Valérie – Bouches du Rhône – 2012

14 Nov

On a respecté mon envie mais on m’a laissé poireauté pendant 1h dans ma douleur…

Bon, alors… Donc Jour J prévu, le 18 novembre 2012, au contrôle ils ont vu que rien n’avait changé. J’ai donc eu rendez-vous le mardi 20 pour un autre contrôle (monito powa). On arrive là-bas, la sage-femme nous fait “Ah vous rentrez ce soir ?”. Nous on croit qu’elle veut dire qu’on va être à la maison le soir-même… Puis quand elle revient elle nous explique que les gynécologues ont eu une réunion le lundi 19 et ont décidé de mettre le fameux tampon imprégné de prostaglandine. Nous on dit oui si le col n’a pas bougé depuis le 18… La sage-femme examine est nous répète la phrase qu’on a entendu plus d’une fois “Col ouvert à 1 large postérieur”… On pousse donc un gros soupir puis elle nous donne rendez-vous le soir même à 18h (elle m’a pris du sang pour des analyses pour qu’on puisse venir plus tard).

Arrivée donc à 18h, mon homme et moi on part défaitiste car la sage-femme nous explique que le tampon n’agit que minimum 6h après la pose. Elle nous explique qu’elle va me poser ce machin au fond du vagin contre le col (génial la ficelle de 3m de long…).

Bref, je me fais servir le repas à 18h, puis on attend devant la tv 21h. La sage-femme revient et me met le tampon (aïe ça a fait mal !! une impression de fouissement).

Assez rapidement, dans les 15 minutes après la pause, je sens une drôle de sensation, comme si il y avait un cachet effervescent dedans.

Et quelques minutes après, je commence à avoir des contractions douloureuses et régulières. En gros, toutes les 5 minutes. Un peu de douleur mais il suffit de bien respirer et j’ai presque pas mal.

Ensuite je me met sur le côté et essaie de me reposer. J’ai mal comme quand j’ai des règles mais ça va, la douleur est largement supportable. Mon homme finit par se coucher également (ils lui ont filé un lit pour qu’il dorme avec moi) et on dort.

Je me réveille vers 1h30 en gros. Et vers 2h du matin, j’ai très très mal. Je commence à avoir de la peine à supporter les douleurs. Je vois que mon homme s’éveille et je lui dis de venir vers moi et d’appuyer sur les points de pression pour atténuer les douleurs… En temps normal, c’est des points qui font vraiment super mal (au niveau du sacrum), bah là… limite je sens pas la douleur et je lui dis de tenir la pression sur les points tout du long de la contraction.

15 minutes plus tard, de plus en plus mal, je me décide à appeler une sage-femme. Elle arrive et sans même m’ausculter fait “Ce n’est que le début, quand ce sera le vrai travail, vous aurez vraiment mal” (j’étais souriante, parce que j’arrivais encore tout juste à supporter la douleur). Peu après son départ les contractions sont espacées de 2-3 minutes environ.

2h30 du matin, je commence à sentir comme une pression sur le col. Quand la petite appuyait volontairement sur le col ça picotait un peu, bah là, pareil… J’essaie de respirer le mieux que je peux pour atténuer les douleurs… Mais rien n’y fait je sens que ça appuie vers le bas de plus en plus… Je me dis que ça va pas tarder, je demande donc à mon homme de retourner voir la sage-femme pour qu’elle revienne parce que j’ai de plus en plus mal et que je pense pas tenir le coup.

Il revient quelques minutes plus tard et me dit “y a pas de sage-femme de dispo, les 3 salles d’accouchement sont occupés et y a une césarienne…”.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à retenir ce qui descendait… Et plus le temps passait et plus j’avais mal. À un moment donné, j’ai demandé à mon homme de m’aider à aller aux wc parce que là aussi ça poussait et j’allais me faire dessus… À peine les fesses posées, tout est sorti (même le tampon !!!)… Une belle diarrhée !

Vers 3h30, je ne supporte vraiment plus du tout les contractions qui sont espacées en gros de 1-2 minutes max. Je broie la main de mon homme à chaque fois et je respire comme un chien.

Je lui dis “Maintenant va chercher une sage-femme ou qqn de compétent sinon j’accouche sur place !” (Je lui demande aussi d’enlever ma culotte parce que je n’ai plus du tout de doute!).

La sage-femme qui est venue 1h avant m’ausculte et dit “Ah oui, c’est la poche des eaux que vous sentez ! Bon, ben, on va aller en salle d’accouchement hein…”. Mon mari demande “Elle est ouverte à combien ?”. Elle répond “Col effacé”.

Là, ils m’emmènent en 4ème vitesse dans la salle, on me dit que la salle est pas nickel, je répond “je m’en fous, tant que je peux pousser !”

Entre deux contractions on me fait passer sur la table d’accouchement, on me met les étrillés, on m’aide à mettre mes jambes dessus. (Au moment où on me dit de pousser, une crampe à la jambe… ça c’est sympa…)

Après bah, la sage-femme appelée Emeline (pas celle qui m’a gonflé) m’assiste. Une autre sage-femme à côté de moi et mon homme vers ma tête pour me motiver.

