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#282 Eden à Marseille, octobre 2012

1 Juil

Eden est née le 8.10.12 à Marseille, avec 2 semaines d’avance : 4kg180, 54 cm.

Cela faisait une semaine que j’avais des contractions, légères, irrégulières.
Je vois le gynéco le matin, il me dit: « ce n’est pas pour tout de suite, le col est long, le bébé bien haut… Et ne vous inquiétez pas, les vraies contractions vous les reconnaitrez ».
Bon d’accord, moi je la sens bien basse… mais je le crois.

Le soir, mon mari doit partir travailler, il me demande quinze fois si je suis sûre qu’il peut partir, si ça va aller… « oui vas-y je t’appelle si je perds les eaux » Il part vers 20h.
Les contractions sont de plus en plus fréquentes, mais je gère la douleur, je me masse le ventre, le dos…
Je marche pour accélérer et pour me soulager…
Je préviens quand même ma copine qui doit garder Nayad au moment venu, que c’est peut-être (j’espère !) pour cette nuit… Je regarde un film à la télé, tranquille.

A 23h je vais me coucher, en me disant « est-ce que je vais arriver à dormir avec ces contractions?? » Je prends une serviette de bain au cas où et je me couche. Ah ça va j’arrive à me détendre. Et POF! Bouchon de champagne!!
Je perds les eaux « glou glou glou » ça ne s’arrête pas, au moins 2 litres, sur mon lit !

J’attends que ça s’arrête, j’appelle mon mari puis ma copine « j’ai perdu les eaux. – ok, j’arrive »
Et je me lève pour prendre une douche, pensant que j’ai largement le temps, comme pour mon premier accouchement… Mais là : une poussée incontrôlable ! Je me rallonge en vitesse car j’ai vraiment l’impression qu’elle va sortir et donc tomber par terre (se cogner sur le rebord de la douche !!)
Et je pousse, je pousse, je ne peux pas m’en empêcher. Complétement désespérée, en panique, j’appelle les pompiers.
10 ou 15 minutes après, mon mari arrive. Ma fille aînée se lève à ce moment là (Dieu soit loué !! heureusement qu’elle ne s’est pas levée avant, me voyant hurler et me tordre dans mon lit). Puis les pompiers arrivent, ils me disent « ne poussez pas madame, attendez le médecin… » JE RÊVE!! Je leur hurle que je ne peux pas me retenir, que je sens la tête, je touche ses cheveux! Alors un pompier me dit « bon mettez-vous en position… » Mais je ne peux pas, je suis mieux sur le côté gauche. Et je pousse une bonne fois, je me lâche. La tête sort, enfin! Là je me mets en position « gynécologique », mais je n’ai plus envie de pousser. Alors j’appuie sur mon ventre avec les deux mains, je la pousse. C’est bon, il est 23h25, elle est sortie! Et le pompier veut la sécher, je lui hurle « donnez -la moi! donnez-la moi ! »
Enfin je la tiens dans mes bras, toute nue toute gluante… et toujours avec ce cordon énorme qui nous relie!

Puis le SAMU est arrivé pour me conduire à l’hôpital, et le SAMU pédiatrique a emmené mon bébé dans une 2ème ambulance, heureusement que je connaissais les médecins (par pur hasard !).
J’ai dû rester 2 heures au bloc d’accouchement, sans boire ni manger, je tremblais comme une feuille.
Et le gynéco a tiré sur le cordon pour faire sortir le placenta, alors que je lui demandais si je devais pousser !
Après il m’a recousu les multiples déchirures, une horreur ! Et je voyais tout grâce à une vitre au plafond…

Le pire souvenir de mes 2 accouchements reste les points de suture, surtout que les douleurs durent…

#255 Anonyme en Côte d’or, en septembre 2012

7 Avr

Pour mon premier accouchement, j’étais trop peu informée, j’ai suivi les conseils et les protocoles très médicalisés de mon accouchement. Je ne l’ai pas mal vécu.

Pour mon deuxième accouchement, j’étais a l’hôpital quand le travail s’est mis en route, on m’a de suite posé la péridurale mais trop dosée, mais j’ai accouché très vite en prenant par surprise l’équipe médicale qui n’a pas pu être présente pour l’expulsion. Les seules personnes présentes lors de mon accouchement c’était mon mari et une élève sage-femme qui assistait à son premier accouchement (et qui a paniqué après l’expulsion).

Donc je suis enceinte et c’est ma troisième grossesse. Cette fois, je me dis que je voudrais essayer d’accoucher sans péridurale. Ce sera dans une maternité que je ne connais pas car j’ai déménagé en cours de grossesse.

La grossesse est compliqué. Une matin, je me réveille avec des œdèmes aux jambes. Je vais à la maternité pour être sure que ça ne cache rien de grave, comme ma tension est bonne, on me dit de rentrer chez moi et que ce n’est rien, on ne me parle même pas de porter des bas de contention ou autre. Le lendemain je ferai une phlébite. Je suis alors à 15 jours du terme. On me met sous anticoagulants et je préviens ma maternité de mon nouveau traitement. On me dit alors que je devrai être déclenchée pour pouvoir arrêter mon traitement le jour du déclenchement.

Je me renseigne sur le déclenchement et j’apprends qu’un déclenchement fait plus mal qu’un accouchement en travail spontané. Plus j’y pense et plus je me dis que j’aurai peut être pas le choix sur la péridurale.

La veille du déclenchement, je me rends a la maternité, l’entrée se fait la veille.
J’apprends alors que je n’aurai pas le droit à la péridurale avec un « on ne vous a pas prévenue ? » Non personne ne m’avait prévenue.
On me fait un monito pour savoir comment on me déclenchera le lendemain et j’apprends alors que je suis déjà en travail, mais je ne ressens rien. On me descend quand même en salle de naissance. Je prends un livre et je bouquine. Les sage femmes me voyant lire sans douleur se demandent si je suis en travail, certaines disent oui, d’autres disent que non. Moi je préfère ne pas me poser de question, on verra bien. Pour moi, dans tous les cas, le lendemain je tiendrai bébé dans mes bras.

Quelques heures plus tard, je commence à ressentir des contractions, je téléphone donc à mon mari de venir me rejoindre, il est 21h30.
Il arrive quelques minutes plus tard, je n’ai pas vraiment mal et nous discutons. J’explique à la sage-femme que je peux accoucher très vite.

Une demi heure plus tard, elle contrôle comment avance le travail. J’ai mal, vraiment mal. Elle peut pas faire grand chose pour moi … Comme je suis a dilatation complète, elle rompt la poche des eaux, je lui demande de rester avec moi. Je suis la seule femme en travail dans la maternité. Elle me dit que bébé est haut et qu’elle reviendra vite.
Mon mari lui rappelle que j’accouche vite et que j’ai déjà pris une équipe médicale par surprise et que je souhaite que ça n’arrive pas une deuxième fois. Elle décide quand même de sortir de ma chambre.

Deux minutes plus tard je hurle, je crie, j’ai mal, je sens mon bébé.
Elle arrivera en courant, bébé aura déjà sorti la tête ….
Il se sera passé une heure entre l’arrivée de mon mari à l’hôpital et l’expulsion de bébé.
Bébé pèse 4kg270, il y aura alors un protocole pour bébé car c’est un gros bébé. On m’explique le protocole.
J’ai besoin de point de suture, j’ai eu un déchirement, ma douleur n’a pas été écoutée. Elle m’a fait une anesthésie locale mais n’attendra pas que celle-ci fasse effet, j’ai l’impression d’avoir des points à vif 😦 J’ai mal, très mal, mais personne ne m’écoute.
J’ai l’impression de n’être jamais écoutée… Personne ne m’a jamais demandé comment je gérais la douleur, et je ne la gérais pas … J’aurai aimé qu’on m’accompagne, qu’on m’aide à accoucher.
3 jours plus tard, je rentre à la maison.
Le lendemain, j’ai eu une infection, je me retrouve aux urgences. Il y aura eu 4 médecins qui m’expliqueront que je DOIS sevrer mon bébé … Ils refusent de me soigner si je continue d’allaiter, ils se permettent de parler à mon mari pour lui redire la même chose. L’allaitement, ça je connais, mon mari aussi. On a pris l’ordonnance, on a dit que bébé sera sevré, et nous sommes rentrés a la maison, le traitement donné est compatible avec l’allaitement… Je me soigne donc et je continue mon allaitement. Je n’ai pas compris pourquoi ce refus de me soigner, j’avais 40° de fièvre, une infection dont personne n’a su l’origine. J’aurai aimé qu’on prenne en compte que j’allaite et pas qu’on contourne le problème en me demandant de sevrer. Surtout pour derrière me donner un médicament complètement compatible avec l’allaitement. J’aurai eu le soutien de mon mari.

Dans cette aventure, j’ai eu le soutien de mon mari, c’est déjà énorme, mais je pensais qu’une maternité était aussi là pour ça.

Note des administratrices :

Le 22 juin, cette maman nous a envoyé ce message :

Bonjour,
J’avais envoyé le récit de mon accouchement. Ça m’avait fait du bien de l’écrire et de le partager. Je vous en remercie vraiment !
Hier, j’ai découvert ce qui s’est réellement passé ce jour. J’ai découvert qu’en fait la sage-femme qui pour moi manquait d’empathie a juste essayé de me sauver d’un docteur qui voulait à tout prix me charcuter … Si aujourd’hui je devais refaire le récit de mon accouchement, il serait très différent ! Je suis outrée qu’il existe des médecins comme ça. La sage-femme a finalement essayé de se couper en 2 pour nous protéger d’un médecin pire et il valait mieux être abandonnée que charcutée et mieux être recousue sans attendre l’effet d’une anesthésie que de me confier à un médecin qui voulait faire du chiffre …
Aujourd’hui je suis choquée mais réparée et c’est vraiment grâce à vous …

Merci pour votre initiative en espérant que les choses avanceront

#254 Gwladys, en Janvier 2011 à Nancy‏

7 Avr

J’ai passé 9 mois de rêve, où j’ai eu la sensation de toucher du doigt l’éternité, Ma DPA était au 29 janvier, mais j’étais persuadée d’accoucher le 23. Je fais vraiment partie de ces mamans qui ont adoré être enceinte. Le 31 décembre, je passe le cap de 37 SA, je dis à une amie bossant en neonat : « ça y est c’est bon, c’est sûr tu ne l’auras pas dans ton service ! ». Elle me répond alors : « ah mais tu ne sais jamais, il suffit d’une infection ! ». Mauvais présage, si j’avais su…

Nous voilà donc Samedi 22 janvier 10h : réveillée par 1 contraction un peu douloureuse, mais je suis fatiguée et reste au lit. 10h30, je décide de faire un câlin à mon chat qui est à mes pieds me mets assise et la « schplok » je me dis : « il faut vraiment que t’accouches ma pauvre fille car tu te fais pipi dessus rien qu’en faisant l’effort de te lever « . Je prends mon chat et en me recouchant je me rends compte que ça coule toujours et que c ‘est chaud : JE PERDS LES EAUX !!! Je réveille chéri en lui disant et hop ni une ni deux il est debout, habillé prêt à partir ! J’appelle la maternité pour savoir si je peux prendre une douche, ok feu vert je la prends et on arrive à la mat à 11h30.

11h30 on m’ausculte : ouvert à 1 et toujours postérieur, comme je suis positive au streptocoque B on me dit qu’on va me déclencher au tampon Propess pour accélérer la maturation du col et on me donne des antibios. Bon ok ça se passe pas comme je le pensais mais pas grave. Je monte en service anténatal, ils me servent un repas. J’ai des petites contractions mais rien de méchant. 13h, pose du premier tampon et c’est parti pour 2h de monitoring. Je rigole (encore) en voyant les contractions et je suis contente car elles sont régulières ! Par contre je ressens tout dans le dos et ça commence à être plutôt désagréable. A 16h on me débranche du monito, on m’ausculte, toujours postérieur ouvert à 1 ! On me dit donc d’aller marcher pour faire travailler tout ça, je suis contente car cela va enfin soulager mon dos ! 18h : les contractions commencent à me couper un peu le souffle, je pense à mes cours de prépa et respire calmement, ce qui me soulage assez, même si ça commence à être dur. Je suis fatiguée et mon moral en prend un coup car les choses n’avancent pas. On me dit d’aller prendre une douche chaude assise pour me soulager. Je la prends bouillante ça fait trop de bien ! 20h : col toujours ouvert à 1 et postérieur les contractions s’intensifient. Et je perds le tampon donc repose de tampon. Et là l’horreur prise de crise de paniques j’ai comme des convulsions,  impossible de maîtriser quoi que ce soit ! J’appelle la sage-femme qui me dit « mais non madame vous n’avez plus de contractions là allez calmez-vous enfin ! De toute manière je ne peux rien vous donner il va falloir vous accrocher c’est tout ! » Et elle repart. Finalement après les avoir suppliées, ils me descendent en salle des naissances.

23h15 : Miracle col centré ouvert à 3 ! Il me pose donc la péridurale et mon col s’ouvre à 5 en 1h ! En même temps ils me passent du Syntocinon en perfusion pour accélérer le travail. C’est là que tout se complique. Je commence à avoir de la fièvre. En plus je suis tachycarde tout le long malgré une bonne tension ce qui inquiète l’anesthésiste. Je me mets à trembler comme une feuille, hors de contrôle ! 3h40 : Je suis enfin à dilatation complète mais ils me prennent ma température : je monte à 39-6 et mon bébé commence à souffrir des contractions, il fait aussi de la tachycardie. Et là on m’annonce qu’il est fort probable que mon bébé ait été infecté par mon infection et qu’il partira donc en néonat pour un suivi. On me dit aussi que le pédiatre va venir pour s’occuper du petit et là je vois arriver l’interne, le pédiatre, l’auxiliaire puer, l’infirmière et l’étudiante infirmière, plus ma sage-femme et l’étudiante sage-femme et l’anesthésiste qui me remet une dose d’analgésie péridurale. Je ne sais alors pas pourquoi car je ne sens pas de douleur. Je comprends plus tard que c’était en prévision d’une césarienne en urgence. 5h15 : Je commence enfin à pousser mais là mon bassin est trop étroit au dégagement et bloque bébé car il tape dedans en défléchissant la tête trop tôt. En plus son cordon est trop court et est autour du cou et je vois le monito dans le rouge et biper où il y a son rythme cardiaque : il est en souffrance ! L’interne me dit qu’il va devoir couper et utiliser les forceps : ok épisio de bas en haut. 5h39 : Mon fils nait sans pleurer, il me le pose sur moi et il me regarde droit dans les yeux, c’est la plus belle image de mon accouchement, à ce moment il m’a transpercé le cœur et j’ai su à la seconde que je ferai dorénavant tout pour lui. Mais on me le prend tout de suite pour lui faire les examens et l’aspirer. Je l’entends enfin pleurer. Je demande s’il va bien mais on ne me répond pas ! J’apprends par la suite que mon mari a posé  la même question à l’infirmière qui lui a répondu « mais il peut mourir monsieur ! »  On me le met après 10 min en peau à peau puis on me le prend et je ne le reverrai pas avant 13h sans avoir fait une tétée alors qu’il voulait. Il part avec Papa et je me retrouve seule, on me recoud et je pleure, j’ai l’impression qu’on m’a volé mon bébé, et si je l’avais tué en attrapant une infection ? Je ne comprends pas ce qu’il se passe et je suis morte d’inquiétude. On ne sait pas pourquoi j’ai fait de la fièvre… Il sera sous antibiothérapie pendant 3 jours le temps de voir quelle infection on a attrapé mais finalement ni lui ni moi avions quelque chose !!!

