#295 Nolwenn, 2 accouchements en structure et un accouchement non-assisté

28 Sep

Je m’appelle Nolwenn, je suis l’heureuse maman de trois enfants, dont la dernière est née cet été, à la maison sans assistance médicale.

Voici mon histoire, et la raison qui a motivé mon dernier choix d’accouchement.

Mon ainé est né en 2003, en France, dans le département de l’Isère. Ce fut un accouchement déclenché 7 jours après le terme.

Je suis réstée 25 heures sous péridurale, qui n’a pas fonctionnée, mais qui m’a forcée a rester allongée… Mon fils a eu des défaillances cardiaques liées à la durée d’injection des produits. Après de fausses alertes où l’on m’annonçait que j’allais partir en césarienne, mon bébé est arrivé par voie basse. Il a fait ma fièrté, mais j’ai développé une peur de l’accouchement, le personnel soignant n’ayant pas cherché à me rassurer ce jour-là.

5 ans plus tard, en 2008, en Savoie, j’accouchais de mon deuxième garçon. La maternité ou je devais accoucher m’a renvoyé deux fois à la maison, me disant que les contractions n’étaient pas assez rapprochées. Au troisième refus de me prendre en charge, le personnel a proposé que je revienne une heure après dans le service. J’habitais alors à 30 minutes de la maternité.Lles contractions étant par les reins, comme le premier, et l’impression qu’on ne voulait pas s’occuper de moi, m’ont poussées à me rendre chez mon médecin traitant. Celui-ci a eu tellement peur que j’accouche dans son cabinet, qu’il m’a fait rentrer dans une autre maternité, qui ne savait rien de mon dossier. A peine arrivée, on m’a imposée une péridurale que j’avais refusée, et qui n’a pas fonctionnée, puis une épisiotomie car j’ai eu la bêtise de dire qu’on m’en avait fait une lors de mon premier accouchement.Mon deuxième petit prince est né 25 minutes après mon arrivée sur le parking de l’hôpital.

Je ne voulais plus avoir d’enfant ou plutôt, si le désir d’agrandir la famille était omniprésent, je ne voulais plus accoucher…

Mais la vie réserve parfois des surprises, et un bébé a décidé de nous rejoindre pour juillet 2013, dans la Drôme.

Ma première réaction fut la panique! Je ne voulais pas accoucher à l’hôpital. Mais il n’y avait pas de sage-femme pratiquant les accouchements à domicile près de chez nous.

J’ai alors pris une décision: faire le suivi de grossesse à la maternité, et si aucun problème ne nous était signalé, j’accoucherai seule chez moi. Au moins, je n’aurais pas à me battre pour être écoutée et prise en charge: je suis une femme, d’instinct je saurais accoucher par moi-même!

Nous avons préparé nos ainés à la naissance en leur laissant le choix d’être présents ou non. Bien sûr, ils voulaient être là, mais j’ai voulu leur laisser une porte de sortie en leur faisant comprendre que certains papa tournaient de l’oeil à la naissance de leur bébé, donc qu’ils pouvaient sortir lorsqu’ils le désiraient. Nous avons tout prévu nous-mêmes: matériel d’accouchement, premiers gestes de secours au cas où (cordon autour du cou, accouchement par le siège etc…) et un téléphone pour les secours qui peuvent être chez nous en 3 minutes.

Petite fée est arrivée de façon très rapide, contractions par les reins (jamais deux sans trois!) entourée de l’amour de ses frères nullement impressionnés mais fiers comme des paons, et de ses parents. Malgé la douleur, j’étais en paix, l’ambiance était calme, ce qui me changeait de mes expériences précédentes d’angoisse et de stress. Nous avons prétendu une naissance inopinée, lors de notre arrivée à la maternité, car nous savons que si nous avions parlé de choix d’un accouchement non-assisté, nous aurions eu les services sociaux sur le dos avec risque d’enlèvement de nos amours d’enfants. Après un contrôle de la sage-femme et la confirmation que je n’avais même pas besoin de point de suture car je n’étais pas déchirée au niveau du périnée, j’ai passé un séjour de trois jours en chambre de maternité dans le calme, car je n’ai quasiment pas vu de soignant, malgré un premier allaitement, et cela me convenait très bien! Personne ne m’a gâché mon bonheur, et si je devais avoir de nouveau un bébé, je recommencerais toute seule sans médecin.

Avec du recul, je trouve dommage que les équipes soignantes perdent leur humanité, n’écoutent pas le patient et ses désirs et besoins pour leur propre confort, que la suppréssion des maternités de campagne fabriquent des usines à bébé et non des maternités accueil de bébé et leur parents. Car ainsi, ils poussent des personnes comme moi à accoucher chez eux. Nous avons fait tout le suivi de grossesse, pris en considérations tous les risques avec une sage-femme qui nous à conseillée sans se rendre compte de notre décision.

Mais certains parents refusent un suivi et prennent ainsi le risque de perdre leur enfant, et même la maman par un risque d’hémorragie.

Si j’avais une demande au gouvernement à formuler, ce serait de réouvrir des maternités dans les petites villes, de faciliter le travail des sage-femmes accouchantes à domicile, et d’imposer l’application de la charte du patient à l’hôpital.

Nous sommes des êtres humains.

Publicités

Une Réponse to “#295 Nolwenn, 2 accouchements en structure et un accouchement non-assisté”

  1. E.P 21 mai 2014 à 12 h 23 min #

    Bonjour,
    Je cherche à contacter Nolwenn, nous allons probablement faire le choix d’accoucher à la maison, mais j’aimerais en discuter avec quelqu’un qui l’a vécu…
    Pourriez-vous nous mettre en contact svp ?

    Mille mercis,

    E.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :