#262 Anonyme – Picardie – Septembre 2010

21 Avr

Le lundi 6 septembre 2010, à A***** en Picardie dans une grande maternité, à 14h40 j’ai accouché d’une ninon, qui est née à 33 semaines des suites d’une chorio-amniotite ( infection des membranes et placenta, bébé fût touché aussi), par césarienne, transféré immédiatement vers un autre service de l’hôpital dans une autre partis de la ville.

La césarienne s’est bien passée, équipe aux petits soins, vraiment très pro, aucun regrets et ont vraiment assuré au maximum!

Le mercredi, on m’a proposé d’aller voir mon bébé dans l’hôpital où elle était en ambulance, j’ai tout de suite accepté malgré la douleur de la césarienne, une ambulancière est venu me chercher, je pensais voyager allonger vue que ça faisait à peine 48h que j’avais été césarisé, non!!! J’ai du voyager assise, elle a roulé comme une folle, j’ai pas arrêté de lui dire de ralentir, elle roulait à plus de 70 km en centre ville, prenait les dos d’âne à très vive allure, je suis arrivée près de ma puce dans un état…. horrible!
Je l’ai signalé à mon arrivée, mais personne n’a eu l’air de preter attention à mes paroles, on a roulé mon fauteuil jusqu’à ma fille avec très peu d’explication sur toutes les machines qui la maintenait en vie, j’ai dû demander à plusieurs reprises qu’on m’explique à quoi correspondait tel tuyau ou tel produit pour qu’on daigne me répondre.

Retour ensuite à la maternité quand on m’a ramené après la visite à mon bébé, la sage-femme cadre du service est venu me voir, a eu écho de ce qu’il c’était passé car l’ambulancière s’en était pris aux sages-femmes du service aussi, elle m’a dit qu’elle ferait le nécessaire puis est partis…

Les jours suivant mon état a empiré, je me suis mise à souffrir le martyr, l’équipe m’a refait une écho le soir de la promenade que l’ambulancière folle m’a fait faire, il n’ont rien trouvé, et m’ont ouvertement fait part de leur doute sur la réalité de mes douleurs, mettant ça sur le compte de l’anxiété du à l’état de mon bébé.
Les jours ont passé et la douleur est devenu horrible, même un accouchement ne fait pas mal à ce point. Les jours ont passé, mon état empiré de plus en plus, on m’obligeait à me lever pour aller voir ma fille, je souffrais tellement que je n’y prenais aucun plaisir, je ne pouvais même pas la prendre dans mes bras, personne ne m’a expliqué ce que j’avais et pourquoi j’avais si mal, j’avais déjà eu des césariennes pour mes deux premiers, jamais je n’ai eu mal comme ça!

Arrivée la nuit du samedi au dimanche, je hurlais tellement dans le service qu’un interne m’a envoyé passer un scanner car le personnel ne supportait plus de m’entendre hurler, et finalement, j’avais deux gros abcès , un sur une trompe qui faisait 7 cm et un autre sur le péritoine qui faisait la taille d’un bon pamplemousse pour reprendre les mots de l’interne à mon retour du scanner, qui est partis, en me disant de surtout pas m’inquiéter, qu’on allait me réopérer d’urgence le lendemain matin…

Lendemain matin arrivé, toujours cette douleur horrible à vouloir en mourir, le gynécologue de garde m’informe qu’ il ne m’opérera pas, il va juste me donner des antibiotiques et pour la douleur « du paracétamol suffira »

Quelques heures plus tard, j’ai fait une décharge bactérienne, on a du me descendre au bloc de toute urgence, la douleur étant encore plus forte que la nuit j’ai ameuté tout le service à crier, je ne le controlais même plus, je ne supportais plus la douleur, je n’étais plus moi-même, je suis pourtant dur à la douleur mais c’était vraiment de la souffrance.

Arrivée au bloc, je suis tombée sur une équipe ignoble ( un dimanche matin et qui n’avait pas envie d’être dérangée vue les réflexions qu’on m’a faites ( taisez-vous, arrêtez de pleurer vous ne pouvez pas sentir les abcès dans votre ventre, ça ne se sent pas,… et j’en passe) pas un mot rassurant, on m’a laissé nue sur la table sans même un drap sur moi pour me cacher, j’ai demandé si après l’opération on allait me donner de quoi soulager la douleur, aucune réponse, on me pose un masque et qui me dit « taisez-vous et fermez les yeux » d’un ton sec.

Trou noir je m’endors.

