La naissance de Clémentine, le 10 avril 2013

16 Sep
Au début de ma grossesse, j’aurais tout fait pour ne pas accoucher ! Mais beaucoup de lectures, une sage-femme merveilleuse pour la préparation, et neuf mois de réflexions plus tard, je me sentais prête et j’avais même envie de vivre cette expérience unique…Clémentine est mon premier enfant, j’ai eu peur d’accoucher à la maison ; et puis le papa aurait été très dur à convaincre ! Mais nous avons tenté tous les deux de nous donner les moyens de vivre au mieux ce moment, en évitant une trop grande médicalisation, à commencer par la péridurale. Nous avons fait ensemble une préparation à la naissance rimant avec détente et souplesse, en partie en piscine d’eau de mer chauffée à 35°C !

Dans la nuit du 8 au 9 avril, j’ai eu des contractions relativement douloureuses (assez pour m’empêcher de dormir) et j’ai espéré que le jour J arrive ! Rien dans la journée du 9 (malgré un furieux ménage de l’appartement !) jusqu’à 17h30… C’est là que le travail commence : les contractions reprennent. Quand mon homme rentre du travail à 18h30, elles sont relativement régulières (elles ne le seront vraiment qu’à la toute fin). Elles sont de plus en plus douloureuses ; il m’aide en me massant le bas du dos ; je ne les supporte que grâce à lui, et en position accroupie.
20h : un bon bain pour me détendre, une musique que j’aime et des morceaux d’ananas frais (il parait que ça dilate le col…).
21h : je sors du bain et je tiens encore, ça va…
22h : je pourrais encore rester à la maison mais je suis curieuse de savoir où j’en suis, et surtout je me demande si je pourrai ensuite supporter le trajet en voiture jusqu’à la maternité ! Nous partons donc, moi accroupie dans la voiture, impossible de m’assoir normalement sur le siège !
A 22h30, nous sommes accueillis à la maternité par la sage-femme, Marion. Tout de suite, elle est attentive et encourageante ! Je suis à 7 de dilatation du col… à ce stade de douleur, je ne sais pas si je vais tenir jusqu’au bout sans péridurale ; je le dis à Marion, mon homme complète : « elle préférerait s’en passer ! » Pas de problème : on peut attendre et je la demanderai quand je veux, me rassure Marion… Elle nous installe en salle d’accouchement, avec un monitoring en ambulatoire, je continue à supporter mes contractions accroupie.
Marion revient au bout d’une heure, je suis à 9 ! Elle me propose de rompre la poche des eaux pour que le bébé descende car notre fille est encore haut… Je demande à attendre encore un peu. Il suffisait de me le dire : quelques minutes plus tard, une furieuse envie d’aller aux toilettes me pousse vers la petite salle de bain de notre salle d’accouchement. Je perds les eaux sur la cuvette. Le futur papa va prévenir Marion… Quelques contractions encore, cette fois beaucoup plus douloureuses ! J’ai à peine le temps de me dire que je vais demander la péridurale, que déjà une énorme envie de pousser m’envahit (je la trouve belle, cette envie, tellement  elle est naturelle !).
On appelle Marion : « ah oui, c’est maintenant, je vois la tête ! »
Elle m’installe sur la « table » d’accouchement mais j’ai trop mal pour être allongée ; je demande à me mettre sur le côté et elle met tout en place pour…
Et là, il faut pousser ; c’est là que tout d’un coup, je panique ! Je ne me sens plus du tout prête, j’ai l’impression de ne pas savoir… Mon corps, lui, sait faire mais la douleur est telle que très vite mon cerveau refuse ! Je crie « non » et ça n’est qu’au bout de longues minutes que j’accepte qu’il va falloir passer par cette douleur pour qu’elle se termine.
Clémentine naît à 1h07 du matin ; elle est magnifique ! Elle pleure à peine ; son papa a demandé à ce qu’on ne coupe le cordon que lorsqu’il arrêtera de battre… C’est d’ailleurs lui qui le coupe. On est tous les trois enfin. Après les premiers soins, Clémentine est reposée contre moi et vient téter goulûment !
Les jours suivants seront faits de peau à peau et de tétées sereines, sans pleur pour notre fille, sans douleur pour moi et toujours à trois car dans cette maternité, le papa reste (il a une banquette pour la nuit et un petit déjeuner tous les matins).
Merci à la sage-femme Marion d’avoir été à l’écoute de nos souhaits et de n’avoir rien brusqué !
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