Tom et la maternité des Lilas, un mois tout rond

10 Avr

C’est émouvant les premières fois, en général on s’en souvient, et puis, avec le temps, on laisse place au souvenir, on déforme un peu peut-être, le sentiment qu’on en garde prend la place de l’évènement.

Comme l’a écrit une autre maman des Lilas, nos enfants ont de la chance. Nous aussi. Nous, les jeunes mères. Nous, les femmes. A qui on donne le droit d’être, d’avoir, de devenir. Que l’on accueille avec bienveillance, humanité et énergie, il faut le préciser.
Alors comme plein de femmes qui n’y connaissent rien, j’ai suivi les cours de préparation, ça prépare bien. Le jour de mon accouchement, j’ai harcelé la maternité « oui bonjour, je crois que j’ai des contractions je fais quoi? » A chaque appel, un conseil rassurant et cette phrase qui m’a tranquillisée pour cette fois et celles à venir : « Votre douleur, vous lui donnez quelle note sur une échelle de 1 à 10? »
Alors là j’avoue…
Voilà entre autres l’humanité, permettre à la femme que je suis d’être en possession de sa propre douleur, de se concentrer, de faire appel à ses propres ressources, et elles peuvent s’avérer insoupçonnées.
Puis l’arrivée à la maternité, la moitié du travail faite à la maison, à préparer la valise et prendre notre dernier petit déjeuner à deux, émus comme deux imbéciles à la fois pressés et retardant l’instant… Juste pour nous…
La sage-femme, cette femme qui me tutoie et cette confiance immédiate que je place en elle, tout simplement parce qu’elle semble placer la même confiance en moi.
Cette confiance, comme une vieille copine qui me dit franchement, que là faut respirer autrement, qui me tient la main et m’encourage au moment où je désespère parce que je suis épuisée de le pousser mon petit garçon. Comme une vieille copine.
Et puis, je ne m’en souvenais pas, mais ces deux heures, pour moi 5 minutes à peine, durant lesquelles la vieille copine s’efface, me laisse, nouvelle mère, ce petit corps sur moi, son père, tous les trois, le petit déjeuner des amoureux est bien loin, à des années lumières, quelques heures à peine…
On ne naît pas parent, on le devient.
On ne le devient pas seul.
Engagement. Humanité. Joie. Respect. Tranquillité. Courage.
Il faut un peu de tout ça et bien d’autres choses encore pour être parent. Il y a de tout ça aux Lilas.

Je suis fière et heureuse d’avoir donné naissance à Tom à la maternité des Lilas.

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