#210 Naissance de ma fille en Gironde en Aout 2010

2 Mar

La première chose à laquelle j’ai pensé pour mon accouchement c’était « dans l’eau » (j’avais également songé à un AAD mais je n’étais pas très tranquille pour un premier bébé, et mon médecin ne me le conseillait pas car nous habitions à plus de 30 mn du premier hôpital).

Je me suis renseignée, je pouvais avoir ce type d’accouchement à 1h de chez moi. Il fallait que toute la grossesse se passe bien et … il n’y aurait pas de péridurale.

Ah, mince alors. J’avais pas vraiment prévu d’avoir mal si on me laissait le choix…

Mais bon, j’y tiens à cet accouchement dans l’eau. Ce qui au début n’était qu’une lubie devient une évidence au cours de mes recherches. Moins de traumatisme pour le bébé, moins de risques d’épisiotomies ou de déchirures pour la maman, il parait même que ça diminue la douleur des contractions. Je ne suis pas particulièrement douillette, des millions de milliards de femmes l’ont fait avant moi, je me dis que je devrai m’en sortir. Ma décision est prise, ce sera dans l’eau, sans péri !

Bon, prendre une décision, ça n’enlève pas le nœud dans le ventre quand on y pense trop. Pour m’aider, mon homme avait coutume de me rappeler un documentaire animalier qu’on avait vu, avec un serpent qui engloutissait un œuf trois fois plus gros que lui. Au début, on se dit qu’il est trop gourmand, et finalement il dilate sa bouche tant et si bien qu’il l’avale. C’était la manière de mon homme pour me rappeler que la nature est bien faite et que mon corps sait faire, est prévu et équipé pour… C’est un leitmotiv qui me suivra tout au long de la grossesse « Pense au serpent et à l’œuf » !

J’arrive au bout de cette grossesse. Tout s’est bien passé dans l’ensemble : quelques nausées, aigreurs d’estomac, jambes lourdes, mais pas de réelles complications. Je devrais pouvoir accoucher dans l’eau comme je le souhaite.

On arrive à 11 jours de ma DPA (date prévue d’accouchement).

Nous passons une agréable et longue soirée avec ma belle sœur, son homme et le mien, où on a fini de jouer aux cartes à 1h du mat’. Tout le monde est parti se coucher,  je nettoie rapidement la table du salon et je file moi aussi sous les draps. C’est là, allongée, que je ressens la première contraction.

Ca faisait 2 bons mois que je contractais tous les jours, une dizaine de fois en moyenne. Mais là, j’ai de suite senti que ce n’était plus les mêmes, c’était douloureux. Bon, rien de bien grave, et tout à fait supportable encore. Je préviens mon homme du travail qui semble se mettre en route. Ca l’inquiète d’un coup. Il en a bien profité ce soir et un peu trop bu pour conduire. Il me demande s’il peut dormir un peu. Je le rassure, ce n’est pas encore pour tout de suite et je me couche. Je fini par me lever sur les coups de 4h car j’ai des contractions toutes les 20 minutes et je n’arrive pas dormir.

C’est drôle, j’ai eu tellement peur de ce jour pendant la grossesse, me demandant comment j’allais gérer sans péri, mais finalement, le moment venu c’est l’excitation qui prend le dessus !

J’ai rendez vous avec la sage femme à 8h30 pour un monitoring, je me dis que je vais l’attendre sauf si les choses se précipitent.

C’est un premier bébé, j’ai le temps…

J’essaie tout de même de prendre un spasfon et une douche pour être sûre que ce ne soit pas un faux travail, mais ça continue, régulièrement. Je patiente donc, je me souviens avoir pas mal trainé devant l’ordi pour avoir l’heure, à lire pour ne pas faire de bruit, à envoyer un mail à quelques copines pour leur dire que la rencontre était pour bientôt. Quand j’y repense, c’était bon ce moment tranquille, seule dans la pénombre et le silence du salon à profiter des derniers moments de fusion.

