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#290 Lucie – Seine et Marne 2010 et 2013 accouchement respecté

24 Sep

je suis maman de 2 enfants.
Mon premier est né en 2010 en Seine et Marne (77), en France. J’ai d’abord été suivie par ma gynéco de ville jusqu’au 6ème mois puis par le gynéco de l’hôpital. On m’avait dit de téléphoner 1 mois avant pour fixer ce rendez vous mais quand j’ai appelé il était trop tard et on a basculé mon suivi sur des consultations privées au sein de l’hôpital. J’étais déçue parce que de mon côté j’avais fait ce qu’il fallait. Bref, rien de très grave mais ça laisse un goût amer. Je me suis inscrite au cours de préparation à l’accouchement proposés au sein de l’hopital. Nous étions une quinzaine de mamans à chaque fois et avec le recul, je me dis que je n’avais rien compris à l’utilité des cours ni àa ce qu’il s’y passait. Je n’ai donc pas réutilisé les exercices de respiration, les positions etc… pendant mon accouchement.
Je n’étais pas stressée par cet accouchement, la seule chose qui m’angoissait était que je risquais d’accoucher prématurément à 6 ,5 mois. J’ai finalement tenu jusqu’à 37 semaines. J’ai commencé par avoir des contractions à la maison pendant toute une journée puis j’ai perdu les eaux à la maison, nous sommes donc partit à la maternité. J’ai expliqué par l’interphone que je perdais les eaux mais la personne qui m’a accueilli n’écoutait pas ce que je lui disais. Elle m’a ouvert la porte et m’a fait patienter dans la salle d’attente. Ensuite une sage femme s’est occupée de moi (très agréable). Elle m’a prévenu qu’il y avait un changement d’équipe et que ce serait une collègue qui m’accoucherai. La collègue est venue quelques temps après et m’a proposé de prendre une douche, ce que j’ai fait. Ca m’a fait beaucoup de bien. Le col ne se dilatait pas, je suis restée allongée sur le dos tout ce temps. Quelques heures plus tard, on m’a posé la péridurale. Mon mari a dû patienter dans une salle et personne n’est revenu lui dire qu’il pouvait le rejoindre. Je suis restée près de 3h00 seule dans la salle d’accouchement ( sans mon mari ni visite du personnel de l’hopital). Quand mon marie m’a rejoint, j’étais toujours sur le dos, on m’a dit de dormir. Chose que je n’ai jamais pu faire, j’avais le tensiomètre qui se gonflait toutes les quelques minutes et me gênait vraiment. Après une nuit de veille, une nouvelle sage femme pas aimable du tout vient me voir et me dit de ne pas rester allongée mais refuse de m’aider à m’asseoir. J’avais une péridurale fortement dosée et ne sentait plus mes jambes. 2h00 plus tard elle revient me voir et insiste, elle a alors accepté de m’aider avec mon mari. En m’asseyant le cathéter de la péridurale a été déplacé, je me suis retrouvée pendant des heures encore à avoir mal du coté gauche car toute la péri partait à droite. L’anesthésiste ne me croyait et me remettait des doses de péridurale en me disant « ça fait mal un accouchement ma petite dame !!». Quelques heures plus tard il a compris que le cathéter était déplacé et me l’a remis en place. J’ai été soulagé. Il m’a aidé à me coucher sur le côté droit ( et non le gauche) ce qui m’a permis de dormir 45 minutes et la tête de mon bébé appuyant tellement bas, je me suis réveillée. Nous avons appelé la sage femme. J’ai commencé à pousser. 40 minutes se sont écoulés mais mon fils n’arrivait pas à sortir. La sage femme m’a dit,j’appelle l’obstétricien pour faire une expression. En réponse à ma question « qu’est ce que ça veut dire ? », je n’ai obtenu qu’un « on va chercher le bébé depuis le fond de l’utérus ». moi qui ne suis pas du tout du secteur médical, ça ne m’a pas évoqué grand-chose. Quand le médecin est entré et a dit à mon mari de sortir « sinon vous allez me peter la gueule monsieur ! » J’ai commencé a vraiment paniquer. Je me suis demander e qu’on allait me faire. L’obstétricien est monté sur la table d’accouchement et a appuyé sur mon ventre avec ses avant bras. Il était « mort de rire ». Je hurlais de douleur, je sentais mes cotes pliées et le sang qui me montait à la tête. J’ai cru tomber dans les pommes. J’ai perdu pied et j’ai demandé à tout arrêté. Le seul geste bien qu’il a eut a été de mettre ma main sur les cheveux de mon fils qui arrivait. J’ai eut le courage de pousser encore une fois mais rien mon fils n’arrivait pas à sortir. L’obstétricien a donc pris les forceps et la sage femme a coupé. Mon fils est né, il était magnifique et ce moment était très intense. L’obstétricien n’a pas attendu et a été chercher le placenta. Je ne sais pas s’il craignait une hémorragie ou s’il était pressé… Il a ensuite tenu à me recoudre l’épisiotomie lui-même. Il m’a fait des points trop serrés, 2 semaines après je ne pouvais toujours pas m’asseoir. J’ai fait de l’œdème et une infection. Quand je suis retournée aux urgences gynécologiques, il m’a reçu de façon inacceptable. On m’a fait patienter 20 minutes les pieds dans les étriers. Il est entré dans le bureau sans même me dire bonjour. Il a passé des coups de fils professionnels. 20 minutes après il a regardé ma cicatrice et m’a donné une bouteille de Daquin en me disant que c’était son jour de bonté !!! J’avais envie de l’insulter mais j’étais tétanisée par le souvenir de lui m’accouchant comme un sauvage. Mort de rire en pratiquant des gestes ressentis comme violents et non expliqués. J’ai vécu mon accouchement comme une agression. Je suis restée traumatisée pendant de longs mois. Je faisais des cauchemars. J’ai aussi dû subir une intervention à cause de cette épisio ratée.
Dans le service de maternité j’ai été plus tôt bien traitée mais j’ai été gênée du fait que le personnel n’a pas la même formation concernant l’allaitement, j’étais un peu perdue. De plus le pédiatre n’avait pas remarqué le filet de langue qui gênait la succion de mon fils. Il a dû subir une intervention sous anesthésie générale à 8 mois.
Bref tout ça a été traumatisant, invasif et hors de prix pour la sécurité sociale !!!!
Quand je suis retournée voir le gynéco qui m’avait suivie à l’hôpital et que je lui ai expliqué comment c’était passé mon accouchement, il m’a répondu qu’il ne fallait pas exagérer. Je lui ai dit que je ne reviendrais jamais accoucher chez eux. Il m’a répondu que je pouvais car l’obstétricien qui m’a accouché ne travaillait plus là. Que dois-je comprendre ???