J’ai été seule en chambre 2 nuits et 3 jours, avec un berceau vide à côté de moi et un tire lait au lieu de mon bébé. Je me suis levée la nuit pour aller en néonat l’allaiter pour avoir ma montée de lait, que j’ai eu le mardi quand il est revenu avec moi ! Je suis restée jusqu’au vendredi à la maternité, où j’ai vraiment été considérée comme maman seulement quand j’ai récupéré mon fils en chambre avec moi ! On l’a gavé au biberon aux soins intensifs de neonat (jusque 70 cc à 2 jours de vie !) alors que je souhaitais l’allaiter ! Je suis heureusement tombée sur une équipe de nuit formidable qui me l’a mis au sein pour la première fois à 23h le soir alors que mon bébé était né à 6h du matin. J’ai eu des crevasses atroces, et des tranchées horribles, on ne m’a rien donné juste un « faut serrer les dents madame ». J’ai subi mon accouchement, j’ai subi mon post-accouchement, et encore aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il s’est réellement passé. Mon fils a 2 ans aujourd’hui, c’est un enfant allergique (je suspecte l’antibiothérapie de masse et le gavage au lait artificiel d’avoir tué sa flore intestinale), mais il est plein de vie. Je sais que pour un deuxième enfant il faudra faire le vide de tout cela, et repartir à neuf, le cœur cicatrisé, enfin.

#243 En Bretagne en 2012

14 Mar

Bonjour j’ai 24 ans je suis une maman diabétique et je viens d’avoir mon deuxième enfant.

Tout a commencé par une grossesse un peu compliquée eh oui je suis diabétique de type 1 et insulinodépendante sous pompe 
Un diabète tout récent mais que je comprends et que je gère très bien tout le long de ma deuxième grossesse.
Tout a commencé le mercredi 21 novembre 2012 à 36 semaines+5 de grossesse. Le soir vers 22 H de grosses contractions arrivent et persistent une bonne partie de la nuit.
 Je prends un bain et après quelques heures le calme revient.
Le lendemain matin je me rend à mon cours de préparation à l’accouchement j’en profite pour parler de ces contractions violentes de la veille à la sage femme qui me répond avec un grand sourire  :
C’EST NORMAL c’est pas pour maintenant il vous reste un mois
Par précaution je décide de consulter à l’hôpital étant très suivie pour GROSSESSE A RISQUE avec mon diabète ma facilité a faire de très gros bébés et à avoir un tout petit bassin je préférais.
Arrivé a la consultation effectivement col bien effacé bébé en appui mais C NORMAL il va remonter. Donc je rentre chez moi.
Vendredi 23 novembre 2012 je décide de laisser mon grand à la cantine on ne sait jamais !!!
Mon mari m’appelle le midi et la plus rien plus une contraction.
Une heure après c’est reparti et toutes les 2 minutes et là à quatre pattes dans la cuisine. Direction l’hôpital .
A 15H30 on arrive à l’hôpital en ILLE ET VILAINE pas un chat, si désolée un agent de service quand même qui me fait rentrer dans une salle d examen et appelle une sage-femme.
Et la monito grosses grosses contractions mais vous savez quoi C’EST NORMAL on va les stopper il vous reste un mois examen du col toujours pareil pas ouvert.
Donc perfusion suppo spasfon et rentre chez toi.
Mais rien à faire elles persistent re examen du col a 17h RAS Range la valise on s’en va.
 18h petit examen avant de repartir et là SURPRISE col ouvert à 4 .
Du coup gynécologue de garde anesthésiste et césarienne en urgence  sauf qu’il y a une faille le mot écrit en rouge sur mon dossier en premier de couverture ne devait pas être assez gros.
« DIABETIQUE INSULINODEPENDANTE SOUS POMPE « 
La sage-femme qui me pose la sonde urinaire me dit gentiment le « PORTABLE » on va le laisser a monsieur.
Ah non c’est pas un portable c’est ma « POMPE A INSULINE« 
Bon ça passe ce n’est qu’une sage femme après tout.
Je décide donc de mon plein gré de débrancher ma pompe de mon cathéter (pour ceux qui ne connaissent pas cette pompe m’envoie de l’insuline en permanence mais si je saute un repas ou fais un effort je me retrouve en hypoglycémie sévère)
J’arrive au bloc ma pompe à la main et l’anesthésiste me dit « VOUS AVEZ EMMENE VOTRE MUSIQUE  » et là C’EST LE DRAME
Ils n’avaient pas vu que j’étais diabétique donc ils m’avaient mis du glucose en perfusion alors que mon corps ne tolère pas le sucre du coup changement en catastrophe et la il me dit « VOUS ALLEZ VOUS DEBROUILLER APRES POUR LES DOSAGES ET LE CATHETER NOUS ICI ON NE SAIT PAS FAIRE )
Vous avez déjà vu ça vous des médecins qui vous demandent de vous débrouiller heureusement que je m’y connais un peu quand même…
Et après une césarienne longue très longue parce que bébé était déjà engagé et mon col à dilatation complète.
Après la ventouse et les forceps le voilà enfin une merveille de 3kg 605 et 50 cm un magnifique petit BRETON prenommé KERIANN QUI MA FAIT EN 2 SECONDES OUBLIER TOUT LE RESTE
La naissance malgré tous ses aléas reste et restera la plus belle des choses du monde

#216 Céline, à Bordeaux en 2011

3 Mar

Notre deuxième princesse était prévue pour le 29 octobre 2011…

La grossesse n’a pas été simple, bien différente de celle de sa sœur, dès le début j’ai été fatiguée, moins d’entrain que pour sa soeur, peut être justement parce que je n’avais pas le temps de me centrer sur moi même…

Les soucis ont commencé avec la 1ère échographie où devant petit papa, la radiologue annonce une date largement différente à la présumée date de fécondation calculée part la gynécologue, date où rien n’avait pu se produire, travaillant de nuit, j’étais sure de la date de conception… je n’imagine pas si petit papa avait été jaloux ou suspicieux, ce que cette réflexion aurait pu déclencher…

La radiologue n’a jamais voulu entendre que bébé aurait pu être plus gros, pour elle, il s’agissait forcément d’une grossesse plus avancée…

A la seconde échographie, la nouvelle tombe, bébé est en plateau, elle ne grandit pas et ne grossit pas correctement, vague d’angoisse, que se passe-t-il ?? « vous verrez avec votre gyneco » a-t-on eu comme simple réponse.
Heureusement, ma gynécologue me prenait en urgence et m’arrêtait pour que je me repose.
Un peu frustrée, car le 1er trimestre terminé, je me sentais plutôt bien mais non, il allait falloir que je fasse du canapé, sans ménage, sans monter excessivement les escaliers afin que bébé reprenne du poil de la bête et remonte dans les courbes.

Je serais suivie plus attentivement jusqu’à la 3ème échographie où la même radiologue m’annonce que bébé est revenu dans les courbes et qu’elle sera un bébé de petit poids.

De nouveau, je choisis d’être suivi le reste de ma grossesse par une sage-femme libérale très chaleureuse et à l’écoute sans examen nécessaire, sauf si je le demande et fait de l’haptonomie en préparation.

J’aurais aimé un accouchement à domicile mais petit papa n’était pas pour et avait tellement peur que quelque chose se passe mal que je ne le lui ai pas imposé, donc nous avons choisi que la naissance se passe dans la même maternité que pour notre 1ère puce (on s’en félicitera par la suite).

J’ai beaucoup parlé à bébé, organisé la garde de la grande afin qu’elle ne soit pas présente au moment du début du travail pour ne pas avoir à la réveiller si cela se passait pendant la nuit… donc une fois la grande partie, j’ai dit à bébé qu’elle pouvait venir quand elle le souhaitait…

Le 26 octobre 2011, après un bon resto et un bon ciné où j’ai peu suivi le film car je sentais que quelque chose se préparait, nous nous sommes endormis sereinement.

03h45 : cela fait déjà 2h que j’ai des contractions qui vont et qui viennent, qui m’empêchent de trouver une position correcte, je somnole, m’endort, me réveille quand après un ultime retournement sur le côté, je sens un liquide chaud qui coule entre mes jambes… je me rends aux toilettes, je perds les eaux, c’est sûr…
Je réveille doucement petit papa, qui a du mal à émerger et pendant ce temps je prends une douche, prépare tranquillement mes affaires… mais ne tarde pas trop à partir car tout au long de ma grossesse, les soignants m’ont répété des dizaines de fois de ne pas trop attendre car ayant eu un 1er accouchement en moins de 5 heures, le second allait être plus rapide encore.

04h15 : Nous arrivons à la maternité, joyeux et impatients, bien résolus à ne pas prendre la péridurale et laisser faire et accompagner bébé une fois de plus… nous avions de nouveau de la musique, nous étions en condition.
Accueil par une sage-femme de nuit très désagréable et froide, qui soufflait en nous demandons ce que nous voulions « eeuuhhh accoucher ?? » « Vous êtes sure que vous avez perdus les eaux, que vous avez des contractions ?? » « euhhhh oui je n’en suis pas à mon 1er »… « Et vous êtes suivies par qui ?? » « euhhh une sage-femme libérale » « et personne de l’hôpital et vous vous présentez comme ça pour accoucher sans suivi ?? » « et bien je suis quand même suivie, mais en libéral » et ça par conseil d’une sage-femme de l’hôpital car il n’y avait plus de sage-femme dispo, il ne restait que des gynécologues et je n’en voulais pas !!

Elle nous installe dans une salle d’examen, je comprends plus tard qu’elle est peut être plus inquiète qu’agacée car se trouve dans la salle d’à côté une jeune femme en plein travail mais à seulement 5 mois de grossesse !!! :/

04h30 : Elle m’installe un monitoring, et vient m’ausculter sans un mot… ses mains sont froides, et je sens qu’elle ne fait pas que regarder mon col, elle va nettement plus loin et c’est douloureux, je comprend alors que j’ai seulement fissuré la poche des eaux et que sa manœuvre consiste à la rompre totalement, elle ne m’a rien dit !!!!

Au moment où elle retire sa main, elle blêmit, appelle sa collègue qui tarde à venir, lui hurle de venir avec le téléphone et d’appeler le bloc en urgence, elle ne nous dit toujours rien, je comprends que quelque chose ne tourne pas rond, je n’ose pas poser de question sur le moment… Petit papa est pétrifié à côté de moi sur une chaise, mes affaires sur les genoux.

Sa collègue arrive et elle lui dit qu’elle a le cordon entre les mains… bien documentée sur le sujet, je sais ce que cela signifie, en dehors du liquide amniotique, en quelques minutes à 1/2 heure, le cordon va cesser de battre, c’est une urgence vitale, j’apprendrai plus tard que j’ai fait une procidence du cordon.
Moi qui voulait que le cordon soit coupé que lorsqu’il cesserait de battre, j’espère fortement qu’il batte le plus longtemps possible.

04h45 : On joue un remake d’URGENCES, voilà la sage-femme à cheval sur le brancard, moi les jambes écartées, sa main dans mon vagin empêchant le cordon de sortir un peu plus et bébé de s’engager, l’aide-soignante pousse le brancard à vive allure, et je vois petit papa tout blanc courant devant nous et ouvrant toutes les portes sous les directives de la sage-femme..

Une équipe nous attend, l’interne de chirurgie est là, une autre sage-femme, plusieurs infirmières, plusieurs aide-soignantes, je compte 10 personnes au total, la sage-femme sur le brancard, cède sa place à une autre sage-femme qui essaiera de refouler le cordon puis c’est autour du chirurgien, tous veulent éviter la césarienne, ils me font mal, tous s’excusent et l’interne finira pas me demander si j’ai compris ce qui se passe et quelle va être l’issue…
Pendant que certains s’affairent entre mes jambes, on me déshabille, on me perfuse, on me retire ce qu’ils peuvent de mes bijoux, je suis entre deux portes du couloir à la vue de tous, pas le temps de me mettre dans une salle et j’avoue que déjà que je ne suis pas pudique, c’est le dernier de mes soucis, j’ai hâte que ma fille soit née et que je sois sûre qu’elle aille bien.

Pas le temps de pratiquer une préparation à la chirurgie, pas de dépilation, toujours le piercing au nombril, ça urge visiblement, je pense que mon cœur bat à 100 à l’heure et d’une voix blanche, je m’entend leur dire « sortez la vite » car je ne la sens plus bouger depuis un moment..

04h55 : Je part pour le bloc, je ne vois plus mon mari, quand je passe dans le couloir, j’entends une voix qui demande à petit papa s’il se sent bien, s’il veut un jus de fruit, je tourne la tête et je le vois assis par terre, blanc comme un linge, dernière image que je verrais.

Dans le bloc, on me transfère sur une table froide, on me demande de respirer dans un masque, je sens une pression sur mon ventre et une voix de l’anesthésiste qui demande d’attendre que je ne suis pas encore endormie et trou noir.

Ema est née à 05h03, un peu sonnée par l’anesthésie et un petit déficit en oxygène, elle passera 1h de peau à peau avec son petit papa.

06h00 : Une voix lointaine et douce me parle, me dit de me réveiller, j’ai du mal à revenir, j’ai mal partout… j’entends que l’on me parle de ma princesse, qu’elle est belle, en parfaite santé, qu’elle n’attends que moi… on me demande si je veux l’allaiter ou si on lui donne un biberon car elle pleure de faim et ça fait tilt, les premiers mots que je peux dire c’est allaiter, allaiter, allaiter puis la douleur m’envahit, j’ai une barre sur le ventre… On me soulage enfin avec un peu de morphine, je me sens mieux…

Je me suis endormie pleine, je me réveille vide, vide de sa présence, vide de ce bébé qui bouge, j’ai hâte de la voir, de la tenir, de la sentir et enfin voilà petit papa et ma pucette qui arrivent, je la met au sein, elle est déjà goulue…

Les infirmières en salle de réveil sont supers, attentionnées, chaleureuses, à l’écoute, elles ne cessent de me dire à quel point elle est belle et que j’ai été courageuse.

Les suites de la césarienne ont été horrible, je ne digère pas cette naissance à laquelle je n’ai pas assisté, j’ai mal supporté ce séjour en maternité, même si les soignants ont été présents et pleins d’empathie… j’ai l’impression que ce j’ai vécu a été banalisé, et je déteste cette phrase « Vous et bébé allez bien, c’est le principal »…

Comme si ce que j’avais vécu n’avait aucune importance, comme si bébé n’avait pas risqué sa vie, comme si ça arrivait tous les jours.

Ema a aujourd’hui 16 mois et j’ai toujours les larmes qui me viennent quand je pense à ce moment passé…

Pour cela, je pense que je n’aurais pas d’autres enfants, j’ai tellement eu peur de la perdre !!

ema

#196 Séverine, Nord (59), Octobre 2010

28 Fév

Déja maman de 3 enfants de 10, 9 et 6 ans et demi, on m’annonce que je suis déja à 2 mois et demi de grossesse lors d’une echographie pour un tout autre problème ! Nous voilà donc partie pour une nouvelle aventure, une nouvelle vie …

La grossesse se passe à peu près bien hormis une fissure de la poche des eaux à 4 mois et demi de grossesse donc un gros suivi à la maison et un diabète gestationnel avec 4 injections d’insuline journalière. J’ai une echo tout les 15 jours et à 35 SA on me dit le jour de l’echo « on vous garde le diabète est trop élevé et il forme un couche de graisse autour du coeur du bébé » ! Sans me demander si je vais bien ou comment je prends la chose, on me met en chambre. Là on m’annonce qu’on va me faire des injections pour les poumons du bébé pendant 2 jours et que l’on va me déclencher l’accouchement ! Je ne suis absolument pas prête, j’avais tellement de temps encore à partager avec mon bébé dans mon ventre, on était bien toutes les 2, on avait pas besoin de ça, et pourtant on me fait comprendre que j’ai pas le choix et que c’est comme ça …

Le lundi matin, à 35 SA et 4 jours, on me met en salle de travail pour me déclencher ! On me dit que cela devrait aller vite car c’est mon 4ème bébé et que les contractions ont bien commencé depuis 2 jours. En bonne et gentille dame, je les crois et leur fais confiance! Comme c’est mon 4ème déclenchement (mes ainés ont tous été déclenchés à terme), je sais que ce sera long, donc on patiente. Je dois surveiller ma glycémie toutes les heures car, étant à jeun, je fais un malaise dans l’après-midi, et là, on a le culot de me dire que c’est pas le moment de manger !! Je trouve la dame un peu bête sur les bords mais je reste calme, je ne vais pas m’énerver pour si peu, les contractions sont fortes mais on attend pour la péridurale car ça ralentit le travail de la poser trop tôt donc je patiente …

Le lendemain matin, je souffre atrocement. On me donne un masque avec un gaz pour me soulager mais j’en peux plus. Je suis dans ce lit depuis la veille déja et mon col s’est à peine ouvert d’un centimètre … Je savais que ce serait long mais pas à ce point ! Mes ainés me manquent, mon mari est génial, il fait des allers et retours entre l’école, la maternité et la maison. Ce n’est pas facile pour lui non plus de me voir souffrir à ce point. Mais on fait avec et on patiente… Je souffre, je pleure car je suis toujours pas prête psychologiquement à accoucher si tôt (même si ça vous parait pas si tôt que ça, j’ai toujours été au bout de mes grossesses donc là, je le ressens comme un echec)… J’ai faim, on me donne juste de l’eau sucré et une tranche de pain. Le mardi soir, mon col n’est ouvert qu’à 2.5 cm, j’ai l’impression que j’accoucherai jamais. On me dit de pousser souvent pour aider bébé à descendre car il a du mal. Je m’exécute comme souvent, mon mari me dit que je suis géniale, que je suis la meilleure (que ça fait du bien dans ces moments de souffrance!) ! La nuit tombe et avec elle l’espoir d’accoucher dans la nuit …

Le mercredi matin se lève, toujours pas accouché, j’ai tellement mal que je n’arrive plus à bouger, j’en peux plus d’être allongée sur ce maudit lit depuis 2 jours et d’être au même point presque (col ouvert à 3 cm après la nuit de contractions)… La sage-femme appelle le medecin-chef, car elle commence à comprendre qu’il doit y avoir un souci. Pourquoi mon bébé ne descend-t-il pas ? Il nous dit que mon bébé prend son temps pour descendre mais que tout se passe bien… Ca fait 2 jours que je leur dis qu’il doit y avoir un problème, je le sens, c’est pas normal que ça traine comme ça et puis j’ai trop mal, je ne supporte plus les contractions, le fait d’être allongée, je veux me lever, on me l’interdit formellement car je risque de causer du tort à mon bébé, de risquer l’enroulement du codon autour de son cou… J’ai plus de force, on accepte enfin de me donner un potage et un yaourt car ma glycémie est au plus bas … Et puis je vous ai pas encore dit, mais le coeur de mon bébé faiblit très souvent ! Elle commence a être fatiguée elle aussi, ma pauvre bébé d’amour, qui n’est même pas encore née et qu’on fait déjà souffrir … La nuit qui suivra sera horrible, je vais faire plusieurs malaises, des chutes de tension, le coeur de mon bébé sera très faible et malgré ça, on me laissera encore comme ça…

Le jeudi matin, je suis épuisée, plus de force, même pour pleurer. On me pose enfin la péridurale (je crois qu’à ce moment là, je me suis sentie planer, soulagée). On réclame une echo pour voir notre bébé car on sent que rien ne va comme cela devrait !! On insiste, mon mari ira même jusqu’à menacer de m’emmener dans une autre maternité car on veut pas perdre notre bébé!! Et il ne supporte plus de me voir dans cet état, je fais 39° de fièvre, j’ai mal, j’ai faim, mes enfants me manquent terriblement, nous sommes fatigués et à bout …

L’après-midi, un nouveau médecin, arrive, m’examine, trouve le bébé encore très haut et ordonne enfin une echographie ! On aura pas le temps d’aller la faire, le coeur de mon bébé descend en flèche, il est en difficulté, on m’annonce une césarienne en urgence … Exactement les mots que je ne voulais pas entendre, un échec total ! Je les supplie car je n’en veux pas, je veux accoucher moi même ! Pourquoi j’y arrive pas bon sang ? Je me sens tellement nulle et absolument pas prête, mais même pas le temps de réfléchir que la sonde est posée et je me retrouve dans ce bloc glacial, rempli de personnes inconnues et surtout, sans mon mari, qui m’a toujours assisté lors de mes accouchements ! Je demande s’il peut rester, on me répond que non c’est interdit, il me quittera en pleurant…

Deux pédiatres arrivent, je demande pourquoi, on me répond que mon bébé aura certainement besoin d’aide. On m’ouvre le ventre en 2 secondes et on me sort mon bébé. On me la montre par dessus le champ stérile, elle bouge pas, elle réagit pas, on dirait une poupée de chiffon sans réaction et hop, ils filent de l’autre côté de la pièce pour s’en occuper. Je demande pourquoi elle pleure pas, on me dit que l’accouchement l’a épuisé mais que ça ira, qu’il ne faut pas m’inquiéter, je reste figée et je prie le ciel pour entendre les cris de mon bébé… Quelques secondes plus tard (qui m’ont parues une éternité) , j’entends ENFIN les pleurs de ma fille … Je craque, je pleure à n’en plus finir tellement je suis soulagée de voir que ces 4 jours de souffrances se terminent, et qu’enfin mon bébé est là et en vie ! On la met en couveuse et moi en salle de réveil. Ma fille est née à 18h , je l’ai vu pour la 1ère fois à 22h30 en remontant dans ma chambre (on m’a laissé en salle de réveil car j’ai fait une hémorragie et une mauvaise allergie au produit) mais tout s’est bien terminé. J’ai une belle petite fille de 3kg600 en pleine forme malgré un début difficile …

Je regrette qu’on ne nous ai pas écouté, surement que mon accouchement se serait passé autrement ! C’est certain même. Bien sur, je n’ai eu aucune aide car pour eux c’était pas traumatisant du tout de rester 4 jours pour accoucher dans la souffrance et l’incompétence de certains! Je leur en veux du traumatisme qu’ils m’ont causé, de cette césarienne pour laquelle j’ai mis plus de 10 mois avant de m’en remettre ! Jusque là je ne disais pas j’ai accouché mais on m’a retiré ma fille ! Depuis, un grand pas a été fait, j’ai compris que je n’avais pas été nulle mais que c’est l’équipe médicale qui le fut !! Moi j’ai tenu, et ça grâce/pour mon bébé …

#191 Laura, à Grasse, en 2009

27 Fév

J’étais jeune, peut être trop, en tout cas je n’avais aucune notion de ce que pouvait être la prise en charge médicale d’une grossesse. J’imaginais qu’on nous laissait faire ce dont on était capable et que l’on nous soutenait pour les moments difficiles….utopie quand tu nous tiens.

Je perds les eaux chez moi, un matin, je ne m’attendais pas à cela ( si attend on un jour ) et me voilà embarquer dans la spirale, j’appelle mon ami et prépare la fin de ma valise.
Hop, Hôpital, nous voilà.

Un monito et un toucher après, vous n’êtes pas dilatée, revenez demain…

En fin d’après midi, les contractions deviennent rapprochées et bien trop douloureuse pour moi, la peur m’envahit. Cette crainte de souffrir le martyre m’inonde…je supplie mon ami de me ramener à l’hôpital. Je veux que l’on m’accompagne. Je ne gère déjà plus.

A mon arrivée, reçu par une sage femme débordée qui me dit que j’aurais mieux fait d’attendre chez moi, qu’ici, personne n’aura de temps à m’accorder pour m’écouter…que je ne suis qu’au début du travail et que je dois prendre mon mal en patience. Refusant de rentrer à mon domicile, on me place en chambre double avec une jeune maman, magnifique, qui allaite son petit bout de quelques jours..on papote. Elle me rassure et me dit que si je n’arrive plus à contrôler, que rien ne m’empêche de demander la péridurale le plus tôt possible.

Un peu de réconfort, ses paroles m’auront fait du bien.
23H, toujours aussi mal, je tourne me retourne, impossible de me reposer. J’appelle, on arrive, un tv et malheureusement madame vous êtes toujours à 1 voire 2 si je suis gentille. Ce n’est pas pour aujourd’hui.
J’ai mal…oui mais là il n’y a rien à faire, il faut attendre…si vous voulez demain matin, on déclenchera avec un tampon. J’accepte.
Le lendemain, le tampon ne fera rien de plus. Mes contractions sont inefficaces, le col ne dilate pas.
Tout s’emballe rapidement, de fatigue et de nerfs j’appelle la sage femme. Au monito de contrôle, le coeur du bébé commence à faiblir. Je panique, peine à respirer.
On m’envoie au bloc en urgence. Ce sera une césarienne…
Rachianesthesie avec une anesthesiste au top, rassurante et apaisante. Malgré le fait que je sois attachée et le champ trop près de mon visage, je suis soulagée. Il arrive mon petit bébé.
On tire, on tire tellement fort que je sens mon bassin se soulever, l’infirmière me fait signe que tout va bien, que s’est normal.
Il pleure, enfin le voilà, juste le temps de faire un bisous ou plutôt on me le colle sur les lèvres. Hop il est déjà parti.

La suite, remontée dans ma chambre bien tardivement, j’espérais voir mon enfant un peu plus tôt. Des conseils plutôt avisés pour mon allaitement m’ont permis de tenir bon.
et des puericultrices vraiment sympas, ont gommé tout ce qui avait pu se passer les jours précédents.