#251 Anonyme décembre 2012

30 Mar

Arrivée à 8h30 le matin, contractions toutes les 5 minutes à partir de 9h, toutes les 2 minutes à partir de 17h….
Aucune écoute, aucun soutien, aucun anti-douleur, juste des: « prenez sur vous, dormez, calmez vous, allez dormir, il se fait tard il faut dormir »
Après une perte des eaux (vers 20h30) je m’entends me dire « çà va couler jusqu’à demain »…J’ai eu beau leur dire que j’allais accoucher, que mon premier accouchement s’est déroulé pareil, non on m’a laissé en chambre (même pas en salle d’accouchement ou de surveillance).
J’ai commencé le travail avec mon mari, on a appelé à 22h30 personne n’est venu. Mon mari s’est entendu dire « maintenant elle se calme elle prend sur elle, faut qu’elle dorme »….Mon bébé était engagé et coincé lorsqu’elles sont venus faire un contrôle à 23h15…..Mon bébé est né a 23h25 sans aucune aide médicale et sans péridurale dans mon lit….honteux à notre époque! Heureusement que la sage-femme du bloc qui m’a accouché été très humaine sinon je ne sais vraiment pas comment j’aurai pu vivre la suite de cet accouchement.

Suite à un échange de mail avec la maman, voici le récit plus complet de l’accouchement :

Donc jour de dpa on devait aller à la maternité pour 08h30

départ 7h50 : perte de sang donc je me doute que le travail est en route

8h30 arrivée maternité : mon gynéco est là il me visite col ouvert a 1 doigt, poche des eaux fissurées, on me met en chambre étage maternité c’est-à-dire l’étage où l’on met les mamans avec leur bébé…. (sachant que le bloc obstétrical n’est pas au même étage)

9h – 9h30 : les premières contractions arrivent et continuent toutes les 5 minutes de plus en plus fortes.

Je prends sur moi car pour mon premier accouchement mon col est resté longtemps ouvert à 1 avec des contractions violentes pour se dilater ensuite complètement rapidement.

Vers 13h30 : je sonne pour la première fois de la journée car les contractions sont toujours régulières et la douleur très intense. La sage-femme présente me visite dans la chambre avec un col toujours ouvert à 1. Elle me fait un monitoring pendant une heure à peu près, suite à cela le col n’a toujours pas bougé.

Cette sage-femme me dit donc qu’il faut bouger, marcher, que ce n’est pas à rester en chambre que le bébé va descendre. A savoir que j’avais des contractions très douloureuses et qu’il m’était impossible d’aller parcourir les couloirs dans cet état (étage de maternité donc visite pour les mamans). Elle me propose un ballon pour y faire des exercices. Je vais donc passer une bonne partie de l’après-midi sur le ballon à y passer les contractions douloureuses avec l’aide et le soutien de mon conjoint.

Je ne vois personne de l’après-midi……

18h30 : les contractions se sont rapprochées toutes les 2/3 minutes et les douleurs continuent de s’intensifier donc je sonne pour la deuxième fois de la journée
Je monte au bloc, où la sage-femme vient me visiter et me dit que mon col n’a toujours pas bougé et elle se demande même si c’est un col court ! Mon conjoint lui demandera ironiquement à son tour si un col se rallonge ! Elle nous passe en salle pour faire un monitoring pendant 1h, vers 19h30 la sage-femme me visite à nouveau et me dit que le col n’a pas bougé et que je retourne dans ma chambre – j’ai beau lui dire que mon premier accouchement s’est passé de la même façon et que quelques heures après mon fils été né, mais on peine à m’écouter et à me prendre au sérieux ! Une dame me ramènera dans ma chambre ;  les contractions sont toujours très très douloureuses et rapprochées, j’ai du mal à marcher, je suis pliée en deux, je gère comme je peux, mais je n’ai de toute façon pas le choix ! Elle me dit qu’on me donnera peut-être des antalgiques pour calmer les douleurs.

