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#343 Servane, la naissance de Malou en 2010

13 Fév

Nous apprenons ta douce présence courant novembre, je prends alors rendez-vous chez une gynécologue obstétricienne à Charleville Mézières pour vérifier que tout va bien et faire le suivi. Je ne sais pas trop comment tout cela se passe alors, je me laisse guider… Malheureusement, cette gynécologue est loin d’être une bonne guide, les consultations sont expéditives, elle ne prend jamais la peine de m’écouter, de répondre à mes questions. En réalité, les consultations se déroulent toujours de la même façon : elle me demande comment ça va et m’invite à passer dans la salle d’à coté pour faire une écho de contrôle. Une fois celle-ci réalisée, je retourne dans son bureau où elle me demande le règlement ! Une ordonnance de temps en temps mais c’est tout !!!

Je commence les cours de préparation à l’accouchement dans un cabinet de sage femme, les séances en piscine me font beaucoup de bien et les séances théoriques sont… théoriques ! Tout ce que me dit la sage femme me semble si lointain.

4 juillet 2010 : Je me réveille avec une grande douleur au ventre et au bout de quelques heures, ton papa insiste pour qu’on parte à la maternité. La sage femme nous accueille et me place le monitoring. Elle m’explique que je vais rester en observation pendant une heure et qu’elle m’auscultera après pour voir s’il y a du progrès ou pas. Pendant ce temps, elle remplit mon dossier d’admission et ton papa fait plusieurs allers-retours avec la maison car nous avons oublié plusieurs papiers… L’heure écoulée, la sage femme m’ausculte et m’annonce que mon col est maintenant ouvert à 1,5 cm et de ce fait, elle nous demande de passer en salle d’accouchement. Nous y resterons jusqu’au soir, seuls… Mon col ne s’ouvrant pas à plus de 2 cm, il s’agissait d’un faux travail. Nous avions vraiment cru que tu allais arriver, nous étions déjà tellement heureux et impatients…

Suite à cette journée, j’ai le sentiment que je ne veux pas accoucher là bas mais que faire d’autre ? La sage femme nous a conduit dans cette salle d’hôpital, pas du tout accueillante, pleine de machines et de tuyaux et nous a laissé seuls pendant des heures. Est-ce comme ça que je veux t’accueillir ?

23 juillet 2010 : C’est la nuit, il est plus ou moins 5 heures du matin. Je me réveille avec une douleur diffuse au ventre. J’ai comme un pressentiment mais je ne m’affole pas, je me dis qu’on verra bien. Depuis le 4 juillet et l’épisode du faux travail, je suis attentive à chaque douleur, à chacun de tes mouvements,… L’impatience est là, j’ai tellement hâte que tu arrives mais aussi un peu d’appréhension, comme toutes futures mamans. La douleur n’est pas constante, elle va et vient à peu près tous les quarts d’heure, je pense que ce sont des contractions, elles me réveillent souvent jusque 7 ou 8 heures du matin. Je n’en peux plus d’être couché, les contractions commencent à se rapprocher, j’ai le pressentiment que c’est aujourd’hui le grand jour mais je ne veux rien dire à Papa, il dort près de moi et aura besoin d’être en forme pour m’accompagner tout le long du travail… Les contractions sont pour le moment assez espacées donc pas de quoi lui faire de fausses joies, encore une fois. Je vais dans le salon mais la douleur augmente, Papa se lève, il sait qu’il se passe quelque chose… Je décide de prendre un bain pour voir si les contractions s’espacent ou pas. Papa est près de moi et note consciencieusement l’heure de chaque contraction. Je me plonge dans l’eau chaude, ça me détend car je sens de plus en plus que c’est pour aujourd’hui.

13h30 : Papa veut partir à la maternité mais je suis bien à la maison et je sais qu’être à l’hôpital va augmenter mon stress. Et puis, là bas, je ne pourrais plus bouger, rien manger ni boire : ici au moins, je peux faire ce que je veux ! Après quelques minutes, nous partons tout de même car la douleur commence à être de plus en plus forte et je ne trouve pas de positions pour me soulager.

Arrivée à la maternité : La sage femme nous installe en salle d’observation et me place le monitoring. Pendant ce temps, papa s’absente quelques minutes pour aller récupérer mon dossier que nous n’avons pas pris le temps de récupérer avant de monter. Les contractions deviennent vraiment douloureuses, je les ressens de mon dos jusque mon ventre, il faut que je me concentre pour ne pas crier, je sers le lit de toutes mes forces… Papa revient enfin, je peux serrer sa main dans la mienne, ça me soulage, ça me fait du bien qu’il soit à mes côtés. A présent, la sage femme m’ausculte : je suis déjà dilatée à 3 cm et je suis donc en travail ! C’est bel et bien le grand jour, c’est aujourd’hui que tu vas naître et qu’on pourra te serrer dans nos bras. La sage femme me passe une blouse et m’accompagne jusqu’aux toilettes puis à la douche avant de me conduire dans la salle d’accouchement. Elle me demande de m’allonger sur la table d’accouchement et me place de nouveau le monitoring.

14h30 : La sage femme tente de me poser une perfusion mais sa première puis sa deuxième tentative échoue, elle demande alors à sa collègue de prendre le relais, sans plus de succès : mon poignet se met à gonfler et me fait mal. L’anesthésiste arrive à son tour et me place la perfusion sur le dos de la main. Quelques minutes d’attente et il me posera la péridurale.

17h00 : La sage femme m’ausculte de nouveau : mon col n’est dilaté qu’à 4 cm… La sage femme décide de percer la poche des eaux pour accélérer le travail. J’apprendrais qu’elle m’injectera aussi du syntocinon dans la perfusion sans m’en avertir.

Je dois rester allongé sur le côté gauche car lorsque je suis sur le dos, ton cœur se met à ralentir. Le temps est long, papa et moi sommes seuls dans cette salle, personne ne vient nous expliquer ce qu’il se passe, si tout va bien… Je me sens abandonnée face à l’inconnu.

19h30 : On m’ausculte une nouvelle fois et la dilatation n’a guère avancé. Le médecin (enfin je suppose car il ne s’est jamais présenté) décide de réaliser un examen pour voir si tout va bien pour toi, un prélèvement de liquide dans ta boîte crânienne. Il prépare tout le matériel nécessaire et le personnel commence à s’amasser dans la salle : 3 sages- femmes, l’interne et lui. D’autres sages femmes sont à la porte et le médecin les invite à rentrer ! Tous ont les yeux braqués sur mon vagin, je me sens humiliée, Papa essaie de me rassurer en me disant qu’ils ont l’habitude mais cette situation me met tellement mal à l’aise, j’ai la sensation d’être violée et que mon esprit se détache à ce moment là de mon corps. Je suis allongée sur la table, avec une dizaine de personnes qui regardent mon sexe sans que personne ne m’ait demandé si cela me dérangeait ou pas… Je ne suis pas une personne pour eux, juste un objet sur lequel ils peuvent s’exercer et apprendre, il n’y a aucune humanité dans leur comportement, dans leur gestes, dans leurs paroles… L’interne m’explique tout de même qu’elle va prélever le liquide à l’aide d’un objet qui ressemble à un gros tampon, que ce ne sera pas douloureux ni pour moi, ni pour toi. Elle le fait délicatement mais à priori, elle ne parvient pas à réaliser un prélèvement suffisant. Le médecin décide alors d’essayer, sans plus de succès malgré le peu de délicatesse que lui prend pour réaliser ce prélèvement. Il mesure à nouveau l’ouverture du col : 7-8 cm ! Je me souviens encore de la phrase qu’il a alors prononcé, cette phrase qui m’a fait mal pendant des mois et qui m’a plongé dans la dépression : « Vous êtes à 7/8 cm, on va aller le chercher votre bébé. On passe en césa. »

Dans ma tête, plein d’émotions se mélangent : la joie que la dilatation avance enfin et que notre rencontre s’approche et soudain le choc de cette annonce que je ne comprends pas et qu’on ne prend pas la peine de m’expliquer. Le médecin est sorti sans un mot de plus, me laissant entre les mains des sages femmes qui n’auront pas un mot de compassion pour moi. Le monde s’écroule, elles me préparent sans rien dire, sans un regard alors que je suis en larmes. Elles m’enfilent des bas de contentions, me badigeonnent le ventre de Bétadine et me le rasent, me font avaler un médicament avec un goût amer sans explications. Papa a dû sortir dans le couloir et j’entends qu’il a fait un malaise. J’ai besoin de lui, besoin de lui parler. Elles m’annoncent que tout va bien et je pourrais l’embrasser avant d’aller au bloc : j’ai peur, je ne sais pas ce qui va se passer et j’aurais tellement aimé qu’il soit avec moi mais c’est impossible, je vais devoir affronter cette épreuve sans lui. On m’allonge sur le brancard et on m’amène jusqu’au bloc, au bout du couloir. Je croise papa dans le couloir qui tente de me rassurer rapidement mais je sens bien que lui aussi est inquiet et personne ne nous dit rien.

20h30 : J’arrive au bloc opératoire, j’ai la gorge nouée et les larmes aux yeux, plein d’émotions que je ne peux pas sortir : peur pour toi, peur de l’opération, tristesse d’être seule, de ne pas avoir réussi à t’accueillir correctement,… Le personnel dresse un drap au niveau de ma poitrine pour que je ne voie pas l’opération, place le capteur cardiaque sur mon index et un masque à oxygène près de mon visage. Ils m’attachent les bras en croix avec des sangles, je ne comprends pas pourquoi, je ne comprends pas ce qu’il se passe et là encore personne ne prend la peine de me parler, de me rassurer, de m’expliquer. Toutes ses émotions me donnent la nausée, j’arrache le masque que l’infirmier maintient sur mon visage et, à peine le temps de lui dire que j’ai envie de vomir que le médicament avalé quelques minutes auparavant ressort dans le haricot. Il me détachera alors le bras gauche pour que je tienne moi-même le haricot, je vomirai tout le long de l’opération… Le médecin commence, je les entends parler de leurs vacances, du temps qu’il a fait,… Ils n’ont aucune considération pour moi, je n’existe pas pour eux et tout d’un coup, je ressens comme un poids en moins dans mon ventre, je sais que tu es dehors et soudain, j’entends ton premier cri : il est 20h42. Je suis soulagée, tu vas bien, tu es vivante. On t’enveloppe dans un drap et je peux enfin te découvrir, tu es si petite que j’ose à peine te toucher. Je te regarde un instant puis le chirurgien me dit que je peux te toucher, je te caresse le visage, tu as la peau déjà tellement douce… Je ne ressens pas ce coup de foudre de foudre dont toutes les mamans parlent, pour moi tu n’es alors qu’une étrangère, je ne me rends pas compte que tu n’es plus en moi et que c’est toi ce bébé qu’on me présente. Ils t’amènent rapidement pour les premiers soins. Quant à moi, il faut terminer l’opération. Je te retrouve un quart d’heure plus tard dans les bras de ton papa. Le chirurgien propose de faire une photo de nous 3, la première de notre famille. Malheureusement, encore aujourd’hui, j’ai du mal à regarder cette photo : je suis là allongée sur un brancard, avec des fils de partout, fatiguée. Une fois installée en salle de réveil, la puéricultrice te place au sein pour une première tétée. Elle m’explique qu’elle revient dans 20 minutes pour te changer de sein mais elle ne reviendra qu’une heure plus tard. Encore une fois, je me sens abandonnée, désemparée. Tu es si petite, si fragile et moi, je suis encore toute engourdie par l’anesthésie et j’ai peur de mal faire.

Le séjour se passera moyennement bien : les sages femmes et puéricultrices me donneront des tas de conseils divergents concernant l’allaitement qui me conduiront à son arrêt quelques jours après le retour à la maison. Le lien se fait peu à peu entre nous, on apprend à se connaître doucement, à s’apprivoiser mais je me sens coupable de ne pas avoir eu ce coup de foudre. J’ai aussi beaucoup de mal à accepter la façon dont se sont déroulées les choses, pourquoi est ce que j’ai eu cette césarienne ? Je n’ai jamais eu la moindre explication de la part du personnel médical et j’ai dû demander mon dossier médical pour avoir certaines réponses à mes questions.

# 236 Anonyme – 1er accouchement – Val de Marne

7 Mar

Récit de mon 1er accouchement, avec du recul :

Ma DPA était au 25, mais cela faisait 1 mois que je n’en pouvais plus d’etre enceinte, mon bébé était annoncé à un poids supérieur à 4kg confirmé par 2 échographies et ma SF libérale, mais la maternité ne souhaitais pas donner un coup de pouce à la nature pour avancer l’accouchement.
Pas une seule contraction à mon actif… jusqu’au 20 au soir où elles ont commencés très légèrement.
Le 21 au matin c’était très régulier mais pas du tout douloureux, n’étant pas véhiculée j’ai profité que quelqu’un pouvais me conduire pour aller à la maternité tout de suite.

Arrivé sur place monito, touché, mon col n’est pas ouvert. On me garde pour voir si ca bouge, après plusieurs heures ça ne s’ouvre pas et les contractions diminuent.
Ma mère habitant a 2 pas de la maternité je vais chez elle avec le papa. Nous faisons un calin pour booster la nature, allons chercher un fast food, puis restons devans la TV. Les contractions sont revenues elles sont toutes les 7 minutes mais la mater m’a dis de revenir à 5 min… J’en ai marre ça persiste à 7min j’y retourne.

Monito, touché, je suis a 2 doigts et les contractions sont bien là. Au bout d’un moment comme ça n’avance pas une SF me propose de passer en salle de travail avec une perfusion pour « aider » mais il faudrait obligatoirement la péridurale dont je ne veux pas!

Il est 18h, Blasée j’accepte cette perfusion mais pas la péri, tout le monde me prend pour une folle.
Le col s’ouvre lentement, reste à 5, on me perce la poche des eaux, les heures passent et la douleur devient insoutenable, je fini par demander la péri.
La péri m’est posée 30 min passent et rien ne se passe! Ils décident de me remettre une dose de produit.
A partir de là je suis totalement anesthésiée du bas, je ne sent plus mes jambes et je suis tellement fatiguée que je ne me rappelle de rien.

Le 22, vers 4h30 on me « réveille » il faut pousser, chose que j’effectue sans rien sentir mais bébé ne veux pas s’engager, au bout d’un moment le personnel commence à s’agiter et me menace de césarienne, un médecin (celui qui restera dans ma tete le boucher) me fait une épisiotomie sans mon accord, puis la panique totale autour de moi, j’apprendrais plus tard que j’ai fais une hémorragie à l’épisio!
Il est 5h23 enfin mon bébé est là, mais je suis fatiguée je ne réalise pas.

Par la suite dans ma chambre je ne pourrais pas sortir de mon lit et ce pendant 2 jours, jusqu’à ce que les médecins réalise qu’il me faut une transfusion.
Après 3 poches de sang je re-vis, je me lève quel bonheur!
Mon bébé m’a été enlevé pour les 2 premières nuits et je souhaitais l’allaiter mais des biberons lui ont été donné sans m’en avoir parlé, ainsi qu’une tototte.
Le 3ème jour une adorable femme s’est occupé de mon allaitement et m’a aidé pour la mise au sein qui fut très difficile. J’ai pu allaiter 1 an dont 2 mois avec des bouts de seins exclusivement.

Le 5ème jour je devais sortir mais le personnel a bien faillit me faire rester alors que toute ma famille était là pour mon retour, c’est à 13h après négociations que je suis enfin sortie de cet endroit horrible… oui enfin…
C’était sans compter qu’une semaine après mon accouchement mon épisio très douloureuse se rouvrirait! Sur 4 points en surface les 2 du haut ont littéralement déchirés ma peau! Je retourne donc aux urgences maternité et là catastrophe!!! c’est le « boucher » qui m’ouvre la porte! Après hésitation il décide de me remettre des points, ceux ci finirons dans mon bac à douche le lendemain, ils se sont dénoués et mon épisio ne se refermera jamais totalement.

Anonyme

Nathalie – Belgique – 2012

27 Fév
Etre enceinte à près de 40 ans, c’était comme un dernier cadeau, 2 grands enfants de 12 et 10 ans conçus par FIV avec un autre papa,  la première grossesse naturelle pour moi, donc. Qu’est-ce qu’on était impatients ! Surtout les dernières semaines, j’étais très fatiguée, j’ai dû rester à la maison plus tôt que prévu et Mademoiselle Léa est arrivée en retard alors qu’on me disait qu’avec l’âge souvent ils arrivent en avance.
J’ai donc bien eu le temps de penser à comment j’allais accoucher et surtout de changer d’avis, de ne plus savoir ce que je voulais. J’avais prévu d’accoucher à la clinique de Libramont, CHA, ami des bébés comme pour les 2 autres enfants. Et puis, j’ai eu peur, j’ai pensé accoucher à la maison mais c’était trop tard, la sage-femme qui me suivait a refusé mais elle voulait bien nous suivre à l’hôpital, et elle s’occuperait de nous dès le retour à la maison 24 h après l’accouchement. J’avais peur de l’hypermédicalisation ressentie pour mes 2 autres enfants, j’avais donc préparé un projet de naissance.
Ayant été provoquée pour mon fils 10 jours après, je ne voulais pas revivre ça, j’étais contente que le calcul de l’hôpital prenne en compte mes règles car je connaissais la date de conception, mon cycle est court et donc, j’ai gagné qque jours, tout en veillant à maximum 15 jours de retard. Mon gyné est du genre zen et donc, il propose de provoquer à 12 jours d’après leur calcul (donc 15 pour moi), le lundi matin. Finalement, le vendredi matin, j’ai perdu du liquide mais pas de contractions, on s’est donc rendus à la maternité vers 11 h, on nous a installés dans une chambre où tout va se dérouler : travail, accouchement, soins du bébé. Notre sage-femme a un autre rdv important et donc tant que le travail ne commence pas vraiment, elle n’est pas utile.
Les sage-femme ont l’air sympa, on parle de mon plan de naissance, tout va être mis en œuvre pour le respecter. Comme je ne souffre pas, on est un peu à l’hôtel, on me fait juste 1 monito 1/2 h toutes les 2 h. On me fait un toucher, il y a juste 1 cm mais le col est très mou, pour un 3ème ça peut bouger vite. La journée passe, le soir on est obligé de me donner un antibiotique car plus de 12 h après que la poche soit fissurée. On me met un cathéter qu’on peut fermer avec un bouchon dès que l’antibio est fini, je reste libre, ouf ! Je prends un bain pour me détendre, dans une baignoire digne des stations thermales avec des lumières et des huiles essentielles, j’en ai marre d’attendre mais je savoure quand même, puis on va faire dodo mon mari et moi. Le lendemain, rien de neuf, quelques contractions mais rien de concret. On me donne les antibios toutes les 4 h, le monito et on attends toujours. Les sages-femme sont toutes à mon écoute, répondent à mes questions, rien ne presse, avec les antibios, rien à craindre, le rythme cardiaque de bébé va bien. On me donne quand même 1 ovule pour essayer de faire un peu avancer, j’en avais eu pour ma fille, ça avait bien aidé sans déclencher de trop fortes contractions contrairement à la perfusion que j’avais eu pour mon fils qui en avait déclenchées des insoutenables pour ne rien faire avancer ! Mais, même avec l’ovule, rien ne se passe ! Samedi soir, on me propose un système avec un petit ballon à disposer sur le col qui pourrait aider à l’ouvrir grâce au poids de l’eau contenue dedans. On me montre un schéma et on me laisse décider sans obligation. Je tente, pourquoi pas ! On me le laisse jusqu’à dimanche matin, on passe une bonne nuit de sommeil tous les 2, hélas, mon col n’a pas vraiment bougé. Et donc, le dimanche vers 10h30, on me propose la fameuse perfusion que je redoute ! Elles essaient de me rassurer en disant que on va mettre juste une goutte tous les 1/4 h, le minimum voir si je réagis. Je suis sceptique, j’ai peur de souffrir pour rien comme pour mon fils. J’accepte, découragée. Et oui, les contractions arrivent, mais elles sont gérables, je respire dans mon ventre, je contracte au sommet de la contraction et je souffle, chéri me parle, me rassure et il assure. Ouf, c’est supportable. Après 1/2 h, de bonnes contractions, la sage-femme me fait un toucher, voir si ça évolue car le rythme cardiaque de bébé diminue, et là, je vois sa tête changer, je me dit: “zut ça n’avance pas, et bébé va pas supporter”. Mais elle me dit : “C”est pas possible, vous êtes à dilatation complète !”, et donc pas le temps pour une péridurale. Je suis super heureuse, bébé va arriver, on appelle le gyné, elle a l’air froide comme ça mais, c’est elle qui dit, je pense que Mme préfère rester coucher sur le dos car on m’avait mise à 4 pattes pour aider bébé à sortir mais je m’ankylosais et moi, c’est couché sur le dos que je me sens bien, bizarrement !  En plus, elle me rassure en me disant : “j’ai lu votre projet de naissance, ne vous tracassez pas, je vais préserver votre périnée.” Elle m’a mis des compresses d’eau chaude pendant que je poussais, Finalement, j’ai senti bébé à la sortie, j’ai donné une poussée pour la tête, de toutes mes forces, puis une dernière poussée pour les épaules et mon mari a pu la prendre pour la mettre sur moi, il était 14h30, ça a été très vite. On me l’a laissée, en peau à peau, j’ai pu tranquillement lui donner à boire et profiter avec le papa de ce moment de bonheur.
2 h après, on nous a conduits dans une chambre double, ce qui voulait dire que le papa ne pouvait pas passer la nuit avec nous. Ca a été la douche froide ! On a partagé tout ça pendant 3 jours et là, Mr n’a plus qu’à rentrer chez lui ! Dur, dur autant pour moi que pour lui. On annonce la nouvelle à notre sage-femme qui est assez lointaine maintenant alors que nous on est tellement heureux et on lui confirme qu’on se retrouve le lendemain, à la maison. Le lendemain, le lundi donc, retour de mon chéri et visite du pédiatre, le chef de service, un vieux rustre. Qui nous dit qu’il nous est interdit de sortir aujourd’hui car vu que la poche des eaux était rompue depuis si longtemps, il fallait faire des examens au bébé car il y a des risques d’infection. Il ne veut rien entendre, on sonne donc à notre sage-femme pour qu’elle nous donne des conseils et là, elle s’énerve en disant que comme on avait choisi de rester à l’hôpital, elle ne savait plus s’occuper de nous, sauf p-e à partir de jeudi ! On s’est vraiment senti abandonnés et quelles différences d’écoute entre le service d’accouchement et ces personnes ! On n’a pas trop eu le choix et donc finalement on restera jusque mercredi sans avoir besoin de soins à la maison à notre retour. On a donc attendu la dernière prise de sang avant de partir, sauf que là aussi, c’était une vieille infirmière acariâtre, qui prends le bébé des bras du papa alors qu’il lui dit qu’il vient avec elle. Qui pique bébé sans douceur et sans précaution. Finalement, lorsqu’elle vient nous annoncer les résultats, voyant bébé dans mes bras en train de téter, elle le bouge brusquement. Moi je me demande ce qu’elle veut : “Mais, qu’est-ce que vous faites ?”, elle réponds sèchement : “Ventre contre ventre”, moi, pas impressionnée : “Vous inquiétez pas, j’ai l’habitude”. Et dès qu’elle est sortie on a tout emballé et on est vite rentrés à la maison. Où on a enfin pu commencer notre vie, sur notre petit nuage.
Et donc, je dirais que j’ai eu un super accouchement, contrairement à mes peurs, je me suis sentie écoutée, soutenue par toute l’équipe. C’est le pédiatre qui n’a pas eu la même démarche, avec leur peur du risque éventuel. Il y a eu beaucoup de progrès en 10 ans, certains sont encore à la traine mais ils seront bientôt à la retraite !
Qu’en à ma “super” sage-femme, on a essayé de reprendre contact mais elle reste fermée et nous sommes aussi en colère de son “abandon”, de plus qu’elle nous réclame 150€ pour avoir été à notre disposition le w-e de l’accouchement, même si elle n’est pas venue. Finalement ma méfiance n’était pas bien placée. Il n’y aura vraisemblablement pas d’autre accouchement mais je recommande cet hôpital avec un retour précoce à la maison, pour celles qui le souhaitent mais avec une sage-femme recommandée par l’hôpital car d’après les sages-femmes du service, d’autres parents ont eu ce genre de problème avec “ma” sage-femme et le pédiatre la connaissait aussi, ceci explique cela!
Nathalie de Virton

# 152 Naissance d’ Amaya_ 2007_ Hautes Alpes

24 Fév

Jolie naissance mais « subi » à causes des protocoles (monito allongé, perf d’ocyto et craquage péridurale) :

Le samedi 22 décembre 2007, nous avions mon frère ma sœur et son ami, le frère de Christophe et sa femme à manger… J’avais déjà tt préparé la veille mon repas était prêt. La soirée se déroule bien mais je me sens bizarre et je sais que c’est pour bientôt. Dans la soirée je me rends compte que je suis en train de perdre le bouchon muqueux, et puis je n’ai aucun appétit… je mange très peu… je sens que ca approche. Je ne dis rien, sauf a Christophe pr qu’il se prépare psychologiquement a un éventuel départ.
23h30 tt les invités s’en vont… je débarrasse tt et prends l’aspirateur! Christophe me dit que c’est pas une heure pr passer l’aspiro… je pressant que je ne serais pas là le lendemain pr tt laver!!!
Minuit je me couche en disant a Christophe que si je dois accoucher mieux vaut que je me repose….. tjs pas de contractions… mais pourtant je sais que ca va être maintenant!
Minuit 10 première contractions douloureuse! je suis au lit, j’attends…. Lui joue a la console …
minuit 20 et minuit 30 … 2ème et 3ème contraction douloureuses… ttes les 10 min aaah aaah… ca se précise! 1h… je me lève je vais voir Christophe … je lui dis que c’est pour cette nuit le départ!

Et là tout s’accélère, les contractions deviennent très violentes vraiment je commence a me dire « ouuuh la la moi qui voulais accoucher sans péri… lol !!  »
Contractions ttes les 7/8 min… Départ pr la mater a 2h. On a 45 km a faire et Christophe n’est pas stressé il est vraiment parfait. Il roule tranquille quand même et les contractions se rapprochent elles sont là ttes les 5 min … il reste encore 1/2h de route!!! ouïe ouïe ! je respire comme on me l’a appris mais assise dans la voiture c’est pas génial…
Arrivé a 3h a la mater j’ai peur qu’elle me dise que je ne suis qu’a 1 ! car je souffre bcp et je me vois mal galérer 10h avec ces douleurs! Pourtant je persiste ds mon idée : j’accoucherai sans péri !!!!!!!!!!!!
Mais elle m’annonce que je suis à 5 !! ouuf déjà fait la moitié!! Elle me laisse au monito … pas le droit de bouger je suis sur le dos :(… j’ai mal !! Les contractions sont de moins en moins espacées et malgré la respiration je commence a perdre un peu les pédales!!! Je demande à prendre la baignoire jacuzzi pr me détendre quand le monito sera fini…. Mais « j’ai du bouger » le monito n’a pas enregistré suffisament… je dois rester allonger encore… J’ai soif, grand soif. Mais je n’ai pas le droit de boire… je peux juste si je le souhaite avaler du brumisateur… j’ai envie de lui faire manger son brumisateur !! On me pose une perf sois disant pr m’hydrater. (je saurais après sur demande de mon dossier médical que je reçois de l’ocytocine pourtant le travail avançait vite!)

D. la sage femme prépare la baignoire, et reviens me voir…. mais là j’en peux plus… je craque ca fait 25 min qu’elle était parti et ca faisait 25 min que j’avais mal… je lui dis que j’ai changé d’avis…….. je veux la péri!!! Elle regarde le monito effectivement mes contractions s’enchainaient les unes sur les autres!!!!!!!!! Alors j’arrivais plus a respirer et je perdais un peu mon calme…

Il est 3h45 je craque…… on m’amène en sale de travail pr poser une rachi (c comme une péri sauf qu’ils injectent juste la dose d’anesthésiant pr 2h car ils savent que ca ne sera plus très long) car je suis déjà à 8 !! (la sage femme qui pourtant connaissait mon envie d’aller au bout « seule » et sans péri ne m’a rien proposé pour me soulager, pas de changement de position, elle ne m’a pas dit « a 8 c’est normal, dans quelques minutes ce sera terminé » …)
Là c’est un peu le trou noire je m’enferme ds une bulle je me souviens de rien… jusqu’a la rachi ! Pose de la rachi à 4h20…… soulagement total ! Je ne regrette pas tant pis si mon accouchement n’est pas celui que j’avais imaginé, mais franchement quand on a contractions sur contractions c’était vraiment insupportable….. Je ne pouvais plus gérer seule… Peut être que si on m’avait aidé ?

4h30 D. perce la poche des eaux… 4h35 allé Mélodie on pousse!! Mais D. je ne sens même pas le bébé!!! Zut zut… mal dosée la rachi, pour le coup je n’ai plus de douleur, mais je ne sens rien du tout !! Bon tant pis je pousse je pousse je pousse… On me dit « pas par la gorge » … D. rigole de me voir pousser comme ça … Mais quand on ne sens rien.. C’est pas évident et… 4h50 elle est là ! On regarde c’est une fille !!! On pleure on souris, on s’aime avec Christophe!! Amaya est là …
le début de ma plus belle histoire d’Amour
Pas d’épisio ! Grâce au massage de périnée!! Juste 2 points histoire de dire sur les lèvres mais D. m’a dit qu’ils étaient facultatif!

Voila mon 1er ccouchement… Belle naissance tt de même mais je regrette de pas avoir pu aller au bout sans péri.. Et surtout de pas avoir sentie ma fille sortir de moi… Il m’a « manqué quelque chose »… Mais 4h50 de travail en tt et pr tout entre la 1ère contractions et la naissance. Dommage que la Sage Femme m’ai posé une perfusion et ne m’ai pas permis de gérer debout pdt le monito… peut être que j’aurais pu aller au bout ??

