#201 La naissance de mes filles

28 Fév

Ma première fille est née le 7 Avril 2001 à la maternité de Périgueux (24).
Ma grossesse fut épanouie même si j’avais peu d’informations concernant la naissance d’un enfant.
La Sage-femme de la PMI qui venait me voir à domicile ne faisait que vérifier les battements du cœur du bébé. Mais aucunes communications sur les « maux » entourant la grossesse.
Ma mère n’était pas une situation, à l’époque, où elle pouvait me donner des conseils, partager ses expériences, me soutenir…et avec ma belle-mère, à ce moment, on ne s’entendait pas bien.
Malgré tout, j’ai appris à écouter et être attentive à mon corps.
Je ne savais pas grand chose. Je me suis laissée guider par les professionnels médicaux : échos à gogo surtout sur la fin du terme, RDV anesthésiste, gynéco….. Avec le recul, je me dis que tous ces examens auraient pu être limités.
J’ai lu quelques magazines du type « famili », ai pris du gaviscon pour les brûlures d’estomac…. A ce moment, je pensais que c’était bien de se laisser « diriger » par des professionnels.
Le soir où nous sommes arrivés à la maternité, après 3 heures de contractions, on nous a emmené dans une sorte de local ( pour moi ce n’était ni une chambre, ni une salle d’accouchement car il y avait pas mal de fournitures hospitalières. Et pourtant c’est là que j’ai accouché !!!).
Puis pose du monitoring… plus possible de bouger !
Position semi-allongée, grosses douleurs aux reins.
A ce moment là, je me suis sentie négligée par le personnel : pas d’explications, pas de mots rassurants, pas de communication…..
Les contractions se rapprochaient, et chaque fois, je broyais les 5 doigts de la main du papa.
Après de longues heures, l’anesthésiste est venu me poser la péridurale. Il devait être minuit, à peu près. La Sage-femme qui l’accompagnait s’est permise de lui dire que j’étais trop jeune de toute façon pour supporter la douleur et que « en gros » la péri était obligatoire.
Il s’y ait pris à 2 reprises avant de réussir à me la poser.
Oh, quelle douleur ! En plus, je n’ai senti aucuns effets de soulagement.
Finalement après quelques contractions et quelques poussées, que j’ai bien maîtrisé malgré les demandes de la Sage-femme de me retenir à certains moments, notre petite « princesse » a mis son petit bout de nez dehors à 2h20 du matin. La Sage-femme m’a tout de suite mis ma petite fille sur le ventre, puis elle l’a emmené (sans le papa, il me semble), pour lui faire les « premiers soins » (j’ai su bien plus tard ce que c’était réellement).
Puis a suivi 4 jours « pénible » à la maternité.
Comme au départ je souhaitais accoucher à la maison et que finalement j’avais accepté l’accouchement en maternité pour rassurer mon conjoint, ce séjour m’a paru long et je me suis sentie très seule.
Une Sage-femme m’a aidé au début pour donner le sein à mon bébé, mais elle ne m’a pas expliqué plus en détails les joies, les doutes, la fatigue liées à l’allaitement. Je pense que si j’avais eu plus d’infos j’aurais pu allaiter ma fille plus longtemps.
J’ai tout de même été contente de ce moment où j’ai donné la vie pour la première fois. Quand elle est sortie, c’est comme si nous étions dans une petite bulle, rien que toute les deux. J’étais heureuse.
La prise en charge du personnel de la maternité fut assez limité, je me suis sentie mal entourée.

Onze ans après, j’ai donné naissance à ma deuxième fille.
Ce fut aussi une grossesse épanouie.
Cette fois-ci j’ai eu la chance d’avoir un compagnon qui a accepté qu’elle naisse à la maison.
Nous étions trois, avec la Sage-femme, dans notre petit cocon.
Nous avions prévu de la musique pour l’arrivée de notre petit bout et puis finalement tout s’est déroulé dans le silence. Pas de cris, quelques gémissements lors des contractions mais pas plus.
J’ai choisi la position que je voulais lors des contractions et de la sortie du bébé. C’était génial !
Notre petite fille a été rattrapée par la Sage-femme avec beaucoup de délicatesse (vu que j’étais debout) et la remercie beaucoup pour cela.
Mon compagnon en rigole encore, car comme il le dit si bien : « on aurait dit qu’elle faisait une mêlée au rugby !».
Il m’a soutenu jusqu’au bout, je ne l’ai pas lâché et pendant les longues heures des contractions il a été aux petits soins ( et d’ailleurs les semaines qui ont suivies aussi).
Ce fut vraiment un moment unique et tout aussi marquant que mon premier accouchement, même s’ils étaient totalement différents.
Avec le recul, je ne jette pas la pierre au personnel qui m’a accueillie à la maternité en 2001.
Je me dis qu’à l’époque, la conscience d’une naissance naturelle respectée n’était pas une évidence pour tous ces professionnels.
Il y avait aussi, je trouve, beaucoup mieux d’informations sur La Naissance d’un enfant.
A l’heure actuelle, on trouve régulièrement des émissions, des documentaires à la télé et puis avec internet qui s’est généralisé dans les familles, nous avons tout de même accès à beaucoup plus d’informations sur le sujet qu’il y a une douzaine d’années.

J’ai été très heureuse de pouvoir me remémorer mes histoires d’accouchements, de pouvoir les partager et de les écrire.
Merci.

Ludivine, 07 -Ardèche.

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