ont pas laissé essayer longtemps…. !Vers 22 h, on nous a descendu…. ENFIN dans une vraie chambre….. Enfin, seule avec mon enfant, mon tout petit….. et le popa…Une première nuit un peu difficile….., mais soulagée de cet accouchement enfin fini…. ! Je me suis dit dans mon for intérieur…. «  hé bien j’attendrais un peu avant un deuxième….non remise de mes émotions….  ».Non vraiment pas remise de mes émotions…. D’ailleurs, mon fils a maintenant 6 mois et demi, et je garde en mémoire, encore cet épouvantable passage des forceps….Le lendemain, notre bébé part en néo-nat…. hélas durant quelques jours…. impossibilité de me déplacer même sur un fauteuil…. Je ne tenais ni assise, ni debout….j’étais très mal en point.

Du coup l’allaitement a été difficile à mettre en place, vous devez vous en douter !

Les lendemains de l’accouchement ont été pénibles sur bien des niveaux. C’était vraiment difficile de savoir mon bébé en néo nat. Je souffrais le « martyr » de l’épisiotomie, je ne me remettais pas de ces forceps….. De cette violence…. que je « devais » oublier avec mon petit bonhomme dans les bras.
Ma grossesse avait donc été épouvantablement éprouvante… Avec mon compagnon, cela ne fonctionnait pas, et j’étais mal à en avoir envie de mourir, d’être enceinte de quelqu’un qui m’écoeurait…Dès que ça allait mieux entre nous, j’étais la plus heureuse…. malheureusement cela ne durait pas…. et j’ai vécu de minuscules petits hauts, et des bas très violents, péniblement longs, infinis….Une grossesse comme je ne la souhaite à personne, pas même les pires cons… Je n’avais pas envie de mourir, non pire… Au départ, incapable de me résoudre à avorter quand il était encore temps…et encore après…Je souhaitais que le fœtus meure. Je l’ai souhaité tellement fort par moment, qu’aujourd’hui je culpabilise, et en ai peur !
La plupart du temps prostrée sur mon lit, immergée dans une détresse totale.
J’aime profondément la VIE, et l’Amour, et comment vous dire, je me sentais tellement inhumaine de ressentir de tels sentiments, envers l’être à l’intérieur de moi…, mais surtout envers moi, envers cet homme que je ne supportais plus et que je me refusais à quitter…. Bref, sans rentrer dans les détails de ce douloureux épisode de ma vie, il était nécessaire que je vous l’esquisse pour comprendre la suite….L’allaitement : je le souhaitais plus que tout ! Ma mère ne m’avait pas allaité, et j’ai toujours ressenti un manque, d’autant que mes frères l’ont été !
Quand mon petit est parti en néo-nat, il n’avait toujours pas de prénom ce qui n’a pas facilité l’histoire…, il a été nourri à la pipette, puis au biberon. On m’a dit pour me « soulager » de cette séparation, « ne vous inquiétez pas, vous pourrez tirer votre lait », moi qui voulait tant l’allaiter, lui donner mon sein… le nourrir, cet enfant ! Lui donner la vie, et continuer à lui donner la vie en le nourrissant ! Il fallait que je me console de ça ?? !! tirer mon lait ? Très glamour !!
Mais tirer mon lait a été dur. Je n’avais pas de lait, ça ne venait pas…ou trop peu…. Si bien qu’ils ont fini par lui donner des biberons. Je ne voyais pas mon fils, ne pouvant toujours pas me déplacer, excepté les deux derniers jours sur les cinq !
J’entendais dire, que si mon lait ne venait pas c’est que sans doute je n’avais pas vraiment envie de l’allaiter, ou quand lorsque nous avons essayé de mettre mon bébé au sein quand il est revenu de la néo nat, quand il pleurait, que cela signifiait qu’il ressentait ma véritable envie qui était de ne pas l’allaiter, et qu’il fallait que j’accepte finalement que je n’en avais pas réellement envie !
Bref, on ne m’entendait pas dans ce désir, et ce besoin d’ être au plus près de mon enfant, que cela revêtait une importance réelle. Que ce n’était nullement un caprice ou que sais je ? !!!Cependant, je continuais à tirer mon lait, à recueillir quelques gouttes, puis quelques ml…. A finir par le mélanger au lait artificiel. En parallèle, je m’essayais aux seins, avec les téterelles. Plusieurs des infirmières m’ont demandé pourquoi je m’évertuais à vouloir donner mon sein…Je leur donnais toujours la même réponse… cette importance pour moi de lui donner.
Et comme je n’ai pas ma langue dans ma poche, je ne me laissais pas faire… ! Je demandais de l’aide pour la mise au sein. Je doutais fortement de moi… ! Hélas durant ces treize jours passés à la maternité, je n’ai rencontré que deux trois personnes à l’écoute ; un stagiaire, un puériculteur et une infirmière.
Pourquoi on ne voulait pas m’entendre ?????Avec la fibromyalgie, j’en ai bavé sévère des conséquences de l’accouchement, du passage des forceps ! Et de l’épisio !! Et je ne m’en remettais pas. J’ai ainsi reçu mille et un petits pics du style « vous êtes douillette, on se remet en 4 jours d’une épisiotomie, madame… ! » « AH ! Ah bon….  ».
Je ne participais pas aux soins du bébé, incapable que j’étais de me lever !!! Le papa qui ne travaillait pas à l’époque restait avec moi durant le séjour. Et c’est lui qui s’occupait des soins de mon fils. Mais une nuit il a ûu partir d’urgence de la maternité à cause d’une suspicion de gastro.
