Elisabeth, à son domicile

3 Avr

J’avais déjà deux fils, nés tous les deux en structure, avec la péridurale malgré mon souhait de ne pas l’avoir. Je souhaitais un accouchement le plus naturel possible, sachant que les précédentes naissances s’étaient très bien passées sur le plan médical. Ma fille, Marie, née à la maison, est décédée quatre mois plus tard d’une maladie cardiaque (rien à voir avec l’accouchement). J’ai eu une autre fille 2 ans après, née par césarienne d’urgence pour cause de cordon ombilical très serré autour du cou. Si je tiens à transmettre cette naissance en particulier, c’est parce que j’ai ressenti un vraie ambiguïté suite à cette naissance. Un mélange de bonheur immense d’avoir réussi à faire ça « toute seule » mais aussi un immense traumatisme suite à la douleur à laquelle je n’étais pas préparée. S’il y a possibilité, j’aimerais également vous transmettre la naissance de ma seconde fille, par césarienne d’urgence. Il y a eu du respect dans cette naissance, de l’écoute qui me semble bon de transmettre. Mais également des bévues de la part de certains membres du personnel qui me semble importantes de dénoncer. Cependant, si un seul témoignage par personne est possible, je préfère transmettre la naissance de ma troisième enfant que voilà :

Le 1er septembre, 3h du matin. Je me réveille en sueur. Ça y est, on n’est plus en août. Marie sera définitivement un bébé de septembre.
J’avais tant espéré qu’elle naîtrait en août. J’ai mal au cœur, je dors mal. Le sommeil me quitte alors que j’ai conscience d’en avoir besoin. J’ai mal aussi. Une grosse contraction qui me fait serrer les dents. Mais j’ai l’habitude. Ces maudites contractions, ce « faux travail » comme on l’appelle qui m’a tant de fois fait croire que c’était LE jour. J’ai tellement hâte de rencontrer ma fille et en même temps, tellement d’appréhension.
Ma fille… ça sonne bizarre à mon oreille, comme surréaliste.
Je me recouche et essaye de me rendormir. Je ne cède pas à l’excitation, pas cette fois ! Et je parviens à me rendormir.
A 7h, je me lève. Les gars sont réveillés depuis une bonne demi-heure et jouent (bruyamment) dans leur chambre.
En m’accrochant au berceau et en serrant mes pauvres abdos écartés, je parviens à m’asseoir sur le bord du lit. Et là : aïïïe !!! Elle était belle celle-là ! Je me lève et vais aux toilettes pour faire mon 10è pipi de la nuit ! Aux toilettes, je m’aperçois que je perds des filaments de sang gluant et bien rouge. ENFIN !!! ça y est, c’est enfin LE jour !! Ce n’était peut-être pas du faux travail finalement !!
Je réveille mon chéri et lui dit. Il me calme un peu, sachant que ça fait 15 jours que je lui dis tout excitée « ça y est » pour finir la journée en pleurant parce que finalement c’était pas encore le bon jour !
On se lève, on fait déjeuner les garçons devant un petit dessin animé. Ils sont surexcités mais pas parce que j’ai des contractions ! C’est parce que demain c’est l’école !! On déjeune tranquillement. Je souffle et souffre. Je chronomètre mes contractions : elle sont espacées de 5 à 7 minutes et durent de 40 à 60 secondes. J’en suis au tout début du travail. J’espère en mon for intérieur que ça ira plus vite que pour les garçons. Mais je suis peu optimiste. A chaque contraction, j’essaye de favoriser l’ouverture du col : ma position favorite étant accroupie. Je parle à ma fille. Vas-y ma pimousse ! On va y arriver et dans quelques heures, on sera ensemble toi et moi !
Le déjeuné pris, les enfants habillés, ils jouent dans leur chambre. Mon chéri débarrasse la table et commence à croire que c’est le jour. Selon lui, je suis dans un autre monde, décalée. C’est aussi ce que je ressens. Il y a un grand soleil dehors, il fait chaud, un belle journée d’été. Seul bémol : on est en septembre. Il va falloir que je me fasse à l’idée que je n’aurais pas un bébé d’août. Je n’ai pas particulièrement envie que ça soit aujourd’hui alors forcément, ça va être aujourd’hui !!