Pour ma fille en 2013, j’ai choisi une clinique en Seine Saint Denis(93).J’ai été suivie dés le début de ma grossesse par un des gynécos de la clinique. Il était très sympathique mais a fait juste le suivi. Il ne m’a pas informé sur les cours de préparations etc… J’ai dû chercher les informations moi-même. Aux cours de préparation nous étions 3 à 6 mamans selon les séances et il y avait aussi un entretien individuel avec la sage femme. Ces cours ont été précieux pour moi. J’ai été rassurée, j’ai eu l’occasion de parler de mon 1er accouchement et avoir des explications sur ce qui c’était passé pour être mieux préparée et comprendre l’utilité des positions et de la respiration. Ma fille est née à 39 semaines, l’accouchement a duré 6h. J’ai géré le plus possible à la maison avec les différentes positions apprises et la respiration et je suis arrivée à la maternité avec un col dilaté à 5 cm. J’ai demandé à être sur le coté gauche pour le monitoring mais la sage femme n’arrivait pas à capter le cœur de ma fille donc je suis restée sur le dos. Les douleurs étaient très fortes mais les contractions étaient de moins en moins régulières. Quand l’anesthésiste est arrivée, j’étais à 8-9 cm. Je suppose qu’on m’avait injecté des hormones de synthèse pour accéléré le travail car les contractions n’étaient plus efficaces. J’aurais aimé qu’on m’explique ou du moins qu’on me le dise. J’ai pensé qu’on ne me mettrait pas la péridurale mais l’anesthésiste me l’a posé. J’ai perdu les eaux alors que l’anesthésiste allait me piquer. La douleur était très intense et au final la péri n’a eut aucun effet… Si c’était à refaire je ne prendrais pas la péridurale. Le moment de la pose de la péridurale a été le plus douloureux de tout cet accouchement. Ensuite j’ai accouché très facilement sans péridurale d’un joli bébé. Cet accouchement m’a permis de me sentir accomplie en tant que maman. J’ai accouché moi-même, bien que ce ne fût pas parfait, je suis très fière de moi. J’ai été actrice alors que pour le premier, j’ai subi.

Après mon premier accouchement je me suis longtemps demander comment je pouvais intervenir pour des futures mamans ne subissent pas d’accouchement similaires au mien. Alors j’en parle autour de moi aux copines, aux gens que je rencontre et faire ce témoignage a donc beaucoup de sens pour moi. En espérant que les choses bougent en France.
Une précision que je souhaite ajouter, pour les 2 maternités, on nous avait parlé de l’accouchement sur le côté lors de la préparation, hors les sages femmes qui accouchent dans ces maternités refusent de le faire car elles n’y sont pas formées.

#280 Griselda – naissance bébé 2 en structure – 2002

6 Juin

Ma deuxième expérience a été en tout point différente. J’ai accouché avec 10 jours d’avance mais le branle bas de combat a débuté une semaine
avant. On dit qu’un deuxième accouchement est plus rapide qu’un premier…, je ne sais à partir de quand il faut compter? Dix sept jours
avant le terme donc je me dis qu’il faut sans doute être prudente car c’est un deuxième accouchement qui pourrait être rapide et bien que les
contractions que j’ai ne sont pas à hurler de douleurs elles sont bel et bien présentes, sans s’arrêter depuis plusieurs heures, jour et nuit
(m’empêchant de dormir), toutes les 2 à 5 minutes. Il faut faire venir mes parents pour s’occuper de notre fille âgée de deux ans et demi avant
de pouvoir partir à la maternité. On me branche un monitoring qui révèle que j’ai bien des contractions et même qu’elles dépassent en intensité
le graphique prévu alors on me dit qu’il n’y a aucun doute que je dois être en train d’accoucher et on s’étonne de mon calme face a de telles
contractions: on me garde donc! Mais après tout un après-midi la dilatation ne bouge pas, toujours 2 cm. Perplexe on fini par me laisser
rentrer chez moi en me faisant promettre de revenir dès que besoin.
Perplexe aussi que tous leur suppositoires de Spasfon ne change rien ni à la fréquence, ni à l’intensité de l’affaire. Un jour, deux jours, rien
ne change, toujours ces contractions qui ne passent pas sans autres signes. Puis elles semblent s’intensifier et sont toutes les deux
minutes alors nous retournons à la maternité rapidement pour ne pas se faire surprendre. Même scénario: grosses contractions au monitoring,
très régulières, pas d’amélioration avec Spasfon mais toujours dilatée à 2 cm. Après 5 heures dans le service on me laisse rentrer chez moi.
Puis rebelote, des contractions un peu plus intense encore. Même chose que les fois précédentes: tout le monde est persuadé que je suis un
accouchement imminent mais force est de constater que tout le monde se trompe. A ne pas hurler de douleurs, on se demande si je n’allais pas
faire parti de ce petit pourcentage d’accouchement où la femme n’en ressent pas les douleurs? Les services des sages-femmes s’enchainent, je
pense les avoir à peu près toute vue, sans que ne se profil mon bébé. Elles s’inquiètent de savoir si après tant de temps dans cet état je ne
serais pas épuisée au moment de la poussée mais les médecins accoucheurs ne veulent pas entendre d’un déclenchement car outre que je ne suis pas
à terme en plus nous sommes au mois de mai en pleins milieu de moultes jours fériés avec moins de personnel: me provoquer c’est prendre le
risque qu’une fois le processus enclenché d’autres accouchements arrivent spontanément et d’être alors débordé. Une sage femme prend sur
elle de me proposer un décollement: seul manœuvre qu’elle est autorisée à pratiquer, douloureux mais, me promet elle, dans moins d’une heure
j’accoucherais. Ainsi fut fait… c’est en effet un acte détestable… et qui n’a absolument pas été efficace! En suivant je suis allée me
promener, monter, descendre les escaliers, les cents pas dans les couloirs, rien à faire, contracter n’est pas accoucher!!! Je croise même
une médecin accoucheur qui m’interpelle en me disant « C’est vous l’accouchement imminent?! », à quoi je répond « En effet… depuis 5
jours!!! ». La nuit suivante en allant aux toilettes je croise une sage-femme qui, moqueuse, me dit « alors on prend racine??? ». Je lui
rétorque que pourtant ce n’est pas pour la qualité des repas puisque je n’y ais pas le droit (d’un coup que…), est ce qu’elle s’imaginait
vraiment que je le faisais exprès? Après avoir passé 48 heures d’affilées dans ce service, c’est le matin du 8 mai, l’auscultation ne
révèle aucune avancée, je leur demande donc ou de me laisser rentrer chez moi ou de me provoquer. On me laisse rentrer chez moi. Je demande
qu’on appelle mon mari car c’est le petit matin et je l’avais obligé la veille à aller dormir dans un vrai lit chez nous plutôt que dans le
fauteuil à mes côtés où de toute façon il ne pouvait pas m’aider. De peur qu’on change d’avis et qu’on m’oblige à encore rester là alors que
je n’accouchais pas tout de même, je prend ma valise et vais attendre mon mari à la porte d’entrée. Comme une sage-femme s’insurge de me voir
porter ma valise je lui demande « Qu’est ce que je risque, à votre avis? D’accoucher??? ». Ce jour là j’irais à la Foire Expo, j’épilerais les
jambes de ma Mère, je me ferais un brushing…, je ne m’économiserais pas. Mon mari, inquiet à l’idée de devoir lui même m’accoucher à la
maison, me demande régulièrement comment je me sens, ce à quoi je répond, « Bien, toujours des contractions toutes les 2 minutes mais je
fais abstractions puisque ça ne me fait pas accoucher pour autant! Je suis fatiguée mais on y peut rien… ». Le soir vers 20 heures, ma fille
me demande une histoire et en sautant sur mes genoux me cogne le ventre, en suivant les contractions s’intensifient. Mon mari le remarque et veut
m’emmener à la maternité mais je refuse: « Pour qu’ils me gardent encore 48 heures pour rien?! Ça fait une semaine qu’on joue à ça, j’en suis
lassée! ». Silencieux il continue de m’observer et voyant que je masque de moins en moins bien ma gène me supplie d’accepter qu’il appelle mes
parents, la maternité. J’accepte en lui disant qu’il leur précise bien que oui j’ai pris leur Spasfon (encore), que non ça ne change rien, mais
que ça fait une semaine qu’on m’en donne sans effet et que j’accouche pas quand même! Blasée, j’accepte tout de même d’aller prendre un bain
pour voir si ça me détend, me soulage. Au bout de quelques minutes dans mon bain, je sens comme un « plok » puis des douleurs telles un séisme qui
me coupent le souffle. Mon mari me trouve dans mon bain, tétanisée et incapable d’en sortir seule. Le temps qu’il m’aide à enfiler un vêtement
mes parents arrivent et on peut partir pour la maternité. Je pense que je vais accoucher ou bien mourir de douleur! Heureusement la maternité
est toute proche car même sortir de la voiture et mettre un pied devant l’autre est une épreuve: je ne suis plus qu’un ventre secoué d’une seule
et même contraction qui ne fait que fluctuer entre « je peux faire deux pas » et « je ne peux que m’agripper au tee-shirt de mon mari pour ne pas
tomber dans les pommes » mais je n’ai jamais pu crier, ça aurait été trop de souffle gaspillé au détriment de ma survie. On m’ausculte et bien que
le monitoring n’annonce pas plus de 40 sur 100 je serais à 6 cm de dilatation: cette fois on va y être. On me propose une péridurale que
j’accepte d’un regard suppliant. La sage-femme me propose avec l’aide de mon mari de m’emmener dans la salle en face qui est une
salle-d’accouchement pour effectuer la péridurale. On me prie de m’assoir sur la table de soin en faisant le dos rond pour que
l’anesthésiste puisse effectuer son tour de magie. Je me raccroche à cette idée que grâce à elle, dans quelques minutes je ne souffrirais
plus, sinon peut être que je pourrais mourir? Et dans un souffle je susurre à la sage femme ‘Il est là, je le sens… », j’avais le sentiment
d’être assise sur mon bébé. L’anesthésiste se dépêche de faire son travail, enchaine les doses d’antalgiques car elle comprend que c’est
nécessaire puis la sage-femme me demande de m’allonger mais je ne peux pas, la douleur est telle que je suis tétanisée sans répits. Elle
m’explique que si je reste assise mon bébé ne peut pas sortir. Je lui répond dans un souffle que je comprends ça mais que je ne peux pas
bouger, c’est donc elle et mon mari qui m’allonge telle une loque que je suis, je ne suis plus moi, juste un ventre qui accouche et à qui on ne
demande pas son avis. L’anesthésiste demande à la sage-femme pour combien de temps y’en a? Elle lui répond « y’en a pour tout de suite! »
puis elle s’adresse à moi: « je sais que c’est difficile mais je vous garantie que le meilleure moyen que la douleur s’arrête c’est que votre
bébé naisse alors ne retenez rien! ». J’ai répondu presqu’en pleurant ou en riant, je ne sais plus « Je vous assure que je ne suis pas capable de
retenir quoi que ce soit!!! » A la fin de ma phrase, mon fils naissait sans que j’ai eu le temps de pousser ou de l’aider d’aucune manière. Il
est arrivé si vite qu’il s’est fêler l’épaule. Le médecin accoucheur était à côté de la sage-femme mais il n’aurait pas eu le temps de
prendre sa place. La douleur incommensurable à disparue comme si elle n’avait jamais existé. Puis, bien que je n’avais pas froid je me suis
mise à trembler de la tête au pieds, le médecin m’a expliqué que je venais d’avoir une poussé d’adrénaline phénoménale pour surmonter cet
accouchement et que c’était due à toute la tension des muscles qui devaient à présent se relâcher. Alors qu’on finissait de s’occuper de
mon fils j’ai commencé à sentir les picotements dans les jambes due à la péridurale alors je me suis mise à rire, l’anesthésiste était
sincèrement navrée et ne cessait de s’excuser de n’avoir pas pu me soulager à temps mais ce n’était pas de sa faute car elle a été présente
dès que j’étais dans la salle d’accouchement. Au moins, cette fois, je n’ai pas sentie la délivrance! On m’a félicité car j’aurais montré
beaucoup de courage mais je ne sais pas vraiment en quoi car je n’ai que résisté à la tentation de perdre connaissance, agrippée à l’idée absurde
d’une péridurale salvatrice, certes je n’ai pas crié mais c’est seulement parce que je ne pouvais pas, je n’ai pas le sentiment d’avoir
maitrisé quoi que ce soit…Puis on m’a proposé de mettre mon fils en peau à peau car il avait froid, avait le teint un peu bleu car il avait
eu le cordon entouré autour du cou. Et là au bout de quelques minutes, miracle, je vois mon tout petit chercher à téter alors simplement je lui
présente mon sein… et il le prend… et il tête… le plus naturellement du monde… quelle émotion de voir ce petit être qui n’est
pas né depuis une demi heure qui sait déjà, d’instinct prendre mon sein… chaque tétée pendant le premier mois au moins j’en avais les
larmes aux yeux: avec sa sœur ça avait été si compliqué, je m’étais convaincue que mon sein n’était pas fait pour, que je n’étais pas faite
pour nourrir mon enfant au sein. Tout le temps où j’étais à la maternité, à chaque fois qu’une personne venait me demander si
l’allaitement ça allait, si j’avais besoin d’aide, je les expédiais d’un « ça va très bien, je m’en occupe! », en aucun cas je ne voulais qu’aucune
ne vienne perturber notre équilibre puisque l’ensemble d’entre elles 2 ans et demi plus tôt n’avait pas su m’aider de toute façon. J’ai refusé
de prendre une balance chez moi qui est plus anxiogène qu’autre chose car bébé un jour prends du poids et le lendemain en perds. Je lui ai
fais confiance: il a faim, il mange et le reste du temps il est tonique, je n’ai pas besoin d’en savoir plus. J’ai refusé aussi le tire lait déjà
expérimenté avec la première qui n’a rien résolue: du producteur au consommateur sinon c’est bib’ dans le bec et basta. A deux mois j’ai
commencer à remplacer une tétée par un bib de lait maternisé pour voir s’il s’y habituait au cas où j’avais besoin de le confier: pas de
soucis, il le prenait très bien. A quatre mois on a commencé la diversification, remplaçant petit à petit mon lait par la purée, la
compote… sans aucun problème. Je l’ai allaité jusqu’à ses cinq mois et demi et puis j’ai constaté qu’il était plus intéressé par ce qui était
autour de lui que mon sein. Mon fils a toujours montré beaucoup d’intérêt pour la nourriture, non en quantité mais c’est un épicurien
alors que sa sœur se nourrit parce que c’est nécessaire pour vivre et qu’elle est raisonnable.
Pour la petite histoire: mon fils est né le 8 mai à 23h, veille de jeudi de l’ascension…

On crois souvent que les parents font les enfants mais finalement n’est ce pas les enfants qui font les parents???

#249 Maëva, en 2011

21 Mar

On est le 30 août 2011, et il est 16h. J’attends pour voir le gynéco qui va m’accoucher. On a convenu d’un rendez vous à 2 semaines du terme, parce que bébé est plutôt gros, et peut être qu’il va me déclencher. Je souffre. Mon ventre est énorme, j’ai les pattes énormes et douloureuses, je commence à être à bout, surtout avec la chaleur qui est revenue.

Pendant ce rendez vous, il m’annonce qu’il va déclencher l’accouchement. Mais mon col n’est pas favorable. D’ailleurs, il m’a fait mal en auscultant, il a forcé pour passer un doigt. Mais « il n’a pas le choix, c’est comme ça ». Je suis à 1 doigt, le col est long et dur. Mais il veut quand même me déclencher. Demain matin, 9h.

Je rentre donc chez moi, les derniers préparatifs sont faits. On s’endort. Enfin, en réalité, je dors peu, j’ai des contractions à cause de son toucher vaginal. Pourtant, le lendemain matin, je me lève, le sourire aux lèvres. Aujourd’hui, je vais rencontrer mon fils ! Mon chéri et moi, on est excités comme des puces.

A 9h pétantes, on est à la maternité, et on est reçus par une sage femme, qui m’installe pour le monitoring d’usage. Pendant une heure, on papote, excités à l’idée de bientôt découvrir le visage de notre fils. Je demande à me tourner sur le côté, je souffre vraiment avec le poids de mon ventre, couchée sur le dos.

A 10h, la sage femme vient me revoir pour poser le gel destiné à dilater le col. Je suis toujours à 1, le col n’est toujours pas favorable. Soit. Elle pose le gel et s’en va. Pas très aimable la dame. Pas méchante, mais froide comme un roc. A peine a-t-elle passé la porte que les contractions commencent. Rapidement, je demande à être débranchée du monito pour aller marcher. Je ne supporte plus d’être allongée. Je marche, aidée par mon chéri. Je descends les escaliers, on va dehors, doucement, avec beaucoup de pauses. J’ai mal. Je pensais pas que je pouvais avoir aussi mal. Vers 11h30, on remonte, elle va me refaire un toucher vaginal, un monito, et me servir à manger. Le col n’a pas bougé d’un centimètre. Bébé va bien, mais sur le monito, je ne distingue pas ou peu les contractions. Peut être que je suis nulle, et je ne sais pas lire. Je ne sais pas. En tous cas, j’ai mal.

Finalement, je n’ai pas mangé. Je n’ai pas faim. J’ai trop mal. Je bois énormément, on m’a apporté des bouteilles d’eau. Mon chéri mange mon repas, et il s’ennuie. Il ne sait pas quoi faire pour m’aider, et ça dure. Longtemps. La journée sera rythmée par les douleurs et les touchers vaginaux. On me reposera même un gel. Et finalement, on me donne une chambre pour la nuit. Mon homme est obligé de partir à 21h, me laissant seule avec ma douleur, ma chambre double vide, ma fatigue et mon fils qui ne veut pas sortir. Visite du gynéco avant que je me couche, il me dit de sonner si les douleurs changent ou si je perds les eaux, mais il ajoute avec un petit rire sardonique « mais je n’y crois pas ahaha ». Merci. Ça m’encourage ça…

Je n’ai quasiment pas dormi de la nuit. Des contractions toutes les deux minutes m’ont tenue éveillée et la douche que j’ai prise ne les a calmées que quelques minutes. Mon ventre a changé de forme. A nouveau, il me gène. Bébé est remonté. Il n’est pas l’heure de sortir. Il est bien là…

A 6h, on vient me réveiller alors que je viens de m’endormir, température, tension, monito et enfin petit dej. Je n’ai encore rien avalé, si ce n’est de l’eau. A 8h, le gynéco passe. Me fait un toucher vaginal toujours aussi douloureux. J’ai gagné 1/2cm. C’est déjà ça de pris ! Repose de gel. Mon homme arrive à ce moment là, et c’est reparti. J’ai mal. Je ne me rappelle pas des heures, de ce que j’ai fait, de ce que j’ai dit. J’étais seule dans ma douleur. Ah si, j’ai entendu vaguement la sage femme du matin dire à une autre que je gérais la douleur.

A un moment, elles me cherchent pour un toucher vaginal, mais je ne me manifeste pas. J’attends un peu avant. Toute manière, ça changera rien. Vu comment bébé est placé, je suis certaine que ça n’a pas changé. Et j’avais raison. Le midi, je mange peu à nouveau. Après le repas une nouvelle sage femme arrive. Elle me repose un gel, et c’est la première à le faire sans me faire mal. Je lui ai dit que j’avais mal quand on me touchait. Elle m’a dit que tout irait bien, qu’elle ferait attention. Je n’ai pas eu mal. Je retourne marcher avec mon chéri, j’essaie de faire redescendre bébé en bougeant du bassin, en faisant des aller et retour dans les escaliers. Mais il ne veut pas. Je suis fatiguée.

A 17h, la sage femme vient me voir, elle m’annonce qu’on va me poser une perf, que ça fera encore plus mal, mais que ça avancera enfin. On percera également la poche des eaux. Je fond en larmes. Je veux pas avoir plus mal que ça. Je ne peux pas avoir plus mal que ça ! Je pleure pour avoir la péridurale. Alors que je ne la voulais pas. En plus, j’ai froid. Tout le monde a chaud, et je demande à éteindre le ventilo de la salle de naissance. Je crois que j’ai de la fièvre. Oui, 38,5°. Du coup, la péri est en suspens, on me fait des analyses. On attend les résultats du labo pendant qu’on me prépare. On me nettoie pour me poser une sonde urinaire. Autour de moi, ça parle césarienne, mais ils attendent les résultats. Au fond de moi, je sais que j’aurais une césarienne. On me nettoie et on me pose une sonde urinaire . En fait, ils ont déjà décidé. On me rase le pubis. Cette fois c’est sûr, je vais descendre au bloc. Je n’ai pas peur. J’ai juste mal. Paradoxalement, c’est moi qui rassure mon amoureux qui est près de moi et qui me tient la main.

Les résultats n’arrivent pas. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il est l’heure de descendre au bloc.

Le bloc est froid, mais la gentille sage femme est là, et une infirmière aussi. Elles sont aux petits soins avec moi. J’ai laissé le papa devant l’ascenseur, il n’a pas le droit de venir. Je sais qu’il s’inquiète. Moi aussi, je commence à avoir un peu peur. Elles me rassurent, l’anesthésiste arrive rapidement et me pose la rachi. L’infirmière m’aide à garder le dos rond. L’anesthésiste est adorable. On me couche, et l’anesthésiste me demande de lui décrire ce que je ressens, de bouger les orteils, la jambe, mais rien. On peut commencer. Il est resté toute l’intervention près de moi, à m’expliquer ce que faisait le gynéco. Gynéco qui faisait des ‘blagues’ pour le moins douteuses sur mon poids, celui de mon bébé, le poids plume de mon homme. Bref, je n’ai pas apprécié ces remarques, comme si je n’étais qu’un (gros) ventre posé sur une table. Comme si le champ stérile m’isolait de ses paroles… Puis j’ai senti une pression sur mon ventre et une sensation de délivrance, une bouffée d’oxygène, un poids en moins sur mes poumons, et j’ai entendu le son le plus beau que j’ai jamais entendu. Le cri de mon fils. Il a été nettoyé pendant ce qui me semble être une éternité, puis la sage femme me l’a apporté pour que je l’embrasse, que je l’admire, qu’il était beau ! Et elle a été le présenter à son papa. Puis, le temps que je sois recousue, elle l’a laissé en couveuse, à portée de mes yeux pour que je me repaisse de la vision de son petit visage.

