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Lolita – Césarienne respectée naissance de Ian – Décembre 2011

21 Avr

Césarienne respecté le 13 décembre 2011 , arrivé de mon fils Ian .

Cela fessait plusieurs mois que j’étais alité pour cause de placenta prævia , mon gynécologue a tout de même voulu me laissé une chance d’accoucher par voie basse jusqu’à la dernière semaine limite. Mais j’ai eu des contractions et des saignements trop régulier et surtout le placenta obstrué toujours les ¾ du col .Col qui lui commencer a s’ouvrir et qui donc me fessait saigner avec un risque hémorragique élevé.

Malgré ce risque mon gynécologue a choisit de me faire confiance et de me laisser alité a la maison avec consigne de venir en urgence si les saignement devienne hémorragique .Parce que oui pour cette naissance j’ai rêver d’accoucher a la maison ( pas longtemps la réalité nous rattrapant !)mais mon médecin connaissant mon choix à décider de respecter un maximum mes vœux.

Dernière semaine de répit venu il a fallu décider une césarienne , malgré le bon espoir du Dr que cela ce remette en place il m’a conseiller de me préparé a une possible césarienne au vu du placenta qui boucher le passage le bébé ne peux pas sortir .

Nous sommes le 13 on me prépare , je me laisse porter par le personnel qui me dit que faire douche à l’odeur d’iode ( de la tête au pied) blouse propre.

Une autre sf arrive pour le rasage je lui raconte comment j’ai eu du mal avec mon gros bidon , nous rigolons ensemble.

Mon médecin viens me voir me rassuré et me répliquer , je n’ai pas peur je compte sur lui , j’ai pleine confiance en lui (lors de la naissance de ma première fille il avait déjà tout fait pour que mes demande soit respecté quitte a bousculer un peu la sf) .

On m’amener en salle d’opération , panique a bord c’est glacial, c’est métallique ; la lumière ébloui ; j’ai froid , j’ai peur et tout le monde et cacher derrière un masque .

Mais dés que j’arrive on me tend la main , on me parle doucement et on m’écoute aussi .

On procède a la rachi anesthésie, je me sent pas très bien je me sent partir ils me mettent un produit dans la perf au bout de quelque minute je me sent mieux ; je demande si il peuvent me relevé un peu la téte et ils me mettent un petit coussin je me sent encore mieux .

Mon mari arrive lui aussi tout vêtu de bleu de la téte au pied on rigole un peu de son affublement , je me détend un peu .

Soudain j’entend enfin une voix qui me rassure mon gynéco est la ouf .

Il me parle encore et me rassure , il me dit encore une fois comment cela va se déroulé. Il me demande si je suis prête je lui répond oui .

On me donne la main de chaque coté soit mon mari d’un coté et une sf de l’autre .

Je me retiens pour ne pas pleurer , j’ai peur …..

La césarienne commence on entend des bruits un peu bizarre mais pendant ma prépa a la maison me sf m’avais prévenu donc je ne suis pas surprise j’attend que ça passe .Mais bon je ne peux plus me retenir de pleurer et de broyer la main de la sf et de mon mari et je n’arrête pas de m’excuser de trembler de la tête au pied ; l’équipe m’a a chaque fois dit ne vous inquiétez pas ce n’est pas grave aucun soucis.

Mon gyné me prévient que le bébé va arriver qu’il vont venir le prendre , je sent quelque chose qui pousse alors j’ai envie de pousser pour aider .Il me dit sa y’est le voila ce petit ; amener le vite a la maman .Mais il respire mal et tousse on doit l’aspiré avant .

J’entend des petits glouglou , un bruit d’aspiration puis un cri celui de mon fils .Avec mon mari on échange des regards soulagé .Le gynécologue nous félicite chaleureusement en Français mais aussi dans la langue maternelle de mon mari.

Puis on me tend mon fils on le met contre moi , il ne pleure plus il est beau il a de toute petite lèvre et il sent si bon ;mais il n’est pas très vif ne bouge pas ; on me dit qu’il doit faire rapidement des petits examen et retourner en peau a peau avec le papa .Le papa décide de rester avec moi pendant que l’on me recoud mais il se sent mal .Il refuse de le dire car il a honte , il est au bord de tomber dans les pommes quand je crie presque mon mari fait un malaise !

Des aides vienne le mettre les jambe relevé , mais il peu rester avec moi il est juste a coté il se sent mieux mais préfère rester un peu éloigné .

On me ramène encore notre fils une dernière fois contre moi ; car il va bien après quelque minute de joue à joue avec bébé il part avec le papa en peau a peau.

Mon gynécologue me raconte a ce moment la comment étais placé mon placenta ( bouché complètement le col et une partie étais même accrocher au niveau du col) , et que si l’accouchement avais démarré réellement , j’aurais pu y rester et le bébé aussi .Il était surpris par la façon dont le placenta était il avait presque eu peur de ne pas avoir respecter mes désirs sans raison suffisamment valable( il s’en voulais un peu) ; je lui répond que de toute façon j’avais confiance en lui.

On me laisse en salle de réveil 1h horriblement longue pendant lequel une sf viens m’appuyer comme une folle sur mon ventre( toute les 15 min) pour arrêté le sang ( et la je regrette mon gyné snif ) elle fait ça et me regarde a peine et surtout ne m’a pas prévenu de ce qu’elle fessait j’ai eu envie de la claquer d’une force mais avec mes jambes de bois pas possible. En parlant de réveil je commence à avoir très mal et des nausée qui vont avec on me fait une perf de suite .

Il y a un aide soignant qui essai de rester un peu avec moi mais il a bcp de patient en train de se réveiller donc il cours un peu partout , quand c’est un peu plus calme je lui demande des nouvelles de mon fils ; il me dit qu’il va tel .Il reviens me dit que le petit va bien qu’il fait du peau a peau avec le papa .Il me dit bouge tes jambe comme ça tu remonte plus vite voir ton fils. Je m’y attèle de toute mes forces comme une dingue limite a crié je soulève légèrement mais c’est pas encore ça .Je lui dit que mon gyné ma autorisé a remonter au bout d’1h .Il réfléchit demande a sa chef qui attend le feu vert du gyné et hop c’est bon je file a l’étage ouf je n’en pouvais plus .

La je retrouve mon fils qui dés qu’il est dans mes bras attrape le sein de suite et tète comme si il avais fait ça toute ça vie.

Malgré que ma césarienne à été respecter au mieux selon mes envie , que le personnel a été doux et très a l’écoute , j’ai eu du mal a sentir mère de ce petit garçon .Et puis j’avais tellement mal que je n’arriver pas a me lever pour le prendre pour le baigner le changer et quand j’y arrivé c’était en pleure alors le petit pleurer aussi et j’ai bcp culpabilisé.

J’ai mis presque 16 mois a raconter ce récit tellement j’ai mal vécu le fait d’avoir du avoir une césa ; et pourtant on ma chouchouter mon gynécologue ne m’a jamais laisser dans le flou il a été sincère , rassurant .Et son équipe au top parce que j’ai exigé deux personne a me donner la main le temps que mon mari arrive ; parce que j’ai pleurer et qu’il on été la a me rassuré sans me dénigré. Malgré toute la froideur d’une césarienne mon fils est arrivé dans la douceur . Je sais que je suis chanceuse que d’autre n’ont pas eu ma chance et j’en suis consciente mais encore aujourd’hui je me dit non je n’ai pas accouché il me manque quelque chose.

Aujourd’hui je comble un peu ce manque par un allaitement long mais pour moi une chose est sure je ne vais pas en rester a un césarienne je veux un fin parfaite J.

Pensé particulière à mon gynécologue que je considère beaucoup et mon mari aussi !

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#222 Anonyme – Hérault

3 Mar

« Je suis rentrée à la maternité le 7 novembre pour déclencher l’accouchement suite à un dépassement du terme de 5 jours. N’étant pas prioritaire mon mari et moi avons attendu pendant 3h que quelqu’un s’occupe de nous. C’est pendant cette attente que contre toute attente, les contractions ont débuté et durant toutes la nuit elles se sont intensifiées et régularisées. Moi – qui m’étais préparée au déclenchement et à ses conséquences – étais heureuse, je prenais chaque contraction avec sérénité, le grand moment était venu.
Vers 6h du matin je me décide enfin à appeler une sage-femme lorsque l’intensité est telle (bien qu’aujourd’hui je n’ai pas le souvenir qu’elles étaient si fortes) que je m’évanouis et vomis le vide de mon estomac à chaque contraction. On m’installe alors en salle de travail et les heures passent tranquillement, j’ai droit au gaz pour soulager les douleurs et éviter vomissements et évanouissements. Le gaz me fait rigoler et mon mari se moque de moi. Nous sommes sereins et heureux. Vers 10h l’anesthésiste arrive enfin, maintenant je sens les contractions mais je n’ai pas mal, les effets du gaz disparaissent et je peux profiter un peu mieux de l’évènement. Toutes les heures la sage-femme vient vérifier l’avancée du travail. Il y a même une gynéco stagiaire qui l’accompagne. Elles sont très gentilles et sont de bons conseils. Le travail avance bien mais mon fils est trop haut et la poche des eaux ne se rompt pas. Seulement si la sage femme fissure la poche des eaux, le cordon risque d’être attiré vers le bas au moment où elle le ferait et mon fils ne pourrait plus sortir. Alors avec mon mari on parle à notre fils on lui demande de descendre et de venir nous rencontrer. Finalement lors d’un examen cette poche se rompt. Ça avance bien…
Et puis vient le moment où la sage-femme commence à m’interroger sur le poids estimé de montre bébé, sur le poids de mon frère et moi à la naissance et si ma mère a accouché par voie basse. Ces questions auraient du nous mettre un peu la puce à l’oreille ou du moins nous inquiéter un peu plus sur l’issue de ce travail. Puis soudain je commence à re-sentir douloureusement les contractions, la sage-femme tente alors de réinjecter de l’anesthésiant mais sans succès. On me redonne le gaz. Je recommence alors à perdre le fil de cet accouchement. Je sais que je crie, à plusieurs reprises je m’en excuse auprès de la sage-femme. Je commence aussi à raconter n’importe quoi… Sous l’effet du gaz j’entends les personnes parler « dilatation 6» depuis 3h le travail est arrêté. On me demande de pousser pour aider le bébé à descendre. Je change de position, une sage-femme vient me faire de l’acupuncture. L’anesthésiste revient et ne comprend pas pourquoi les nouvelles injections d’anesthésiant ne marchent pas, elle décide alors de me refaire une autre péridurale, qui marche. Il est surement vers les 16h30 et je reprends conscience de ce qui se passe autour de moi. C’est aussi le temps du changement d’équipe. Et là les choses se corsent, ils ne sont plus d’accord. La première équipe veut poursuivre l’accouchement par voie basse et me réinjecter de l’ocytocine. La deuxième ne veut pas car mon fils ne récupère pas assez bien. Consciente j’ai peur, mon mari aussi. Puis vient le gynéco en chef il m’ausculte, regarde le monito et demande qu’on prépare le bloc, si ça continue comme ça il ouvre. La sage-femme que j’ai eu toute la journée vient et me rase. Elle m’explique que s’est une précaution au cas où.