Le réveil… horrible j’ai toujours aussi mal, je tremble de partout comme une feuille, toujours des paroles très cassante, on m’attrape pour me mettre sur un lit, on me retourne sur le coté brutalement, j’ai beau supplier qu’on arrête de me faire souffrir je ne peux plus, et là, miracle ont me répond enfin  » arrêtez votre comédie, on est obligé de vous manipuler, faut bien vous mettre dans votre lit, et puis vous n’avez plus mal, on les a enlevé les abcès… »

La douleur toujours cette douleur, j’en ai des nausées, j’aimerais pouvoir vomir toute cette douleur, je demande des anti-douleurs, ont me répond que j’en ai déjà, j’ai qu’à attendre qu’ils fassent effet… ( juste du perfalgan je précise)

J’ai passé une heure comme ça avec juste des réflexions désagréables, une charmante d’interne ( c’est de l’ironie) qui vient me parler de mes enfants, de l’infection, je lui signale que j’ai mal, extrêmement mal à 10 sur l’échelle de la douleur, je parle aussi d’une petite fille que j’ai perdu en 2008, de la même infection que celle qui a causé la césarienne pour sauver ninon, que j’ai accouché à un petit peu plus de 5 mois de grossesse, l’interne me regarde avec un grand sourire et me dit :

 » ah non!!! vous n’avez pas accouché!! c’est rien à ce terme là de la grossesse, vous n’avez rien eu, ça ne ressemble absolument à rien, vous savez. il y a des gens qui perdent leurs enfants bien plus tard, arreter de vous plaindre… »
surtout que je ne me plaignais pas, je répondais juste à son interrogatoire digne de la gestapo enfin j’éssayais car je claquais tellement des dents de froid et de souffrance…

J’ai demandé à ce qu’on prévienne ma famille je les voulais près de moi à mon retour en chambre, grand mal m’en a pris, on m’a répondu que temps que je serais énervé comme ça je ne remonterais pas, j’ai menacé de tout dire à ma famille quand je remonterais et que de toute façon que c’était pas humain ce qu’il m’ont fait, que je les dénoncerais… la minute qui suivait on me mis sous morphine par auto-pompe.
Ils m’ont tellement shooter je pouvais plus parler, mais au moins ma douleur fût quelques peut soulager.

on me remonte dans ma chambre, je pouvais même pas parler tellement on me shoote mais ce n’est pas un mal, je ne souffre presque plus.

Mon père est venu me voir, mon compagnon est là, même ma grand-mère , tout le monde a cru que j’allais vraiment y rester.

Je me retrouve avec deux espèces de bouteilles avec des redons à l’intérieur de mon ventre pour faire partir le reste de pu que j’ai. On m’enlève la morphine au bout de 24 h, je me remets à ressouffrir, on me donne du paracétamol pour la douleur, mais ça ne me fait rien, ça et rien c’est pareil.

J’ai été réopéré le dimanche, le mercredi, on me retire le premier redon (tuyau) je pensais qu’on allait m’anesthésier, non, on me préviens que ça gène un peu…

Je pensais avoir vécu le pire, non! J’ai cru qu’on m’arrachait l’intérieur du ventre…ça m’a coupé la respiration, dans un hurlement que je ne me croyais pas capable de pousser. Et l’élève sage-femme qui vient de me retirer le redon m’annonce que demain on retire l’autre mais qu’il est mis plus profondément que le premier qu’elle vient d’enlever je risque d’avoir un peu plus mal…

Et bien elle ne s’est pas trompée, lorsqu’elle est revenu le lendemain, j’étais déjà en panique, elle commence à peine à tirer, c’est pire que la première fois, je peux pas décrire cette souffrance, on m’arrache tout l’intérieur, je hurle tellement fort , plus fort que la veille, et ça me coupe la respiration, je sens une douleur aigu dans la poitrine, elle sort en courant chercher les autres sage-femme, qui reviennent toutes, maintenant voilà 5 personnes qui me tiennent pour me retirer le redon, vu comme je suis maintenant je ne peux même plus me défendre et une des sages-femmes tire sur le tuyau, tire encore et encore, rien ne vient pour finir par dire : « madame, il y a un soucis avec votre redon, on voit que vous souffrez vraiment, nous allons voir avec le médecin ce que l’on peut faire.

Tout le monde repart, ma grand-mère qui était près de moi en est toute retournée des hurlements qu’elle à entendu, elle à cru qu’ils allaient me tuer tout simplement!