Aloys est donc né par césarienne à 18h46 le 1er septembre 2011, après 37 dures heures de ‘faux travail’. Un beau bébé de 4kg460 et 54cm, quand on m’annonçait un gros, mais petit bébé. J’en suis sortie tellement épuisée que j’avais peur de mourir en dormant les deux nuits qui ont suivi, tellement je respirais faiblement.

J’ai été ignorée pendant ces longues heures. Je ne voyais quelqu’un que pour les touchers vaginaux. On n’a pas essayé de soulager ma douleur, qui était pourtant manifestement soulageable, puisque c’était du faux travail. On m’a fait tellement de touchers vaginaux que j’en ai fait une infection urinaire qui a conduit à ma césarienne (on ne l’a su que le lendemain après midi!), puisque je suis déjà très sensible à ce niveau là.

J’ai très mal vécu cette césarienne et ce déclenchement en général. Sachant que mon bassin était assez large pour laisser passer un gros bébé, j’aurais préféré qu’on me laisse rentrer chez moi le premier soir, puisque ça ne marchait manifestement pas. J’ai eu du mal à m’en remettre moralement, bien que physiquement, je n’ai pas du tout souffert des suites de l’opération (mis à part une rétroversion de l’utérus que je n’ai appris qu’en retombant enceinte, je n’ai pas eu de douleur ou de problème!)

J’attends mon second enfant pour juillet, j’accoucherai au même endroit, avec un autre médecin, et cette fois-ci je me ferai entendre…. !

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Je vous joins une photo de la première fois que papa tient son bébé dans les bras, avec émotion (même si on ne le voit pas…!) pendant que j’étais en train de me faire recoudre au bloc.

#248 En Ile de France en 2007

21 Mar

En août 2007, je suis admise à la maternité pour un déclenchement en raison du dépassement du terme. Je suis confiante, j’ai déjà connu la même chose pour mon deuxième, ça va très bien se passer.

Au début, tout est normal : la sage-femme me pose le gel, puis quelques heures plus tard, la perfusion et la péri. Mon mari me rejoint en salle de travail, tout va bien.

En début de soirée, je commence à me dire que quelque chose ne va pas. Le travail n’avance pas, et le bébé ne supporte pas très bien les contractions. Fatiguée, je me prépare déjà à l’idée d’une césarienne. Plus tard dans la soirée, le gynéco de garde arrive. Il m’examine sans rien me demander, puis revient me refaire un tv à quelques minutes d’intervalle. Je me sens humiliée, j’ai envie que cela se termine. Le monito montre une souffrance foetale, il me faut une césarienne. Je suis épuisée, et soulagée de partir au bloc, même si je dois laisser mon mari.

C’est au bloc que les choses se gâtent : je me retrouve entièrement nue, devant une équipe de trois hommes âgés : le gynéco, l’anesthésiste, et un infirmier. Il y a aussi une jeune sage-femme présente au début, mais elle s’en va avec le bébé. Je n’ai ni de chemise chirurgicale, ni aucun drap ou champ couvrants ; seulement un petit « rideau » qui sépare le haut et le bas. J’entends les plaisanteries salaces de l’équipe, je n’entends pas tout, mais ils rigolent bien. Je demande qu’on me couvre le haut, ils refusent. A la fin, je tremble de plus en plus, j’ai déjà du mal à respirer. C’est là que l’anesthésiste me pose allégrement les mains sur la poitrine, me pince et me masse les seins, pendant que les deux autres plaisantent de la situation. Après l’opération, je reste encore nue sur un brancard, et je subis les commentaires débiles. Ce n’est qu’à la fin qu’ils me couvrent enfin d’un drap, l’instant avant l’arrivée des brancardiers.

Dans un premier temps, je suis tellement fatiguée et dans un état second que je décide de tout oublier et de faire comme si rien ne s’était passé. Ce n’est que deux ans plus tard, lors d’une nouvelle grossesse, que les souvenirs me reviennent, et je développe les symptômes d’un vrai stress post-traumatique. Là je décide de consulter un avocat, et je commence une procédure judiciaire. La suite est trop longue à raconter : audition, expertises, audiences… Tout cela est moralement épuisant et m’a bien sûr coûté beaucoup d’argent, et je ne crois pas que j’aurai gain de cause, car il est pratiquement impossible de prouver de tels faits. J’ai même dû faire face à un faux témoignage, de la part d’une infirmière ! C’est presque pire que l’agression elle-même. L’aventure judiciaire suit son cours, et maintenant j’en sais beaucoup plus sur la réalité du système judiciaire, très différente des idées reçues de l’opinion publique. Même si c’est perdu d’avance, je suis contente de l’avoir fait, je suis soulagée d’un poids, et je retrouve petit à petit une vie normale.

#237 Anonyme

7 Mar
Voici l’accouchement de mon 2eme enfant :Le 24 vers 2h30 je me réveille en sursaut en sentant du liquide jaillir entre mes jambes, je pense avoir perdu les eaux, je cours à la salle de bain, allume la lumière et là horreur je découvre en fait du sang!
Zhom s’est réveillé je lui demande mon portable, j’appelle ma SF (j’avais prévu un AAD) complètement paniquée, elle m’explique que c’est sans doute le col qui saigne ce n’est pas forcement grave, si ça s’arrête de couler je peux me recoucher. Sauf que ça ne s’arrête pas et j’ai vraiment peur donc je décide de partir a la mater la + proche, celle où n°1 est né.
J’appelle ma mère pour la prévenir et on dépose n°1 chez elle qui habite sur le chemin de la mater.Vers 3h30 on est aux urgences, accueillis par une nana super charmante qui m’aurait laissée crever à la porte parce que j’ai pas de dossier! Super ça commence bien moi qui déteste les hôpitaux!
Une sage-femme va m’installer et appeler un interne pour me faire une écho, les saignements viennent peut être du col mais il n’est même pas sûr. Je suis dilatée à 2 doigts larges et j’ai des contractions régulières mais pas vraiment douloureuses, on me passe en salle de travail pour voir comment ça évolue.

Une demie heure plus tard j’ai une horrible sensation sur le rectum, je fais appeler la sage femme, c’est normal c’est bébé qui descend, toujours à 2 doigts larges.
Encore 30min plus tard je douille sévère je fais rappeler la sage femme : vous êtes à 8!!! a ben tu m’étonnes que je douille!
On passe en salle de naissance, la SF me propose de percer la poche pour aller encore + vite, niet!, les contractions sont vraiment intenses je m’accroche à zhom et je me surprends à faire des cris aigus qui font du bien!
Je commence à avoir envie de pousser, et paf pendant une contrax la poche explose.
La SF arrive pour commencer a pousser, c’est là que ça se corse, j’y arrive pas, elle m’aide pas elle préfère me dire que je suis nulle pour pas y arriver sans péri!

Après plusieurs poussées ils m’annoncent que la petite a le visage en 1er et est donc coincée. Je suis épuisé, on me pose une spatule, sans péri j’ai douillé mais j’ai senti ma puce passer c’est juste magnifique!

Ça y est 6h32 est là elle pèse 3kg350 et mesure 50,5cm. Je vais l’avoir seulement 2 secondes sur le ventre car l’hémorragie viens apparemment du placenta, il a 15min chrono pour sortir, ce qui ne va bien évidement pas arriver donc anesthésie générale et révision utérine.
Heureusement j’ai dormi a peine 3/4 d’heure, à mon réveil on m’a redonné direct la puce. J’ai dû rester 8h en surveillance en salle de travail (mon dieu que c’est long!) mais la puce a pu rester contre moi tout le temps.
Dès mon retour en chambre j’étais en forme et j’ai pu me lever, la miss allais très bien mis a part des petits vaisseaux éclatés sur son visage, elle n’a pas eu le droit de prendre le sein tout de suite a cause de l’anesthésie mais heureusement ça n’a pas posé de problème pour prendre le sein ensuite.
J’ai demandé une sortie anticipée, me voila donc rentré tranquille a la maison au bout de 2 jours!

#215 Céline, à Bordeaux en novembre 2007

3 Mar

La naissance de notre première petite puce était prévue pour le 24 novembre 2007, la grossesse s’est déroulée comme un charme, tellement bien que j’ai même travaillé jusqu’à mon congé maternité, je me sentais en forme et bien dans mon corps…

Ces neufs mois ont été rythmés par les rendez-vous médicaux, les auscultations, les tests en tout genre (quel souvenir le O’Sullivan)… bien qu’un peu rébarbatifs, je me rendais, insouciante et confiante à tous ces moments qui faisaient que je pouvais rencontrer mon bébé…

Mis à part, une expérience très désagréable et douloureuse lors de l’échographie morphologique, je n’ai pas eu à me plaindre des personnels de santé (excuses présentées de la part du radiologue qui n’arrivait pas à voir la face de notre fille car il avait déjà eu de très mauvaises nouvelles à annoncer et ne voulait donc pas nous en annoncer une aussi mais qui au final n’excuse pas la façon dont il a pu nous parler ou nous traiter et la douleur qu’il m’a fait subir).

Par choix, j’ai voulu accoucher dans le service public et surtout parce que la maternité était une maternité de niveau 3 et que je me disais que quoi qu’il pouvait se passer, nous serions sur place et surtout, nous ne serions pas séparées toutes les deux…

J’ai aussi choisi de me faire suivre par une sage-femme de l’hôpital plutôt qu’un gynécologue, ne voulant pas subir les visites avec X internes et externes, le ton supérieur ou faussement paternel que peuvent avoir les médecins, le peu de temps qu’ils peuvent nous consacrer et le peu de cas qu’ils peuvent faire de nos ressentis ou de nos désirs.

Je n’avais pas connaissance des projets de naissance à cette époque mais je savais de quoi j’avais envie et ce que je ne voulais absolument pas, nous avions choisi de faire de l’haptonomie pour accueillir notre petite puce.

J’avais des contractions depuis les 4 mois de grossesse, à 7 mois j’étais déjà dilatée à 2 doigts mais ayant un col rétro-versé, il était encore long et dur donc pas de soucis à se faire…

Le matin du 23 novembre, j’étais debout à 7h, petit papa me demandant fébrilement si je voulais qu’il reste car je suis plutôt du genre marmotte, si ça allait, mais en lui disant de bien garder son tel sur lui, je lui ai dit d’aller travailler mais que c’était pour aujourd’hui…

A 14h, bébé qui s’agitait en fin de matinée et l’après-midi était d’un calme olympien, je ne la sentais plus bouger et même à la stimulation, pas de mouvements… Etant infirmière, j’ai été prise d’une vague d’angoisse et si il se passait quelque chose ???

Nous nous sommes donc rendus aux urgences de la maternité, histoire de nous rassurer… sur place, les urgences étaient encombrées, des femmes prêtes à accoucher partout, dans toutes les salles, certaines installées dans le couloir, partout sur des chaises, ça criait, ça râlait, je commençais à m’inquiéter un peu plus… et si on me recevait à la légère et ne prenait pas mes inquiétudes en considération ??

J’ai été reçue par une sage-femme très accueillante et respectueuse, qui ne m’a examinée qu’avec ma permission et m’a de suite installée dans une salle quand je lui ai dit que je ne sentais plus le bébé, j’ai été soulagée, elle prenait mes craintes au sérieux… elle m’envoie alors l’aide-soignante pour me poser le monitoring où j’allais devoir appuyer dès que je sentirais le bébé bouger.

Quelques minutes de panique, je voyais l’aide-soignante blêmir, en déplaçant à plusieurs reprises les capteurs sur mon ventre, elle ne trouvait pas le cœur de bébé… j’ai bien cru que le mien allait s’arrêter, la sage-femme alertée, le trouvera en quelques secondes.

17h : Nous sortons rassurés, bébé bouge bien, mais je ne la sens plus car ses gestes sont minimes car elle est déjà en position pour naitre, la sage-femme m’informe également, que la naissance n’aura pas lieu avant le lendemain donc il fallait que nous nous présentions le samedi matin à 8h pour voir s’il y aurait déclenchement ou si on attendait encore quelques jours… je refusai d’emblée le déclenchement.

Nous rentrons à la maison et nous faisons un bon goûter, il ne faut pas se laisser abattre…

19h : je suis fatiguée, encore des contractions, un peu plus intenses que d’habitude mais bien supportables, je prend un bain, je n’en sortirais que 1h30 plus tard avec des contractions intensifiées…

21h : Nous voilà de nouveau aux urgences, et reçus de nouveau par la sage-femme de l’après-midi, les urgences sont vides, il y règne un calme trop calme, elle nous demande pourquoi nous revenons et je lui explique alors que mes contractions sont limites supportables, que le bain les a accentuées, elle mise, elle, sur un faux travail, je lui dit que je sens bien que non, elle me demande si je veux qu’elle m’ausculte, j’accepte.

A l’auscultation, je suis toujours à 2cm, mais la rétroversion du col est trompeuse, elle attend une contraction et sur la contraction, le col se rétrécit, et je suis alors à 4cm, je passe en salle d’accouchement.

Nous somme fébriles, nous sommes euphoriques, elle sera bientôt parmi nous, même si la sage-femme qui nous prend en charge à ce moment là, nous dit que c’est un 1er, que mes contractions ne sont qu’espacées de 10mn, qu’on en a pour la nuit…

Petit Papa prend son air le plus sérieux et lui dit qu’elle sera ponctuelle notre fille, elle doit naitre le 24, après minuit elle naitra… la sage-femme se moque un peu de lui et sur le ton de la plaisanterie, lui dit qu’il ne va pas lui apprendre son métier.

On lui sert un repas de fortune pour passer la nuit.

22h : Je demande la péridurale, la douleur n’est plus supportable, je pensais pouvoir la gérer comme je l’avais appris en haptonomie mais je me laisse déborder et je suis très sensible de la sphère abdominale, ça n’aide pas… je fais des exercices sur le ballon… on me la posera que plus tard, le temps de refaire une carte de groupe sanguin car je me suis mariée entre temps et si problème la carte doit être à mon nom d’épouse, ça me fait une belle jambe, je n’ai pas tellement envie d’attendre !!

J’ai une perfusion de spasfon rien n’y fait… je me balade, je m’enferme dans ma bulle, je n’entend plus très bien ce que petit papa me dit… il me met de la musique, tamise la lumière, ça m’aide.