C’est la dernière fois où je la vois ce jour là, quelques minutes après le gynéco déclare qu’on va au bloc. Il est 17h45 environ. A ce moment il y a toute une nouvelle équipe autour de moi. Je ne saurais en reconnaître aucun. On me déplace sur un autre lit. On me demande de quitter mes lunettes et d’embrasser mon mari. On lui demande de sortir dans le couloir qu’on le préviendrait au moment venu. Dans ce lit roulant je traverse tout le service, les larmes aux yeux, je me sens si seule. Et je suis seule.
Seule. Plus personne ne s’occupe de moi, de moi en tant que personne. Je ne suis qu’un corps qu’on va ouvrir. On ne s’adresse plus à moi sauf pour me demander de tendre mon bras le droit puis le gauche. Autour de moi on s’agite dans tous les sens pour installer le matériel. Je ne sais pas ce qui se passe, on ne m’explique rien et je ne connais personne. Soudain je sens qu’on m’ouvre. Je demande si c’est normal que je « sente » la lame et les pressions exercées sur mon corps, pas de réponses. J’entends parler d’études de médecine, de centre de loisirs, des derniers achats d’une femme. Et moi je suis seule sur cette table, je ne vois rien, je sens des choses sur mon corps mais je ne sais pas ce qui se passe. Je pense alors à mon fils et à mon mari.
Et puis vient le moment de soulagement où j’entends mon fils pleurer. Je pleure aussi. En seulement 10 min il était né… On me le laisse apercevoir 2sd mais je n’aperçois qu’un infime bout de peau bleue. Aujourd’hui je me demande même si je l’ai réellement vu ou pas. Mais je l’ai entendu crier et je me raccroche à ça alors qu’on est déjà en train de me recoudre. Je ferme alors les yeux pour ne pas me concentrer sur ce qui se passe derrière ce tissu. Puis j’ai la nausée, on m’ordonne de me retenir que ce n’est pas le moment. Mais je n’y peux rien. Je me mets alors à fredonner un air inventé. Les femmes derrière moi rigolent, mais je n’ai trouvé que ça pour ne pas vomir ! Puis le chir’ se vantent de la rapidité du travail qu’avec deux stagiaires avec lui c’est trop rapide. Il quitte le bloc et je ne le revois plus. Il a fait son travail, il a sorti mon fils. Les femmes autour de moi s’affairent à ranger. Je reste les yeux fermés à attendre. Puis l’anesthésiste arrive au bloc et lance à l’assemblée « vous savez combien il pèse ce bébé ? 4kg 210 (alors qu’il était estimé à 3kg500)» je souris mais j’aurais aimé qu’on s’adresse à moi, qu’on me dise qu’il allait bien, qu’il était avec son père. Mais rien. Et puis je commence à avoir très froid. Je tremble. Je le dis. Mais on me répond que c’est normal. On continue de ranger. Puis j’ouvre un peu les yeux et dans un battement de porte, j’aperçois mon mari et mon fils dans la pièce en face du couloir. Je lui fais un signe de la main pour le rassurer. Je vais bien. Notre fils aussi va bien.
Il est 19h00 et je suis amenée auprès de mes deux hommes. Notre fils est en peau à peau avec son papa. Pendant qu’on me branche de partout, tremblante de froid, je les regarde tous les deux. Je suis apaisée. Mon mari me le présente je peux enfin le toucher du bout des doigts. Je suis faible et frigorifiée. Il me faudra bien une bonne heure pour ne plus trembler mais aussi pour reprendre mes esprits. J’appelle ma maman et je lui dis combien mon fils est beau et que je vais bien. Sa voix me fait du bien mais j’aimerai retourner dans ma chambre et ne plus avoir tous ces fils sur moi, pouvoir tenir mon fils contre moi.
Après 10h dans cette salle de réveil, on vient s’occuper de nous. On débranche une partie des fils, on me change, je me sens mieux. Et puis surtout on nous autorise à retourner dans notre chambre en famille.
La suite du séjour n’a pas été évidente non plus. D’un point de vue physique je n’avais pas à me plaindre, j’ai bien supporté l’opération. Le vendredi après midi, je me levais et marchais jusqu’aux toilettes. J’ai aussi pris une douche! Les sages-femmes étaient étonnées que je ne prenne pas de calmants. Mais je n’avais pas mal. J’avais du mal à faire les choses mais je n’avais pas mal. La première journée s’est bien passée, mon mari et moi tentions de nous reposer entre les visites du personnel. Et puis cette nuit là notre fils a fait de la température. On nous l’a prit pour des examens, on nous a parlé néonat’ et j’ai eu peur, je me suis dis pourquoi encore nous. Puis finalement au beau milieu de la nuit, le pédiatre est venu nous dire qu’il n’y avait pas de quoi s’alarmer mais qu’il fallait surveiller l’évolution d’une infection. Au final rien de grave puisque dans les jours suivants les analyses revenaient à la normale. Mais ce fut une nuit de plus de gâchée, une nuit de plus de fatigue. Le lendemain, la puéricultrice venue s’occupée de mon fils me reproche de ne pas mettre assez mon fils au sein. Elle est bien gentille mais seule je n’y arrive pas. Je ne peux pas le porter et le placer seule. Et lorsque quelqu’un le fait pour moi c’est toujours avec une position sur le ventre, merci pour la cicatrice ! Mais comme je tenais à allaiter – qu’au moins j’arrive à faire quelque chose – je m’accrochais. Mon mari m’aidait tant bien que mal. Les premières visites m’ont fait du bien, j’ai pu voir mes parents et cette présence était agréable. Mais le soir une fois seuls le cauchemar semblait revenir. Mon mari trop fatigué ne se réveillait pas aux pleurs ni à mes appels, j’appelais pour qu’on m’aide à la mise au sein, personne ne venait et mon fils pleurait de faim. Le lendemain épuisée, j’ai demandé qu’on amène des biberons que j’arrêtais. Seule je n’y arrivais pas, la montée de lait n’arrivait pas, j’avais envie de dormir. J’ai beaucoup regretté de faire ce choix mais plus personne ne me soutenait, même mon mari m’incitait au biberon. J’avais encore échoué dans la maternité que je voulais avoir. On a amené des biberons et mon fils s’est calmé. On m’a aussi donné des cachets contre la montée de lait. Je croyais qu’enfin nous allions être tranquille… si j’avais su. Le dimanche après midi, je me suis sentie comme aspirée vers le néant alors que je m’étais endormie. Puis malaise et vomissements sont venus s’ajouter à cette terrible sensation. Une sage-femme est venue, mais elle n’a rien pu faire. 2h après alors que j’étais toujours souffrante, elle revient et me parle de crise d’angoisse. Sur le coup je ne dis rien. La nuit rebelote. L’autre sage-femme me fait le même topo je fais des crises d’angoisse. Et je commence à y croire. Lendemain après midi à nouveau je ne suis pas bien. Maintenant je les crois. J’en viens à ne plus oser toucher mon fils de peur de lui faire du mal. Je me retranche dans la salle de bain et tente de penser à autre chose. Je veux partir de cet hôpital, il va me rendre folle. Je me crois folle et je le dis même à mon mari. J’ai la sensation de perdre la tête. Et puis on réfléchit car mon mari ne peut pas croire à des crises de panique. Et il s’aperçoit que j’ai été malade à chaque fois que j’ai pris le médicaments pour la montée de lait. Dans les 10min qui ont suivies. On en parle à la sage-femme qui nous assure que c’est impossible. On fait alors le test lundi soir. Je prends le cachet mais si je me sens mal on ne prévient personne car on a des chances de sortir le mardi matin. Evidemment je suis malade. Le mardi midi je ne prends pas le cachet – en plus nous avons l’accord pour sortir – je n’ai pas été malade. De retour à la maison et un détour à la pharmacie, nous achetons le produit en question car je dois continuer le traitement 15jours. On regarde la notice et en effets secondaires, il a tous les symptomes que j’ai eus pendant les derniers jours… Non, je ne fais pas des crises d’angoisse, je vais bien, je ne suis pas folle et je vais être une bonne mère… »

Anonyme – France, Hérault

#17 Deena – 2010 – Ottignies

29 Jan

Tout a commencé lors d’un simple monitoring de routine un vendredi après-midi, j’étais enceinte de 39 SA. Pendant le monitoring, la sage-femme vient me dire que j’ai trop de protéines dans les urines, mais elle ne m’explique pas ce que cela signifie et s’en va.
Après le monitoring, je vais chez mon gynécologue, qui lui commence à me poser un tas de questions: si je vois des étoiles devant les yeux, si mes pieds/jambes/mains sont gonflé(e)s depuis longtemps, … Il m’explique qu’il y à trop de protéines dans mes urines, mais que cela pourrait avoir plusieurs explications, donc je dois aller faire des examens supplémentaires.
Après une prise de sang, un test d’urines et un monitoring supplémentaire, le gynécologue m’annonce que j’ai une pré éclampsie et il m’explique ce que cela signifie.

Pendant ce temps, je remarque sur le monitoring que j’ai des contractions toutes les 10 minutes et je lui demande si la pré éclampsie pourrait déclencher le travail naturellement, ce qu’il confirme.
A partir de ce moment on me place dans une chambre à la maternité et on m’annonce qu’on déclenchera l’accouchement le matin suivant. Comme c’est le week-end, mon gynécologue me présente la l’obstétricienne de garde et me dit rapidement qu’il y aura une possibilité que l’accouchement finira par une césarienne.
Le matin suivant (je n’ai quasi pas dormi), j’ai des contractions toutes les 6 minutes et 2 cm d’ouverture, mais on décide quand même de m’injecter de l’ocytocine pour faire avancer le travail vu que le bébé doit sortir dans les 24 heures. On me fait immédiatement une péridurale parce que « les contractions seront insupportables à cause de l’ocytocine » et parce que « cela nous évitera de perdre du temps s’il faut pratiquer une césarienne en urgence ». C’est vraiment très rassurant ce que me disent ces gens… Lorsque l’on m’injecte l’ocytocine, on m’injecte aussi les antibiotiques pour le streptocoque contre lequel je n’étais pas immunisée et à partir de ce moment-là j’ai vomi pendant tout le travail et jusqu’à 2 jours après la naissance.

En effet, l’ocytocine fait bien son travail et les contractions deviennent de plus en plus insupportables, sauf que la péridurale ne suit pas et endort complètement mes jambes et pas mon ventre. Pendant tout le travail je suis accrochée à la machine de monitoring et à un tensiomètre qui se met en route toutes les 10 minutes. Je ne sais pas bouger, donc au revoir les exercices que j’ai appris pendant ces agréables séances d’haptonomie. Je reste constamment couchée sur le dos ou le côté.
Durant l’après-midi, une sage-femme vient rompre les eaux artificiellement pour faire avancer le travail.
Vers 20h, l’ouverture du col coince depuis 3 heures à 7cm et la tête du bébé présente une bosse et on estime qu’il ne passera pas.

A ce moment-là, la douleur a complètement pris l’emprise de mon corps et de mon esprit et je suis tellement dans un état second que je me laisse faire et je m’enfou de ce qui se passe, du moment qu’on me sorte ce bébé et que je ne souffre plus.

La gynécologue décide de faire une césarienne en urgence et lorsque j’apprends que mon compagnon ne peut y assister, je panique complètement. Il avait été d’un grand soutien pendant tout le travail et je m’imaginais mal vivre la naissance de notre premier enfant sans lui.