A un moment, j’entends frapper à la fenêtre. « Alors, ça y est ? ». Je vais ouvrir, c’est mon propriétaire qui rentrait du boulot et qui a vu de la lumière. A cette heure, il pensait trouver mon homme de retour de la maternité. Je souris, on devrait bientôt y aller…

Vers 6h, je sens que les contractions se rapprochent. Je commence à les noter et ce jusqu’à l’arrivée de la sage femme. Elles varient entre 4 et 7 minutes, enfin c’est ce que je crois… Je ne saurais qu’après l’accouchement que je chronométrais mal. Je comptais le temps entre le début de chaque contraction et non celui entre la fin d’une contraction et le début de la suivante. Tant mieux je me dis maintenant, j’aurais peut être eu peur et serait partie plus tôt pour la maternité.

Un peu avant l’arrivée de la sage femme, je réveille mon homme pour qu’il prenne une douche car il faudra sans doute y aller par la suite. Pendant ce temps, je rassemble les affaires en vue du départ.

La sage femme arrive et me demande comment ça va. Je lui dis qu’on l’attendait et lui raconte ma nuit. Je me rappelle qu’elle est surprise de voir mon homme aussi détendu (héhé, c’est que jusque je l’ai plutôt ménagé !)  Elle me propose de faire un monitoring et de regarder où j’en suis ; les contractions sont bien présentes, le travail est engagé, bébé va très bien, je suis à deux doigts larges…

Seulement deux doigts. Ce n’est pas énorme.

Je m’accroche à ce « large ».

La sage femme me dit que le début de travail doit être lié à la pleine lune (2 jours plus tôt), que ça a déclenché le travail chez beaucoup de ses patientes cette semaine, même malheureusement pour des femmes qui étaient loin du terme… Je ne sais pas trop quoi en penser, on entend tout et son contraire sur l’influence de la lune pour l’accouchement. Je crois beaucoup en l’influence de la lune sur beaucoup de choses mais statistiquement, des bébés naissent tous les jours de l’année alors ça ne me semble trop facile de réduire ça a « 3 jours avant et 3 jours après la pleine lune, il y a plus de chances d’accoucher ».

La sage femme nous dit qu’on peut partir pour la maternité, qu’elle va les appeler pour les prévenir de notre arrivée. On a au moins une heure de route, peut être plus s’il y a des embouteillages… Et puis, s’il y a 3 salles de naissance, il n’y en a  qu’une dite « nature » avec la baignoire. J’espère qu’elle ne sera pas occupée ! Je sais qu’il n’y a qu’à peine 10% des accouchements de cet hôpital qui se réalisent dans l’eau, mais ça n’est pas une garantie de disponibilité…

On décide tout de même d’attendre un peu encore avant de partir, je voulais me prendre un gros petit déjeuner et comme je disais à la sage femme, « ils ne me laisseront pas manger là bas et je n’ai déjà pas dormi de la nuit, si je ne mange pas, je ne tiendrai pas le coup! ».

(Bon, je me suis abstenue de lui préciser que j’avais déjà mangé vers 6h ; c’est que ça faisait déjà plus de 3h et j’étais sûre d’avoir encore un peu de place, je voulais prendre le maximum d’énergie…)

Donc j’ai pris mon petit déj’ : des céréales (la sage femme m’avait conseillé d’éviter les choses trop grasses ou trop lourdes alors j’ai fait l’impasse sur les viennoiseries) et on est partis sur les coups de 10h.

