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#296 Anonyme – 2 césariennes – Suisse

29 Sep

… dur de revenir sur cette histoire je me force parce que je souhaite que ça n’arrive à personne d’autre!
quand je suis tombé enceinte j’étais incrédule mais très heureuse, à 37 ans et après avoir arrêté la contraception depuis à peine 1 mois… wow! Ce bébé voulait vraiment venir chez nous! papa aux anges, je commence à me renseigner, comme une amie m’avait parlé de ses accouchements à la maison je me renseigne puis j’en parle à ma gynécologue du moment qui me traite de dangereuse etc tout en ne me regardant jamais dans les yeux, elle me fait remarquer que je suis en surpoids de 10kg et que cependant pendant la grossesse il ne faut jamais marcher plus que 1 heure par jour. Aucun dialogue je cherche un autre gynéco, j’en parle au futur papa, lui il me traite de parano et d’assassin potentiel pas question de mettre son bébé en danger il faut être à max 90 sec. d’un bloc opératoire et il me raconte des histoires de hystérectomies d’urgence sur des jeunes mères de 20 ans en hémorragie… tous les jours ou presque. J’accèpte le compromis d’une sage femme indépendante que m’accompagne pour un accouchement ambulatoire aux *** de Genève… Elle m’a l’air bien, je me prépare par le yoga, par la kinésithérapie et je prends 12 kg sut toute la grossesse, mais attention selon l’écho le bébé fait plus de 4kg, un macrosome!!! gare gare! ah laissez tomber madame il vous faudra une césarienne! Comme pour me mettre de bonne humeur, en plus bébé bouge bien mais est 10jrs en retard… que faire? papa appelle une connaissance gynéco qui lui dit qu’à 3-4 semaines post limite les enfants meurent dans le ventre de la mère il faut le sortir de suite par n’importe quel moyen, j’étais terrorisée! d’aller à l’hôpital que je n’aime pas du tout, par tout ce qu’on m’a dit, et le grand père médecin qui me dit doucement « mais laisse faire les médecins, fais confiance, fais pas la difficile » … j’ai envie d’hurler encore maintenant!!! l’horreur, le jour J est arrivé pour une provocation mais ce qui m’a interpellé le plus c’est la sage-femme agrée, qui ne m’avait pas dit d’avoir pris les accouchements ambulatoires parce qu’elle craignait ceux à domicile et dès le moment ou elle est entrée à l’hôpital elle est devenue toute gentille avec le personnel hospitalier qui ne la traitaient pas si bien à vrai dire, le futur père était ultra angoissé et personne ne s’occupait vraiment de moi, tous sur le monitoring, le goutte à goutte… sursautaient à chaque variation du tracé, mais moi ce que moi je sentais ou vivais était totalement irrélévant, j’étais classée comme une « bizarre » qui veut accoucher un macrosome à la maison ahahah elle va voir celle là… et bien à 12h minuit après 8-10 heures de contractions à la pitocine on me met une péri et on décrète l’état d’urgence pour le bébé… vous avez dit urgence? oui oui mais il faudra attendre 5h du matin pour entrer au bloc et voir le bébé se faire extraire par des extraterrestres en grosses lunettes, en habits verts et en gants bleus! avec des lumières aveuglantes ça va sans dire. Papa heureux bébé va très bien apgar 10-10-10 à 0 à 5 et à 10 min… vous avez dit urgence n’est-ce pas? danger vital… mais oui!
je suis rentrée à la maison après 3 jours car à l’hôpital avec 3 femmes et 3 bébés dans une pièce les routines de ménage repas visites, famille bla bla ga ga ga j’étais épuisée!

… fin du premier round … KO pour la mère mais personne ne s’en soucie l’important c’est que bébé va bien non? il va toujours très bien il a 5 ans et a été allaité jusqu’à 2,5 ans.

