Tag Archives: aspiration du bébé

#254 Gwladys, en Janvier 2011 à Nancy‏

7 Avr

J’ai passé 9 mois de rêve, où j’ai eu la sensation de toucher du doigt l’éternité, Ma DPA était au 29 janvier, mais j’étais persuadée d’accoucher le 23. Je fais vraiment partie de ces mamans qui ont adoré être enceinte. Le 31 décembre, je passe le cap de 37 SA, je dis à une amie bossant en neonat : « ça y est c’est bon, c’est sûr tu ne l’auras pas dans ton service ! ». Elle me répond alors : « ah mais tu ne sais jamais, il suffit d’une infection ! ». Mauvais présage, si j’avais su…

Nous voilà donc Samedi 22 janvier 10h : réveillée par 1 contraction un peu douloureuse, mais je suis fatiguée et reste au lit. 10h30, je décide de faire un câlin à mon chat qui est à mes pieds me mets assise et la « schplok » je me dis : « il faut vraiment que t’accouches ma pauvre fille car tu te fais pipi dessus rien qu’en faisant l’effort de te lever « . Je prends mon chat et en me recouchant je me rends compte que ça coule toujours et que c ‘est chaud : JE PERDS LES EAUX !!! Je réveille chéri en lui disant et hop ni une ni deux il est debout, habillé prêt à partir ! J’appelle la maternité pour savoir si je peux prendre une douche, ok feu vert je la prends et on arrive à la mat à 11h30.

11h30 on m’ausculte : ouvert à 1 et toujours postérieur, comme je suis positive au streptocoque B on me dit qu’on va me déclencher au tampon Propess pour accélérer la maturation du col et on me donne des antibios. Bon ok ça se passe pas comme je le pensais mais pas grave. Je monte en service anténatal, ils me servent un repas. J’ai des petites contractions mais rien de méchant. 13h, pose du premier tampon et c’est parti pour 2h de monitoring. Je rigole (encore) en voyant les contractions et je suis contente car elles sont régulières ! Par contre je ressens tout dans le dos et ça commence à être plutôt désagréable. A 16h on me débranche du monito, on m’ausculte, toujours postérieur ouvert à 1 ! On me dit donc d’aller marcher pour faire travailler tout ça, je suis contente car cela va enfin soulager mon dos ! 18h : les contractions commencent à me couper un peu le souffle, je pense à mes cours de prépa et respire calmement, ce qui me soulage assez, même si ça commence à être dur. Je suis fatiguée et mon moral en prend un coup car les choses n’avancent pas. On me dit d’aller prendre une douche chaude assise pour me soulager. Je la prends bouillante ça fait trop de bien ! 20h : col toujours ouvert à 1 et postérieur les contractions s’intensifient. Et je perds le tampon donc repose de tampon. Et là l’horreur prise de crise de paniques j’ai comme des convulsions,  impossible de maîtriser quoi que ce soit ! J’appelle la sage-femme qui me dit « mais non madame vous n’avez plus de contractions là allez calmez-vous enfin ! De toute manière je ne peux rien vous donner il va falloir vous accrocher c’est tout ! » Et elle repart. Finalement après les avoir suppliées, ils me descendent en salle des naissances.

23h15 : Miracle col centré ouvert à 3 ! Il me pose donc la péridurale et mon col s’ouvre à 5 en 1h ! En même temps ils me passent du Syntocinon en perfusion pour accélérer le travail. C’est là que tout se complique. Je commence à avoir de la fièvre. En plus je suis tachycarde tout le long malgré une bonne tension ce qui inquiète l’anesthésiste. Je me mets à trembler comme une feuille, hors de contrôle ! 3h40 : Je suis enfin à dilatation complète mais ils me prennent ma température : je monte à 39-6 et mon bébé commence à souffrir des contractions, il fait aussi de la tachycardie. Et là on m’annonce qu’il est fort probable que mon bébé ait été infecté par mon infection et qu’il partira donc en néonat pour un suivi. On me dit aussi que le pédiatre va venir pour s’occuper du petit et là je vois arriver l’interne, le pédiatre, l’auxiliaire puer, l’infirmière et l’étudiante infirmière, plus ma sage-femme et l’étudiante sage-femme et l’anesthésiste qui me remet une dose d’analgésie péridurale. Je ne sais alors pas pourquoi car je ne sens pas de douleur. Je comprends plus tard que c’était en prévision d’une césarienne en urgence. 5h15 : Je commence enfin à pousser mais là mon bassin est trop étroit au dégagement et bloque bébé car il tape dedans en défléchissant la tête trop tôt. En plus son cordon est trop court et est autour du cou et je vois le monito dans le rouge et biper où il y a son rythme cardiaque : il est en souffrance ! L’interne me dit qu’il va devoir couper et utiliser les forceps : ok épisio de bas en haut. 5h39 : Mon fils nait sans pleurer, il me le pose sur moi et il me regarde droit dans les yeux, c’est la plus belle image de mon accouchement, à ce moment il m’a transpercé le cœur et j’ai su à la seconde que je ferai dorénavant tout pour lui. Mais on me le prend tout de suite pour lui faire les examens et l’aspirer. Je l’entends enfin pleurer. Je demande s’il va bien mais on ne me répond pas ! J’apprends par la suite que mon mari a posé  la même question à l’infirmière qui lui a répondu « mais il peut mourir monsieur ! »  On me le met après 10 min en peau à peau puis on me le prend et je ne le reverrai pas avant 13h sans avoir fait une tétée alors qu’il voulait. Il part avec Papa et je me retrouve seule, on me recoud et je pleure, j’ai l’impression qu’on m’a volé mon bébé, et si je l’avais tué en attrapant une infection ? Je ne comprends pas ce qu’il se passe et je suis morte d’inquiétude. On ne sait pas pourquoi j’ai fait de la fièvre… Il sera sous antibiothérapie pendant 3 jours le temps de voir quelle infection on a attrapé mais finalement ni lui ni moi avions quelque chose !!!

J’ai été seule en chambre 2 nuits et 3 jours, avec un berceau vide à côté de moi et un tire lait au lieu de mon bébé. Je me suis levée la nuit pour aller en néonat l’allaiter pour avoir ma montée de lait, que j’ai eu le mardi quand il est revenu avec moi ! Je suis restée jusqu’au vendredi à la maternité, où j’ai vraiment été considérée comme maman seulement quand j’ai récupéré mon fils en chambre avec moi ! On l’a gavé au biberon aux soins intensifs de neonat (jusque 70 cc à 2 jours de vie !) alors que je souhaitais l’allaiter ! Je suis heureusement tombée sur une équipe de nuit formidable qui me l’a mis au sein pour la première fois à 23h le soir alors que mon bébé était né à 6h du matin. J’ai eu des crevasses atroces, et des tranchées horribles, on ne m’a rien donné juste un « faut serrer les dents madame ». J’ai subi mon accouchement, j’ai subi mon post-accouchement, et encore aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. Mon fils a 2 ans aujourd’hui, c’est un enfant allergique (je suspecte l’antibiothérapie de masse et le gavage au lait artificiel d’avoir tué sa flore intestinale), mais il est plein de vie. Je sais que pour un deuxième enfant il faudra faire le vide de tout cela, et repartir à neuf, le cœur cicatrisé, enfin.

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# 231 – Le premier accouchement de Malory

6 Mar

Premier accouchement Nîmes (30) – France.

En fait j’ai eu des contractions à partir de 4h du matin mais j’ai pas prêté attention. Quand je me suis réveillé à 10h j’en avais mais pareil j’ai pas vraiment fait attention, parce que pour moi c’était du faux travail…

Puis à 12h en faite je prends ma douche et j’ai toujours des contractions ça passe pas… J’en parle une copine, et on calcule l’écart entre, tout les 3 mins déjà, il est 12h48. Les heures passent, le papa se réveille à 15h j’ai toujours des contractions, il me demande si je veux aller à la mater, je dis que non parce que c’est supportable, enfin j’ai méga mal mais je gère.