Je vais sur des forums pour dire à mes copinautes que ça y est, c’est mon jour ! J’aimerais bien que mon bébé soit dans mes bras dans l’après-midi mais je penche plutôt pour ce soir ou même cette nuit. Je ne sais pas pourquoi, j’avais imaginé que mon bébé naîtrait la nuit, avec une lumière tamisée et une petite musique douce… Ce qu’on s’imagine quand même ! Vers 10h, je vais prendre une douche. Je ne veux pas prendre de spasfon ! Pas à 1 jour de mon terme ! Ces fichues contractions, je les ai trop attendues pour tenter de les atténuer ou de les stopper ! Je les accueille avec envie et hâte, sachant que bientôt je les maudirai ! Sous la douche, deux contractions m’obligent à me mettre accroupie. C’est sûr : ce sont de vraies contractions ! Je monte m’habiller, comme tous les jours je mets un jogging de grossesse (le seul truc que j’arrive encore à mettre), un T-shirt de grossesse et mon bola. Je suis habillée en noir et blanc et bizarrement, tout sera comme ça aujourd’hui ! Je continue de chronométrer mes contractions.
Les enfants ont compris qu’il se passait quelque chose. On leur explique que Bébé Marie est en route pour sortir de maman et que ça fait mal à maman mais ce n’est pas grave. Pour les calmer un peu et parce que c’est un jour particulier, mon chéri accepte que les gars regardent un autre dessin animé ! Les trois gars se plantent devant Toys Story 3 ! Moi je ne regarde pas vraiment. Je vaque à mes occupations, je rangeote, je lavote tout en supportant les contractions accroupie à chaque fois. Elles s’espacent maintenant de moins de 5 minutes et durent plus d’1 minute. Le dessin animé arrive à sa fin, je fais à manger. Je me pose 5 minutes avec les gars durant les dernières scènes. Assez émouvantes de surcroît. Je surprends mon homme en train de pleurer… Bon, c’est vraiment LE jour ! Tout est décidément complètement anormal aujourd’hui ! Mon homme qui pleure devant un dessin animé, y a un truc dans l’air !
On met la table et les gars mangent. Moi je n’ai pas faim. En revanche, qu’est-ce que j’ai soif ! C’est un vrai bonheur de pouvoir boire à volonté ! Mon chéri me regarde et me dit que je devrais appeler la sage-femme. Oui, il a raison. Je m’exécute donc. Je tombe sur le répondeur de son portable et lui laisse un message. Comme j’ai un doute quant au fait qu’elle consultera son portable avant que ma fille ne naisse, je décide de la déranger chez elle. Elle est très émue que ça soit enfin LE jour. Elle est en route ! Je l’attends sans impatience aucune. J’ai envie d’être absolument seule, comme pour mes précédents enfants. Mais un professionnel de la naissance me semble indispensable pour garantir notre sécurité. L’accouchement non accompagné, ce n’est pas pour moi.
Je suis complètement déconnectée de la vie quotidienne. Les enfants que font-ils ? Mon mari à quoi s’occupe-t-il ? Je n’en sais rien ! Il est environ 13h30 lorsque ma sage-femme arrive accompagnée d’une petite étudiante sage-femme. Je les accueille. Ma sage-femme est aussi sûre que mon homme : je suis bel et bien en travail. La seule qui pourrait encore en douter, paradoxalement, c’est moi ! J’ai soudain très faim. Je me fais du riz et nous décidons avec mon homme que les enfants vont aller chez leur tata pour l’après-midi. Ils sont très excités et nous ne sommes pas au top pour nous en occuper. Mon chéri est aussi déphasé que moi. Il prépare les sacs pour les garçons. Je m’inquiète de ce qu’il y met : « pense à ci, pense à ça »…
Je commence à avoir très mal et je ne me sens pas bien en bas. En bas, c’est le salon, on y accueille des invités, on voit la rue, … J’ai besoin d’intimité. Je monte dans ma chambre, accompagnée par ma sage-femme. Elle me propose de regarder où en est mon col mais je refuse. Je sais que je ne suis pas encore très avancée et je n’ai pas envie de me décourager.