Donc, passage de la tête, ça va… Bien qu’au début j’avais pas capté que c’était à cet endroit qu’il fallait pousser ! Emeline a percé la poche des eaux et après, bah, j’ai poussé.

La tête passée, ça va… Par contre j’en ai chié pour les épaules… Plus je poussais et plus j’avais mal. Dès que j’ai réussi après tous les encouragements (je me suis dit que de tte manière je pouvais pas rester comme cela et que autant que je n’ai plus mal !)

3h48, après 10 minutes de poussées, elle est arrivée. 3kg360 (ouf pas si grosse que cela !) pour 49 cm (mesurée le lendemain) !!

Après ils me l’ont mise direct sur moi (mon homme n’a pas pu couper le cordon, il était autour de son cou et de son corps), puis mon homme est parti dans la salle d’à côté pour la peser, contrôler que tout va bien…
Pendant ce temps, Emeline m’a enlevé les morceaux de placenta qui étaient restés accrochés (deux morceaux) puis elle a commencé à me recoudre… 4 points au vagin (rien senti) et 4 points à la peau (j’ai tout senti, il s’était passé trop de temps entre la sortie et qu’on me recouse. En plus ils m’ont refait un point à double qui avait craqué… )

Après, on a dû aller direct dans ma chambre (après m’avoir fait me lever et changer de lit) pour 2h de repos avant de me faire lever ^^. Ils ont essayé de me mettre la petite au sein dans la salle d’accouchement et dans la chambre mais la petite n’y arrivait pas.

Dans les jours qui ont suivi, j’ai essayé de faire téter la petite au sein mais rapidement on a vu qu’elle arrivait pas à bien prendre mes tétons (sont trop gros et grand) et qu’elle a une trop petite bouche.

Coup de blues deux jours avec des larmes et finalement on a décidé que je tirerais le lait pour ce que je peux et que on donnerait un complément en lait artificiel. Ainsi, moins dépendant de mes seins et on peut alterner pour les réveils la nuit.
Lily-rose 073

___

En relisant mon récit je vois que j’ai oublié de dire une partie :

 

Révision utérine car 2 morceaux de placenta étaient restés accrochés. Ils ont appuyés sur mon ventre, puis ont cherché dans le col les fragments.

Puis, ils ont commencé à me recoudre. À ce moment, la ptite est arrivée avec Papa. Une vieille puéricultrice est arrivée pour la mise au sein alors qu’on me recousait. Je sursautais à chaque fois qu’on me plantait l’aiguille dans ma peau, la sage-femme me disait de pas bouger mais j’avais tellement mal ! Se faire recoudre à vif !
Et la puéricultrice qui me pinçait les seins pour que la petite tète…

Au final, quand j’étais recousue, on m’a aidé à me déplacer sur mon lit pour vite aller dans ma chambre pour 2h de repos bien mérité… Et c’est là qu’on a vu la première grosse crevasse…

Dès que la petite a demandé à manger, j’ai rappelé une puéricultrice et on a essayé sur mon sein valide…

Re-crevasse !

Le lendemain, mon mari m’apportait des téterelles pour essayer de mieux guider la petite. Re-crevasses !

Au bout d’un moment, une spécialiste de l’allaitement m’a donné un double tire-lait pour stimuler un max. Pendant ce temps nous avons donné de mon lait tiré avec une seringue et un tube d’aspiration.
Ensuite un osthéopathe est passé et a regardé si il y avait un blocage… Ensuite, ils ont regardé si elle avait pas un frein de langue…

Au finale, les sages-femmes et puéricultrices n’arrêtaient pas de se contredire. Et il n’y avait rien à faire pour mes crevasses (on ne m’a par exemple jamais parlé des compresses de lait maternel !).

Puis, 3 jours après la naissance, j’ai eu une poussée de fièvre => la montée de lait, très douloureuse… Et là mon baby blues a commencé. Je ne savais plus quoi faire pour donner de mon lait, je voulais allaiter au sein mais la petite se décourageait et ne prenait pas une bonne position.

Au final c’est une simple dame de nettoyage qui m’a réconforté en me disant qu’elle n’avait pas allaité et que ses enfants l’aimaient quand même. Merci à cette dame joyeuse de m’avoir réconforté de la sorte, sans elle, j’y serais encore !

Après j’ai tiré mon lait pendant environ 2 mois (et même les tire-laits me faisaient des crevasses) puis à force de me sentir « vache à lait », j’ai arrêté le carnage.

Du côté de ma cicatrice, ça a vite cicatrisé, un peu trop vite même et j’ai eu des douleurs pendant pas mal de mois…

Mais c’est surtout la peine et le choc d’avoir enduré autant de douleurs seule (juste avant de pousser et l’allaitement loupé) qui m’ont fait de la peine et qui m’en font encore 1 an après la naissance de ma fille… Nous pensons à lancer bb2, mais… Jamais je ne me laisserais faire comme pour cet accouchement… Quitte à faire semblant d’avoir mal, de crier, je ferais tout pour ne plus souffrir autant… Je demanderais une piqure anesthésiante si il y a déchirure, je demanderais à faire de longs peau à peau avec ma fille… Bref, je ne me laisserais pas faire !

 

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