#03 H.P. – septembre 2011

28 Jan

France, Septembre 2011

J’avais pourtant fais un projet de naissance, mais pas le temps les sage femmes en consultation n’y ont même pas jeté un œil avant le jour j, et le jour j….. Je crois qu’il est resté bien rangé dans mon dossier, et que personne n’y a jeté un œil. Je suis primipare durant toute la durée de mon séjour là-bas (accouchement et post partum) je n’ai rien osé dire, jamais.

Ça n’a pas été l’horreur loin de là, médicalement tout c’est bien passé, mais moi j’ai une sorte d’amertume, on m’a volé des moments, on m’a volé mon rêve.

Le jour j était enfin arrivé, tôt le matin, nous somme allés sans rien dire à personne à la maternité, tv de contrôle je suis à 4 on va directement en salle de naissance, je n’ai pas encore trop mal; j’ai demandé la salle nature, elle est dispo; c’est bon !!

La salle est grande bien agencée. Je pense que je vais y rester toute la journée, pose du monitoring, pas assise allongée…. Ça ne sert donc à rien d’avoir tout cet espace, ce ballon, ces lianes si je ne peux pas m’en servir pour me soulager, après 1h on me délivre je peux enfin bouger mon bassin et ça va mieux.
Le temps passe, je veux aller dans la baignoire, le personnel a mieux à faire que de me sourire; on nous jette des serviettes et on nous laisse seuls encore, je vais dans l’eau il doit être a peu près 10h du matin, je gère encore, mon mari, lui, ne sais pas trop quoi faire pour m’aider; il est perdu ne s’attendait pas à cette douleur
Peut-être 2h dans l’eau je ne sais pas, je sors, j’ai mal je ne gère plus du tout, ni avec le ballon, je ne sais même pas ou j’en suis, nous sommes seuls dans cette pièce depuis des heures… une sage-femme revient, me dit qu’un nouveau monitoring doit être fait, et un tv, je suis à 8, elle repart, nous laisse seuls toujours, moi sanglée sur le lit incapable de gérer ma douleur dans cette position, mon mari à côté de moi, impuissant, quand elle revient on a eu le temps de craquer…. Je la veux la péridurale, je veux du monde et ce ne sera que comme cela que j’aurais du monde.

Là, tout change, la chambre, l’attitude du personnel… la nouvelle chambre est petite, médicalisée, froide, on me pose une perfusion, on fait sortir mon mari, et l’anesthésiste arrive; il admire mon tatouage, pique, pose la péridurale… je ne sens plus très bien mes jambes je dois rester allongée pour le coup même si c’est désagréable. Mon mari revient, il a pris le temps de manger, d’appeler les familles. Du personnel médical entre et sort, sans frapper, sans se demander si leurs actes me dérangent ou non, un étudiant est désigné pour me refaire un tv, il n’est pas sûr de lui, la sage-femme repasse donc derrière pour vérifier, cet homme restera jusqu’au bout, sans qu’on me demande mon avis. Je suis à 10, la sage-femme part, revient avec une bassine avec dedans des objet métalliques, et met les étriers en place sans me demander mon avis, me dit qu’elle va percer la poche toujours sans rien demander, et fait pivoter mon fils qui était face en avant, et là, il « faut » pousser, je n’ai pas de choix, juste avant que mon fils naisse, j’ai un éclair de conscience et je lui crie que je ne veux pas être découpée, elle ne le fera donc pas. Mon fils nait assez vite sous les « poussez, poussez, poussez !!! » de l’équipe. Il restera 5 minutes sur moi puis viendront tous ces tests que je ne voulais pas pour lui, il lui épargneront le collyre mais pas le reste, pendant ce temps j’expulse le placenta, je veux le voir la réponse est non, sans appel.

Le reste s’est bien passé, mais depuis j’ai ce goût amer, toutes ces choses si classiques, si protocolaires, je ne les voulais pas, je n’ai pas eu le soutien dont j’avais besoin, ni d’intimité une fois entrée dans leur protocole, je ne voulais pas de produits, pas de poussée dirigée, je voulais qu’on nous écoute ; cela n’a pas été fait et j’en suis déçue.

Pour un suivant, je refuse tout ce protocole médical, je veux un accouchement humain, à domicile.

H.P.