Une autre équipe de médecin arrive, des internes et des externes, et là, rebelotte malgré mon interdiction de retoucher les redons, ils ont fait sortir ma grand-mère et m’ont maintenu de force sur le lit, la médecin a tiré dessus extrêmement fort, je hurle c’est comme si on m’ouvrait le ventre en deux.
Pleins de choses me monte à la tête, je n’ai pas dit au revoir à mes enfants et Ninon, que je n’ai quasi pas connus, que j’ai jamais prise dans mes bras, je voulais l’allaiter, j’hurle cette souffrance de tout mon corps, ça ne décourage pas la médecin de tirer encore plus fort, j’ai vraiment cru que c’était ça mourir.
Mais la mort ne vient pas me libérer de cette souffrance, je l’attend pourtant, j’ai si mal, je veux mourir tellement j’ai mal pour ne plus souffrir, j’ai 28 ans, je viens de mettre au monde un bébé, j’en ai 2 autres qui m’attendent et moi j’attends de mourir de ce qu’on me fait subir.

Hurlant trop et me débattant la médecin arrête de tirer, me réprimande très très sèchement car je résiste et je ne les laisse pas faire puis pars me précisant qu’on me l’enlèverait d’une manière où d’une autre….

Ma grand-mère revient enfin près de moi, je n’ai pas besoin de lui parler, elle sait. Elle est même sortie de la maternité pour ne plus entendre mes hurlements et a bien cru que c’était fini pour moi cette-fois çi. Tout le monde dans le couloir m’a entendu hurler et même dans l’étage! On m’a laissé comme ça dans ma chambre, sans médication pour la douleur, hormis le paracétamol.

Le lendemain lors de la visite, j’ai eu la malchance de tomber sur le gynéco qui voulait pas me réopéré au début et qui a été finalement obliger de le faire revient, avec un regard très noir, me lance à peine un bonjour, je le vois s’approcher de moi, m’enlever le drap remonter ma chemise, poser une bouteille et des compresses sur la petite tablette, mettre des gants et me dire :  » je vais vous le retirer le redon, comme ça, et c’est pas la faire de faire de la comédie »

Les deux sage-femmes de la veille me regarde, je les supplie du regard de ne pas le laisser faire, je leur rappelle qu’elles m’ont promis que je ne souffrirais plus, que c’était fini, et là le médecin me demande si il peux retirer le redon, j’ai été choquer qu’il me demande c’est la première fois qu’on me posait la question pour savoir si j’étais d’accord pour qu’on me fasse un acte!

Je réponds NON, c’est non, je vous interdit de me toucher et de m’approcher, laissez-moi, je vous en supplie ne me touchez pas s’il vous plait. Pitié laisser moi.
Avec le même mépris qu’il avait lorsqu’il est entré il a jeté ses gants sur mon lit et m’a dit que de toute façon  » je fais ça dans votre intérêt moi »
et il partis.

Les sages-femmes suivirent, il n’y a que l’élève qui revient me voir plus tard me disant que j’ai eu raison si je souffrais autant de lui dire non.

Une jeune médecin est arrivée, m’expliquant qu’elle allait me le retirer sous gaz hilarant, qu’elle me jure que je ne sentirais rien, le médecin de tout à l’heure ne sera pas là, il n’y aura que des étudiants, ils vont faire ça pendant le midi, il y aura juste l’anesthésiste de ma césarienne qui sera là, qu’elle fera ça tranquillement mais me jure que je ne souffrirais pas.

Elle me descend au bloc, l’anesthésiste me rassure autant qu’elle peut, mais j’ai une peur terrible, elle le voit, je n’ai effectivement rien senti, pour la première fois en 15 jours d’hospitalisation, je me sent écouté et soutenu et surtout traiter avec dignité humaine.

Le retrait se passe très bien, je suis vraiment accompagnée et soutenus correctement.
On me remonte dans ma chambre, j’ai encore mal mais on m’annonce que ma puce n’est plus sous assistance respiratoire et n’est plus en couveuse, je peux la prendre dans mes bras. Je n’arrive même pas à en être heureuse.

Je suis donc amener près d’elle mon compagnon est là, je n’ai même pas pu apprécier ce premier peau à peau, j’étais encore shooter avec le gaz, et je n’arrive pas a me dire que c’est bien mon bébé, je ne savais même pas si je l’aimais ce bébé, de ce qu’on m’a fait subir mais je me tais, mon compagnon est si heureux de me voir avec notre puce dans les bras.

Le lendemain à la visite, même ordure de médecin que la veille, qui s’approche en rigolant et se moquant de moi, répétant et me mimant ce que je disais hier lorsqu’il allait me retirer le redon, je prend sur moi, il repart, une sage-femme me demande si je veux voir un psychologue, qu’avec ce que j’ai vécu j’en ai surement besoin, j’ai répondu que si j’avais pu me jeter par la fenetre pour ne plus souffrir je l’aurais fait sans le moindre regret.

Je suis sortie deux jours plus tard de la mater, sans avoir vu de psy car le médecin sachant que je voulais la voir m’a fait sortir avant, et depuis ma vie est un véritable enfer, je revis constamment certaines scènes de ce qu’on m’a fait, je revois les médecins mettre ses gants et me dire : » je vais vous le retirer le redon, comme ça, et c’est pas la faire de faire de la comédie »
C’est comme une vidéo que vous mettez en boucle qui ne s’arrête jamais, la nuit je fais des cauchemars, je me réveil en hurlant, je fais peur à mes enfants, je tape même sur mon compagnon dans mon sommeil car je me défend contre ces médecins, ça ne s’arrête jamais, j’ai toujours des douleurs horrible dans le ventre qui parfois m’empêche même de me tenir debout, j’en arrive à avoir peur de sortir de chez moi car j’ai peur de croiser des médecin qui m’ont fait du mal.

Je n’arrive plus à vivre tout simplement comme avant, je n’aime plus rien, je n’ai plus envie de rien sauf faire sortir ces images de ma tête, j’en suis arrivée à coller mon coter de lit contre le mur pour me coller entre le mur et mon compagnon de l’autre coter pour pas que j’ai ces visions de voir le médecin près de mon lit.
Je ne parlerais pas des sursauts que j’ai au moindre bruit, parfois même peur de sortir de chez moi, peur de me retrouver nez à nez avec un des médecins… plus envie de profiter de ma vie de famille, plus envie de me divertir, voir mes amis, je n’y arrive plus, toujours les mêmes images en boucles qui reviennent sans arrêt, ses sursauts de peur au moindre bruit ou gestes brusques trop près de moi, peur parfois de mon compagnon qui veux juste me prendre dans ses bras, mais si je ne l’ai pas vu arriver où je ne l’ai pas senti venir près de moi, j’ai de violents sursaut de peur et il me faut un bout de temps pour me remettre de la frayeur…

Je ne parlerais pas non plus du dégout de moi-même, de ne pas m’être suffisamment défendu devant ces médecins, de ne pas avoir oser leur hurler dessus où leur coller mon pieds dans la figure pour les empêcher de me détruire plus que ce que ce qu’il n’avais déjà détruit chez moi, ni de la haine que je peux ressentir à la simple idée qu’un médecin puisse poser les mains sur moi pour simplement m’ausculter.

Debut décembre 2011, je commence un suivi psychologique, je suis victime d’un stress post-traumatique intense suite à ce qu’ils m’ont fait subir, j’ai énormément avancé dans un travail sur-moi même, mais plus jamais on ne me fera souffrir comme ça, j’aurais aimer avoir un autre enfant mais par peur que ce genre de pratique n’existe encore.
Ce que j’ai vécu d’autres l’ont vécu, et le vivrons encore tant que rien ne sera fait, et pour entendre quoi…? « tant que la mère et l’enfant vont bien »…. parce que vous trouvez que je vais bien? vraiment? si je dois avoir un autre enfant, j’accoucherais sans médecin, sans sage-femme. Voilà où j’en suis, vu la façon dont on traite les femmes dans certaines maternités. Je n’ai jamais pu établir de lien avec mon enfant, le choc fût trop rude, son père s’en occupe pour deux, mais sa mère est bel et bien morte dans cette maternité.

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9 Réponses to “#262 Anonyme – Picardie – Septembre 2010”

  1. Céline 21 avril 2013 à 16 h 18 min #

    Infirmière moi même, j’ai tellement de peine de lire tout cela !!! Pour certains il n’y a que des patients difficiles et chiants mis ne cherche pas la souffrance derrière une opposition aux soins…. Personne ne refuse de se faire soigner volontairement, il y a toujours quelque chose derrière !!!
    Je suis choquée que l’on puisse travailler avec de l’humain et les traiter tellement mal, on ne ferait pas ça même à un chien !!!!
    Les plaintes existent et il faut entamer des procédures… Ne pas hésiter et se laisser décourager par les lenteurs administratives car il n’y a que comme ça que les soignants arrêteront de se sentir supérieurs et tous puissants !!!!!
    Pleins de courage à cette maman, qui je l’espère, améliorera sa relation avec son enfant après s’être reconstruite !!!