Les sages-femmes m’emmènent jusque dans une salle à côté du bloc opératoire et heureusement mon compagnon peut rester avec moi le temps d’entrer en salle d’opération.
Arrivée sur la table d’opération, on m’attache les deux bras. Cela prend une demi-heure avant que la péridurale prenne vraiment au niveau du ventre et on place un écran devant mon visage de sorte à ce que je ne vois rien de l’opération. La gyné explique un petit peu ce qu’elle fait pendant l’opération. On doit pousser sur mon ventre pour faire sortir le bébé parce qu’il est trop coincé dans mes intestins, une sensation des moins agréables. On me dit que mon fils est sorti de mon ventre, mais ils l’emmènent immédiatement faire les premiers soins. Je l’entends pleurer au loin, ce qui me rassure, mais je pourrais le voir que 10 minutes après.
Vu que mes deux bras sont attachés, je ne peux même pas le toucher. La sage-femme plaque sa joue contre la mienne, mais je suis tellement déçue par cette césarienne et son déroulement qu’après une minute je l’ordonne de l’amener chez son père faire le peau à peau vu que je ne peux rien faire pour lui. Elle avait l’air très étonnée de ma réaction, mais a respectée mon choix.
Après m’avoir « recousue », je suis encore restée 1h30 dans la salle d’éveil en observation. Je me sentais bien et j’ai demandée plusieurs fois de monter dans ma chambre parce que je ratais les premiers instants avec mon fils, j’étais pratiquement sûr qu’il serait déjà endormi lorsque j’arriverais dans ma chambre, mais ma demande à été ignorée à chaque fois. J’ai donc été séparée de mon fils pendant 2 heures.

Arrivée dans ma chambre, j’ai brièvement pu le mettre au sein, mais il était quasiment endormi.
En plus de la pré éclampsie et la césarienne, j’ai fait de l’anémie et étais très faible. Je suis restée 7 jours en total à la maternité.

Au niveau de l’allaitement, cela a été très difficile. La montée de lait s’est fait attendre et les avis différents des sages-femmes, infirmières, etc… ne m’ont pas aidée. Entre l’une qui me donne une téterelle parce que mon fils a soi-disant un menton trop renfoncé et l’autre qui me sermonne parce que je l’utilise, pas toujours facile de savoir qui il faut croire…

Au 5ième jour, mon compagnon et moi-même décidons de passer au biberon de LA, je suis épuisée, mon fils hurle de faim et la montée de lait ne s’est toujours pas manifestée.  Après avoir fait part de cette nouvelle à l’équipe, une infirmière entre dans ma chambre et me dit que le lait maternel est ce qu’il y à de meilleur pour mon enfant et qu’elle même ayant fait une prééclampsie pour des jumeaux à 36 SA a persévérée et qu’elle les a allaités 6 mois, ELLE. J’ai fondu en larmes, elle croyait vraiment que j’avais pris cette décision à la légère? Mon homme l’a ordonnée de sortir de ma chambre. Pour finir, je n’ai jamais eu de montée de lait, chose assez rare, mais pas exceptionnel dans mon cas selon le gynécologue…

Cette césarienne m’a laissée des séquelles psychologiques assez profondes. Jusqu’à aujourd’hui, je ne sais pas parler de la naissance de mon fils sans que les larmes me viennent aux yeux.
J’ai beaucoup souffert du fait que je n’ai pas vu mon fils « sortir » de moi, j’ai eu beaucoup de mal à établir un lien avec lui alors que son père n’avait aucune difficulté d’adaptation. Vu mon état après l’accouchement, il a été un peu « forcé » de s’occuper de notre fils jour et nuit le temps que je récupère. La césarienne et le fait que je n’ai pas pu l’allaiter ont fait que je sombrais de plus en plus, sans parler du fait que je ne savais même pas m’occuper de lui (le changer, lui donner son bain, le porter plus de 5 minutes, etc…) en rentrant à la maison. Une sage-femme à la maternité a remarquée que je faisais plus qu’un baby blues et a discrètement fait appel à une psychologue périnatale qui m’a un peu aidée à surmonter cette épreuve.

Par la suite, le gynécologue m’a conseillée de faire une pelvimétrie. Il s’est avéré que la sortie de mon bassin est un peu trop juste. Je suis assez fine et mon fils pesait 3kg780 pour 53cm à la naissance, sans parler de son tour de tête de 37cm. On m’a fait croire qu’il ne serait jamais passé, mais je n’en suis toujours pas convaincue…