#269 Naissance en structure – Florie, dpt 31

27 Avr

Un dimanche après midi, je commence à avoir quelques contractions. Ce n’était pas la première alerte donc nous ne nous alarmons pas. Premier bébé donc difficile de savoir si c’est vraiment le bon moment. Vers 23h nous nous couchons car les contractions ne sont pas intenses au point de partir et nous pensons encore qu’elles peuvent se calmer et s’arrêter comme cela s’est déjà produit.
Mais une heure plus tard, les contractions ne passent pas et deviennent rapidement bien plus douloureuses. Nous décidons d’attendre 30 minutes de plus et de partir. Vers 0h30, nous décidons de partir, un peu perdus et septiques bien que les douleurs deviennent bien fortes mais étant d’une nature « douillette », j’ai peur de faire aller mon conjoint à la clinique pour rien.

Nous arrivons à la clinique (France, département Haute Garonne) que j’avais choisie pour me rassurer, car grosse clinique qui gère beaucoup d’accouchement et qui est donc équipée pour parer à toute urgence et éventualité (c’était ce que je pensais avant d’y accoucher). Nous arrivons vers 1h à l’étage de la maternité, le vigile nous ouvre après nous avoir demandé ce que nous venions faire et arrivons ensuite devant les portes des blocs d’accouchement et entrons. Là, nous nous faisons « jeter » par deux femmes qui nous disent de ressortir et de sonner. Effectivement, à gauche des grandes portes battantes, il y a un petit bouton type interrupteur avec noté au dessus en tout petit « sonner ». Nous nous exécutons, une des deux personnes fini par sortir et dans le couloir, debout, elle me demande mon nom, prénom, l’obstétricien qui me suit, mon dossier… Elle ne nous dit rien de plus, retourne derrière ces portes et nous laisse dans ce couloir. Elle revient quelques minutes plus tard et nous fait aller dans une pièce de pré travail et nous explique qu’elle va me mettre sous monitoring pendant 30 minutes. Les contractions sont devenues depuis très violentes et j’ai de plus en plus de mal à supporter la douleur. La sage femme ne réagit pas à ma détresse et quitte la pièce. Les minutes passent, avec la douleur elles sont interminables, mon conjoint essai de me rassurer, de me faire respirer mais cela devient de plus en plus difficile. Au bout de 45 minutes de monitoring, aucune nouvelle de la sage femme, je demande à mon conjoint d’appeler. La sage femme le fait sortir et m’ausculte enfin. Le travail a bien commencé, nous franchissons les portes amenant vers les salles de travail, nous découvrons que nous sommes les seuls.
La sage femme appelle pour que l’anesthésiste vienne me faire la péridurale. Sage femme et anesthésiste discutent de mon cas devant moi, dilatation, si c’est un premier enfant, sans même s’adresser à moi, je me demandais ce que je faisais là, je n’en revenais pas d’autant de froideur devant un événement qui pour elles étaient banal voir ennuyant alors qu’il était unique pour moi. L’anesthésiste a été méchante, j’ai eu le malheur de respirer trop fort pour elle, elle m’a donc engueuler, du coup je n’osais plus respirer.
La seule chose que nous a dit la sage femme est que c’était sa 3ème nuit et qu’elle était fatiguée. Durant les heures suivantes, tout à été ainsi, elle n’est venue que 3 fois en 6 heures de travail et parce que nous l’appelions (perte des eaux, fin d’effet de la péridurale et engagement du bébé). À aucun moment elle n’est venue pour savoir comment j’allais. L’arrivée du bébé a été tout aussi difficile, ça poussait fort en bas, la sage femme est sortie, elle nous a dit qu’elle allait chercher du matériel. 15 minutes plus tard, elle n’était toujours pas revenue, je souffrais, j’avais très envie de pousser depuis plusieurs minutes. J’étais presque en larme quand la puéricultrice alors présente est allée chercher la sage femme. Nous avons compris ensuite qu’elle attendait l’obstétricienne, mais n’aurait t’elle pas pu nous le dire et rester avec moi pour m’aider au lieu de discuter avec ses copines dans leurs salles ( étant les seuls, notre chambre d’accouchement était en face de leurs salles).
Avec l’obstétricienne cela a été la même chose, je n’ai su son nom qu’en découvrant la facture de ses honoraires. Aucune communication, je ne savais pas si je faisais bien, si ça avançait. Au bout de 30 minutes, j’ai compris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, la sage femme s’est appuyé de toute ses forces sur mes cotes et au bout de quelques poussés mon fils est enfin sorti…
J’en garde un très mauvais souvenir et n’accoucherait pas dans cette clinique pour mes prochaines grossesses.
En chambre avec notre bébé, heureusement que nous étions entourés de notre famille, frères et sœurs aînés déjà parents pour nous guider car rien ne nous a été expliqué, même pas le bain, ils étaient trop occupés. Il fallait courir après les biberons…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :