#290 Lucie – Seine et Marne 2010 et 2013 accouchement respecté

24 Sep

je suis maman de 2 enfants.
Mon premier est né en 2010 en Seine et Marne (77), en France. J’ai d’abord été suivie par ma gynéco de ville jusqu’au 6ème mois puis par le gynéco de l’hôpital. On m’avait dit de téléphoner 1 mois avant pour fixer ce rendez vous mais quand j’ai appelé il était trop tard et on a basculé mon suivi sur des consultations privées au sein de l’hôpital. J’étais déçue parce que de mon côté j’avais fait ce qu’il fallait. Bref, rien de très grave mais ça laisse un goût amer. Je me suis inscrite au cours de préparation à l’accouchement proposés au sein de l’hopital. Nous étions une quinzaine de mamans à chaque fois et avec le recul, je me dis que je n’avais rien compris à l’utilité des cours ni àa ce qu’il s’y passait. Je n’ai donc pas réutilisé les exercices de respiration, les positions etc… pendant mon accouchement.
Je n’étais pas stressée par cet accouchement, la seule chose qui m’angoissait était que je risquais d’accoucher prématurément à 6 ,5 mois. J’ai finalement tenu jusqu’à 37 semaines. J’ai commencé par avoir des contractions à la maison pendant toute une journée puis j’ai perdu les eaux à la maison, nous sommes donc partit à la maternité. J’ai expliqué par l’interphone que je perdais les eaux mais la personne qui m’a accueilli n’écoutait pas ce que je lui disais. Elle m’a ouvert la porte et m’a fait patienter dans la salle d’attente. Ensuite une sage femme s’est occupée de moi (très agréable). Elle m’a prévenu qu’il y avait un changement d’équipe et que ce serait une collègue qui m’accoucherai. La collègue est venue quelques temps après et m’a proposé de prendre une douche, ce que j’ai fait. Ca m’a fait beaucoup de bien. Le col ne se dilatait pas, je suis restée allongée sur le dos tout ce temps. Quelques heures plus tard, on m’a posé la péridurale. Mon mari a dû patienter dans une salle et personne n’est revenu lui dire qu’il pouvait le rejoindre. Je suis restée près de 3h00 seule dans la salle d’accouchement ( sans mon mari ni visite du personnel de l’hopital). Quand mon marie m’a rejoint, j’étais toujours sur le dos, on m’a dit de dormir. Chose que je n’ai jamais pu faire, j’avais le tensiomètre qui se gonflait toutes les quelques minutes et me gênait vraiment. Après une nuit de veille, une nouvelle sage femme pas aimable du tout vient me voir et me dit de ne pas rester allongée mais refuse de m’aider à m’asseoir. J’avais une péridurale fortement dosée et ne sentait plus mes jambes. 2h00 plus tard elle revient me voir et insiste, elle a alors accepté de m’aider avec mon mari. En m’asseyant le cathéter de la péridurale a été déplacé, je me suis retrouvée pendant des heures encore à avoir mal du coté gauche car toute la péri partait à droite. L’anesthésiste ne me croyait et me remettait des doses de péridurale en me disant « ça fait mal un accouchement ma petite dame !!». Quelques heures plus tard il a compris que le cathéter était déplacé et me l’a remis en place. J’ai été soulagé. Il m’a aidé à me coucher sur le côté droit ( et non le gauche) ce qui m’a permis de dormir 45 minutes et la tête de mon bébé appuyant tellement bas, je me suis réveillée. Nous avons appelé la sage femme. J’ai commencé à pousser. 40 minutes se sont écoulés mais mon fils n’arrivait pas à sortir. La sage femme m’a dit,j’appelle l’obstétricien pour faire une expression. En réponse à ma question « qu’est ce que ça veut dire ? », je n’ai obtenu qu’un « on va chercher le bébé depuis le fond de l’utérus ». moi qui ne suis pas du tout du secteur médical, ça ne m’a pas évoqué grand-chose. Quand le médecin est entré et a dit à mon mari de sortir « sinon vous allez me peter la gueule monsieur ! » J’ai commencé a vraiment paniquer. Je me suis demander e qu’on allait me faire. L’obstétricien est monté sur la table d’accouchement et a appuyé sur mon ventre avec ses avant bras. Il était « mort de rire ». Je hurlais de douleur, je sentais mes cotes pliées et le sang qui me montait à la tête. J’ai cru tomber dans les pommes. J’ai perdu pied et j’ai demandé à tout arrêté. Le seul geste bien qu’il a eut a été de mettre ma main sur les cheveux de mon fils qui arrivait. J’ai eut le courage de pousser encore une fois mais rien mon fils n’arrivait pas à sortir. L’obstétricien a donc pris les forceps et la sage femme a coupé. Mon fils est né, il était magnifique et ce moment était très intense. L’obstétricien n’a pas attendu et a été chercher le placenta. Je ne sais pas s’il craignait une hémorragie ou s’il était pressé… Il a ensuite tenu à me recoudre l’épisiotomie lui-même. Il m’a fait des points trop serrés, 2 semaines après je ne pouvais toujours pas m’asseoir. J’ai fait de l’œdème et une infection. Quand je suis retournée aux urgences gynécologiques, il m’a reçu de façon inacceptable. On m’a fait patienter 20 minutes les pieds dans les étriers. Il est entré dans le bureau sans même me dire bonjour. Il a passé des coups de fils professionnels. 20 minutes après il a regardé ma cicatrice et m’a donné une bouteille de Daquin en me disant que c’était son jour de bonté !!! J’avais envie de l’insulter mais j’étais tétanisée par le souvenir de lui m’accouchant comme un sauvage. Mort de rire en pratiquant des gestes ressentis comme violents et non expliqués. J’ai vécu mon accouchement comme une agression. Je suis restée traumatisée pendant de longs mois. Je faisais des cauchemars. J’ai aussi dû subir une intervention à cause de cette épisio ratée.
Dans le service de maternité j’ai été plus tôt bien traitée mais j’ai été gênée du fait que le personnel n’a pas la même formation concernant l’allaitement, j’étais un peu perdue. De plus le pédiatre n’avait pas remarqué le filet de langue qui gênait la succion de mon fils. Il a dû subir une intervention sous anesthésie générale à 8 mois.
Bref tout ça a été traumatisant, invasif et hors de prix pour la sécurité sociale !!!!
Quand je suis retournée voir le gynéco qui m’avait suivie à l’hôpital et que je lui ai expliqué comment c’était passé mon accouchement, il m’a répondu qu’il ne fallait pas exagérer. Je lui ai dit que je ne reviendrais jamais accoucher chez eux. Il m’a répondu que je pouvais car l’obstétricien qui m’a accouché ne travaillait plus là. Que dois-je comprendre ???

Pour ma fille en 2013, j’ai choisi une clinique en Seine Saint Denis(93).J’ai été suivie dés le début de ma grossesse par un des gynécos de la clinique. Il était très sympathique mais a fait juste le suivi. Il ne m’a pas informé sur les cours de préparations etc… J’ai dû chercher les informations moi-même. Aux cours de préparation nous étions 3 à 6 mamans selon les séances et il y avait aussi un entretien individuel avec la sage femme. Ces cours ont été précieux pour moi. J’ai été rassurée, j’ai eu l’occasion de parler de mon 1er accouchement et avoir des explications sur ce qui c’était passé pour être mieux préparée et comprendre l’utilité des positions et de la respiration. Ma fille est née à 39 semaines, l’accouchement a duré 6h. J’ai géré le plus possible à la maison avec les différentes positions apprises et la respiration et je suis arrivée à la maternité avec un col dilaté à 5 cm. J’ai demandé à être sur le coté gauche pour le monitoring mais la sage femme n’arrivait pas à capter le cœur de ma fille donc je suis restée sur le dos. Les douleurs étaient très fortes mais les contractions étaient de moins en moins régulières. Quand l’anesthésiste est arrivée, j’étais à 8-9 cm. Je suppose qu’on m’avait injecté des hormones de synthèse pour accéléré le travail car les contractions n’étaient plus efficaces. J’aurais aimé qu’on m’explique ou du moins qu’on me le dise. J’ai pensé qu’on ne me mettrait pas la péridurale mais l’anesthésiste me l’a posé. J’ai perdu les eaux alors que l’anesthésiste allait me piquer. La douleur était très intense et au final la péri n’a eut aucun effet… Si c’était à refaire je ne prendrais pas la péridurale. Le moment de la pose de la péridurale a été le plus douloureux de tout cet accouchement. Ensuite j’ai accouché très facilement sans péridurale d’un joli bébé. Cet accouchement m’a permis de me sentir accomplie en tant que maman. J’ai accouché moi-même, bien que ce ne fût pas parfait, je suis très fière de moi. J’ai été actrice alors que pour le premier, j’ai subi.

Après mon premier accouchement je me suis longtemps demander comment je pouvais intervenir pour des futures mamans ne subissent pas d’accouchement similaires au mien. Alors j’en parle autour de moi aux copines, aux gens que je rencontre et faire ce témoignage a donc beaucoup de sens pour moi. En espérant que les choses bougent en France.
Une précision que je souhaite ajouter, pour les 2 maternités, on nous avait parlé de l’accouchement sur le côté lors de la préparation, hors les sages femmes qui accouchent dans ces maternités refusent de le faire car elles n’y sont pas formées.

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