Depuis cette fameuse nuit, je prenais le relais, tandis que je ne me sentais pas encore capable de me tenir debout….On considérait à tort que je devais savoir désormais les gestes de soins, que je n’avais pas encore prodigués depuis l’accouchement. Il fallait donc que j’insiste pour que l’on puisse me les montrer !
Epuisée par mon bout de chou qui ne trouvait pas le sommeil dans cette ambiance, par le stress ambiant, l’équipe désagréable, les tensions de mon couple, etc j’ai trouvé un jour une oreille plus attentive de la part d’un des puériculteur. Lui expliquant le pourquoi de mon stress, de mes craintes…
Je me suis retrouvée le lendemain avec une assistante sociale au derrière, et toute une équipe pluridisciplinaire soit disant pour m’aider….ça a été l’horreur… ! On me dissuadait de plus en plus l’arrêt de l’allaitement. On profitait de mon état de fatigue intense pour me poser des tas de questions sur ma vie passée…. Avant cela une infirmière a eu le toupet de me dire que je n’avais pas à me plaindre, car je ne savais pas ce qui se passait dans la chambre d’à côté, que j’avais un très beau garçon et que je devais être la plus heureuse des mamans. Sur ce, j’ai répondu qu’elle ne savait rien de ma vie, qu’elle ne se fiait qu’ aux apparences, qu’elle était loin de tout savoir, et que c’était stérile de faire des comparaisons sans les tenants et les aboutissants.Bref, je ne supportais plus d’être dans cette ambiance démoralisante. Je n’avais qu’une hâte sortir et rentrer chez moi. Mon fils ne reprenait pas son poids, et on ne voulait pas me faire sortir.
Quand je suis rentrée chez moi, j’ai pu reprendre des forces et de l’énergie.Quand bien même j’ai souffert d’un abcès à l’épisiotomie…. Durant un mois, je me suis assise sur une bouée. J’ai eu la force de me séparer de tout ce qui avait été mis en place par la maternité pour assurer le suivi du bébé et de ma santé psychologique….. (avec des associations x, y). Finalement suivie par ma psychanalyste, et suivant mon intuition de mère j’ai réussi à mener mon allaitement et à mettre en place une relation équilibrée, et saine avec mon fils.
A ses deux mois, mon fils tétait sans aucune téterelle.
Assez rapidement, d’autres soucis apparaissaient. Je ne comprenais pas pourquoi mon fils refusait de téter…. et j’ai failli abandonner, me disant que les infirmières avaient finalement sans doute eu raison… Qu’inconsciemment, au fond de moi, je ne souhaitais sans doute pas allaiter, et que je m’accrochais à une envie idiote. Mais j’ai compris que je faisais des réflexes d’éjections forts, et que mon fils n’avait pas du tout l’intention de cesser le sein. Cette compréhension de la situation m’ a permis de ne pas abandonner, et à l’heure actuelle mon fils est nourri aux seins exclusivement.
J’ai encore vécu un moment difficile, et depuis j’ai tendance à culpabiliser…. un médecin pédiatre-homéopathe m’a demandé de commencer l’introduction des solides, à l’âge de 4 mois et demi. Je ne le souhaitais pas et je n’en ai rien fait, et à 5 mois et une semaine, trouvant que mon fils n’avait passez pris en 20 jours m’a expliqué qu’en Afrique, les femmes qui allaitaient exclusivement jusqu’aux 6 mois de l’enfant, provoquaient chez leurs bébés des séquelles, et que certains d’entre eux mourraient d’être trop mal nutri. Je lui demandais pourquoi il me racontait cela, et il me disait que je risquais de malmener mon enfant, si je continuais à l’allaiter. Que mon lait n’était plus nourrissant… !!!
Je suis restée outrée. Tout le monde me dit que mon bébé est un beau bébé. Il a 6 mois et demi, fait 8kg. 69 cm. Très tonique, rieur, agréable à vivre…. !
C’est un merveilleux bébé. Je me dis que s’il avait faim, il me réclamerait encore ! Je continue de le nourrir à la demande, avec plaisir.Dernièrement, j’ai eu la chance de connaitre une ostéopathe qui m’a permis de « revivre la naissance ». Autant mon fils n’ a pas trop souffert de séquelles physique apparentes lors du passage des forceps, autant la force avec laquelle il a été arrachée de mon corps nous a traumatisé tous les deux. Mon fils n’arrive pas à dormir ailleurs que dans mes bras, ou tout près de moi. L’ostéopathe m’a expliqué qu’il devait revivre le traumatisme de l’abandon à chaque fois qu’il était séparé des bras de sa maman. Nous avons donc tenter de travailler une re-naissance.
Maintenu par la tête par l’osthéo, et par moi même au niveau des jambes, nous le maintenions dans une position similaire à celle qu’il avait dans l’utérus au moment de la poussée. Le but étant qu’il pousse sur ses jambes pour s’expulser de cette position. C’était très difficile pour moi de le voir pleurer, n’arrivant pas à comprendre dans quel sens ses jambes devaient pousser pour sortir de cette position difficile. Et au moment où il a réussi à pousser et sortir de cette position, l’émotion m’ a envahie. Et m’envahit encore. Il se libérait de lui même. Je l’ y aidais. prenant conscience de sa difficulté à sortir, et de mes fortes émotions. Je dois maintenant faire un travail…. rassembler ce que j’ai ressenti. Lui parler, lui exprimer ce que nous avons vécu. Je sens que je ne suis pas encore capable de mettre des mots sur ces souffrances. Je sens que je ne suis pas loin, qu’un jour nous serons vraiment libérés.Merci.