Toutes les heures mon homme me demande si je veux y aller je réponds toujours non non ! Mais vers 19h il veut que qu’on y aille, vraiment, alors il appel le samu, on part, j’arrive, à la mater, on m’examine je suis à 3. Et gentiment on m’annonce qu’il n’y a plus de place, qu’on s’est soit disant toutes passées le mot pour accoucher aujourd’hui… Du coup on me dit que je vais être transférée ! J’ai pas envie, et j’avoue je pleure, mais apparemment pas le choix… Ils appellent une ambulance je suis transférée à une autre maternité de Nîmes (ouf, heureusement que j’ai dis que Gaëtan avait pas le permis si non j’étais partie pour Alès…), arrivée à l’autre maternité on m’ausculte je suis à 2.5 pour elle, donc elle me dit, on attend voir si ça évolue, sinon elle me raconte qu’elle me mettra un suppo pour régularisé tout ça. Elle repasse une demi heure après je suis à 4, rapide je trouve ! Du coup elle me dit bon bah on va passer à la péri alors, justement l’anesthésiste vient d’arriver « Vous avez de la chance », j’ai pas  su dire non j’étais tellement perturbé, pas ma maternité, pas de gens que je connais (enfin connais façon de dire), maintenant je regrette, j’ai pas attendu assez longtemps, j’avais mal mais j’aurai pu attendre encore, je gérais assez bien… Donc on me la pose, ça fait un mal de chien, c’te merde… Après j’ai été calmé, et je disais à Gaëtan que j’étais nulle parce que j’avais dis que je la ferai pas.. Il m’a dit que c’est pas grave c’est le premier on verra pour les autres… Je suis quand même déçue de moi… Le travail se passe assez vite, merci tout se qui passe par la perf’, le temps aussi passe vite, du moins je trouve, je suis arrivée à la première maternité à 19h15 environ, arrivé à la deuxième maternité à 20h environ, et tout est allé vite 21h pose péri, et à 2h je poussais…

La partie la moins agréable et que je suis méga triste encore en y pensant… La sf venait de remettre une dose de péri, je sentais plus rien, ensuite elle vérifie mon col et me dit que bébé est là, qu’il faut pousser… J’arrive pas, je sais même pas quand j’ai des contractions… Du coup la sage femme m’aide et me dit quand une contraction arrive… Je pousse, fort je vous assure ! Le gynéco me dit que je sais pas faire…Et que ça avance pas assez vite alors du coup il dit à la SF on va l’aider, et la épisio et forceps… Je sentais qu’il tirait, et essayait de dégager sa petite tête, horrible sensation, m’en souviendrai toujours…

Une fois la tête passé ça été tout seul, je l’ai attrapé et posé sur moi, il était magnifique mais avait des putain de trace énorme sur ses joues et sa pauvre tête toute tiré… Je l’ai gardé 5mins sur moi et ils l’ont emmenés pour aspirer tout son caca dans le nez et tout parce que le liquide était coloré… (ah oui, c’est la SF qui a percé la poches des eaux). Pendant ce temps il m’a recousu et fait sortir le placenta que j’ai évidemment pas senti… On me l’a ramené et voilà j’ai passé deux heures en peau à peau avec lui, ça a passé vite ! Résultat, Sacha est né à 2h31 est fait 3kg640 pour 52cm !

Même encore aujourd’hui, c’est encore difficile pour moi d’en parler.