23h : l’anesthésiste vient me poser la péridurale, je demande qu’elle soit ambulatoire, il refuse, un seul de ses collègues, un peu fou, la pratiquait, mais il est parti à la retraite et tant mieux nous dit-il… il me malmène un peu, me demandant, moi femme enceinte de 9 mois avec un ventre comme une montgolfière, de mieux faire le dos rond… les femmes rondes ne plaisent pas aux anesthésistes… il me houspille un peu plus quand au moment de la pose, ma jambe part toute seule, je ne sais pas ce qu’il a touché, mais bon.. je lui demande juste des bolus, pas de débit continu… je ne veux pas être shootée, juste un peu soulagée… seule l’induction au moment de la pose suffira, je ne ferais aucun bolus…

Je suis obligée d’accepter le monitoring de contrôle lié à la péridurale bon gré mal gré… les contractions sont plus intenses suivant la machine mais toujours à 10mn !!

J’apprendrais plus tard, alors que j’étais contre, que l’on m’aura posé de l’ocytocine pour accélérer les contractions, manque de bol, ça restera à 10mn, la sage-femme se complait à dire en rigolant que nous devrions dormir, la journée du lendemain serait fatigante… si elle savait… elle avait aussi tenté de rompre la poche des eaux, mais rien n’est sorti, car la tête de bébé faisait bouchon, et la sage-femme pestait gentiment en disant qu’elle allait encore se faire inonder les pieds.

Je passe 2h assise sur la table à onduler du bassin, à bouger comme je peux, je ressens bien mon corps, les contractions, mais je n’ai pas mal, on écoute de la musique, on regarde une vidéo montage que j’avais fait pour petit papa…

01h15 le 24/11 : Nous appelons la sage-femme, j’ai besoin de pousser… elle vient avec son étudiante qui verra pour la 1ère fois un accouchement, nous demande si on lui fait une blague, et petit papa de se moquer d’elle, en lui disant qu’il l’avait prévenue…

elle me demande si elle peut regarder, et elle voit déjà les cheveux…. branle bas de combat, tout le monde est appelé, l’ambiance est festive, joyeuse… nous apprenons que je suis la seule pour accoucher ce soir et que donc toute l’équipe est dispo pour moi…

je demande à être assise, la sage-femme accepte et me demande à son tour si elle peut faire un accouchement à 4 mains avec son étudiante très émue, j’accepte, j’ai hâte, plus rien ne compte que la rencontre avec bébé…

« Quand je vous le sentez, poussez… »

– je commence

« non non arrêtez, je dégage la tête… à la prochaine on dégage les épaules… allez y »

– je m’apprête à pousser

« non non stop c’est bon »

et j’attrape ma fille pour finir de l’aider à sortir et la pose sur moi, impressionnée par la capacité qu’ont les bébés à naitre tous seuls … larmes de bonheur… défilé de soignants pour nous féliciter et admirer la merveille et ensuite 2h de peau à peau en tête à tête à 3.. elle est née sur « elle a les yeux revolver » de Marc Lavoine loolll

Pas de déchirure, pas d’épisiotomie, j’étais contre… la sage-femme a bien voulu attendre que le placenta sorte tout seul, mais au bout de 2h, j’ai eu droit à une révision utérine… je ne savais pas vraiment si c’était necessaire, personne ne m’a informée si je pouvais attendre encore…

Un de mes regrets, ne pas avoir pu faire le don de cordon, pas d’équipe préleveuse le week-end et la nuit…

A 8h, j’étais debout, habillée, et j’attendais de monter en chambre… ce qui ne se fera qu’à 16h car pas de place… Elle ne m’a pas quittée une minute, que ce soit pour les différents examens que les nuits et les jours…

L’allaitement a été épique car bébé n’a pas tété pendant 48h tellement elle avait de glaires et j’ai eu le bonheur de tomber sur une sage-femme horrible et odieuse avec mon mari et ma famille, qui m’a pincé les seins à m’en faire pleurer, les a fourrés dans la bouche de ma fille et quand je lui ai demandé de sortir avant que je ne la sorte moi même de la chambre, m’a dit que si elle n’avait pas tété une heure après, elle lui donnerait un complément, ma réponse l’a choquée et déplu mais elle n’a pas osé se refrotter à moi…

L’équipe de nuit a été formidable, elles m’ont aidée à démarrer mon allaitement en tirant mon colostrum, en le donnant à la cuillère à ma puce… j’ai allaité 14 mois…

Un accouchement merveilleux pour petit papa et moi… nous l’avons super bien vécu…

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# 182 A., un déclenchement raté

27 Fév

A presque 39 semaines, je passe une échographie de contrôle programmée sur demande de la maternité où je dois accoucher de mon premier bébé, en raison du grand gabarit de mon bébé à l’écho des 32 semaines. Mon bébé surprise n’a à priori pas ralenti sa courbe de croissance et est estimé à 4.200 kilos, 20 jours avant le terme.

Un déclenchement est programmé. J’hésite avant d’accepter, je n’ai pas envie que mon bébé soit délogé avant qu’on ait décidé du moment de sa naissance. L’interne argumente, et m’explique qu’un déclenchement permettrait d’éviter un accouchement traumatique pour moi et le bébé en raison de son poids important à terme. Mon conjoint et moi acceptons le déclenchement est programmé quelques jours plus tard.

Avant l’échéance, je tente l’ostéopathie, l’acupuncture, un long trajet de voiture, la marche à pied, les courses, rien, bébé est bien au chaud, ce n’est tout simplement pas le moment pour lui. Je doute de plus en plus de l’efficacité de ce déclenchement.

De plus, du fait de nos naissances difficiles à mon conjoint et moi, j’appréhende l’accouchement. J’ai tenté de parler de mes craintes à la visite du neuvième mois, tout ce qu’on m’a dit c’est que j’étais dans une maternité de niveau 3, que l’obstétrique avait évolué en 30 ans et que je ne devais pas m’inquiéter. Ce que je sais déjà… Je demande juste qu’on prenne le temps de m’écouter, pas qu’on me donne des réponses bateau…

Arrive le jour J, à 13 heures pose du tampon de prostaglandine sur un col pas vraiment favorable qui n’est ouvert qu’à 1. L’effet est là, s’en suivent 18 heures de contractions violentes et douloureuses, un monito de plus de deux heures sans pouvoir bouger, une perfusion de morphine que j’accepte devant la douleur en priant pour que ça ne fasse pas de mal à mon bébé. Tout ça pour passer d’un col ouvert à 1, à une ouverture à 2 (et encore !). J’ai mal, la douche chaude, le ballon, les massages de mon homme me soulagent à peine. Au bout de 18 heures de contractions j’ai l’impression d’être un zombie.

Le lendemain on me propose un deuxième tampon, je le refuse, je n’ai pas une vocation de martyr, je ne veux pas souffrir pour rien. J’ai l’intime conviction que ce déclenchement ne mènera à rien, et je crains que toutes ces contractions qui durent fassent souffrir le bébé. Mes angoisses de la souffrance fœtale reviennent. Je demande une césarienne, pour ne pas prendre le risque de faire souffrir le bébé, pour ne pas m’épuiser par de longues heures de travail, et parce que intimement, je sais que d’une façon ou d’une autre ça se terminera comme ça.

Ma demande ne rentre pas dans le cadre des protocoles de la maternité, on me fait comprendre que je demande une césarienne de « confort ». Pour me laisser un peu de répit, on ne me pose pas de deuxième tampon, on voit si le travail avance de lui même ou pas, pour décider le lendemain d’un déclenchement à l’ocytocine si le col est favorable, ou d’une césarienne dans le cas contraire. Je profite de cette pause avec des contractions minimes et supportables pour reprendre des forces.