Au début, tout va bien, on est sur des petites routes de traverse, ça roule. Je suis sur le siège passager, je respire, je gère plutôt bien. Puis nous arrivons sur l’autoroute, ça roule toujours mais il y a du monde. Je pressens ce qui va arriver, je connais cette route ; à la fin de l’autoroute, nous repassons sur une seule voie, on ralenti, ça bouchonne… Mon homme commence à s’inquiéter, il voulait appeler les pompiers pour qu’ils nous fassent passer prioritaires. Mais je suis toujours zen et je lui dis de ne pas s’en faire, qu’on mettra une demi heure de plus mais que je n’accoucherai pas dans la voiture, je sens qu’on a le temps. Il appelle quand même le 17 car il y a des gendarmes qui circulent sur la bande d’arrêt d’urgence et il voudrait bien les suivre. Je ne lutte pas, je ne peux plus, j’ai besoin de mon énergie. Il se fera gentiment éconduire par le gendarme au bout du fil… 10 mn plus tard, nous prenons la sortie de l’hôpital.

Arrivée à la maternité vers 11h45, on a attendu une petite demi-heure car ils étaient débordés (on me parle encore de la lune…) Puis on est venu me chercher pour m’emmener directement en salle de naissance. Comme la sage femme avait appelé, ils savaient que j’arrivais en travail et, malgré l’activité intense (toutes les salles de prétravail étaient prises!), ils avaient eu le temps de lire mon dossier, de voir que je voulais un accouchement aquatique et ils m’ont gardé la salle nature dans laquelle on file. Je suis heureuse…

Là on m’ausculte, col ouvert à 3! Ben tu vois chéri, ce n’était pas la peine de stresser pour les bouchons. Bon, par contre moi ça me fout un peu le moral dans les chaussettes, en 3h, je n’ai dilaté que d’un tout petit centimètre (on oublie le « large » de tout à l’heure, c’est trop sinon)…

On me demande de m’allonger pour un monitoring, je m’exécute de bonne grâce. On me laisse avec la machine et mon homme. Mon homme installe nos petites affaires, on met un peu de musique.

Mais mon calvaire commence : j’ai détesté tous les moments où j’ai dû m’allonger, j’avais plus de mal à gérer les contractions, à me détendre. Je me revois étendue là, la jambe prise de spasmes, mon homme me la tenant, essayant de m’aider. Je n’accompagne plus les contractions, je les subis, elles me submergent … et passent ! Je n’ai pas le souvenir d’avoir appréhendé à chaque fois la contraction suivante, ni d’avoir complètement perdu pied lors de ces moments, mais j’avais cette sensation d’impuissance à me soulager qui me crispait.

Crispée, c’est ça le mot. Ou coincée, mon corps veut bouger et ne peut pas.

On finit par revenir, mais le monito a bougé, le tracé n’est pas visible, il faut recommencer un peu. Je n’en peux plus, on nous laisse à nouveau, je suis loin d’être seule à accoucher…

J’en profite pour boire, il fait super chaud, j’ai une bouteille dans mon sac à main que je garde bien planquée (on ne m’aurait peut être rien dit mais je ne veux pas prendre le risque). Nous rappelons quelqu’un, je sens bien que le capteur du monito se barre encore, il n’y a encore plus de tracé. Une femme vient, tripatouille le monito et s’en va vite. 2 mn après, le truc retombe, j’ai envie de hurler, j’ai l’impression de souffrir pour rien… J’ai dû passer plus de 2 heures comme ça et au final le tracé était inexploitable !

On me met un monito pour bouger (ça existe ? pourquoi on me l’a pas proposé avant ??) Dès que j’ai pu me relever j’arrivais à me soulager avec des mouvements de balancier, la tête posé sur mes bras, ceux ci reposant sur un lit, table ou autre et me balançant d’une jambe sur l’autre. Ca allait mieux, ça me soulageait.

Mais on me dit que le travail n’avance pas assez vite. Que ma puce est toujours très haute…

Je n’ai plus vraiment de notion des heures qui passaient. Je me souviens que la sage femme m’a proposé un dérivé de morphine pour accélérer le travail et soulager les contractions. Je ne connaissais pas le produit, j’ai accepté, surtout pour accélérer le travail. On m’a dit que j’allais me sentir groggy et qu’il fallait rester allongée pour éviter un malaise. Encore allongée ? Enfin, si ça aide un peu pour la douleur ça devrait aller.