    • Hell Dange 21 avril 2013 à 18 h 18 min #

      + 1000 ! En lisant de telles horreurs, j’ai pensé à la plainte en bonne et due forme. Pour demander réparation

      A Madame Anonyme, tout mon courage et toute ma sympathie. Témoigner n’a pas du être si facile. Merci

      • tittesouris 26 avril 2013 à 16 h 07 min #

        bonjour Hell Dange,
        j’ai porter plainte, mais ai été débouter car d’après l’expert, il n’y à eu aucun manquements au soins apportés et d’après ces mots, j’ai été soigner « dans les règles de l’art »…pour l’ambulancière, il faut mettre en cause la société de taxi, pour les redons, c’est normal de faire les retraits au lit, il ne comprend pas pourquoi j’ai eu aussi mal car ce n’est pas si douloureux… et pour le faites qu’on m’est maintenant de force, les réflexions déplacés et le reste… aucun mot la dessus!

    • tittesouris 26 avril 2013 à 16 h 09 min #

      votre témoignage me fait chaud au coeur céline, j’ai entamer une procédures, mais je fût déboutée.
      il n’y à eu aucun manquements au soins apportés et d’après ces mots, j’ai été soigner « dans les règles de l’art »…pour l’ambulancière, il faut mettre en cause la société de taxi, pour les redons, c’est normal de faire les retraits au lit, il ne comprend pas pourquoi j’ai eu aussi mal car ce n’est pas si douloureux… et pour le faites qu’on m’est maintenant de force, les réflexions déplacés et le reste… aucun mot la dessus!

  2. Martine Martin 21 avril 2013 à 19 h 57 min #

    Je ne sais pas quelle style de thérapie cette maman a suivi ou suit encore, mais je sais que pour le stress post-traumatique, il existe une technique, l’EMDR, pratiquée par de plus en plus de psychologues, et qui est réellement géniale pour traiter ça. Perso, j’ai eu l’occasion de tester après un accident de voiture qui m’empêchait de vivre normalement, et ça a marché, je revis, reconduis, le tout sans crainte particulière…
    Reste que je ne peux pas concevoir qu’en tant que médecin, on agisse de cette façon. Il y a certes sans doute des gens plus sensibles à la douleur que d’autres, voire même des exagérateurs, mais les patients restent des êtres humains au-delà de leur pathologie, et certains ont tendance à l’oublier un peu trop vite!
    J’espère que cette maman pourra un jour guérir de toutes ces blessures, qu’elles soient physiques ou psychologiques, et qu’elle pourra à nouveau profiter pleinement de la vie!

    • tittesouris 26 avril 2013 à 16 h 11 min #

      bonjour Martin Martine,

      merci de votre soutien, je me tourne vers l’EMDR justement, je ne veux pas entendre parler de médicaments, et ça me semblais la meilleure méthode pour moi. Mais je garde espoir de retrouver la joie de vivre et dépasser ce qu’on m’as fait subir.

  3. marine 22 avril 2013 à 7 h 15 min #

    Pour vous soulager je vous dirais d’écrire une lettre à la direction de cet hopital… Ca n’engage à rien et la personne qui vous lira vous répondra, même si rien ne change, au moins vous pourrez écrire votre ressenti sur papier et ça fait déjà du bien…

    • tittesouris 26 avril 2013 à 16 h 13 min #

      bonjour Marine, je l’ai fait en premier lieu, je suis passée pour une simulatrice et on a mis sa sur le compte du « stress » de mon bébé éloigné », j’ai donc porter plainte, verdict du tribunal et surtout de l’expert gynécologue que j’ai vu :

      il n’y à eu aucun manquements au soins apportés et d’après ces mots, j’ai été soigner « dans les règles de l’art »…pour l’ambulancière, il faut mettre en cause la société de taxi, pour les redons, c’est normal de faire les retraits au lit, il ne comprend pas pourquoi j’ai eu aussi mal car ce n’est pas si douloureux… et pour le faites qu’on m’est maintenant de force, les réflexions déplacés et le reste… aucun mot la dessus!

      le monde tourne à l’envers….parfois je me demande si c’est pas mieux chez le vétérinaire.

  4. sarah 22 avril 2013 à 20 h 55 min #

    De tels comportements sont abjects et révoltants.
    Ces professionnels sont garants de la Santé, tant physique que psychologique (« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social » – définition de l’OMS). Les séquelles que vous présentez sont de leur fait, et ils faut les mettre face à leurs responsabilités.
    Porter plainte me semble tout simplement indispensable… Peut-être que des associations autour de la naissance, comme le CIANE par ex, pourraient vous soutenir dans vos démarches.
    Et je pense que ça vous aidera aussi vous reconstruire.
    Bon courage.

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