La nuit, je perds le bouchon muqueux, je me dis que ça travaille. La sage femme de nuit m’encourage, et me dit que c’est bon signe pour tenter d’accoucher par voie basse. Je me laisse convaincre, et à 9 heures je pars en salle de naissance pour cette seconde partie du déclenchement.

Je demande la péridurale, par craintes des douleurs des contractions, celles que j’ai eues avec le tampon m’ont fait tellement souffrir, je ne me sens pas prête à revivre une telle violence. Le travail du col se met en place, mais la dilatation est poussive. Il me faut 3 heures pour passer de 3 à 4, tout autant pour passer de 4 à 5, 4 heures pour passer de 5 à 6… Au bout de 3 heures dilatée à 6, le travail n’avance plus malgré les doses maximum d’ocytocine.

Depuis la pose du tampon il s’est passé 58 heures. Je suis épuisée, je me sens à bout psychologiquement, cet accouchement n’en finit pas. Je ne me sens pas la force d’attendre plus que mon col veuille bien s’ouvrir, ce n’est pas le moment pour bébé de naitre, quand ce n’est pas l’heure ce n’est pas l’heure, et ça bébé l’a bien compris.

Devant ce travail qui n’avance pas l’équipe (au moins la 4eme équipe que je vois depuis le temps que je suis là !) fini par décider ENFIN la césarienne. Depuis le temps que je dis que ça se finirait comme ça, je suis contente qu’enfin on m’écoute. La gynéco de garde me fait remarquer que je ne suis vraiment pas motivée pour la voie basse… Je viens de passer 58 heures à tenter d’accoucher par voie basse, je ne sais pas ce qu’il lui faut de plus pour prouver ma motivation… Cette réflexion me reste en travers de la gorge, et j’espère que j’aurais le cran de dire à cette gyneco lors de ma visite post natale que sa réflexion était déplacée.

Malgré une hémorragie et le fait d’avoir frôlé la transfusion, la césarienne s’est bien passée, l’équipe a respecté mon souhait de ne pas me dévoiler le sexe de bébé, de façon à ce que mon conjoint me l’annonce à mon retour de bloc. Avec les doses anesthésie et de morphine, je suis à l’ouest quand je retrouve mon homme qui me présente mon petit garçon, la mise au sein est un peu laborieuse, et j’ai du mal à réaliser que je suis maman. Heureusement, mon homme assure, et les jours suivant se passeront bien et me permettront de me lier et de m’attacher à mon fils.

Pour un deuxième grossesse, gros bébé ou pas, en accord avec mon mari, nous refuserons toute proposition de déclenchement, sauf impératif médical avéré. Je reste convaincue que si j’avais laissé la nature faire elle même les choses, la naissance de mon fils (qui finalement ne pesait que 3.600 kilos, soit une erreur d’estimation de 600 grammes !) aurait été moins traumatisante que ce déclenchement raté.

# 166 -Avril 2004, en Gironde

26 Fév

Accouchement d’une femme atteinte de cardiopathie congénitale.

J’ai été très suivie pendant ma grossesse pour cause de cardiopathie congénitale opérée à 2 reprises. Mon angoisse: avoir un accouchement ultra médicalisé. Mon rêve: un accouchement sur le type de se qui se pratique en Europe du Nord et sans péridurale.

De par mon problème médical, je devais accoucher dans une maternité de type III sous antibiothérapie. Par chance, la sage-femme qui me suit à la maison pratique des accouchements dans une clinique sur le mode Europe du Nord (la parturiente commence le travail à la maison et se rend à la clinique avec la sage-femme).

Cette sage-femme a très bien compris mon souhait d’éviter la péridurale, d’avoir un accouchement le plus naturel possible tout en accouchant dans une maternité de type III.

Elle m’a formé et informé sur les différents moyens de supporter la douleur. Surtout, elle m’a convaincue que le travail se prépare tout au long de la grossesse par des exercices réguliers ayant pour but d’ouvrir le bassin…

J’avais commencé la préparation à l’accouchement dans ma maternité mais dès que j’ai évoqué la volonté de ne pas avoir de péridurale, j’ai été regardé par les autres femmes et la sage-femme comme une intégriste. La sage-femme m’a dit qu’il existait d’autres solutions mais sa phrase s’est arrêtée là.

J’ai donc arrêté cette préparation à la maternité et me suis concentrée sur les exercices de ma sage-femme.

J’ai tout de même rencontré l’anesthésiste au cas où j’aurai eu besoin d’une péridurale. L’anesthésiste m’a de suite annoncé que vu mon cas il faudrait une césarienne. Je l’ai donc remis à sa place en lui rappelant que la partie obstétrique était gérée par l’obstétricien qui ne voyait pas de raison de faire une césarienne (en accord avec ma cardiologue).

J’ai informé l’obstétricienne de quel type d’accouchement je « rêvais » et lui ai remis un projet de naissance.

Dans ce projet, j’insistais sur 2 choses: pas d’étudiant en salle d’accouchement et la volonté de bouger pendant le travail.

Les semaines ont passé, le terme a été dépassé et l’accouchement a dû être provoqué. Moral au fond des chaussettes, je voyais arriver la fameuse césarienne.

Le 19 avril, on m’a déclenché l’accouchement. Malgré mon projet et mes demandes répétées de me lever, je suis restée 8 heures avec monitoring… et une sage-femme qui me disait: ce n’est pas avec des contractions comme ça que vous allez accoucher.

Le soir, en pleurs, j’annonce à l’obstétricienne que je refuse de revivre une telle journée où je ne suis pas respectée et que, si le lendemain on ne m’écoute pas,  je me lèverai toute seule. Elle m’assure alors que cela ne devrait pas se produire, qu’elle ferait le nécessaire pour que je sois écoutée.

Le lendemain, à nouveau on me pose un gel pour provoquer les contractions. Une heure après, on me permet de me lever, d’aller avec mon mari dans ma chambre et de revenir en salle de travail quand je voulais. A partir de ce moment tout a été extra. Avec mon mari, j’ai pu bouger librement pour supporter les contractions et faire avancer le travail. Vers 12 heures, je suis redescendue en salle de travail. J’ai demandé une sage-femme car je sentais (je visualisais la tableau des phases du travail fourni par ma sage-femme à domicile) que la fin arrivait. La sage-femme a rigolé, elle m’a annonçait que j’allais encore souffrir pendant au moins 8 heures car c’était un premier et un accouchement déclenché. J’ai tenu tête jusqu’à ce qu’elle finisse par bien vouloir m’examiner; Là, surprise, la tête était là. La sage-femme n’a pas eu le temps d’enfiler une charlotte, aucun champ n’a été installé (mon mari a donc tout vu lui qui voulait attendre dans le couloir). On m’a envoyé en une minute la dose d’antibio qui devait passer en 1 heure. J’avais la sensation d’être dans un tonneau de piment. Le bébé est arrivé, je n’ai même pas pensé à demander ce que c’était et la sage-femme habituée aux parents qui connaissent le sexe n’a pas pensé à l’annoncer. C’est au moment de l’emmener faire les soins que l’on s’est aperçu que nous ne savions pas ce que nous avions. C’était une fille.

Moi, j’avais la pêche et sans péridurale, j’ai pu profiter de suite du bébé en étant debout.

J’ai eu le second 6 ans après dans le même hôpital à terme + 5 et sans péridurale avec 10 mn en salle de travail.