Une fois en chambre la sage-femme de l’étage m’amène un suppositoire de salbumol – fait pour arrêter les contractions !! On ne m’explique même rien on me le donne avec un petit sourire !

J’avoue avoir hésité à le prendre car je ne comprenais pas le pourquoi du comment ! Je ne comprends pas pourquoi on me donne du salbumol alors que les signes d’un accouchement proche sont quand même présents. Et à savoir que j’ai déjà été hospitalisée 2 fois pour contractions et que le salbumol n’a aucun effet sur moi….

20h30 : je perds les eaux ! Je sonne pour la troisième fois de la journée.

Une auxiliaire de puériculture vient voir – et là ! Elle me dit de me calmer, que c’est le soir, qu’il va falloir que je me repose, que je dorme –je suis pliée en deux de douleurs, et je viens de perdre les eaux – elle me dit que je suis trop stressée, qu’il va falloir DORMIR ! Elle me dit de demander de l’antarax pour DORMIR ! de prendre une douche aussi car je vais « couler jusqu’à demain », ce que je vais faire vu que je viens de perdre les eaux. Je lui rappelle qu’à mon premier j’ai eu le même tour et qu’il est arrivé 3h après ça. Elle me répondra que je dois DORMIR, me calmer, et peut-être on me déclenchera le lendemain !

 Je crois être folle à ce moment là, du manque de prise au sérieux et de la façon de procéder !

Elle me ramène de l’antarax et elle repart, sans qu’aucune sage-femme ne vienne voir ce qui se passe. Je reste donc en chambre, avec mon conjoint qui me soutient énormément et qui m’aide à passer les contractions en me massant, je commence à avoir la nausée, des suées.

Vers 22h je commence à ne plus trop sentir les contractions, mais il se passe autre chose, comme des poussées….

22h30 mon conjoint part chercher quelqu’un de l’étage car je lui dis que ce n’est pas normal et que j’ai l’impression qu’il va sortir.

Mon conjoint verra le personnel dans le couloir et on lui répondra « « dite à votre femme qu’elle prenne sur elle-même faut qu’elle se calme et qu’elle dorme » PERSONNE ne viendra voir pour évaluer la situation !!! Aberrent. Comment juger de l’état de mon bébé aussi à ce moment là ?

Je comprendrai par la suite, que j’étais en train d’accoucher en chambre avec mon conjoint, car j’ai bel et bien eu au moins une dizaine de poussées dans la chambre !!! Et ça a duré comme ça jusqu’à 23h15 où par miracle on se décide à venir voir ce qui se passe !

La sage-femme de l’étage me dira de m’allonger dans le lit – chose quasi impossible – on me parlera très mal à ce moment là aussi ! Heureusement que mon conjoint est là et qu’il m’aide à m’allonger entre deux poussées ! Et là la sage-femme me visite et se rend compte que je suis en train d’ACCOUCHER !!!!! Elle n’aura que le temps d’appeler ses collègues où on m’emmènera  au bloc dans mon lit (où on me demandera sans cesse d’arrêter de pousser mais ce n’est plus possible à ce moment la car le bébé s’est engagé).

La sage-femme du bloc très réactive n’aura le temps  que de monter  dans le lit et de m’accoucher, la tête du bébé est là mais mon bébé est resté coincé dans le bassin à cause des épaules et le cordon ombilical été comprimé,– ce qui aurait pu provoquer des graves séquelles – il fallait le sortir rapidement, mais chose aussi qui aurait pu être évitée si on m’avait prise au sérieux et passée en salle d’accouchement plus tôt soit au moment de la perte des eaux soit à 22h30 ! J’aurais pu accoucher dans la chambre si mon bébé n’était pas resté coincé ! Et ce n’est pas faute de les avoir prévenus que mon premier accouchement s’est déroulé pratiquement pareil. Mon bébé est né avec un score apgar à 4 et à dû être ballonné au masque et cela uniquement de leur faute car il était en souffrance….j’ai quand même mis au monde un  bébé de 4kg !

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