3 ans plus tard je retombe enceinte cette fois je tombe instantanément en déprime: les maisons de naissance me refusent car césarisée, utérus cicatriciel mon histoire n’intéresse personne, petit espoir à A**** où on m’accepte mais c’est 1h30 de voiture et si ça se passe mal il faut payer de sa poche un accouchement médicalisé etc très chère le père des enfants me fait remarquer qu’il trouve ma démarche absurde paranoiaque etc etc

je vis très très mal les 3-4 premiers mois puis j’arrive à me calmer et me concentrer sur les joies de dorloter un bébé! mais oui c’est beau les bébés!

je n’ai plus de travail ni de droit au chômage qui paye la facture s’il y a un pépin? papa m’encourage à reprendre une formation à l’université alors que j’étais enceinte et on devait trouver un logement plus grand etc etc… chercher une fille au pair pour s’occuper du bébé pendant les heures de cours, préparer les examens la nuit? quand?

je suis en psychothérapie mais vous voyez bien la psy est médecin avant tout et trouve elle aussi que papa (médecin également) a bien raison d’avoir des angoisses, tout accouchement est un danger potentiel!
ma question maintenant est: qu^y a-t-il sur terre de plus dangereux pour un bébé qu’une mère terrorisée? qu’une mère qui se sent entouré de gens qui ne l’entendent pas? qui ne comprennent pas sa manière de vivre la maternité?

Ma fille, la deuxième est née un jeudi matin après une rupture des eaux provoquée par une sage-femme lors d’un contrôle de routine à la maternité où l’on m’avait demandé de signer des papiers pour les assurer que j’avais bien compris les dangers d’une deuxième césarienne… je croyais toujours aller à la maternité de A***** mais je n’y suis pas parvenue, j’ai eu peur, peur de devoir payer peur qu’on me rende coupable si quelque chose se passe pas exactement bien, …
donc
entrée à la mat aux *** – GEnève un jeudi vers 23h je crois… contractions fortes douleurs on m’amène dans une salle d’accouchement et la cheffe de clinique ne vient même pas se présenter elle regarde par la porte je demande à pouvoir me lever pour marcher un peu et dit que « pas question » avec un monitoring et une péridurale on ne bouge pas … mais tout le monde sait qu’un bébé ne descend pas si la mère est couchée non? pour moi c’était du Kafka, j’ai de la peine à reconstituer les faits. Bébé n. 2 est née le matin à 8h par césarienne évidemment, j’étais triste pour moi et pour elle,
elle est le bébé le plus joyeux que je n’aie jamais rencontré, j’espère que ce n’est pas simplement un réflèxe pour contraster une mère déprimée!

tout va bien, que veut le peuple?

moi j’ai honte de moi même et je n’arrive pas à dépasser cette honte, car je n’ai pas pu mettre au monde moi mes enfants, sains à terme et sans autre « contreindication » » que d’être un peu grands… je sais que personne n’a jamais fait aucun effort pour me mettre à l’aise, tout le monde a joué autour de moi la carte du terrorisme, « dieu sait qu’est-ce qu’il pourrait arriver » il faut tout prévoir se préparer à la guerre avec l’artillerie lourde …. l’amour? la poésie de la naissance? … que nenni! c’est neuneu madame… mais je ne me sentais pas du tout une madame, je me suis sentie un patient-numéro un potentiel gap dans les statistiques, pas une personne, pas un être humain entier et respecté.

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#192 Deniz, Suisse – 2011

27 Fév

Deniz, suisse, 2011. Naissance non respectée.

Heureuse maman d’un petit garçon né en septembre 2011.
Le jour de mon terme, je me rends à la maternité dans laquelle je devais accoucher. Là, on me fait un toucher vaginal extrêmement douloureux ainsi qu’une échographie! Soulagée que bébé aille bien, je rentre chez moi et perds mon bouchon muqueux. Y a-t-il un lien avec ce toucher vaginal?

Cinq jours plus tard, à 7h du matin, je me rends compte que je perds les eaux. Après un coup de fil à la maternité, nous nous y rendons, mon mari et moi-même, deux heures plus tard. Excitée et heureuse, je ne ressens aucune angoisse! Au fil de la journée, les contractions deviennent de plus en plus douloureuses et rapprochées! Les douleurs se situaient principalement dans le bas de mon dos! A 20h, j’appelle la sage femme qui décide de me monter en salle d’accouchement. Et la souffrance (et même le regret d’être tombée enceinte) prend la place de l’excitation. On me fait un lavement et on me pose une sonde urinaire … je ne sais pas vraiment pourquoi… Pas très agréable de passer 30minutes aux toilettes alors que l’on est pliée en deux à cause des contractions. Et la sonde urinaire qui me pinçait.
Je tremble, je vomis. On me propose de me mettre a quatre pattes. Je n’ai plus aucune notion du temps. Je ne sais plus ce qui se passe autour de moi. Ce que je sais est que la douleur devient insupportable et je demande la péridurale en criant que j’allais mourir! L’anesthésiste vient avec sa feuille de consentement, feuille que mon mari commence à lire. Je lui dis que j’en ai rien a faire des risques et je la signe avec peine! Quelle déception… je ne la voulais pas! La péridurale fonctionne mais seulement du côté gauche. Puis c’est un peu le trou noir… Je crois m’être endormie. Les heures passent. Je dilate lentement. Et vient le moment où j’ai envie de pousser! A ce moment-là je suis remplie d’une énergie incroyable! Je pense que j’aurais pu déplacer une montagne. On me met sur le dos, et je pousse de toutes mes forces! Mais bébé n’avance pas! Je crois qu’à un moment donné, on m’a proposé une césarienne. J’ai dit que je me sentais capable de sortir mon enfant. L’équipe a vu que j’avais encore des forces et a respecté mon choix. Puis j’aperçois un ciseau dans les mains du médecin et je lui dis: mais vous avez coupé!!?? lui me dit: ah? oui! Personne ne ma demandé mon consentement ni expliqué quoi que ce soit. Là, le médecin et la sage femme discutent ensemble. Je vois le regard du médecin changer. Il lui dit que bébé est en postérieur. C’est pour cela qu’il n’avance pas. Ah bon, et ils ne le savaient pas avant???? je pousse, hurle ! le médecin décide d’utiliser une ventouse. Je ne veux pas mais il insiste en disant que bébé doit sortir. J’entends un « ploc ». Et mon mari se sent mal. Face à cela il essaie de devenir actif et demande au médecin s’il peut l’aider! Il veut aller voir ce qui se passe en bas mais le médecin lui dit de rester auprès de moi. Je vois mon mari transpirer et je lui dis d’aller se coucher. Il est mis dans la salle d’à côté avec les jambes surélevées. A ce moment-là, mon fils nait et il est posé sur moi. Après un bref cri, mon fils lève sa tête et me regarde avec ses tous petits yeux! C’est le plus beau jour de ma vie! Je me souviens encore du regard de mon fils! Mais très vite, je suis aussi effrayée par ce que je vois sur son crâne! Une grosse blessure! mais qu’est ce que c’est?!! là, le médecin dit: montrez voir.. qu’est-ce que j’ai fait encore??!!! J’ai mal au cœur, mon fils a mal! On m’assure que ce n’est pas grave et que cela va passer… Je les crois et je n’arrête pas de dire qu’il est beau! Mon mari arrive et trouve son fils sur moi. Il le prends et pleure a son tour. C’est le 2 eme plus beau souvenir que j’ai de mon accouchement.
J’ai eu une déchirure 3 ème degré (en plus de l’épisiotomie) et mon fils a 17 mois a toujours une cicatrice sur la tête où aucun cheveux ne pousse et ne poussera à cet endroit-là. Le médecin me conseille, si je décide d’avoir d’autres enfant, d’accoucher avant la fin de la grossesse, car je fais de gros bébé avec de grosse tête. Je ne dis rien…
Les premiers mois ont été très très durs que ce soit pour ma cicatrice qu’avec mon fils.. Et je suis aujourd’hui persuadée que les pleurs pendant des heures de mon fils étaient sa façon  d’évacuer la souffrance qu’il a subie.

#140 Aline – La naissance de Juliette à l’hôpital, Suisse

23 Fév

Ma petite merveille est née le 4 juin 2008 à 16h27 à la maternité de M.! Elle pèse 3kg250 pour 50 cm.

Mercredi 4 juin à 4h début des contractions peu douloureuses et toutes les 8 mn environ. Vers 6h contractions plus régulières et toute les 5mn. A 7h j’appelle la maternité qui me dit de prendre un bain et de rappeler dans une heure car il y a beaucoup d’accouchements déjà en route et ce qui est fait à la maison n’est plus à faire là-bas!
Je prends mon bain, mon mari se lève et part travailler en me disant qu’il peut être là dans l’heure qui suit si jamais…

Le bain ne me soulage pas vraiment, il est 8h et je contracte toutes les 4mn., cela devient vraiment douloureux et je suis obligée de contrôler ma respiration.
Je rappelle la maternité qui me dit de passer pour faire un contrôle et voir où ça en est.
Je prends le bus et arrive péniblement à 8h30…

Monitoring pendant 45 mn. Je ne peux plus restée couchée, je dois me lever, vomir (je n’ai rien mangé depuis la veille au soir)et je tremble de partout à chaque contraction. A 9h30 elle me fait enfin un touché du col. La sage-femme me regarde avec un grand sourire:
– Vous ne souffrez pas pour rien vous êtes à 5cm! Et pourtant je n’y croyais pas vraiment que vous êtes en travail.

Elle me prépare avec une blouse  et on passe en salle d’accouchement. On me pose un veine-flon avec perfusion de glucose. Elle me loupe deux fois et fait sauter la veine, c’est finalement une autre sage-femme qui me la pose. J’ai vraiment de mauvaises veines. Elle me propose un bain et me demande comment j’envisage la suite.
Je lui dit que le bain je viens d’en prendre un et cela ne m’a pas vraiment soulagée! Elle me propose la péri (sans me forcer) en me disant que je gère très bien et que j’ai déjà fait du bon travail toute seule. Elle pense que j’ai les ressources nécessaires pour faire sans mais je fini par accepter car c’est vraiment douloureux et chéri ne peut pas être là avant midi…

Il est 10h30 nouveau touché du col… Je suis à 7! J’appelle mon mari. Il ne faut pas qu’il traîne cela peut arriver vite! Il en croit pas ces oreilles que cela aille aussi rapidement. Avec les endorphines j’ai envie de dormir entre chaque contractions aussi douloureuses soient elles.

Vers 11h l’anesthésiste arrive et me pose la péri. La sage femme reste à mes côtés et me soutient en me disant que j’ai vraiment bien géré et que je suis forte, d’ailleurs elle pense toujours que je pourrais m’en passer. Je sens des fourmis dans les jambes, c’est froid dans le dos et chaud dans les jambes et je tremble toujours autant. On me met une sonde urinaire. Je peux me reposer un peu car je ne sens plus les pics de douleurs…

Il est midi trente et mon mari arrive enfin après avoir prit deux taxis et un train (il travaille à Genève-Meyrin) et être passé cherché mon sac et l’appareil de photo.
Il me trouve couchée avec le monitoring en place qui me compresse le ventre et me fait mal. Je tremble toujours autant.

Aurèle va se chercher un sandwich et me ramène un Nestea mais je n’ai pas vraiment envie ni de boire ni de manger. Il me fait le lecture du TEMPS qui est particulièrement con comme la lune aujourd’hui. Cela parle de l’Islam, de la guerre en Irak et autres événements tout aussi passionnants… J’entends mais n’écoute pas vraiment.
Il est 13h et nouveau touché du col, je suis à dilatation complète! Il reste plus qu’à attendre que bébé s’engage…

On me mets en position de côté avec un pied dans l’étrier. Moi je ne réalise pas vraiment ce qui m’arrive et d’ailleurs jusqu’au lendemain je n’aurais toujours pas réalisé!

