Anonyme, en France. 2008

27 Fév

Tout commence fin mars 2007 où avec la fin de l’allaitement du petit deuz revient en force une envie de petit troisième.

Après réflexion nous nous disons que d’ici 3/4 mois nous y penserons sérieusement mais que pour le moment ça fait un peu tôt. Finalement notre petite puce viendra se loger au creux de mon ventre un mois plus tard.

Je suis un peu déroutée au début, ne me sentant pas prête ni physiquement ni psychologiquement à revivre une grossesse pour le moment et puis surtout j’angoisse énormément à l’idée de gérer 3 petits bouts dont 2 ayant seulement 21 mois d’écart…Papa lui est super heureux car il n’aura pas à subir ma « mauvaise humeur » mensuelle à l’annonce d’une « non grossesse », chose qu’il a très mal vécu pour les 2 premiers petits. Nous sommes de toute façon très heureux.

Ce bébé est donc prévu pour le 25 janvier et nous ne souhaitons pas savoir le sexe avant la naissance.

Cette grossesse s’est déroulée très sereinement en comparaison avec la précédente. J’ai pu être active jusqu’au bout (et avec les 2 « grands » à gérer il valait mieux) et j’en ai bien profité. Grossesse beaucoup plus difficile sur le plan « émotionnel » avec de nombreux soucis au boulot, de gros conflits avec ma maman et ma grand-mère très malade. J’arrive donc en fin de grossesse très fatiguée psychologiquement et physiquement (chez moi c’est toujours le sommeil qui paye quand ça ne va pas fort…). Je n’ai aucune crainte vis-à-vis de l’accouchement et je me suis même faite à l’idée que je pouvait accoucher seule à la maison ( les gars sont nés plutôt vite). Une seule chose me terrorise : accoucher à la maison seule avec les gars (là je ne suis pas sûre de tout gérer) et je n’espère donc qu’une chose c’est que le travail ne commence pas en pleine heure de pointe, empêchant papa d’arriver vite pour nous chercher.

Le 7 janvier, rentrée des classes après les vacances de Noël, je me lève en se disant qu’à ce terme mon aîné venait de naître. A l’école tout le monde est étonné de me voir encore avec mon gros bidon et chaque phrase m’énerve parce que je suis super pressée d’accoucher. Je me console en me disant qu’il y a quand même de fortes chances pour qu’en fin de semaine je puisse serrer mon bébé dans mes bras. J’avais lu qu’une frénésie de rangement pouvait précéder l’accouchement, ce fût le cas. Ce jour là j’ai fait les courses, le repassage, une partie du ménage puis après avoir récupéré les gars nous avons enlevé les décos de Noël, fait les cartes de vœux. Je leur ai ensuite donné le bain puis les ai installé à table. Juste à ce moment papa est rentré, il était 19h30 et je me suis dit « ouf il est là si j’accouche maintenant je ne serai pas seule ». Et heureusement parce qu’à 19h45 je perdais les eaux….(je rêvais d’un début de travail franc, on ne peut faire mieux)

Je n’ai aucune contraction, je suis super détendue, ce qui nous permet de préparer les garçons (et leur sac) et de finir la valise tranquillement. Le petit ne comprend pas trop pourquoi on lui remet ses chaussures alors qu’il est en pyjama et le grand a un moment de panique et veut venir avec nous à la maternité. Papa est lui super inquiet que l’accouchement dure longtemps puisque les contractions ne démarrent pas. En prévision il se bourre donc les poches de différentes cochonneries (ben oui nous n’avons pas eu le temps de manger nous). Nous partons vers 20h10, le trajet me semble surréaliste: le petit chante, le grand pose les questions attendues toute la grossesse style mais comment il va faire pour sortir le bébé ?, je lui réponds tant bien que mal tout en étant super excitée à l’idée de faire bientôt connaissance avec mon bébé, papa lui pense à ses RDV de boulot qu’il devra annuler (ah ces hommes !!!). Vers 20h25 les gars sont déposés chez la nounou (qu’est ce que nous ferions sans elle ???), je suis triste de les laisser (c’est la première fois que le petit dort loin de moi) mais les contractions commencent et cela m’aide à me séparer d’eux.

Nous arrivons à la clinique à 20h45, les contractions semblent déjà bien rapprochées et me « plient en 2 » mais papa asperge prend le temps de faire ½ tour avant de se garer pour être dans le bon sens pour repartir. Pourquoi, il se le demande encore aujourd’hui !!! C’est une élève SF qui nous accueille ; elle porte le même prénom que ma grand-mère qui est malade. J’ai eu tellement peur toute la grossesse qu’elle ne soit plus là pour la naissance que je vois cela comme un signe et je me dis qu’elle sera encore là lors de notre prochaine visite et qu’elle rencontrera donc son (ou sa) arrière petit(e) fils(lle).

Comme j’ai perdu les eaux, le protocole « impose » de faire un monitoring. Nous restons donc seuls une vingtaine de minutes, les contractions sont très intenses et semblent vraiment très rapprochées, je suis mal sur le dos et voudrais bouger, c’est dur (en fait j’en avais le droit mais je ne le savais pas). Papa me dit que les contractions sont écartées de 3-4 minutes, l’élève SF à son retour dira « oh la la mais vous contractez toutes les minutes on va passer en salle d’accouchement ». Je me demandais aussi ce que c’était que cette « salle de travail » puisque je n’y étais pas allée pour mes premiers.

Une fois en salle d’accouchement l’élève SF m’examine, je suis dilatée à 6/7. Je panique un peu, me demandant si je pourrai tenir sans péri. L’homme SF me propose alors de refaire un monito et d’aviser ensuite pour la péri. Je me mets sur le côté droit et supporte alors beaucoup mieux les contractions. L’homme SF explique à l’élève tout le rangement du matos car c’est son premier jour. Finalement il n’aura pas le temps de finir, j’ai envie de pousser. Il ne me croit pas et me dit de se calmer, ce que j’ai beaucoup de mal à encaisser. Il m’examine et effectivement je suis à dilatation totale. Il me demande de me remettre sur le dos et prépare les étriers mais je refuse et demande à rester comme je suis sur le côté droit (mon deuxième est né dans cette position). L’expulsion est très rapide, j’ai à peine le temps de ressentir ces sensations de brulures au niveau du périnée que déjà mon bébé est dans mes mains puis sur moi. Il est 21h40, je n’en reviens pas et l’homme SF non plus. Je suis persuadée avoir « senti » que c’était un petit mec mais je ne sais pas ce que j’ai senti parce que finalement c’est une petite princesse. Papa la prénomme et coupe le cordon. Il rêvait d’avoir une fille, il est donc aux anges et trouve super d’avoir gardé la surprise jusqu’au bout. Le seul bémol de cette naissance sera l’ocytocine injectée pour la délivrance alors qu’il n’y avait pas urgence. Je n’étais pas assez renseignée et n’ai donc pas osé refuser. Le placenta est certes sorti très vite mais moi j’ai ressenti des douleurs plus intenses que celles des contractions de la naissance et je me suis sentie « partir » d’une manière très désagréable. Mon bébé est restée en peau à peau mais pendant une heure rien ne va, elle pleure et rien ne la rassure, c’est dur. Finalement au bout d’une heure elle trouve le sein et s’apaise automatiquement. Ce sera le début d’une très longue histoire de lait

48h plus tard j’étais de retour à la maison avec un suivi en HAD organisé par la clinique. En dehors de l’ocytocine qui ne m’a pas été imposée mais que je n’ai pas osé refuser par manque de connaissance, je me suis sentie respectée durant cette naissance mais aussi après dans le service.

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