Si il y a une prochaine naissance, c’est sûr et certain, ce ne sera pas dans le même endroit !
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3 Réponses to “#141 Anonyme, La Rochelle, 2012”

  1. Anonyme 23 février 2013 à 19 h 36 min #

    Bonsoir,

    Mon accouchement fut aussi traumatisant car ils ne m’ont pas écouté et n’ont pas voulu que j’expulse mon bébé accroupi .
    L’obstétricien est arrivé avec sa ventouse et n’ayant pas voulu de péridurale, j’ai souffert le martyre … Comme vous, j’ai eu cette impression que l’on m’arrachait mes organes, que je n’étais plus maître de mon propre accouchement .
    Mon fils et moi avons eut recours à un ostéopathe, qui nous a beaucoup aidé mais je ne suis encore pas remise de tout ça, psychologiquement …

    Bravo à vous pour votre allaitement 🙂
    Quel courage vous avez !
    J’allaite aussi mon fils exclusivement depuis 6 mois maintenant et comme vous, ce n’est que du bonheur !

    Bonne continuation

    • angelinaroc 23 février 2013 à 19 h 52 min #

      Bonsoir,
      Accepteriez-vous de nous envoyer votre témoignage plus complet pour que nous puissions le mettre sur le site ?
      Merci d’avance
      Angelina

  2. yadelavie 24 février 2013 à 20 h 22 min #

    Bonsoir,

    Merci à vous….
    C’est intéressant, je pensais en témoignant parler davantage de cet allaitement difficile à mettre en place, et je me rend compte à quel point j’ai mis l’accent sur les forceps…. Cela montre au combien ce passage a été et est encore extrêmement douloureux pour moi.
    A la fin, j’avais je crois tellement peur ne pas finir ce témoignage et sans doute eu peur d’un jugement quelconque, que j’ai fini par bâcler mon témoignage. C’est la sensation que j’en ai eu. Finalement….
    J’ai tellement souffert de ce peu d’écoute, ou de vrais je dire de ce « pas d’écoute », et de ce que l’on m’a renvoyé…. quand je demandais des explications, ou quand j’exprimais mes émotions, mes ressentis, que j’ai sans doute eu peur de me dévoiler véritablement, sans détours. Je me rends compte que j’ai très peu décris finalement les treize longs et pénibles jours en maternité…. post accouchement…. !!!
    Et ce qui en a suivi en rentrant chez moi.

    Je ne dirais pas que ce n’est que du bonheur. Je crois que je déteste cette expression qui ne signifie pas grand chose pour moi. Mais effectivement je prend plaisir à partager ce moment de Vie, du vivant avec mon fils…. Surtout après tout ce que nous avons traversé durant la grossesse and cie !
    Parfois difficile quand on est fatigué, ou douloureuse soit psychologiquement soit physiquement mais tellement fort ! C’est un lien puissant…. ! Et tellement riche ! En ce sens là c’est Beau, c’est Vivant…. 🙂 Le sens premier de l’amour !

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