Vers 14h je sens quelque chose qui descend… C’est le bouchon muqueux qui sort. Quelques minutes plus tard je sens une pression et la sage-femme me dit que c’est la poche des eaux qui est bombée à l’extérieur et que c’est très drôle! Elle me donne un miroir pour regarder…On dirait une bombe à eau en plastique transparent, elle la perce et ça gicle un peu.
Mon mari continue de me faire la lecture et regarde aussi quand il se passe quelque chose en bas!
La sage femme me dit que pour l’aider à descendre je peux commencer à pousser à chaque contraction. Aurèle a les yeux rivés sur le monitoring et me dit quand il en arrive une… ainsi que combien je pousse pour faire péter le score comme il dit !

15h, mon bébé ne descend  vraiment pas vite et la sage-femme décide de faire des poussées plus actives. Elle sens la tête et me dit que je peux la touché aussi… Elle se trouve encore à quelques cm à  l’intérieur.
Je pousse tout ce que je peux à chaque contraction, la péri s’estompe un peu et je sens mieux les contractions. On me met un perfusion d’ocytocine pour les accentuer.
Je commence vraiment à fatiguer. Il est 16h et notre Petite n’arrive pas à se crocher, à chaque fois que je pousse la tête revient en arrière.

La gynéco arrive et me dit qu’il faut se mettre sur le dos et essayé encore de pousser en ramenant les jambes vers l’arrière. A chaque contraction je dois pousser trois fois très fort en reprenant rapidement ma respiration. On me retire la sonde urinaire.
Je fatigue et Juliette reviens toujours en arrière. la gynéco me dit d’essayer encore 2 fois et si cela ne fait rien elle fera une ventouse pour l’aider à sortir…
les deux poussées passent, je suis exténuée et Bébé ne s’est toujours pas croché. Il y a du monde dans la salle d’accouchement, la pédiatre, deux sage-femmes et la gynéco avec son assistante. Ils se préparent pour utiliser la ventouse. Je pousse encore une fois de toute mes forces pour l’aider avec la ventouse. La tête sort enfin! On me dit d’arrêter de pousser et le reste de corps arrive… J’ai l’impression que la gynéco tire fort et sent quelque chose craquer.

Juliette est dehors, il est 16h27! Il me la pose sur le ventre, je pleure et tremble sans pouvoir m’arrêter, c’est le contre-coup. J’entends des gens qui me félicitent et c’est un peu en sourdine.
Il me la reprenne pour faire ses contrôles. Elle a 9-10-10 au test d’Apgar.

Je saigne beaucoup et le placenta sort enfin. Il pèse 500gr. et est entier. Mon ventre est tout plat et fripé, je suis raide.

Il me la remette sur le ventre pendant que la gynéco recoud ma déchirure avec de la peine parce que je perds toujours beaucoup de sang. Je vois ce qu’il se passe en-bas car sur la lampe chauffante pour Juliette il y a des sortes de petits miroirs.

Mon mari s’en va vers 19h, il est aussi très fatigué. Moi je perds toujours beaucoup de sang et le gynéco vient souvent pour m’appuyer comme un dingue sur le ventre pour faire tout sortir, je souffre c’est affreux.
La perfusion d’ocytocine coule toujours pour que mon utérus contracte encore et arrête de saigner. On m’a remis la sonde urinaire et j’essaie de me reposer un peu.

Vers 20h on m’amène un plateau repas mais je n’ai vraiment pas faim par contre je bois de Nestea pour me redonner un peu de force et réussi à manger une tranche de pain.

Il me ramène en chambre seulement à 21h30 à cause des saignements et je suis contrôlée toute la nuit. la perfusion d’ocytocine pour renforcer les contractions est toujours là et j’ai mal aux reins tandis que mon utérus est dur comme de la pierre. Les Dafalgans et Ponstans m’aident un peu, mais je suis heureuse quand on m’enlève cette perfusion vers 23h…

Je vais évidemment peu et mal dormir. Le lendemain ça va mieux quand on m’enlève enfin le veine-flon, le cathéter de la péri et la sonde urinaire…

Je suis rentrée samedi à midi et depuis tout se passe bien avec ma tite poupée Juliette!