Je ne me suis pas sentie groggy, du coup allongée j’ai encore douillé pendant les contactions que je ressentais toujours autant. Par contre, effectivement ça a aidé au travail puisque 10 mn plus tard je perdais les eaux. Je regrette cependant qu’on ne m’ait pas dit que, suite à ce dérivé de morphine qu’on m’a administré, il faudrait faire une piqure à ma puce à la naissance pour en contrer les effets. Je ne l’aurais pas pris si j’avais eu toutes les infos…

A partir de là tout s’est enchaîné très vite, j’ai pu aller dans la baignoire à 37° (Pff, il faisait déjà chaud ! Je n’en peux plus et je demande le brumisateur toutes les 2 minutes). Je commençais à sentir des envies de pousser mais pas très fortes encore. Mon bébé descend doucement.

La musique, c’est Django à ce moment, ma fille naîtra avec ce CD. Je m’en souviens car il y a deux femmes près de moi qui parlent, rient un peu en annonçant « elle va naître en dansant cette petite ». Je souris et je les occulte, je me recentre sur ma bulle, mes contractions. Je demanderai plus tard à mon homme s’il savait qui elles étaient. Il m’avoue un peu penaud qu’il a finit par conclure qu’elles étaient d’un autre service et étaient là en spectatrices. Je dois avouer qu’elles ne m’ont pas franchement dérangée, je ne me souviens pas d’elles mise à part cette remarque qui m’a fait sourire, mais j’aurai préféré qu’on me demande mon avis avant d’inviter des spectateurs !

La poussée a été la partie la plus difficile pour moi. Pour les contractions il « suffisait » de gérer la douleur, je pouvais me faire comme une bulle, « sortir » de moi-même. Mais pour la poussée il à fallu arriver à dépasser cette douleur et continuer à pousser.

J’ai peur de déchirer, j’ai l’impression d’être écartelée. Je ne donne pas tout, je sens bien que je retiens un peu la poussée. Entre chaque contractions, je pense à mon bébé, je voudrai qu’elle soit déjà là, je l’appelle. Et puis la contraction arrive, avec cette poussée si forte, je ne peux pas résister, enfin si un peu quand même, juste pour protéger mon périnée. « Doucement mon bébé, pas trop vite. »

Au bout de quelques poussées, la sage femme sens que je fatigue un peu. Elle me remotive, elle me dit qu’on voit ses cheveux et me propose de les toucher.

Je caresse ma fille en moi, je sens le sommet de son crâne, elle a déjà de longs cheveux… Le fait de la sentir arriver me rebooste et je repars de plus belle sur les poussées suivantes. Mais quand je touche à nouveau, après la contraction, j’ai l’impression que ça n’avance pas, je commence à me dire que je n’y arriverai pas.

La sage femme appelle chéri à côté d’elle pour l’aider, il doit me tenir la jambe pour m’aider à prendre appui et pousser. Le pauvre ne voulait pas forcément voir mais il s’est retrouvé avec une pleine vue de la petite qui sortait… Il voit ses cheveux flotter ; ils sont longs, bien plus longs que mes poils ! C’est quand il a vu la longueur que mon homme a compris que ce n’étaient pas mes poils mais bien la tête de bébé qui arrivait. Je crois que ça fait partie des images qui lui restent de l’accouchement, ces cheveux flottant dans l’eau hors de mon corps.

Du coup il commentait et le fait que lui m’en parle m’a remotivée. J’ai compris qu’à chaque poussée, le passage s’élargissait un peu plus et on voyait de plus en plus sa tête même si à chaque fin de poussée elle rerentrait un peu (c’est pour ça que je n’avais pas l’impression que ça évoluait).

J’ai enfin réussi à dépasser vraiment la douleur et à pousser à fond. La tête est sortie, encore 2 bonnes poussées et la sage femme a dégagé les épaules. La suite s’est fait tout seul et ma puce était dans l’eau à 19h03. C’est ma première image d’elle : elle est là, elle flotte entre deux eaux, entre mes jambes. Elle est si belle, c’est mon chef d’œuvre !

J’ai pu aller la chercher et la poser contre moi. C’est un moment tellement émouvant, j’en ai les yeux qui me piquent rien qu’à y repenser et vous l’écrire. Finalement, la poussée a été difficile mais dès que ça a été terminé, j’ai quand même dit à la sage femme que c’était gérable et que finalement je m’attendais à pire sans péridurale. Elle a souri

Elle m’a demandé de sortir de l’eau pour l’expulsion du placenta, je suis retournée sur le lit et nous n’avons pas attendu longtemps avant qu’il arrive. Je ne l’ai quasiment pas senti passer, je n’avais d’yeux que pour ma fille. J’ai un petit regret ici aussi, on ne m’a même pas proposé de voir le placenta, il a été jeté ! Mon homme a eu juste le temps de l’apercevoir.

Bon, je ne suis pas malheureuse, je n’ai eu ni épisio, ni déchirure, juste une petite éraillure à la sortie du vagin mais qui n’a pas nécessité de points. La sage femme m’a bien dit que c’était sans doute grâce à l’effet de l’eau, car j’avais un périnée hyper tonique qui n’aurait peut être pas résisté en conditions normales.

On est resté deux heures dans la salle de naissance en peau à peau, c’est ce que j’ai vu quand nous sommes allées en chambre car j’ai eu l’impression que ça n’avait duré qu’un court instant Je n’ai eu le temps que de faire la tétée de bienvenue et la contempler…

J’aurais souhaité sortir le lendemain pour rentrer chez moi mais le pédiatre souhaitait qu’elle reprenne un peu de poids avant et je n’ai pas insisté. Le séjour à la maternité s’est relativement bien passé mais je n’étais pas très en demande d’aide ou de conseils alors les allées et venues m’ont plus souvent dérangé qu’autre chose. Je voulais sortir le lendemain mais je suis finalement sortie au bout de 2 jours et demi.

Voilà pour le récit de mon accouchement. J’en garde un bon souvenir mais j’ai aussi pas mal réfléchi dessus. Je sais que pour un prochain, je souhaiterai prévoir certaines choses à l’avance. Dans l’absolu, je préférerai un AAD, mais je prévoirai quand même de faire un projet de naissance pour le cas où celui-ci se déroule à la maternité. Je me suis un peu trop laissée impressionner par les blouses blanches et je suis sûre que ça aurait été encore mieux si j’avais pu faire comme je le sentais.

J’insisterai notamment sur la liberté de mouvement pendant le travail. Si j’avais pu me mouvoir à mon aise, je suis sûre que ma puce serait descendue d’elle-même. On m’a dit que le travail n’avançait pas mais on a tout fait pour le faire stagner (position allongée très longtemps).

Je noterai que nous ne souhaitons pas de collyre antibiotique. Ma puce y a eu droit avant que mon homme n’ait eu le temps de réagir.

Je préciserai aussi que je ne veux pas d’épisio, j’avais choisi ce type d’accouchement car c’était une de mes craintes mais je ne l’avais pas précisé. J’ai eu de la chance cette fois ci mais je ne veux plus prendre de risque. Et sans doute plein d’autres choses que je réfléchis tranquillement…

Merci à vous pour cette belle initiative, en espérant que ça puisse faire bouger les choses. Certains récits font froid dans le dos et je suis très triste de savoir que certaines femmes ont aussi mal vécu ce jour merveilleux de la naissance de leur enfant. J’espère qu’un jour, toutes les femmes pourront être écoutées, entendues dans leurs craintes et respectées dans leurs choix!

S.

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