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Un accouchement au naturel, Apprentie Maman

7 Jan

J’ai vécu un accouchement qui s’est somme toute très bien passé, mais auquel je n’étais en aucun cas préparée. Le travail a commencé mardi matin, j’ai eu des contractions fréquentes, mais irrégulières toute la journée, elles n’étaient pas douloureuses, ça se passait bien. En fin de soirée, elles commençaient à s’intensifier légèrement, mais j’ai tout de même réussi à me coucher. À minuit, je me suis levée en constatant que mes contractions étaient rendues plus douloureuses que les dernières contractions que j’avais ressenties juste avant l’épidurale lors de mon premier accouchement. Par contre, je n’étais pas régulière donc je devais les endurer à la maison. J’ai donc passé une partie de la nuit dans le bain ou bien dans le salon à tourner en rond en essayant de trouver une position optimale pour endurer les contractions. J’étais toujours irrégulière, entre 5 minutes et 9 minutes. À l’hôpital, ils ne veulent pas nous voir si ça ne fait pas une heure que nous avons des contractions à moins de 5 minutes d’intervalle, alors même si je rêvais d’une épidurale, je n’appelais pas, car ils allaient me dire de rester à la maison. À 4h30 du matin, je me couche par terre dans le salon et mes contractions s’espacent à dix minutes d’intervalle. Je conclus donc que ce n’est pas du vrai travail, mais **&#!$@#&%+!**# ça fait mal et les contractions durent plus d’une minute. Bref, la nuit est dure et longue. Au petit matin, mon homme prépare la petite pour la garderie pendant que moi je continue de souffrir le martyre. Je suis seulement aux 9 minutes, mais c’est trop dur, je décide d’appeler l’hôpital. Je leur dis que je ne suis pas aux 5 minutes, mais que je ne suis plus capable de gérer les contractions, que je veux une épidurale! J’entends un petit soupir à l’autre bout de la ligne, juste assez pour me faire sentir faible de demander l’épidurale alors que je ne suis pas aux 5 minutes encore. Je vois qu’elle ne veux pas que je me présente à l’hôpital (j’apprendrais plus tard que c’est parce qu’ils étaient déjà bien occupé, mais ça n’excuse pas), elle me demande si j’ai essayé le bain ou de me coucher sur le côté gauche. Ensuite, elle me demande si je sens bien le bébé bouger, à cette question, je réponds « plus ou moins » et alors pour cette raison uniquement, elle m’invite à venir pour faire un monitoring du bébé. Je raccroche, et à cet instant, tout déboule d’un coup.

Sans prévenir, je me mets à avoir des contractions aux 4 minutes, je pleure à chaque contraction et je tremble entre. Ça urge! Mon homme part en courant mener la petite à la garderie, à son retour, on saute dans l’auto et on part pour l’hôpital. Je suis en panique car je n’ai pas le temps de me remettre d’une contraction que j’en ai une autre, mon homme agit comme un champion. Lui qui redoutait le moment de départ pour l’hôpital et le chemin en voiture, nous avons droit à une version cinématographique. Il conduit à vive allure, il brule quelques stops et des feux rouges lorsqu’il n’y a personne, mais il garde une attention sur moi. Il m’encourage à prendre sa main et à l’écraser, à crier pour passer la douleur, il m’aide à me faire respirer plus lentement entre les contractions pour me calmer et me répète qu’on arrive bientôt et que je vais être soulagé en arrivant, que ce sont les derniers miles. Les contractions sont rapprochées, 3 minutes, 2 minutes, 4 minutes, je gémis, je crie, je pleure, j’essaie de me concentrer sur ma respiration, je ne sais plus du tout comment gérer la douleur! Lorsqu’on arrive à l’hôpital, moins d’une demi-heure plus tard, mon homme lance presque les clés à un valet et on se dirige en salle d’accouchement. Je vois les regards sur moi, clairement, j’ai l’air d’une fille en train d’accoucher, dans ma tête il y a ça « inspire… expire… inspire… expire… » J’arrive à l’unité des naissances en pleurant, je dis que je n’ai pas fait mon inscription, mais que je suis aux 3 à 4 minutes, que c’est insupportable et que je veux l’épidurale. Une infirmière vient me guider pour respirer calmement lors de la contraction suivante alors que je suis encore dans le corridor, je n’aurais pas l’occasion de la remercier, mais sa présence seulement pour une seule contraction me rassure. Elle me demande si je sens pousser dans le rectum, je dis non. Quand même, je ne peux pas être complète! On m’assigne rapidement une chambre, je demande aux infirmières si je vais pouvoir avoir l’épidurale, et elles ne sont pas encourageantes, juste à voir mon état, elles pensent qu’il est trop tard. Ma panique s’intensifie. Je me déshabille en une seconde et je me mets sur la table d’examen, tout le monde est là déjà, médecin, infirmières, même l’infirmière qui s’occupe des soins du bébé, ils n’ont même pas encore vérifié mon col! On le vérifie et c’est le choc, je suis à 9,5 centimètres, je dois accoucher sans épidurale et maintenant!

J’étais déjà en panique, mais là elle se décuple et à ça, s’ajoute la peur. Je prends la main de mon homme le regarde et lui dit « Je panique, j’ai peur ». Impuissant, je vois ses yeux rouges et les larmes sur ses joues. Une perle d’infirmière est présente à mes côtés, dans ma tête c’est la tempête tropicale et cette infirmière sera ma bouée de secours. Elle me prend la main bien fort, me regarde dans les yeux et m’explique tout. Elle m’explique que je vais être capable, qu’elle me comprend, qu’elle a vécu la même chose, qu’à la prochaine contraction ils vont percer la poche des eaux et que je vais devenir complète, qu’à la contraction suivante je vais commencer à pousser, que la peau va s’étirer et que je vais la sentir bruler comme une torche, mais c’est normal, ça ne sera pas long. On voit déjà la tête du bébé, je ne vais pas pousser plus de 10 minutes. Je la regarde dans les yeux comme s’il n’y avait rien d’autre au monde, sachant que c’est vital pour moi de me raccrocher à quelque chose, elle ne détourne pas mon regard une seule seconde. Je l’écoute me détailler la suite de mon accouchement, je répète et demande à d’autres infirmières qu’elles me jurent que ce ne sera pas plus que 10 minutes. Elles sont toutes sûres que ça va aller très vite. Je répète que je panique, je répète « je veux l’épidurale! » alors que je sais que personne ne peut rien faire, je suis désemparée, je ne sais plus comment réagir, je suis terrorisée, la suite me fait peur, alors je me raccroche à cette infirmière, je fais exactement ce qu’elle me dit, je respire selon ses instructions et pousse quand elle me dit de le faire, je lui tiens la main bien fort. Comme promis, trois contractions plus tard, soit 12 minutes de poussées, je sens un soulagement instantané, on dépose un bébé sur moi et je suis sous le choc. Mon homme est bouche bée, il ne sait pas quoi dire, il est autant sur l’adrénaline que moi. Ça ne fait que 20 minutes que je suis entrée dans cette salle et j’ai un bébé sur moi. Je ne pleure pas quand on me donne ce bébé, je ne suis pas émue, je suis encore sous le choc. Je ne me suis jamais imaginé un scénario d’accouchement sans aide médicale pour apaiser la douleur, j’ai toujours pensé que j’en serai incapable, que ce n’est pas fait pour moi, que je suis trop faible par rapport à la douleur. Alors quand le bébé est sorti et que j’ai compris que j’avais réussi, c’est de la fierté que j’ai senti poindre dans la tempête. J’ai gardé DeuxièmePrincesse sur moi en peau à peau, mais pendant ce temps, ils ont fait sortir le placenta, je saignais beaucoup alors ils massaient mon ventre, ils ont fait quelques points de suture sur une petite déchirure, je n’ai pas pu profiter de ce moment de peau à peau, j’avais juste hâte que ça finisse. Je me suis sentie mal parce que je n’avais qu’une envie : que le papa prenne le bébé, que j’aille me coucher et que j’oublie tout ça. Je me suis mise à pleurer ensuite, pas parce que j’avais un beau bébé sur moi, mais parce que j’ai accouché sans épidurale, parce que j’ai réussi, parce que je suis fière de ce que j’ai accompli, mais aussi, parce que je n’ai jamais eu aussi peur. À aucun moment je ne me suis préparée à une telle situation et je n’avais aucun outil pour gérer ça, j’étais complètement tétanisée par la peur, c’était l’inconnu, j’ai perdu pied dans l’anticipation du pire. DeuxièmePrincesse est arrivée comme une fusée dans mes bras et je n’étais pas prête à l’accueillir, mentalement. J’étais contente et soulagée qu’elle soit enfin avec nous, mais on repassera pour la bouffée d’amour, je n’avais pas la tête à ça (à ce moment-là!). Je me compte chanceuse d’avoir eu cette magnifique infirmière pour me guider dans les quelques minutes les plus épeurantes de ma vie. Vous savez quoi, c’était la même qui avait été présente pour le début de mon premier accouchement, j’avais toujours regretté de ne pas l’avoir remercié adéquatement car même à mon premier accouchement, elle avait trouvé les mots qu’il fallait. Je me souviens avoir pleuré lorsque son shift finissait! Cette fois-ci je n’y ai pas manqué, je l’ai remercié de son travail remarquable, je lui ai dit qu’elle avait définitivement trouvé sa place dans notre monde et c’était la bonne. Je sais que ces mots lui ont fait plaisir, mais j’aimerais faire plus tellement sa présence, pendant ces courts instants fut importante. Merci Nancy.

Apprentie Maman

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La naissance de Tristan, 3ème bébé de Lauren – en Allemagne

22 Déc
J’ai 3 enfants, mes 2 premiers sont nés en Irlande, à Cork, ce n’était pas des accouchements physiologiques, je n’avais même pas envisagé cette méthode car je n’avais alors pas l’ouverture d’esprit que j’ai aujourd’hui.
2 accouchements où j’ai été passive, en attendant qu’on me dise : « Poussez madame ! »
Mais pour ma 3ème grossesse, en ayant beaucoup discuté avec des mamans sur Facebook, je decide qu’il en sera autrement. Je veux me reconcilier avec ce processus, le rendre naturel et normal, qu’on me rende le pouvoir, qu’on me laisse faire, je veux un personnel qui ne soit pas intrusifs mais qui m’assiste juste au cas où.Tristan est né en Allemagne.
Voici mon récit.
C’est donc ma 3ème grossesse et on me détecte un petit diabète gestationnel. Je dis à mon gynécologue que j’accouche toujours après terme (déclenchement des 2 autres, pour bb1 à 10 jours après le terme et pour bb2 4 jours après, décollement des membranes sans me demander mon avis…), donc je souhaitais de tout coeur que Tristan naisse le jour où il le décide, que tout se fasse en douceur sans « qu’on le mette dehors ». Mais gygy me dit qu’avec le diabète gestationnel, je serai déclenchée le jour du terme… Arf, je suis dégoûtée, je sais que je vais y avoir droit. Je n’ai pas de contractions à 9 mois, juste des Braxton Hicks, rien de bien méchant.
Le 6 janvier, date de péremption, tout le monde dehors! Je tiens à avoir un accouchement physiologique, je veux me reconcilier avec ce processus de la naissance, je veux qu’on me rende le pouvoir, de me laisser faire seule. Dans ma maternité allemande, je suis ravie de voir qu’ils sont équipés comme des « salles nature » avec un lit ergonomique, des ballons, une baignoire, des écharpes pour se suspendre et des tabourets de naissance. C’est ce que je voulais. J’avais espéré que Tristan se décide avant pour échapper au déclenchement, mais je ne me faisait pas d’illusions… arf salete de diabète gestationnel, si je ne l’avais pas eu, j’aurais laissé faire la nature…
Donc le 6 janvier, à 40 SA, on va a la maternité. Mon mari est là avec moi et il traduit pour moi car je ne parle pas allemand et ils parlent très peu l’anglais… L’obstétricienne me demande comment s’est passé mon precedent accouchement, alors je lui racconte vite fait, que deuz était un gros bébé (4,460 kg), qu’il n’avait pas la position adéquate (au lieu d’avoir la tête tournée vers le bas, de regarder en bas, elle était tournée vers le haut) quand j’étais à 8 cm. Il est parvenu à se retourner en 1h jusqu’à la dilatation complète mais sûrement cette rotation plus son gros poids, ont fait qu’il s’est cassé la clavicule :/). L’obstétricienne allemande ne comprend pas très bien, malentendu… elle me fait une écho pour déterminer le poids de Tristan. Il fait autour des 4kg comme ses frères. Alors elle me propose une césarienne, car elle me dit que parfois les gros bébés peuvent avoir le nerfs de l’épaule coincé dans le passage du bassin et que ça peut entraîner une paralysie du bras… Mon mari devient blanc comme un linge, mais, dans ma tête, la decision est toute prise, j’aurai certainement pas de césarienne, j’ai très bien pu sortir deux patates de 4kg, alors je ne vois pas pourquoi ça poserait problème pour celui-là! Donc, va pour la voie basse. On m’examine, col verrouillé à double-tour, comme je l’avais imaginé, postérieur long de 2cm. On me pose le tampon au niveau du col. Comme arrive midi, on me donne mon plateau repas, j’apprécie parce que, pour les 2 autres (nés en Irlande), on ne m’avait pas donné mon repas à midi et je crevais de faim! Donc je mange absolument tout pour bien prendre des forces. J’ai la bonne idée d’aller aux toilettes aussi LOL. Et j’attends.Une heure plus tard, ça commence. Alors je marche, tant que je le peux. Ca va vite, la douleur augmente vite, alors je retourne dans mon lit, pour m’allonger sur le côté. Les sages-femmes me donnent un sac de noyaux de cerise chauds pour mettre sur les reins, ça soulage. La douleur augmente, alors pour m’aider à la canaliser, je pousse des longs « ooooooooohhhh!! », je ne crie pas car je tiens à garder un peu de dignité LOL. Les sages-femmes m’examinent à 15h, je suis dilatée à 4 et ça va très vite, il faut que j’aille en salle de naissance. On n’a pas le temps de me couler un bain, arf, j’aurais voulu accoucher dans l’eau!! Mais avec la douleur des contractions toutes les minutes, je ne peux pas vraiment argumenter. Je tiens à rester à la verticale le plus possible pour aider Tristan à descendre, alors je m’appuie juste contre le lit, les mains crispées sur le matelas.
Ces vagues de douleurs sont terribles mais, entre chaques contractions, je me dis : « Je l’ai supportée celle-là, je l’ai supportée!! Notre corps est fait pour supporter cette douleur, tu peux le faire!! » Mais quand même, la péridurale m’effleure l’esprit, j’ai trop mal… Arf non!!! Je peux y arriver!! Je m’allonge sur le côté pour que la sage-femme m’examine. Ma poche des eaux est toujours intacte, bombée. On a du me la percer pour les 2 autres aussi… Le coeur de Tristan ralentit, la sage-femme me demande de me tourner, arf j’ai si mal, mais je me tourne quand même. Elle me demande si elle peut percer la poche des eaux, que ca va accélérer les choses. Je lui donne son accord, splash… et une minute après, je ressens cet ordre formidable que me dicte mon corps : POUSSE!!!! Je ne peux pas me retenir, mais je suis dans la mauvaise position, allongée sur mes coudes. Je vois la tête de la sf et ses yeux qui s’ecarquillent, elle ne s’attendait pas à ce qu’il arrive si vite, c’est le moment M! Elle me dit : « Lauren, get up right now, your baby is coming! » (Lauren, debout, votre bébé arrive!) J’ai juste le temps de me lever, de me mettre sur le tabouret de naissance et d’empoigner les écharpes, que la prochaine contraction arrive. Je pousse. La douleur cesse, je ressens juste un petite brûlure. Sa tête est dehors. Deux minutes après, une autre contraction, j’envois toute mon énergie, je tire sur les echarpes et là, les épaules passent, Tristan arrive, dans la douceur des lumières tamisées de la salle, la sage-femme l’attrape, il pousse déjà son premier cri. Encore une contraction, le placenta est dehors. On me défait les attaches de ma robe de princesse et on me met Tristan en peau à peau contre moi, toute tremblante. Je n’oublierai jamais son odeur, je m’enivre avec. Il est tout chaud, tout contre moi, le temps s’arrête. Je me sens comme la femme la plus forte de l’univers. 10 minutes après, la sage-femme prend Tristan, elle le pèse et le mesure, 3,780 kg (le plus léger de la fratrie) et 54 cm (le plus grand de la fratrie 😉 ) je me suis allongée sur la table, je me languis qu’elles aient finit. Elle me donne Tristan, je le mets tout contre ma peau, contre mon sein. Il machouille ses petites poings pendant 20 minutes puis trouve mon sein auquel il s’accrochera pendant plus d’une heure. Voila 🙂
Lauren

Lolita – Césarienne respectée naissance de Ian – Décembre 2011

21 Avr

Césarienne respecté le 13 décembre 2011 , arrivé de mon fils Ian .

Cela fessait plusieurs mois que j’étais alité pour cause de placenta prævia , mon gynécologue a tout de même voulu me laissé une chance d’accoucher par voie basse jusqu’à la dernière semaine limite. Mais j’ai eu des contractions et des saignements trop régulier et surtout le placenta obstrué toujours les ¾ du col .Col qui lui commencer a s’ouvrir et qui donc me fessait saigner avec un risque hémorragique élevé.

Malgré ce risque mon gynécologue a choisit de me faire confiance et de me laisser alité a la maison avec consigne de venir en urgence si les saignement devienne hémorragique .Parce que oui pour cette naissance j’ai rêver d’accoucher a la maison ( pas longtemps la réalité nous rattrapant !)mais mon médecin connaissant mon choix à décider de respecter un maximum mes vœux.

Dernière semaine de répit venu il a fallu décider une césarienne , malgré le bon espoir du Dr que cela ce remette en place il m’a conseiller de me préparé a une possible césarienne au vu du placenta qui boucher le passage le bébé ne peux pas sortir .

Nous sommes le 13 on me prépare , je me laisse porter par le personnel qui me dit que faire douche à l’odeur d’iode ( de la tête au pied) blouse propre.

Une autre sf arrive pour le rasage je lui raconte comment j’ai eu du mal avec mon gros bidon , nous rigolons ensemble.

Mon médecin viens me voir me rassuré et me répliquer , je n’ai pas peur je compte sur lui , j’ai pleine confiance en lui (lors de la naissance de ma première fille il avait déjà tout fait pour que mes demande soit respecté quitte a bousculer un peu la sf) .

On m’amener en salle d’opération , panique a bord c’est glacial, c’est métallique ; la lumière ébloui ; j’ai froid , j’ai peur et tout le monde et cacher derrière un masque .

Mais dés que j’arrive on me tend la main , on me parle doucement et on m’écoute aussi .

On procède a la rachi anesthésie, je me sent pas très bien je me sent partir ils me mettent un produit dans la perf au bout de quelque minute je me sent mieux ; je demande si il peuvent me relevé un peu la téte et ils me mettent un petit coussin je me sent encore mieux .

Mon mari arrive lui aussi tout vêtu de bleu de la téte au pied on rigole un peu de son affublement , je me détend un peu .

Soudain j’entend enfin une voix qui me rassure mon gynéco est la ouf .

Il me parle encore et me rassure , il me dit encore une fois comment cela va se déroulé. Il me demande si je suis prête je lui répond oui .

On me donne la main de chaque coté soit mon mari d’un coté et une sf de l’autre .

Je me retiens pour ne pas pleurer , j’ai peur …..

La césarienne commence on entend des bruits un peu bizarre mais pendant ma prépa a la maison me sf m’avais prévenu donc je ne suis pas surprise j’attend que ça passe .Mais bon je ne peux plus me retenir de pleurer et de broyer la main de la sf et de mon mari et je n’arrête pas de m’excuser de trembler de la tête au pied ; l’équipe m’a a chaque fois dit ne vous inquiétez pas ce n’est pas grave aucun soucis.

Mon gyné me prévient que le bébé va arriver qu’il vont venir le prendre , je sent quelque chose qui pousse alors j’ai envie de pousser pour aider .Il me dit sa y’est le voila ce petit ; amener le vite a la maman .Mais il respire mal et tousse on doit l’aspiré avant .

J’entend des petits glouglou , un bruit d’aspiration puis un cri celui de mon fils .Avec mon mari on échange des regards soulagé .Le gynécologue nous félicite chaleureusement en Français mais aussi dans la langue maternelle de mon mari.

Puis on me tend mon fils on le met contre moi , il ne pleure plus il est beau il a de toute petite lèvre et il sent si bon ;mais il n’est pas très vif ne bouge pas ; on me dit qu’il doit faire rapidement des petits examen et retourner en peau a peau avec le papa .Le papa décide de rester avec moi pendant que l’on me recoud mais il se sent mal .Il refuse de le dire car il a honte , il est au bord de tomber dans les pommes quand je crie presque mon mari fait un malaise !

Des aides vienne le mettre les jambe relevé , mais il peu rester avec moi il est juste a coté il se sent mieux mais préfère rester un peu éloigné .

On me ramène encore notre fils une dernière fois contre moi ; car il va bien après quelque minute de joue à joue avec bébé il part avec le papa en peau a peau.

Mon gynécologue me raconte a ce moment la comment étais placé mon placenta ( bouché complètement le col et une partie étais même accrocher au niveau du col) , et que si l’accouchement avais démarré réellement , j’aurais pu y rester et le bébé aussi .Il était surpris par la façon dont le placenta était il avait presque eu peur de ne pas avoir respecter mes désirs sans raison suffisamment valable( il s’en voulais un peu) ; je lui répond que de toute façon j’avais confiance en lui.

On me laisse en salle de réveil 1h horriblement longue pendant lequel une sf viens m’appuyer comme une folle sur mon ventre( toute les 15 min) pour arrêté le sang ( et la je regrette mon gyné snif ) elle fait ça et me regarde a peine et surtout ne m’a pas prévenu de ce qu’elle fessait j’ai eu envie de la claquer d’une force mais avec mes jambes de bois pas possible. En parlant de réveil je commence à avoir très mal et des nausée qui vont avec on me fait une perf de suite .

Il y a un aide soignant qui essai de rester un peu avec moi mais il a bcp de patient en train de se réveiller donc il cours un peu partout , quand c’est un peu plus calme je lui demande des nouvelles de mon fils ; il me dit qu’il va tel .Il reviens me dit que le petit va bien qu’il fait du peau a peau avec le papa .Il me dit bouge tes jambe comme ça tu remonte plus vite voir ton fils. Je m’y attèle de toute mes forces comme une dingue limite a crié je soulève légèrement mais c’est pas encore ça .Je lui dit que mon gyné ma autorisé a remonter au bout d’1h .Il réfléchit demande a sa chef qui attend le feu vert du gyné et hop c’est bon je file a l’étage ouf je n’en pouvais plus .

La je retrouve mon fils qui dés qu’il est dans mes bras attrape le sein de suite et tète comme si il avais fait ça toute ça vie.

Malgré que ma césarienne à été respecter au mieux selon mes envie , que le personnel a été doux et très a l’écoute , j’ai eu du mal a sentir mère de ce petit garçon .Et puis j’avais tellement mal que je n’arriver pas a me lever pour le prendre pour le baigner le changer et quand j’y arrivé c’était en pleure alors le petit pleurer aussi et j’ai bcp culpabilisé.

J’ai mis presque 16 mois a raconter ce récit tellement j’ai mal vécu le fait d’avoir du avoir une césa ; et pourtant on ma chouchouter mon gynécologue ne m’a jamais laisser dans le flou il a été sincère , rassurant .Et son équipe au top parce que j’ai exigé deux personne a me donner la main le temps que mon mari arrive ; parce que j’ai pleurer et qu’il on été la a me rassuré sans me dénigré. Malgré toute la froideur d’une césarienne mon fils est arrivé dans la douceur . Je sais que je suis chanceuse que d’autre n’ont pas eu ma chance et j’en suis consciente mais encore aujourd’hui je me dit non je n’ai pas accouché il me manque quelque chose.

Aujourd’hui je comble un peu ce manque par un allaitement long mais pour moi une chose est sure je ne vais pas en rester a un césarienne je veux un fin parfaite J.

Pensé particulière à mon gynécologue que je considère beaucoup et mon mari aussi !

Magalie – Dordogne

28 Jan
Mon désir d’accoucher le plus naturellement possible est surement venue de notre parcours PMA. Quand nous avons décidé d’avoir des enfants avec mon mari, on imaginait se lancer dans la plus belle aventure qui soit, la plus naturelle… Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prevu, nous avons rapidement enchainé les examens, les interventions chirurgicales, et les protocoles de Fecondation In Vitro. J’ai été anéantie, je ne maitrisais rien, tout été controlé, donc quand j’ai enfin été enceinte, nous avons décidé avec mon mari que nous deciderions de tout pour la suite de la grossesse et de l’accouchement.Tres vite la volonté d’accoucher sans peridurale, sans instruments, et l’allaitement est devenue une evidence. J’ai donc potasser des livres, me suis documenté sur internet, ai discuter avec d’autres mamans qui avaient accouchées sans peridurale, j’ai appris des techniques de respiration, me suis documenté sur le fonctionnement du corps face a la douleur. On a vraiment mis toutes les chances de notre coté.On etait pret, je le sentais, le jour J, les premieres contractions m’ont reveillée vers 6 heures du matin, le soleil percait a travers les volets, mon mari dormait a coté de moi, au fur et a mesure des contractions il s’est reveillé et a commencer à me masser le dos, nous sommes resté un moment comme ca, bien conscient que c’était LE Jour. Le travail avancant, je fais un maximum de ballon pour me soulager, je veux rester le plus longtemps possible chez moi pour ne pas passer tout mon temps a la maternité. J prend une douche, on va se promener, je me suspends au cou de mon mari a chaque contraction. Vers 14heures, soit 8heures apres le debut des contractions, je souffre beaucoup, je decide d’appeller la maternité on me repond de venir quand la douleur sera insupportable, mais comment puis-je savoir jusqu’a quel point je peux avoir mal.