La tata arrive. Pendant que mon chéri prépare les garçons, elle monte me faire un coucou. Elle est calme, elle sourit. Nous sommes quatre dans ma chambre. Quatre femmes. Nous avons toute connu les douleurs de l’enfantement, nous savons toutes et les mots sont ici inutiles. Un silence religieux s’installe tandis que je supporte une contraction. Puis, elle s’en va, me rassurant gentiment que les garçons seront entre de bonnes mains avec elle. Elle me souhaite bon courage.
Nous préparons la chambre. J’ai soudain un intense besoin de nidifier. Je change les draps, les remplace par des draps usés que je n’ai pas peur de tacher. Je mets une alèse pour protéger le matelas. Je tiens à le faire moi-même. Je vais chercher les alèses jetables, le désinfectant, le thermomètre, la couverture pour le bébé… Je mets tout ça près de moi, ajuste le berceau. Tout me semble prêt. Chaque contraction me mure dans un profond silence, sans même un souffle. Je ne les supporte qu’assise.
Ma sage-femme me redemande gentiment si je veux bien qu’elle m’examine. Bon, cette fois d’accord. Je ne m’allonge cependant pas sur le dos, cette position m’étant particulièrement inconfortable. Je me positionne semi-assise au bord du lit. Elle m’annonce un bon 5cm. J’ai fait la plus grosse partie du travail.
Je me met à quatre pattes pour que la sage-femme puisse me poser l’ovule vaginal qui permet de rééquilibrer ma flore. J’ai le streptocoque B, j’essaye donc d’assainir un peu tout ça avant le passage de mon bébé. Je reste un moment à quatre pattes, la tête posée contre un oreiller. Je crois même que je m’assoupis un peu. Ma sage-femme s’est eclipsée. Dans la chambre toujours mais elle s’est assise dans un coin et ne fait plus un bruit. Ce respect pour mon intimité m’émeut et me permet de passer le cap des contractions.
Soudain, une énorme contraction me fait gémir de douleur. Ma respiration s’emballe et je sens mon corps mobilisé par la seule douleur. Je suis forcée de me redresser. Je sens que les choses s’accélèrent. J’ai besoin de mon mari. Elle l’appelle, il vient. Il se met derrière moi, me touche, me rassure. Il ne parle pas, il n’y a pas besoin. Ma sage-femme s’éclipse.
Je n’accueille plus les contractions, je les subis. Elles sont violentes, elles m’ouvrent, elles m’assaillent… Le bébé appuie, il se fraye un chemin. Je gémis, je vocalise… Je me crispe.
Mon chéri est derrière moi, il applique ses mains tendres sur mon ventre dur. Il aime sentir la puissance de mes contractions, la puissance de la mise au monde. Mais lui comme moi découvrons autre chose à présent. La péridurale m’avait été posée pour les précédentes naissance. Celle-ci n’a aucun artifice. Nous allons devoir aller jusqu’au bout. La puissance de la mise au monde ? Nous ne savons pas encore ce que c’est !
Je ne peux plus supporter les contractions. Je me mets à crier. La sage-femme revient. Elle n’essaie pas de me calmer, ne me demande pas de ne pas crier. Au contraire. Elle est calme, douce. Je crie, je dis des choses qui ne veulent rien dire. Chaque contraction me semble encore pire que la précédente et j’ai si peu de répit.
Mon chéri est toujours derrière moi, il a toujours les mains sur mon ventre.
Personne n’essaye de me contenir, je suis juste accompagnée. Personne ne sait mieux que moi, tout le monde est là que pour moi et mon bébé. Dans ce moment où je ne peux pas veiller à ce que mon intégrité soit respectée, en ce moment où je ne peux pas me défendre, c’est fantastique de se savoir entourée par des personnes respectueuses.
N’entendez pas là que les sage-femmes en maternité ne le sont pas !! Mais elles sont occupées par d’autres femmes en train d’accoucher, elles obéissent au protocole, elles ont besoin que la femme ne crie pas pour faire régner l’ordre dans le service… Humainement, elles ne peuvent être autant à l’écoute que ma sage-femme dans ce moment où elle n’est là que pour moi et mon bébé. C’est ce que je recherchais avant tout : un accouchement humain.
Je me crispe à chaque contraction. C’est violent. Je crie, je bouge, je ne sais plus quoi faire pour me soulager. Je me rends compte qu’à chaque fois qu’une contraction arrive, un liquide chaud s’écoule. J’ai besoin de pousser, je ne me retiens pas. Le liquide, c’est la poche des eaux qui s’est rompue.
Je regarde l’heure bêtement : il est 15h25, c’est l’heure à laquelle est né mon fils aîné. Je pense à lui. Ma sage-femme me demande si j’accepte d’être à nouveau examinée. J’accepte. Elle me dit qu’elle sent encore un bord de col. Je suis presque à dilatation complète ! Mais je ne réalise pas vraiment ce que ça veut dire.
Je hurle que je n’y arriverai pas, que je ne l’ai jamais fait. Ma sage-femme me rétorque avec douceur « ah bon ? Mais qui d’autre a mis tes enfants au monde alors ? »
J’entre dans la phase de désespérance : je pense que je vais mourir, je ne veux plus accoucher, je n’en peux plus, je souhaite que tout s’arrête… J’ai l’impression que je ne pourrai plus supporter une contraction de plus mais elles s’enchaînent de plus en plus. Ma sage-femme me regarde et me dit « mais c’est bien, tu es forte, ton bébé arrive là ». Je lui crie que ça n’est pas possible. Dans ma tête de femme conditionnée, alors que j’avais pourtant choisi mon accouchement, j’étais persuadée que mon bébé ne pouvait pas venir puisque je n’étais pas à la maternité ! Tout était décalé, encore une fois, tout semblait surréaliste. Tout l’était !
Soudain, une énorme contraction me fit basculer en arrière. J’ai senti un « crac » et j’ai dû m’allonger. Mon bébé passait mon bassin. Je le sentais tout contre mes os, je le sentais se hisser vers l’extérieur, la force impérieuse de la vie, le bébé qui veut naître… Il paraît que la naissance, c’est comme un coucher de soleil : on ne peut ni le ralentir, ni l’accélérer… ça semble tellement évident à ce moment là.
J’étais sur le dos, on me dit que la tête de mon bébé est là, on me propose de la toucher mais j’ai trop mal. Je me dis que je n’aurai jamais assez de forces pour pousser. Mais je n’ai pas le choix : lorsqu’une contraction arrive, douleur ou pas, je pousse de toutes mes forces.
Je sens sa tête qui sort et re-rentre. Je me dis que je n’y arriverai jamais. Puis soudain, une poussée plus puissante que les autres et la tête sort.
Je sens tout, absolument tout. Je n’ai pas besoin de voir, je sens tout. La sage-femme n’a pas besoin de me dire, je sais. Je sais que la tête de mon bébé est sortie, je sais que dans quelques secondes la prochaine contraction me fera sortir les épaules. Je me dis que de toutes façons maintenant, il faut que je la sorte ! Je me met à pousser de toutes mes forces. Plus question de crier, il s’agit d’accoucher !! Je sens les épaules qui passent, je me sens écartelée, ouverte à l’extrême pour laisser passer ce petit être.
Puis soudain, tout se referme. Tout. La douleur s’arrête. Et j’entends un petit cri. Le premier cri de mon bébé. On me la donne, elle est toute chaude, toute gluante, elle crie doucement… Oh mon bébé… Ma petite fille… Je n’ai plus du tout mal. Les contractions ? De vieux souvenirs… Ma récompense ultime est là. Mon bébé a la bouille toute fripée et les cheveux tellement noirs…
Soudain, je sens un tiraillement très désagréable : ma sage-femme tire sur le cordon, je sens le placenta qui se détache. J’hallucine d’avoir autant de sensations ! Le cordon bat toujours, il n’est donc pas encore coupé. Ma puce est contre moi et se repose un peu de notre combat. Elle est forte ! Elle ouvre ses petits yeux, je plonge dedans littéralement. Une fois que le cordon a cessé de battre, il est clampé et mon chéri le coupe, comme pour nos précédents enfants.
La sage-femme tire encore un peu plus sur le cordon et mes contractions reprennent. Mais ça ne s’arrêtera donc jamais ?! Les contractions sont puissantes mais beaucoup moins douloureuses : d’une j’ai mon bébé sur moi, de deux, le col est déjà ouvert. Je sens le placenta qui sort, je pousse un peu mais je n’ai plus beaucoup de force. Et je le sens passer complètement. Sensation très bizarre, je saisis la vraie signification du mot « délivrance ».
Ma puce se met à téter sur mon sein gauche. Elle est goulue et tète fort. Ma sage-femme me masse l’utérus pour évacuer le sang, ça me fait mal. Marie est toute calme. Un rayon de soleil de fin de journée vient lui caresser le visage…
Il m’a fallu plusieurs jours pour réaliser. J’ai mis du temps à comprendre… comprendre que mon rêve s’était réalisé. Le sait-on vraiment quand nos rêves se réalisent ? Tout m’a semblé surréaliste du début à la fin, même mon homme n’arrivait pas à réaliser qu’on était vraiment restés à la maison. Il me confiera plus tard que jusqu’au bout (comme moi), il a cru qu’on partirait pour la maternité. C’était violent et animal et nous en avons été choqués tous les deux. Marie est notre troisième enfant et pourtant, c’est la première fois qu’on met au monde… Et pourtant, cette naissance est notre plus beau souvenir !
Je pense que toutes les femmes devraient pouvoir vivre un accouchement 100% respecté comme celui que j’ai vécu. Néanmoins, je regrette de n’avoir pas été mieux préparée à la douleur incroyable qui fut celle des contractions. J’en ai gardé un souvenir très présent qui m’a énormément pesé lors de la naissance suivante. Pendant plusieurs semaines, je n’ai pas pu dormir dans ma chambre, dans ce lit, j’évitais cette pièce. Je me suis toujours sentie mal de l’avoir aussi mal vécu. Mon accouchement a duré 13h et mes douleurs ne m’ont pas rendue plus forte. Cela dit, je suis heureuse d’avoir vécu cette expérience.
Note : Elisabeth nous a envoyé les témoignages des naissances de ses autres enfants, Sébastien, Léo et Chloé, que l’on peut lire aux adresses suivantes (par ordre chronologique)
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Une Réponse to “Elisabeth, à son domicile”

  1. Mélanie 3 avril 2013 à 13 h 34 min #

    J’ai adoré lire votre récit. C’était émouvant et tellement bien écrit. Il y avait tous les détails nécessaires pour le visualiser. J’ai même versé quelques larmes…
    Je crois que le problème ce n’est pas la douleur, mais bien le regard que l’on a face à cette douleur. Je suis d’accord qu’il faut en parler avant, il faut apprendre à la respirer, car après tout elle est là pour nous aider à donner naissance. Sans elle, rien n’est possible…
    J’ai aimé vous lire quand vous avez décrit le fait de sentir ce qui se passe, de ne pas avoir besoin de voir avec les yeux pour savoir ce qui se passait. J’ai vécu 3 accouchements en Maison de Naissance et je l’ai vécu de la même façon, le toucher ne sert plus à rien, il suffit de le sentir et le vivre!!!
    Merci pour votre beau témoignage et j’ai une pensée pour votre petite Marie, où qu’elle soit, ça venue sur la terre vous a permis de vivre ce grand moment…

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