#191 Laura, à Grasse, en 2009

27 Fév

J’étais jeune, peut être trop, en tout cas je n’avais aucune notion de ce que pouvait être la prise en charge médicale d’une grossesse. J’imaginais qu’on nous laissait faire ce dont on était capable et que l’on nous soutenait pour les moments difficiles….utopie quand tu nous tiens.

Je perds les eaux chez moi, un matin, je ne m’attendais pas à cela ( si attend on un jour ) et me voilà embarquer dans la spirale, j’appelle mon ami et prépare la fin de ma valise.
Hop, Hôpital, nous voilà.

Un monito et un toucher après, vous n’êtes pas dilatée, revenez demain…

En fin d’après midi, les contractions deviennent rapprochées et bien trop douloureuse pour moi, la peur m’envahit. Cette crainte de souffrir le martyre m’inonde…je supplie mon ami de me ramener à l’hôpital. Je veux que l’on m’accompagne. Je ne gère déjà plus.

A mon arrivée, reçu par une sage femme débordée qui me dit que j’aurais mieux fait d’attendre chez moi, qu’ici, personne n’aura de temps à m’accorder pour m’écouter…que je ne suis qu’au début du travail et que je dois prendre mon mal en patience. Refusant de rentrer à mon domicile, on me place en chambre double avec une jeune maman, magnifique, qui allaite son petit bout de quelques jours..on papote. Elle me rassure et me dit que si je n’arrive plus à contrôler, que rien ne m’empêche de demander la péridurale le plus tôt possible.

Un peu de réconfort, ses paroles m’auront fait du bien.
23H, toujours aussi mal, je tourne me retourne, impossible de me reposer. J’appelle, on arrive, un tv et malheureusement madame vous êtes toujours à 1 voire 2 si je suis gentille. Ce n’est pas pour aujourd’hui.
J’ai mal…oui mais là il n’y a rien à faire, il faut attendre…si vous voulez demain matin, on déclenchera avec un tampon. J’accepte.
Le lendemain, le tampon ne fera rien de plus. Mes contractions sont inefficaces, le col ne dilate pas.
Tout s’emballe rapidement, de fatigue et de nerfs j’appelle la sage femme. Au monito de contrôle, le coeur du bébé commence à faiblir. Je panique, peine à respirer.
On m’envoie au bloc en urgence. Ce sera une césarienne…
Rachianesthesie avec une anesthesiste au top, rassurante et apaisante. Malgré le fait que je sois attachée et le champ trop près de mon visage, je suis soulagée. Il arrive mon petit bébé.
On tire, on tire tellement fort que je sens mon bassin se soulever, l’infirmière me fait signe que tout va bien, que s’est normal.
Il pleure, enfin le voilà, juste le temps de faire un bisous ou plutôt on me le colle sur les lèvres. Hop il est déjà parti.

La suite, remontée dans ma chambre bien tardivement, j’espérais voir mon enfant un peu plus tôt. Des conseils plutôt avisés pour mon allaitement m’ont permis de tenir bon.
et des puericultrices vraiment sympas, ont gommé tout ce qui avait pu se passer les jours précédents.

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