Je patiente encore un peu et nous arrivons finalement à la maternité vers 15h30, j’ai tres mal, mais je souris, la sage femme qui nous acceuille pense que je suis au tout debut du travail vu ma mine, elle decide quand meme de m’ausculter, je suis a 4.5 cm de dilatation, je suis tellement soulagée de savoir que toute cette douleur a été efficace, on previent tout le monde, qu’on ne veut ni peridurale, ni episio, ni gynécologue, ni étrier. La sage femme est tres douce, elle nous amene de la musique, un ballon et de l’huile de massage. Je marche autant que possible pour aider mon bébé a descendre car elle est encore un peu haute, les heures passent, il est 18heures, je suis épuisée… Mon mari me soutient a 100% il me masse, me carresse la tete, le ventre, me rassure, me met en confiance, je sais qu’on va y arriver, mais je commence a me demander si j’aurais assez de forces pour pousser. La sage femme revient m’examiner, je suis a 8, mais elle me fait confiance, elle me demande si je suis d’accord qu’elle me perce la poche des eaux, que ca risque d’etre un peu plus douloureux mais que ça fera accelerer le travil, j’hesite un moment car j’ai peur de ne plus supporter la douleur, elle me laisse le temps de la reflexion, sans pression puis je finis par accepter,à ce moment la les contractions deviennent insupportables, c’est horrible tellement je souffre. Je me rappelle alors tout ce que j’ai lu et appris sur mon corps, a bout de force je decide de me coucher sur le coté, je respire lentement et profondemment, je detend chaque cm de mucles de mon corps, pour finir par me sentir commme une pierre, je me suis « enfoncée » dans le lit, j’ai fermé les yeux et je ne parle plus. Je commence a sentir quelque chose qui innonde mon corps de l’interieur et me soulage, je me suis écouté et mon corps me soulage tout seul, a tel point que mon mari panique, il essaye de me faire revenir a la realité, mais je ne repond bien trop appeuré par l’idée de casser cette bulle, il appelle la Sage femme en panique, elle le rassure, lui dit que je reprend des forces avant de pousser. Et effectivement alors que les contractions sont de plus en plus fortes je sort soudain de mon « état de transe » prise par une violente envie de pousser, je dis a mon mari d’appeller de suite la sage femme que la tete est la, la sage femme arrive tranquillement, j’ai beau lui dire de se presser, elle s’habille tranquillement, puis vu mon insistance souleve ma blouser et jette un oeil et la elle s’est affolée du coup, il y avait les cheveux ^^ C’est donc semi accroupie, mon mari derriere moi pour me soutenir que j’ai laissé ma fille venir, en soufflant j’ai poussé tout ce que j’ai pu, je n’en pouvais plus, la douleur était insoutenable, je me sentais tomber dans les pommes, j’ai dis a la sage femme que je ne pouvais plus, que je perdais pied, dans un dernier encouragement, elle m’a dit « tenez bon elle est la, vous allez y arriver » ca ma regonflé, j’ai poussé une derniere fois et la une douleur horrible, une brulure intense et le soulagement, elle était la sur mon ventre, a me regarder avec ses grands yeux, pas un cri, pas de pleurs, du pure bonheur, il n’y a avait plus que nous trois, le papa, moi et notre bébé, plus rien autour ne comptait, la sage femme parlait tout doucement, elle me prevenait qu’elle allait me recoudre car j’avais des petites dechirures, puis elle est sortie subitement, j’ai su apres qu’elle avait pleuré, emue par notre histoire et cette naissance.
Tout ca pour dire qu’il y a quand meme des maternités et des equipes qui respectent nos choix, j’ai été écoutée, soutenue respectée, meme si une sage femme un peu agée m’a lancé a un moment « c’est votre premier, vous prendrez la peri comme les copines », mais ca a glissé sur nous, car on était plus que jamais motivés. Nous somme revenus pour la 2eme et la 3eme avec la meme conviction et tout s’est bien passé egalement. Je reconnais que c’est une chance, mais je pense qu’on l’a un peu provoquée aussi cette chance…