# 187 Claire – Belgique – 2004

27 Fév
Bonjour,
Je m’appelle Claire et j’ai 5 enfants, j’habite en Flandres (Belgique). Voici le récit de l’accouchement qui m’a « traumatisée » et qui finalement m’a poussé à accoucher les fois suivantes à la maison.
Presque 9 ans plus tard je ressens toujours une frustration énorme, alors que de mes accouchements à la maison je garde des souvenirs positifs et énergisants…J’attends mon deuxième enfant, et cette fois-ci je me suis préparée physiquement et psychologiquement avec le Yoga. Un cours extraordinaire donné par une dame Hollandaise qui m’a apporté une méthode fantastique de lâcher-prise, technique de « travail avec la contraction », visualisation du col qui s’ouvre comme un fleur, techniques de respiration, explications sur les positions physiologiques d’accouchement… Bref je me sens prête…Bébé 2 doit juste encore se décider…
Et c’est ce qu’il fait cette nuit du mois de juin, où je suis réveillée vers 4 h par les contractions…
Le temps qu’elles s’installent,  je réveille mon mari et  nous partons avec notre aîné à la maternité.
Premier désavantage d’aller à l’hopital: la voiture pendant les contractions, ouf…  Dans cette position assise ça fait vraiment plus mal… Bien que la route soit dégagée à cette heure-là, le trajet me semble vraiment très long…
Arrivée à la maternité, premier examen… Oui c’est bon, je  peux rester mais mon fils doit dégager… Mon mari appelle ma maman  à la rescousse… Pendant ce temps je marche dans la pièce, dommage je n’ai pas LA belle chambre d’accouchement, celle en principe réservée à celles qui ne prennent pas la péridurale…heu, moi non plus je ne l’ai pas prise la péri !? Juste un manque de bol… Moi je rêvais d’accoucher dans l’eau… Ben non…
Je marche dans la pièce, à chaque contractions je respire par le ventre et « lâche prise ». Tout se passe super bien. Jusqu’au moment où je vomis un peu… Et là mon accouchement m’échappe… Elles me couchent « on veut voir où vous en êtes »… Puis monitoring, je dois resté couchée … Je veux bouger moi… Je gère mieux debout… Elles s’en foutent… « Non on va appeller votre gyneco »… Elles me laissent sur cette foutue table, je n’ose pas bouger, ni me rebeller… Ma gyneco arrive, souriante et confiante. Tout est bien, tout va bien. C’est mon deuxième donc ca va aller tout seul. Elle repart voir une autre femme qui accouche aussi à ce moment-là et me laisse avec son assistante… Et je reste comme une tortue sur le dos les pieds en l’air. Je demande pour me lever… Elles ne veulent pas… JE SENS QUE JE DOIS ME LEVER, que je dois me déhancher, c’est ce que mon corps me dit de faire… Et elles refusent… J’essaie  même de le faire moi-même, mais avec les pieds en l’air et un bb dans le bassin je n’y arrive pas toute seule…Et elles me font pousser, mais moi je sens bien que ca ne va pas… Je pousse mais je veux me déhancher… Finalement ma gyneco arrive, s’étonne que bb ne soit pas encore là…Elles lui disent que je demande à me lever (oh la vilaine patiente!!)… Je n’en peux plus et je crie même « Casse-toi » à mon petit bout… (rho j’ai honte…) Oh, bb est coincé, la tête tournée … Et d’une main experte, elle vient la lui tourner dans le bon sens…Je hurle…Je ne sais comment décrire… C’était un geste qui se voulait libérateur, mais moi je l’ai ressenti comme une violation…Elles se préparent pour me faire une épisio, et mon mari me prévient sachant que je n’en veux pas… Mais je suis épuisée et n’ai plus la force de me battre pour ça aussi… Et bb sort…  Enfin il est contre ma poirtine, mais pas longtemps… Elles l’embarquent comme dans mes cauchemards, je ne le vois plus, je dis à mon mari de les suivre… Elles vont l’aspirer…
Enfin il me revient et je profite pour admirer mon  petit chéri …
Je reste persuadée que si j’avais pu me lever, en quelques déhanchements, la tête se serait bien mise et mon petit chéri serait sorti tout en douceur comme s’il glissait sur un tobogan.
Mes 3 accouchements suivants se sont passé à la maison, complètement respéctée par ma sage-femme. A chaque fois j’ai choisi ma position, comme je le sentais, moi,  et ces 3 accouchements restent des souvenirs merveilleux…
Je voudrais pousser un coup de gueule pour dire aux hôpitaux: c’est mon accouchement, mon corps, mon grand jour à moi et mon bébé ! Laissez-nous le vivre  en paix … Vous n’avez pas le droit de nous le gâcher…juste parce que c’est plus pratique pour vous… Intervenez si c’est nécessaire, mais laissez-nous faire quand tout se présente bien… Et écoutez-nous parce que c’est dans notre corps que ça se passe… Et que ce corps est prévu pour vivre cette aventure…
Claire
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[Note de l’équipe: