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Morgane, la naissance en siège de Siham

2 Mar

Récit de ta naissance

Quelques  jours avant notre mariage, le coeur du bébé que je portais s’est arrêté. Tristesse et colère ne durèrent pas car les préparatifs reprirent et l’arrivée des amis et de la famille nous permirent alors d’avancer et de faire notre deuil surement plus rapidement.

Cet espoir d’enfant était toujours présent et c’est avec joie et craintes que j’ai appris ton installation au début du mois de juillet. Je guettais chaque symptôme, de peur de te perdre toi aussi mais tout se passa bien. Notre déménagement, notre premier été dans le sud, mon ventre s’arrondissait. Souvent triste et perdue d’être ici seule, j’essayais de ne pas trop te communiquer tout ça !

De grandes discussions avec ton papa, car j’avais décidé, suite à la naissance de ta soeur, de tout faire pour éviter de remettre les pieds dans une maternité. Tu naitrais donc à la maison, chez nous, sans fil ni appareil, sans blouse blanche ni protocole.

Tous les mois les rendez-vous avec J et F, et Aude, pour préparer ta venue, beaucoup de lectures pour moi pour me préparer à t’accueillir, certes dans la douleur, mais aussi dans la sérénité la plus grande possible. Nous ne savions pas alors si tu étais une fille ou un garçon, on savait que tu allais bien, moi aussi, et c’était là l’essentiel.

Ton arrivée devait se faire autour du 23 mars, Tout se présentait parfaitement bien.

12 mars: dernier rdv avec J avant le jour J. j’ai du mal à connaitre ta position, je ressens des coups dans des endroits bizarres. Je trouve ta position étrange elle aussi et me demande de faire une échographie de contrôle. Grande peur… Si tu t’es mise tête en haut, tu ne pourras pas arriver dans la chaleur de notre foyer. Je me vois déjà à Nimes, dans cet endroit impersonnel, qui me rappellera tant l’arrivée de Nawel. Spectatrice…et puis l’angoisse… Si tu te décidais maintenant, ils ne chercheraient pas à comprendre, on t’ôterait de moi au scalpel.

J’arrive à avoir un rdv pour une échographie l’après-midi même, à Avignon. La sage femme me confirme ce que l’on craint: tu es en siège décomplété. Il reste peu de liquide, tu as donc peu de chances de te retourner.

J’appelle Aude qu’elle me fasse une ordonnance pour passer le pelviscanner, au moins pour essayer de négocier un accouchement par voie basse. J’informe J et F qui me disent qu’il faut y croire, que tu peux encore faire la bascule. Je n’y crois pas. Ton papa insiste et me trouve un rdv le lendemain matin pour un pelviscanner à Arles.

13 mars: pelviscanner à Arles. Je rumine… J’ai tellement peur qu’on me vole ta naissance. En sortant je me dis que cela ne coûte rien de monter à la maternité et voir. Au secrétariat, tout est calme, le service est calme, personne n’attend ni ne coure. Une sage-femme me reçoit gentiment, je lui explique tout: notre projet d’AAD, la naissance de ta soeur que je ne souhaite pas revivre, ta position…Elle m’écoute sans juger, me rassure. Elle prend alors les choses en main, m’envoie faire des analyses au labo de l’hôpital, voir l’anesthésiste, me donne rdv pour le lendemain. Les choses s’éclaircissent, je me sens rassurée, en confiance (autant que faire se peut devant mon projet qui s’écroule). Peut-être n’aurais-je pas mon AAD.. mais je pourrais peut être finalement avoir mon accouchement par voie basse et sans péri.

14 mars: je pars chercher les résultats du pelviscanner puis me rends à la maternité. Je vois H, 1h15 de rdv, on revoit tout, fait mon dossier. Col ouvert à 2. Je vois ensuite le Dr M. chef de service : écho qui confirme le siège, ta petite taille. Accord de principe pour une voie basse mais sous conditions: péridurale dès le début du travail, monitoring constant, poche des eaux intacte…bref mon rêve d’accouchement naturel s’éloigne doucement. J’essaie de commencer mon « deuil » pour me concentrer sur ton arrivée.

15 mars: dernier rdv avec Aude. Acupuncture et relaxation. Elle m’aide à accepter ce revirement de situation, à envisager la césarienne, à pleurer.

Je reprends ma tisane de framboisier… tu peux maintenant arriver, je ne serai pas césarisée d’office. Je t’attends et profite de nos derniers moments si proches. je tourne en rond et guette les signes. Les contractions ne sont pas plus nombreuses ou douloureuses que d’habitude.

16 mars: Avec ton papa nous décidons d’aller à Montpellier. Nous passons la journée en famille. Nous emmenons Nawel à l’aquarium, l’après-midi je contracte pas mal. J’hésite à aller voir J. J’ai parfois l’impression que tu t’es retournée et puis non… Je sens que ça travaille un peu. Pendant le dîner, les contractions, non douloureuses, sont aux 10 min. Nous reprenons la route et en arrivant, plus rien. Ca ne sera donc pas pour aujourd’hui.

17 mars: 5h50. Je suis réveillée par une contraction. Je me lève et attend de voir si elle est suivie. Une autre vient environ 10 minutes après. Ça tire. J’avais presque oubliée cette douleur. C’est fort. Je te parle et prend 2 spasfon avant d’aller réveiller ton papa. Malgré le spasfon, les contractions se rapprochent et tirent vraiment. Je pense que c’est aujourd’hui que tu vas nous rejoindre.

6h35: je me glisse dans notre lit et demande à ton papa s’il a bien dormi car la journée risque d’être riche en émotions. Il se lève.

Je gère au mieux, respire, vocalise. C ‘est très fort et je peine à garder le contrôle. Les contractions se rapprochent et sont vraiment douloureuses. Je dois me concentrer.

6h45: M appelle ton grand père et ta grand mère pour qu’ils viennent s’occuper de Nawel. Je commence à compter le temps, je sens que ça va aller vite ! Je gère les contractions étirée, sur la pointe des pieds, je m’étire sur le ballon posé sur le dossier du canapé, je demande à M de charger les affaires.

7h30: nous réveillons Nawel pour la préparer à notre départ, devant elle j’essaie de parler, de faire comme ci… Je finis de préparer les sacs, ne rien oublier.

Les contractions reviennent toutes les 3 minutes environ et sont maintenant difficilement gérables.

8h15: Tes grands parents  arrivent (ton papy était au marché, et ils ont loupé la sortie…bref quasi 1h30 pour venir). ENFIN. Je sais qu’il faut qu’on parte vite. Dernières recommandations pour Nawel et la maison. Un dernier bisou à notre grand bébé qui sera très bientôt notre « ainée ».

8h20 : nous montons en voiture. Impossible pour moi de m’asseoir, je suis à genoux, dos à la route et je m’accroche à l’appui tête. Je me concentre, te parle, me parle « respire doucement, accompagne, souffle, laisse monter, laisse partir… ». Je jette de temps en temps un oeil à la route pour voir où nous en sommes.

Je perds ensuite le fil du temps. Nous arrivons à la maternité 15 ou 20 minutes après notre départ de Bellegarde. Je ne peux pas tout de suite descendre de la voiture, une contraction me cloue sur place. Il pleut. je me vois dans la vitre d’entreé de l’hôpital ronde pour encore quelques heures. c’est désert, calme et silencieux.

Une contraction dans le couloir puis une dans l’ascenseur, une autre contraction m’empêche d’en sortir. Une dame vient me chercher (surement celle que j’avais eu au téléphone pour prévenir de notre arrivée).Un couloir, M part s’habiller. J’entends la femme dire à une sage femme de se dépêcher car ça cogne fort. Elle a dû voir à ma tête que leur super plan péri/monito ne pourrait pas se faire !

Arrivée en salle d’examens, M revient, j’ai peur, je perds pieds quelques secondes et pense ne jamais y arriver. Une femme veut m’examiner, l’environnement m’effraie, je veux rester debout, dans ma bulle, pendue à mon homme, ne pas voir ce qui se passe autour. M me calme, me parle. Je reprends le dessus et laisse la sage-femme m’examiner. Elle crie à ses collègues « une complète » (charmant non ?), ça j’aurai pu le leur dire. Je panique un court instant, je n’aurai donc pas de péridurale qu’ils m’avaient dit qu’ils poseraient dès mon arrivée ! et puis je réalise ! Ils ne pourront pas me faire leur péri !!!! j’ai tout fait ! on y est ! Je suis heureuse avant qu’une nouvelle contraction me rappelle qu’il reste des efforts à fournir. La sage-femme redemande si la poche des eaux est intacte…. oui ! je le saurai ! et là… plouch ! le déluge ! je sens quelqu’un me poser une perfusion. Je vois le Dr M., je sens l’échographie rapide.

Je demande M, Il faut qu’il reste devant mon visage je ne veux pas voir tous ces gens qui s’activent et se pressent. Je lui parle mais ne me souviens pas du tout de ce que je lui dis. ça recommence et cette fois je sens que tu arrives, j’essaie de me concentrer pour pouvoir pousser efficacement. Tu avances vite et je sens tout, tout ton petit corps. je reprends mon souffle et pousse encore. Cela me soulage. Et puis à un moment, plus de contractions. je panique car ta tête n’est pas encore sortie et que je n’ai plus cette envie de pousser. J’entends les gens m’encourager. Le Dr M (l’autre) entre et me dit qu’il faut y aller ! Je me reconcentre et pousse, pousse encore. Voilà, je te sens, ta tête passe. J’ai franchement l’impression qu’elle est énorme, que jamais je n’arriverai à te sortir de là ! Je pousse une dernière fois et enfin, te voilà. On te pose sur mon ventre quelques instants puis quelqu’un t’emmène. On me dit juste que tu es sonnée. Je dis à ton papa d’aller avec toi. Le Dr M me dit « Vous ne la vouliez vraiment pas cette péridurale hein ? » je lui raconte alors que notre arrivée tardive n’était absolument pas voulue.

Les soins commencent, on te remet sur moi. J’ai peur, je ne veux plus qu’on me touche. je tremble comme une feuille. Je viens d’accoucher par voie basse, sans péridurale, sans épisiotomie, d’un bébé en siège et je ne supporte pas que la doc répare la toute petite déchirure qui en résulte. Mon corps a du mal à se remettre de la tempête qu’il vient de vivre. On me met donc sous gaz hilarant le temps de la couture.

Enfin c’est fini. Je peux te reprendre, tu es là, avec nous. Je demande finalement à quelle heure tu es arrivée: 9h01, soit 20 minutes entre notre arrivée dans le service et ta naissance. Je n’en reviens pas. Je pleure, je l’ai fait, j’ai réussi. Tu es là, et les médecins ne m’ont pas touché. j’ai tout géré avec ton papa et toi. Je suis fière, émue bouleversée. C’était tellement intense et en même temps tellement réel. Je peux dire que je t’ai mise au monde. J’admire ton papa qui n’a pas perdu son sang froid et qui m’a vraiment accompagné.

Il doit être 10h30 j’ai faim, nous appelons famille et amis pour annoncer ton arrivée, la plupart ne nous croit pas, aussi rapide?? Têter te demande trop d’efforts pour le moment, je te laisse dormir.

Il est 11h30, ce dimanche 17 mars 2013 et enfin nous voilà en chambre tous les 3 et nous commençons notre nouvelle vie. Tu es belle ma fille, tu ressembles à ta soeur. C’est sans appréhensions et avec une joie immense que je te berce contre moi.

Je passerai sur les « détails » du séjour à la maternité… vraiment pas agréable, protocolaire. Méconnaissance de l’allaitement, pression, non dialogue… bref tout ce que je redoutais.

SI prochain bébé il y a, je resterai sur un projet d’AAD mais si je devais accoucher en structure je demanderai une sortie précoce le jour J, pour ne pas être séparée de mes grandes, pour me sentir bien chez moi et ne pas avoir de compte à rendre quant aux heures, durée des têtées etc…

Certes mon projet ne s’est pas réalisé comme il devait, mais je pense au plus profond de moi que cela est arrivé pour une raison. Peut être n’étais je pas encore prête ? Cet accouchement m’a tout de même réparé du premier, il m’a donné confiance et force. Je suis maintenant informée et éclairée et accompagne au maximum la défense de l’aad, pour que toutes les femmes qui le souhaitent et le peuvent continuent à avoir ce choix.

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#337 Un accouchement en siège et un accouchement inopiné

2 Fév

Premier accouchement :

Mercredi (40sa + 4) : rdv dépassement de terme. Le col n’a pas bougé depuis 2 mois, il est toujours mou et ouvert à 2. Mon bébé est toujours en siège décomplété mais est bien positionné pour un accouchement par voie basse donc la voie basse est toujours ok mais la césarienne est programmée pour lundi prochain. Mon bébé n’a plus que quelques jours pour arriver tout seul. La sage-femme qui m’examine décide de tenter un décollement des membranes. Cela me fait mal donc elle arrête et a l’impression qu’elle n’a pas fait grand-chose.
Toute l’après-midi, j’ai des douleurs dans le ventre. Rien de vraiment violent mais c’est désagréable.

Jeudi : à 3h du matin, je suis réveillée par une contraction. Jusqu’à présent mes contractions n’étaient jamais douloureuses mais là elles le sont même si ça reste supportable. Comme je veux être sûre de ne pas aller à la maternité pour rien, je regarde l’heure et le temps entre chaque contraction. Elles sont espacées de 7 à 10 minutes et pas régulières mais j’ai l’impression qu’elles se rapprochent toutes les 5 minutes et que la douleur augmente. Je dois m’asseoir dans le lit pour mieux les supporter. Vers 4h30, je me lève et vais prendre du spasfon. Les contractions se rapprochent encore et sont toutes les 3 à 5 minutes au moment où mon mari se réveille et me demande pourquoi je souffle comme ça dans le lit. Il est 5h30. J’étais prête à le réveiller donc je lui réponds : il faut que tu m’amènes à la maternité.
Là, je décide malgré tout de prendre une douche rapide pour me sentir mieux. Mon mari s’habille et grignote un truc en vitesse. On arrive vers 6h30 à la maternité. On m’examine : mon col est ouvert à 3 donc les contractions sont efficaces. On m’installe en salle d’accouchement et on me demande si je veux la péri. Les contractions sont douloureuses et cela me rassure moi et le personnel d’en avoir une donc je dis oui. En attendant, je m’assoie sur le lit en bougeant le bassin pour me soulager à chaque contraction. On me pose la péri et 5 minutes après, je sens un liquide chaud couler entre mes jambes. La poche des eaux vient de se percer. Le liquide est clair donc tout va bien.
Le dosage de la péri n’est pas évident car il y a un temps de réaction. J’ai donc appuyé un peu trop sur le bouton pour doser et j’ai commencé à ne plus sentir mes jambes car elles étaient toutes engourdies. Je décide donc de ne plus appuyer sur le bouton tant que je n’ai pas récupéré mes sensations pour la poussée. Pendant ce temps, la sage-femme, l’élève sage-femme et la gynéco viennent examiner la dilatation de mon col toutes les heures. Et je sens une hésitation sur leur visage car ce qu’elles touchent, ce n’est pas les fesses de mon bébé comme pour un siège décomplété mais les pieds de mon bébé qui se présentent en premier. Je me dis que la césarienne va être décidée et finalement la gynéco me demande si je suis toujours motivée pour la voie basse, je lui réponds oui donc la décision est prise : pas de césarienne pour l’instant.

L’accouchement continue tranquillement jusqu’à ce que je sente quelque chose entre mes jambes. Je pense : « non, pas déjà » car il n’y a personne autour de moi à part mon mari. Je sonne pour qu’on vienne m’examiner. C’est normal, les pieds de mon bébé sont en train de sortir. Mon mari peut déjà voir le premier pied. On me propose de les toucher mais je n’ose pas tout de suite. Je les ai touchés ensuite quand les 2 pieds ont été sortis. C’est une sensation très particulière sachant que mon bébé est encore dans le ventre. Il a dû s’écouler environ 1 à 2h pendant que les pieds de mon bébé continuaient tranquillement de sortir de mon ventre.
Je ne suis pas encore à dilatation complète mais elle avance bien. Et à chaque fois qu’on m’examine, il y a des pertes marron sur les gants utilisés. Mon bébé est déjà en train d’évacuer son méconium et va même en recouvrir complètement ses 2 pieds.
Les douleurs dans le bas du dos reviennent mais je veux garder toutes mes sensations pour la poussée donc je me concentre pour les supporter le mieux possible malgré ma position allongée sur le dos et mes jambes toutes engourdies.
Enfin on m’examine et je suis à dilatation complète. On me pose les jambes sur les étriers car je ne peux pas le faire moi-même. Tout le monde vient dans la salle : 8 personnes au total (mon mari les a comptés). On m’explique que je dois pousser après avoir bloqué ma respiration quand on me le dira car je ne sens pas bien mes contractions. Le premier essai n’a pas été très concluant. Donc on attend la deuxième contraction. Je ne la sens pas encore arriver mais j’entends la gynéco dire : vous êtes sûrs qu’il n’y a pas de contraction, ça avance tout seul. La poussée qui a suivi a donc été très efficace car j’avais senti que ça avançait à l’intérieur et je savais où pousser. Maintenant je vois ses 2 pieds qui sortent de mon ventre. Ses jambes sont croisées. La troisième contraction s’est faite attendre quelques minutes. Et je recommence à pousser très fort et d’un coup je sens que ça sort d’un coup de mon ventre. La gynéco me dit « on pousse à nouveau » et mon mari me dit : il ne reste plus que la tête à sortir. Je ne voulais pas attendre 5 minutes de plus une nouvelle contraction pour sortir la tête donc j’ai de nouveau poussé de toutes mes forces et la tête et les bras sont sortis très rapidement. Encore une sensation vraiment particulière car avec la péri, je n’avais pas mal (excepté dans le bas du dos) mais j’ai bien senti la tête sortir. La poussée a duré 10 minutes au total (j’ai demandé au personnel après coup). Le personnel était tellement pris dans l’action qu’ils ont oublié de prélever le sang du cordon. Il n’en restait plus beaucoup à prélever quand ils s’en sont rendus compte. (les boulets^^)
Puis j’entends mon bébé pleurer et là on me le pose sur le ventre.
Quelques minutes après, ils veulent faire les premiers soins à mon bébé mais j’insiste pour que mon mari fasse le premier détachement de mon bébé avec moi. C’est donc lui qui a pris notre fille pour lui montrer rapidement le monde dans lequel elle vient tout juste d’arriver puis l’a ensuite tendu au personnel médical. Tout va bien donc on me rend ma fille pour la première tétée en salle d’accouchement. Elle était toute emmaillotée mais mon mari a demandé à ce qu’elle soit en peau à peau avec moi.
Pendant ce temps on me recoud car j’ai eu une petite déchirure donc ils m’ont fait un point.

Tout le personnel m’a félicité pour cet accouchement. J’ai ainsi appris que l’anesthésiste avait été très soulagé quand il a vu la tête sortir…
Pour me transférer dans ma chambre, ma fille est de nouveau emmaillotée et est dans les bras de son papa. Et moi dans un fauteuil roulant car avec la péri, j’ai encore les jambes engourdies même si je peux désormais les bouger moi-même.

Après cette naissance, le séjour à la maternité a malheureusement été catastrophique avec un personnel donnant des informations contradictoires sur l’allaitement, me jugeant sur mes choix, me faisant culpabiliser d’affamer ma fille car j’avais choisi l’allaitement. Le méconium était sorti entièrement en salle de naissance. Il n’a donc pas pu sortir les premiers jours et cela a inquiété le personnel qui considérait une naissance en siège comme une naissance difficile. Je n’étais pas dans la norme des protocoles et cela a clairement posé un problème au personnel qui me l’a bien fait ressentir. Après plusieurs jours à pleurer, ma fille a subitement repris du poids en une nuit de façon miraculeuse (une balance qui ne fonctionne pas correctement, une personne qui ne sait pas s’en servir et un bébé gavé au lait artificiel juste avant sous prétexte que ma fille est affamée, ça fait des miracles…) La sortie de la maternité a été un énorme soulagement. Aujourd’hui encore, je considère ce séjour comme un séjour en prison car j’ai eu l’impression que l’on m’empêchait de sortir pour de faux prétextes. La meilleure preuve est la courbe de poids de ma fille (totalement biaisée).
Deuxième accouchement :
Ca y est, je suis arrivée à 41 semaines d’aménorrhée et je n’ai toujours pas accouché. Plus que quelques jours et je serai déclenchée.
J’ai rendez-vous à 14h30 à la maternité pour un monitoring et une échographie pour s’assurer que tout va bien. Bilan : tout est normal : placenta, quantité de liquide amniotique. J’ai eu un toucher vaginal : le col est encore fermé. J’appelle M. la sage-femme qui a suivi ma grossesse (et avec qui je dois accoucher en plateau technique) alors que je suis encore sur le parking de la maternité (heure de l’appel : 15h55). Je discute avec lui sur comment essayer d’aider l’accouchement (homéo, acupuncture, ostéo). On se revoit dans 2 jours pour le prochain monitoring. Nous rentrons donc chez nous en faisant un détour par la pharmacie pour acheter l’homéo pour ouvrir le col. Je mets le tube dans mon sac en me disant que je le prendrai quand on sera rentrés (je n’aurai finalement pas le temps de m’en servir).
Nous passons récupérer notre fille de 2 ans chez la nounou et nous discutons un peu car la nounou a 4 enfants et elle a aussi connu le dépassement de terme avec monitoring tous les 2 jours. Vers 17h30, nous commençons à nous lever pour rentrer chez nous. En me levant, je sens un peu de liquide couler. Je demande à aller aux toilettes et je vois ma culotte trempée. Je décide d’accélérer le mouvement pour m’assurer que c’est bien du liquide amniotique. Arrivée devant la voiture, ça coule nettement plus le long des jambes. Plus de doute, c’est bien la poche des eaux qui est fissurée. J’attends 5 min devant la voiture que mon mari et notre fille arrivent. Je dis à mon mari de protéger le siège de la voiture, ce qu’il fait avec un plaid de pic-nic. Et en m’asseyant, toute la poche se vide. Ouf, le plaid est bien étanche !
On rentre chez nous (5 min de voiture). Les contractions ont commencé dans la voiture donc à peine rentrés, je rappelle M. pour l’en informer (heure de l’appel : 17h42). Je lui laisse un message sur son répondeur. Puis je vais aux toilettes : mon corps se prépare clairement pour l’accouchement car j’ai du mal à me retenir. Je vais ensuite dans ma chambre et sur mon lit pour gérer au mieux les contractions qui sont finalement assez rapprochées (toutes les 3-4 minutes) mais pas vraiment douloureuses.
17h52 : M. me rappelle. Une autre maman a également rompu la poche des eaux, c’est son 3ème et elle a accouché rapidement pour son 2ème donc il ne sait pas quoi faire. Mon premier accouchement a duré 10h donc nous décidons de refaire le point par téléphone dans 1h sur l’évolution des contractions. Je demande à mon mari d’appeler A. qui doit garder notre fille pendant l’accouchement, ce qu’il fait (heure de l’appel : 18h01). Notre fille a l’air contente car « nounou A. va revenir ». Tant mieux !
Mon mari prépare la chambre pour A., fait un peu de ménage, mets les sacs dans la voiture tout en s’occupant de notre fille. Moi je reste dans la chambre à gérer les contractions. Je sais que je dois me reposer entre chaque alors je cherche une position pendant la contraction et une position de repos entre les contractions. La porte de la chambre est restée ouverte et notre fille peut venir comme elle en a envie. Elle ne comprend pas trop ce qui se passe. Et j’ai droit à des « Maman fait pipi par terre. », « Maman fait pipi dans le lit ». Car à chaque contraction, je perds du liquide. Mais elle n’a pas l’air plus choquée que ça.
L’intensité des contractions augmente et à chaque fois, je cherche la position qui me soulagera le plus. Assise au milieu du lit, penchée vers l’avant au début. Et je me mets à faire des sons graves, ce qui soulage en partie la douleur. Après 2-3 contractions à faire des sons, j’entends ma fille dans la pièce à côté : « ya maman qui fait l’avion ». Une fois la contraction finie, j’éclate de rire jusqu’à la contraction d’après. La douleur arrive à nouveau, je me remets à faire des sons et à me pencher en avant. Les contractions augmentent. Désormais, je n’ai plus le temps de m’allonger entre 2 contractions donc je m’appuie sur le mur de la chambre. De toute façon, tout ça m’épuise et il faut que je me repose même pour 10 secondes. Pour la contraction suivante, je m’assoie sur le bord du lit et m’accroche au lit bébé qui est juste à côté. Lorsque mon point se referme, je sens que ça ne va pas. Donc je prends appui sur le lit en le repoussant, ce qui me convient mieux. Les contractions s’intensifient jusqu’à ce que je ne sache plus dans quelle position me mettre. Je tente de me mettre à 4 pattes, la seule position que je n’ai pas encore testée et j’appelle mon mari qui met sa main sur le bas de mon ventre. Ça me soulage en partie. La contraction se termine et je pose la tête sur le lit car je commence à être épuisée et si ça doit durer un moment, il faut que je me repose. Je me suis même dit qu’avec une douleur pareille, si elle doit se prolonger, je comprends toutes ces femmes qui demandent la péri. Elles doivent être épuisée et n’en peuvent plus de la douleur. Puis une autre contraction arrive et je relève la tête et les bras pour me remettre à 4 pattes. Là, je sens que ça pousse. Je crie pour soulager la douleur et je crie ensuite à mon mari : « Elle arrive, Appelles M. » Fin de la contraction : la tête de mon bébé appuie sur la vulve qui s’est étirée. Je lui touche la tête. Je sens la fatigue revenir d’un coup donc je repose ma tête sur le lit. A la contraction suivante, je me remets à crier pour accompagner la sortie du bébé car ça me soulage. Et le voilà, mon bébé qui vient de naître : elle est posée sur le lit. Mon mari est là, avec elle. Puis je vois A. qui vient d’arriver. Elle s’occupe de notre fille qui a eu peur quand j’ai crié. J’aperçois le téléphone posé à côté de ma tête sur le lit : le médecin du SAMU répond. Car mon mari a appelé, en même temps, M. et les pompiers qui sont donc déjà en route. Puis mon mari me met notre bébé dans les bras et suit les consignes du médecin par téléphone (sécher ma fille et la mettre au chaud). Quand M. rappelle 2 minutes après, c’est donc A. qui va lui répondre et lui expliquer la situation. Puis A. et mon mari nouent le cordon avec un bout de tissu (un paréo). Vu le temps mis à trouver ce tissu, je sais que le cordon ne bats plus donc je m’en fiche. Puis, tout s’enchaîne : les pompiers arrivent. Et alors que mon bébé était déjà bien au chaud contre moi avec des plaids, il faut l’emballer dans la couverture de survie. Ils clampent le cordon avec les pinces. Le SAMU arrive (3 femmes) et là, sans même me demander mon avis, elles m’enlèvent mon bébé qui se retrouve nu et vérifient son taux de sucre. Puis elles l’enveloppent dans un sac plastique spécial (une couverture de survie pour nourrisson) avant de la remettre sur moi avec une couverture polaire par-dessus. (Sachant que nous sommes chez nous, que nous sommes début août et que nous avons de quoi la réchauffer, je ne comprends pas l’utilité du sac plastique où ma fille est nue et mal à l’aise mais je ne dis rien car elles sont très directives et ne semblent pas ouvertes au dialogue. Je me dis que ça doit être le protocole en cas d’urgence. Quelle urgence y a-t-il à ce moment-là puisque ma fille était déjà maintenue au chaud contre moi ? Je n’ai toujours pas de réponse.)
Toujours sans poser aucune question, elles demandent à mon mari de sortir de la pièce. Elles m’expliquent qu’elles vont me poser une perfusion pour être transfusée en cas de besoin. Comme il ne comprend pas pourquoi il doit sortir juste pour une piqûre dans le bras et moi non plus, il refuse. Sa réponse ne leur plaît pas et nous serons automatiquement considérés comme des marginaux qui ont fait le choix d’accoucher à domicile alors que c’est hyper dangereux.
Puis on ouvre les volets de la chambre (qui étaient restés fermés pour que le soleil ne chauffe pas trop la chambre) pour faire de la lumière. Mais mon bébé a trop de lumière dans les yeux, en plus d’être emballée nue dans son sac plastique et pleure énormément donc mon mari referme un peu les stores, ce qui ne plait encore pas aux médecins du SAMU et ce qu’elles perçoivent à nouveau comme une opposition.
Elles s’occupent alors du cordon qu’il faut couper. Et l’une d’entre elles propose de faire couper le cordon au papa. Ce à quoi une autre répond : « Non, certainement pas, vu son comportement ». Nous ne répondons rien car je sais que mon mari n’a pas envie de couper le cordon. Mais je n’en pense pas moins… Je la trouve pathétique de libérer son stress de cette façon. Mon bébé pleure depuis le début et c’est difficile de la consoler donc je ne veux pas en rajouter. Puis on essaye d’établir l’heure de la naissance car le placenta n’est pas encore sorti. Je ne sais pas exactement mais je sais établir entre 18h45 et 19h (heure d’arrivée des pompiers). Vers 19h20, les contractions recommencent petit à petit. Elles me paraissent ridicules comparées à tout à l’heure. Vers 19h30, elles me demandent de pousser car j’ai à nouveau des contractions et le placenta est presque sorti. Je pousse et il sort sans problème. Par peur de l’hémorragie de la délivrance, elles m’ont perfusées avec de l’ocytocine donc les contractions continuent mais sans être vraiment plus intenses. Elles veulent me transférer à la maternité mais sur le moment, je préfère attendre l’arrivée de M. qui avait un peu plus de route à faire. Elles comprennent notre réponse comme un refus d’être transféré.
Mon bébé essaye de téter ses mains mais emballée dans le sac plastique, elle n’y arrive pas donc je lui libère les mains. Je le fais en expliquant distinctement et droit dans les yeux à la personne du SAMU qui est avec moi dans la chambre que je ne lui sors que les mains du plastique.
Finalement M. arrive et nous discutons tranquillement de ce qui vient de se passer car je me sens en confiance, ce qui était loin d’être le cas avec le SAMU. On enlève mon bébé de son sac plastique, on l’habille et je la mets au sein. Elle va téter au moins 10 minutes : le temps qu’on décide de l’organisation du transfert à la maternité où j’avais prévu d’accoucher et où j’étais quelques heures plus tôt. Je serai dans un brancard et mon bébé dans notre siège auto à côté de moi. Pour des raisons de sécurité, je ne pourrai pas la voir pendant le trajet. Heureusement, elle a dormi. J’arrive donc à la maternité avec les pompiers, toujours dans le brancard. En discutant avec les pompiers dans le camion, j’apprends que l’appel aux urgences a été passé entre 18h48 et 18h53. J’estime donc l’heure de la naissance à 18h50.
Le séjour en maternité a été très court (2 nuits) car je souhaitais rentrer chez moi rapidement et car j’étais en accompagnement global. Avec le recul, j’aurai préféré rester chez moi puisque tout s’était bien passé mais dans l’action, j’ai suivi les conseils de la sage-femme pour avoir un bon soutien pour la mise en route de l’allaitement. Ce deuxième allaitement s’est d’ailleurs très bien passé.

Adeline – Maine et Loire

4 Déc

Lors de ma première grossesse, j’ai su très vite que notre petite demoiselle avait trouvé SA position idéale:le siège! La gynécologue qui me suivait m’a proposé la version par manoeuvre externe mais l’équipe médicale qui m’a accompagné ce jour-là a constaté également que notre petite puce n’avait vraiment pas envie de bouger et n’a pas insisté. J’essayais tant bien que mal de me faire à l’idée que j’accoucherais par césarienne et non pas par voie basse alors que mon suivi en haptonomie m’avait fortement préparé à l’accouchement dont je rêvais pour une première! Ma gynécologue avait déjà programmé la date de la césarienne!
Mais le jour de la version, l’équipe médicale m’a dit que malgré le fait qu’elle soit en siège je pouvais très bien accouché par voie basse mais que je serais « seule » pour faire le travail et qu’en cas de difficulté l’équipe médicale ne pourrait pas m’accompagner avec forceps, cuillère, ventouse… Ca tombe bien, ces instruments ne m’enchantent guère!
Après une radio de contrôle de mon bassin et de nombreux échanges avec ma sage femme et ma gynécologue (qui malgré le fait qu’elle ait programmé la césarienne, est revenue sur sa décision…), nous étions, avec mon mari, sûrs de notre choix!
L’accouchement s’est déroulé super sereinement avec une équipe médicale à l’écoute, voulant tous assistés à un accouchement par voie basse en siège car apparemment ce n’est pas si répandu que ça! Et une petite puce qui a super bien travaillé même quand sa maman n’en pouvait plus!
Seul petit bémol:le fait qu’on ne m’ait pas proposé la première tétée en salle d’accouchement et que du coup l’allaitement a été un peu long à se mettre en place!
Un deuxième accouchement tout aussi magique pour la petite soeur:un travail qui arrivait à son terme à notre arrivée à la maternité; je m’étais dit que je ne souhaitais pas d’emblée la péridurale sauf si la douleur devenait trop intense mais finalement je n’ai pas eu à me poser la question car notre deuxième louloute était très pressée! Et ça s’est passé tout en douceur! Avec cette fois une première tétée en salle d’accouchement!
En résumé:deux grossesses épanouissantes et deux accouchements magiques!
Adeline, Maine et Loire, France

naissance d’ Ema et Elisa – Corse

12 Mar

Naissance d ‘ Ema:

Ma grossesse a était parfaite! Sans aucun symptôme désagréable, mon accouchement était prévus le 07/11/2007. Et elle a attendue jusqu’au jour J….
Mon accouchement a même était déclenché à 10h00.
Tout c’est très bien passé, les contractions sont arrivées assez vite, assez légères au début puis très vite tout c’est accélérer , mon col c’est dilaté plus vite que prévus, je suis alors allé en salle de travail, arrivée à 7 de dilatation j’ai enfin eu une péridurale avec une pompe, j ai donc pu gérer comme je le sentais…
Puis, tout c’est passé très vite,j ‘étais seule en salle de travail quand j ai sentie que ça poussait très fort et que ma fille descendait , alors j ai appelé parce que je sentais que mon bébé arrivait, (premier enfant donc j était sensé en avoir pour un moment!) et personnes ne venait… Finalement une sage femme a finit par arriver et c’est rendue compte que la tête de ma fille était bien la et elle m a installée !!!
J ‘ ai eu très peur que personne ne vienne!!!
Et ma petite est née a 13h52 ,3kg250 et 48,5cm!!!
La sage femme a mis ma petite au sein dans les minutes qui ont suivies, je voulais absolument allaité, et tout c’est très bien passé ( malgré les petits bobos des débuts d allaitement) et le personnel médical a était d un très grand soutien en ces débuts d allaitement.

Naissance d Elisa:

Pour ma seconde princesse, la naissance était prévus pour le 05/12/2012, tout a était plus compliqué, dèjà, tous les symptômes de début de grossesse étaient présents!!
Mais tout est rentré dans l ordre a la fin du premier trimestre; puis, a 5 mois de grossesse, j ai eu des contractions, donc nous sommes monté à la maternité, heureusement rien de grave et je suis repartie avec des cachets …
Rebelote à 30SA, mais cette fois, c’est plus grave, ils me gardent, mon col est ouvert à 2 doigts, je suis donc perfusée et est droit à des injections de cortisone pour les poumons de ma fille.
Après 1 semaine et une echo de contrôle, (qui indique aussi que ma fille est en siège décomplété pour l instant) , je rentre chez moi sous traitement, monitoring 2 fois par semaine et repos total obligatoire…
Arrive enfin la semaine 37, fin des monitoring, fin de la MAP, mais aussi fin de mes longues discutions avec ma sage femme!! ET surtout mon échographie du 8eme mois!

Nous y voila, j’ai beaucoup sentie bouger mon petit ange, j ai espoir qu elle se soit retourner, et mon obstétricien m annonce que ma petite a bien bougé mais pour se mettre en siège complet!! Et qu en plus de ça, mon col était effacé!
Il m envoie donc d urgence faire une pelvimétrie et ensuite au bloc des naissances discuter avec les sages femmes des résultats et de ce qui était envisageable…
Les résultats étaient très bons, les sages femmes m’ ont dit que la voie basse était possible, seulement si je m en sentais capable, que ça pouvait être long puisque mon bébé arrivait par les pieds donc appuyer moins sur le col, et qu il ne devait pas rester coincé une fois le corps sortie…. De toute façon toute l équipe médical est la au cas ou il y est un problème, mon obstétricien, sage femme, anesthésiste et bien sûr, le pédiatre…
Je rentre donc chez moi, confiante ; quinze jours plus tard, rebelote, contractions régulières toutes les cinq minutes, donc c est partit, je me présente au bloc, on installe le monitoring, les contractions sont bien la , mon col toujours a deux, ils décident de me garder, parce que la poche des eaux peut rompre et il y a aussi le risque a ce moment la d une procidence du cordon….on attend mais les contractions s arrêtent au petit matin , mon col n a pas bougé donc je rentre.

J ‘ai le droit encore à beaucoup de contractions irrégulières et non douloureuses, et enfin le 30/11 vers 16h les contractions deviennent régulières mais toujours non douloureuses, je décide donc de ne pas monter à l hôpital, elles durent ne devienne pas plus douloureuses mais vers 22h je préfère monter quand même , vérifier si la petite va bien car elle bougeait beaucoup et j avais peur que quelque chose cloche.
On se réinstalle en salle de pré-travail, j explique mon dossier, monitoring, contractions ok, elle m’ osculte, je lui dis que je crois que la petite a essayer de se retourner, j ai sentie sa tête plus basse à un moment… Et elle me répond qu on va faire une écho de contrôle parce qu elle sent un membre, il se peut qu elle soit maintenant en transverse, mon col est à 3 doigts larges et je suis bien en travail, mais là pas de possibilité autre que la césarienne… Je suis un peu paniquée , je m était préparée à un siège et voila qu on m annonce ça!! Echo faite, la petite est en siège complet , ouf !!
Elle me dit qu on attend avant d appeler mon obstétricien, parce-que ça risque d’ être long, on doit garder la poche des eaux pour appuyer à la place de la tête, je vais pour l instant aller en chambre en attendant que mes contractions deviennent douloureuses.

Mon compagnon prend mes affaires et nous voila encore une fois dans cette chambre!! Comme nous habitons a 15mn de l hôpital il a le droit de rester avec moi dans la chambre.
Vers 23h00, nous sommes allongés entrain de regarder la TV , il me dit « rho lala ça va être long!! De toute façon tu n’as pas la tête de celle qui va accoucher!! » je rie et à ce moment là, on entend un gros bruit , comme une bouteille de champagne qu on débouche! Il me regarde et me dit  » c’est la poche des eaux?? » Je balbutie un petit » je crois », me lève et là c’est une rivière!! Il va vite chercher une sage femme, elle arrive, est très calme, mais moi je me met à trembler, les contractions arrivent très fortes, ça coule je suis trempée elle me demande les affaires pour la petite, mais elle sont dans la voiture, mon compagnon n a pris que les miennes!! ( on ne pensais pas accoucher si vite!!) elle l engueule un peu « vite!! deuxième bébé, poche des eaux rompue, vous allez manquez quelque chose!! » Pendant qu il va les chercher , elle m autorise a prendre une douche vite fait, mais je commence a avoir vraiment mal…
Je me met a pleurer, je tremble encore plus, je pense a la procidence du cordon , le siège, j ai peur je ne suis pas prête!! Mais la sage femme me réconforte, mon compagnon arrive, nous prenons les affaires et c’est parti… On peut me suivre a la trace!!

La, tout va très vite, elle m osculte , je suis à 6, direction la salle de travail, l anesthésiste arrive peu après, il est 23h20 et il est de mauvaise humeur!!
Il me crie dessus qu il a envie de rentrer chez lui, que je ne dois pas bouger, mais il me fait vraiment mal et de toute façon je n’ arrive pas à arrêter de trembler!
La sage femme est avec moi et me parle doucement, je l écoute elle, pas lui, je me concentre sur ce qu elle me dit, et lui s en va…
Je suis à 8 , elle me dit qu on ne va pas tarder a s installer il ne faut pas traîner, mon obstétricien a était appelé, mais il n est toujours pas là, il y a avec moi mon compagnon, et des aides soignantes, quand je sens poussé très fort, elle est là, elle arrive, je dit à mon compagnon de regarder et il appelle très calmement  » S’il vous plaît, il y a un pied!! » là, elles se mettent toutes à appeler la sage femme, elle arrive je pousse et je sens une jambe, la deuxième, puis le corps passer, il ne reste que la tête, la sage femme me dit  » ALLEZ faut pousser très fort!! Elle ne peut pas rester comme ça!!! »
Elle doit faire une petite manoeuvre pour aider à faire sortir la tête, mettre ses doigts dans la bouche du bébé pour bien appuyer sa tête, et appelle sa collègue en disant  » viens vite je n y arrive pas!!  »
Sa collègue arrive vite et c’est partie « POUSSEZ FORT!!! »
Mon compagnon m encourage aussi, c’est l effervescence dans la salle, il faut se dépêcher, je pousse fort, pourtant j ‘ai l impression de ne pas y arriver, je sens un crie remonter dans ma gorge en même temps qu’ une sorte de rage qui me permet enfin d expulser mon bébé et c’est bon, il est 00h04 et elle va très bien, elle est enfin sur mon ventre, si belle , si calme.. Une des sages femmes demande à mon compagnon de couper le cordon, mais trop tard, c’est fait par la seconde…Petit pincement au coeur.. et finalement ni obstétricien( il était sur le parking), ni pédiatre… On a eu de la chance!!
La sage femme s’ occupe de mes soins, ma fille est toujours dans mes bras, je n ai que deux petites griffures, et on met mon bébé au sein, elle tète tant et plus, tout va bien!! Elle reste là, bien 1/2 heure avec nous, puis ils l emmènent faire les soins avec mon compagnon, la sage femme lui fait recouper le cordon, vraiment très sympa!
3kg 725 et 51 cm!!
Il me la ramène aussi tôt les soins terminés, et l installe au deuxième sein.

Dans les deux cas, mon compagnon, mon bébé et moi-même avons était respecté en salle de travail ainsi que pendant notre séjour à la maternité, et j’ ai été guidée et soutenue pour mon allaitement et pour mes deux accouchements, je recommencerais sans rien changer!! ( sauf l’ anesthésiste!!)

Le deuxième accouchement de Malory

6 Mar

Deuxième accouchement Hazebrouck (59) – France

Ta naissance….

Si je veux raconter ta naissance, je dois remonter un peu le temps. Et oui dès le début tu m’as fait des frayeurs, et vraiment je n’aurai jamais cru arriver au bout de cette grossesse.

Deux détours aux urgences pour pertes de sang, oh non pas beaucoup, mais de quoi m’inquiéter, une fois c’était juste un col fragile et la deuxième fois un décollement…

Puis plus tard j’apprends que tu es en siège à 22 semaines, tu as encore bien le temps, bien que cela m’inquiète déjà, je l’avoue… Puis quand à 8 mois de grossesse, on me dit que tu es toujours en siège, donc une voie basse peut être pas possible, moi qui rêver de te faire une naissance de « rêve » je suis toute perdue, je m’étais tant préparée pour tout, mais pas pour ça !
De ce faite je passe un scanner et aussi une écho pour mesurer ta petite tête… La semaine d’après, grande nouvelle pour moi, tu passe en voie basse, cela veut donc dire pas de césarienne, quel soulagement !

Je n’avais pas prévu ça, mais je vais faire comme « prévu » du moins essayer, même si j’ai plutôt confiance en nous pour cette petite épreuve qui nous mènera à cet fameuse vraie rencontre…

Puis un certain jour, un lundi, le 30 juillet…

Cela faisait bien 3 semaines que ça travaillait… Pas tout les jours, et pas régulièrement. Mais ça travaillait. J’apprends que je suis ouverte à 2 doigts le 23 Juillet. J’avais donc raison ça boss là dedans. Bientôt tu seras là.

En fin de semaine, voilà que c’est repartie, contractions à gogo, puis plus rien, et ça reprends… Je pense que je me bloque. J’ai très peur de laisser ton frère seul la nuit. Mais après un weekend end à contracter et avoir des douleurs bizarre, ce lundi là je me prépare pour la maternité. Je finis le sac de Sacha et mets dans ma trousse de toilette ma brosse à dent et un peu de maquillage, au cas où…

Je mets ton frère au lit et je pars à pied il est 13h. Pendant le trajet qui me prend hors grossesse 5 mins, là j’en mets au moins mis 15, avec 3/4 contractions. Mais pas celle qui empêche de marcher, juste des contractions. Je fais mon billet d’entrée tranquillement et monte. J’explique mon cas, et là pour passé le temps je compte les contractions. Tout les 4 mins, ah bon ?!

Vers 13h40 je suis enfin pris en charge.
On m’ausculte je suis à 3 et col pas mal effacé. Je ne suis donc pas venu pour rien, wouah, au fond j’le savais, mais j’ai du mal à réaliser encore. Elle me dit qu’ils vont surement me garder. Mais on fait un monito avant. J’ai droit à un truc pour aller à la selle. Revient genre 45mins après. Et là me demande se que je veux, mobilité ou pas? MOBILITEEEE !! Du coup j’ai droit au monito en wifi cool ! Elle me signale qu’elle a lu mon dossier, qu’elle a vu que je ne veux pas de péri, MAIS qu’elle me la conseille très fortement, car comme tu es en siège, cela reste un cas médical, et qu’à la fin on doit aller vite et si on doit faire des manip’ c’est toujours mieux de l’avoir… Elle voit que j’ai pas envie, que j’ai peur surtout. Du coup elle me rassure en disant, on peut juste poser le cathéter et rien mettre, durant la dilatation, juste mettre une mini dose à la fin. Je lui dis que je réfléchi…

Mamie arrive en premier pour me voir, elle reste 10mins puis c’est tata Marianne (j’avais pas trop envie de les voir, mais bon comme elles n’ont pas vécu mon premier accouchement…) vers 15h30 la sf revient pour voir le monito et col si ça a évoluer, contraction toute les 3-4mins, qui monte bien haut, mais je gère très bien comme elle dit, mon col est ouvert à 4. Elle demande donc si j’ai réfléchi. Je ne sais toujours pas… J’ai d’ailleurs même pas réfléchi en faite… Elle dit qu’elle aussi à eu un bébé en siège qui a d’ailleurs 15 jours de moins que Sacha. Et qu’elle a prit la péri, pour le « au cas où » et me répète qu’on n’est pas obligé de mettre de produit dedans. J’accepte moi aussi pour le « au cas où ».

Papa arrive enfin ! Je suis en salle de naissance. L’anesthésiste arrive. Rien que de la voir je tremble de peur. Elle m’explique comment ça va se passer, plus elle explique plus j’ai peur. J’ai le souvenir de celle pour la naissance de Sacha qui me revient, je sens mes larmes monter. Elle commence, la sf me rassure me parle, mais rien y fait je pleure, j’ai peur, j’ai une fois de plus très mal.

Une fois poser je sèche mes larmes, elle fait passé une rikiki dose voir si ça marche. Ca marche plus d’un côté que de l’autre…

Après tout va mieux, je marche, ris, danse, vu que je peux bouger j’en profite. Je suis bien, et pendant les contractions, je souffle, accroupi je suis ‘très’ bien. La sf revient je suis à 6. Elle me dit « encore avec le sourire » bah oui moi tout va bien.

Le travail se corse vers le 7-8 cm, là je suis plus du tout avec le sourire, mais je gère toujours très bien en soufflant à chaque contractions.

Arrivée à 8-9 j’avoue là j’ai plus que mal. Je sais plus comment me mettre. J’ai mal à pleurer d’ailleurs je pleure à chaque contractions, je gère plus rien du tout, enfin si je souffle très bien, et même les sf me disent « c’est très bien madame », mais j’arrive plus, je le dis et je suis pas bien, je dis à ton papa que je suis fatiguée (j’ai la tête qui tourne à en avoir l’impression que je vais m’évanouir) que je veux rentrée, que ça s’arrête, je veux plus avoir mal ainsi, je pense même lui avoir dit que j’allais mourir… Il est très doux parle doucement, et me dis que ça va aller que je suis super forte, qu’il est fière de moi. Mais moi je le supplie que ça s’arrête, il me dit, ça va aller respire, je sens au fond de lui qu’il est désemparé face à ma douleur…

Quand la sf arrive une fois de plus je pleure à ne plus en pouvoir et la douleur revient toute les minutes et dure une éternité à mon goût. Papa me demande doucement à mon oreille si je veux prendre la péri, que de toute façon j’ai fait le plus gros, qu’il est fier et que j’aurai pas à m’en vouloir… J’en peux tellement plus que je dis oui, elles m’installent, et ça commence à me soulager. Enfin vraiment que d’un côté. Je dis à papa « ça sert à quoi de prendre une péri si c’est pour que ça marche même pas » se qui le fait bien rire.

Pour « remédier » à cette douleur les sf me disent de me mettre sur le côté gauche, mais ça change rien mise à part que 5 min après je romps, quel sensation bizarre, c’est vraiment tout chaud là dedans !! J’étais tout surprise. Je sonne et la sage femme arrive, m’essuie, me dit que maintenant les contractions feront encore plus mal! Pas manquer une qui arrive, je gémis de douleurs. La sage regarde ‘se qui se passe’ et voit que tu as fait pleiiiiiins de méconium… Elle m’essuie. Je ‘râle’ que j’en peux plus que c’est de pire en pire que je veux que ça s’arrête, je souffre trop… Elle regardait et dit que je suis à 10, mais que tu es encore un peu haut, mais vu comment je suis elle va me faire pousser pour voir si ça avance.

Contraction, je pousse, elle me dit « ok, c’est bon je vais chercher tout le monde » A partir de là à chaque contractions je poussais en même temps de souffler (pour dire que ça avance, puis ça fait du bien de pousser !). Je sens que ça brûle et me gêne +++ dans l’aine gauche, elle me dit que c’est mon bébé. Qu’il n’y en a plus pour longtemps. La gynéco arrive, et là je pouuuuuuuuusse, pouuuuuuuusse, elle me demande si je veux toucher, je sens tes petites fesses toute douce. Et je re pousse, elles me disent que je fais du bon boulot que c’est très bien (tu ne peux même pas savoir le plaisir que c’est d’entendre ça!). Ton corps sorti il faut faire vite pour ta petite tête, car elle me dit on coupe le cordon il est autour de son coup, j’ai donc droit à une pression abdominale qui me fait «crier » et dire « vous me faite maaaaaal! » ! Je sens ta tête passé wouahou ça fait drôle !. Puis elle te pose sur moi, mais tu ne pleure pas, bouge pas, je demande pourquoi! La sage femme te prend et part de l’autre côté, j’ai trop peur et guette le moindre bruit, papa est partie avec toi… J’ai très peur, c’est long.

Entre temps je sens le placenta passer, et la gynéco me recoud.

Puis je t’entends enfin crier, ENFIN !

Papa te ramène, première chose que je dis, mon dieu c’est tout Sacha, tu es tellement beau mon bébé ! Puis il me dit qu’elles ont du te donner de l’oxygène car tu ne respirais pas… Mais tout va très bien. Tu vas bien mon bébé. Tu es enfin là après des longues semaines d’attente…

Je suis fière de toi et moi, et même papa qui nous à tant aidé pendant ses longues heures d’attente. Merci de m’avoir donné la chance de prendre ma revanche de l’accouchement de ton frère.

Mon petit Maël est donc né le 30 Juillet 2012 à 23h34.
Il faisait 3,670kg pour 51cm.

# 153 Gwen_ Bretagne_ Décembre 2012

24 Fév

Je vais vous raconter la naissance de Jules en siege par voie basse a la maternité de *** decembre 2012.

Je reprends un peu mon histoire, donc ma grossesse n’a pas été évidente car ma
fille d’un an s’est fait opérer en novembre des poumons, et donc j’avais
transmis le message à mon bébé ( 7 mois de grossesse ) je m’occupe d’abord de ta
grande soeur mais ton tour viendra.
Il m’a bien entendu et s’est donc positionné en siege.
J’ai tout essayé ( ostéo – accupunteur – kinésio et version avec le gyneco) et
diverses positions impossibles avec un gros ventre, mais rien y fait!

J’avais un projet d’AAD(accouchement à domicile), mais bien évidemment cela faisais parti des contraintes
de ma sage femme qui décidait de ne pas me suivre.

Je me suis donc fait une raison que je devrai accoucher en structure, et
travailler sur mes peurs avec l’EFT. Ca a reelement bien marché.
Et le 28 decembre, jour de pleine lune, bébé a commencé son chemin.
Je le savais toujours en siege, malgrés que j’avais un petit espoir qu’il se
retourne!

Donc a 2h00 du matin les contractions se sont installées, tout doucement, ma
soeur est venue chercher ma fille de 14 mois a 5h00 car elle travaillait a
07h00. Et j’ai pu me plonger dans mes contractions.

A 07h00 une copine est arrivée, c’était bien car mon conjoint était stressé, du
coup elle a éteint toutes les lumieres, petites bougies. Et nous sommes allé
tranquilement nous recoucher. Nous savions qu’une dure journee nous attendait!
Mes contractions se sont espacées toutes les 20 min, et j’ai reussi a dormir
entre elles. Les contractions etaient très douloureuses, et vraiment dans les
reins.

La copine du coup me posait un gant très chaud au bas du dos pour me soulager et
m’accompagnait dans mes râles.

A 10h00 je décidai de prendre une douche, et en 15 minutes les contractions se
sont rapprochées toutes les 3 minutes, le vrai travail commençait, et je rentrai
vraiment dans ma bulle. Il a été très difficile de m’habiller pour partir à la
maternité. Et je rentrai dans ma phase de desesperance.
« Je veux une péridurale….j’en ai marre, j’ai trop mal….!
Donc a 11h30 j’arrivai enfin a atteindre la voiture, habillée !

Nous avons fait la route, les contractions s’intensifiaient, les nausées
arrivaient, je criais sur mon conjoint, pas trop vite dans les ronds points, ça
a été très difficile à gérer.

Arrivée a la maternité a 12h00, il y avait des longs couloirs jusqu’a la
maternité, je m’arretais toutes les 2 minutes aux toilettes. Je suis donc
arrivée avec mon conjoint et ma copine, j’avais besoin de leur soutient a tous
les deux.

La Sage femme qui nous acceuille était très agressive, elle nous refuse
catégoriquement 2 personnes avec moi, mon conjoint était très enervé, c’est donc
mon amie qui m’accompagne jusqu’a la salle d’accouchement, car ils ont vu que
j’étais déja bien avancée dans le travail.

Sur le chemin la SF méchante était très agacée car je m’arretais toutes les 2
minutes pour prendre mes contractions accroupie, avec un long chant et mon amie
m’accompagnait.

Finalement je m’installe dans la salle, sur la table qu’elle m’indique, et une
autre sage femme prend le relais, ouf!

Elle trouve mon dossier, et me dit « Ahhhh c’est un siege. »
Tout de suite echo, elle déplore qu’effectivement il est toujours dans cette
position. Elle m’examine, et me dit vous etes dilatée a 8 ou 9.

Je me prends des contactions très forte, elle me propose donc la péri, que
j’accepte sur le coup.
10 minutes apres l’anesthesiste arrive, je lui dis j’ai changé d’idee je ne la
prends pas.
Vous etes sure?
Oui, je suis a complete, je réalise que ça ne me soulagera pas (j’ai fait
l’erreur pour mon 1 er accouchement, la péri m’a shooté, plus que me soulagée).
On discute, et il me dit clairement que si il y a manoeuvre, ça ne me soulagera
pas. Il me propose donc le masque de gaz hilarant, que je prends volontier.
Le probleme c’est que tout le service s’nquiete de mon cas, et les medecins les
uns apres les autres viennent et insistent pour que je me fasse poser une péri,
je tiens bon, ils utilisent la peur de se qui peut arriver…. Le temps
passe….
Je commence a avoir envie de pousser; vite j’ai besoin de mon conjoint.
Je pousse et la poche des eaux explose!
La sage femme sort et dit vite on s’installe…. Et là c’est l’évènement du
service! Venez tous voir un siege par voie basse….
8 personnes rentrent dans la salle (d’apres mon conjoint) et ma copine ne
pouvait pas etre présente pour raison d’hygiene…. Pffffff.
Le Medecin chef très sympa m’explique la marche a suivre,et me dit que tout est
entre Mes mains, son interne est blanche a coté de lui, et lui rigole, ça
detends l’atmosphere!
Je commence a pousser et hurle, ça m’aide, ils me félicitent entre les
contractions, le corps du bébé est sorti, et la tête reste encore a l’interieur
entre 2 contractions, le temps est long! mon conjoint est blanc!
Enfin la contraction arrive je pousse, et bébé est là, pas le temps de le voir,
il est bleu, j’apprends qu’il avait un tour de cordon.
Le papa sort avec bébé,le temps est long.
Finalement bébé va très bien.
L’interne « méchante » me recouds presque a vif, j’ai refusé l’épisio en disant
que je préferait la déchirure, puis elle dit a sa collegue, dis donc elle n’est
pas « docile ».
Il me ramene le bébé, mais je souffre, je tremble, je suis faible, je pleure,
elle me recoue ( 10 points environ).
Je ne peux pas prendre mon bébé dans cet état.
Il me montre le sexe, persuadee que c’était une fille, et non, il enleve la
couche, et surprise un petit gars…. Ouahhhh!
Tout est fini on se retrouve tous les trois, que du bonheur. Les 2 copines qui
attendaient dehors entre discretement avec nous pour nous feliciter et feter ce
beau bébé de 3.670kg (estimé a 2.6kg). La sage femme arrive et nous passe un
savon, vous n’avez pas le droit d’etre là…. etc… Finalement nous resterons 6
heures dans cette salle, alors que j’ai très faim.

Voila ce n’était pas mon accouchement rêvé, mais j’ai pu accoucher par voie
basse, je suis très heureuse, et j’ai bien vécu cet accouchement.

Merci de m’avoir lu
Gwen

# 47 Anonyme (accouchement et fausse-couche) – Belgique

4 Fév

Grossesse rêvée, juste un peu de fatigue à certaines périodes mais rien de terrible. Aucune nausée, j’écoutais mes envies de nourritures et les suivais assez bien. J’ai été très bien suivie par une équipe de 2-3 sage-femmes qui étaient très humaines, chaleureuses et encourageantes. Je me suis aussi pas mal documentée avec notamment un livre que je recommande ‘Attendre bébé … autrement’. J’ai refusé le triple test par choix personnel, on s’était documenté et on a pu y réfléchir ensemble avec mon compagnon. Il faut bien être sûrs de ses choix face au personnel médical, car eux, ont tout appris sur ce qui pourrait mal se passer et comment éviter ces cas extrêmes à tout prix. Ils focalisent tellement sur ces cas rares ou mêmes très rares au point qu’ils font passer tout le monde par un ‘scan’ bien complet de ce qui pourrait éventuellement arriver dans un cas sur x-milliers.

Ils ne se rendent pas compte que le stress qu’ils engendrent chez les futurs parents ont des répercussions parfois plus importantes que ce qu’ils essaient d’éviter. (Selon certaines études, le foetus est sensible à l’état émotionnel de la mère, c’est chimique. En simplifié, en cas de stress, il reçoit des taux de cortisol élevés et d’autres hormones de stress. Ce qui peut induire une inhibition de sa croissance ou un développement différent, donc restez zen). C’est aussi une question de responsabilité, je pense, ils veulent éviter qu’on leur reproche par la suite quelque chose qui aurait pu être détecté, ce que je peux comprendre. Il faut donc bien les convaincre qu’on y a mûrement réfléchi et que notre décision est prise. Je préfère pour ma part me concentrer sur comment se passent les grossesses naturelles, dans la grande majorité des cas, pour ne pas voir le mal partout et avancer sereinement. Je savais aussi que si quelque chose ne se passait pas comme prévu, il y avait assez de monde autour de moi pour me conseiller au moment opportun. J’espérais un accouchement naturel avec ma sage-femme en plateau technique. Il n’y avait pas de maison de naissance dans ma ville à ce moment-là.
Tout s’est passé très bien jusqu’au 8 ème mois. A la fin de la grossesse, le bébé se présentait par le siège et ne se retournait pas. Le doute s’est installé. J’ai eu des informations qui me disaient qu’il existait de très beaux accouchements en siège, d’autres qu’il valait mieux quand-même que le bébé se retourne.

Difficile de s’y retrouver et de savoir quoi faire. En cherchant des méthodes naturelles qui aideraient le bébé à se retourner, je suis allée voir un ostéopathe puis j’ai finalement accepté une version: manipulation d’un gynécologue qui pousse sur le ventre pour faire tourner le bébé. Cela n’a pas marché non plus, il était déjà descendu trop bas dans le bassin. Moi, je me disais qu’il pouvait venir comme il en avait envie mon bébé et qu’on n’allait pas continuer à s’acharner dessus. Heureusement mes sage-femmes connaissaient une gynécologue spécialisée dans les accouchement en siège par voie basse. Ma pelvimétrie était bonne, c’était possible.

J’ai donc accouché de mon bébé en siège. La gynéco a vraiment été super! Elle était très détendue, très rassurante. Je n’ai pas eu de césarienne (j’ai dû choisir un autre hôpital pour cela), ni d’épisiotomie et aucune complication physique par la suite. Il faut savoir que dans la plupart des hôpitaux, bébé en siège signifie césarienne programmée d’office. Ca, c’était le côté très chouette.
J’ai été très bien entourée. Je suis contente d’être tombée sur une médecin qui pratique encore suivant son bon sens et non pas suivant aveuglément les procédures que je trouve hyper mécanisées et averses au risque, au détriment de la relation humaine et d’une gestion du risque raisonnée. Elle m’a encouragée, même quand j’avais des doutes, quand je n’en pouvais plus. L’accouchement en détail, plutôt rock & roll et suspense tendu: poche des eaux rompue chez moi à 1h du matin. J’appelle ma sage-femme qui me rassure et me dit de dormir un peu et de la rappeler quand les contractions seront toutes les 10 minutes. Je la rappelle vers 4h30. On se donne rdv à l’hopital, elle m’y attend, c’est chouette d’y être accueillie par quelqu’un de connu. On est accueillis par la sage-femme de l’hôpital qui est sympa et qui nous laisse entre nous dans une pièce avec une baignoire, le bain soulage un peu, mais j’ai très mal, je suis déjà dans ma bulle, les yeux fermés, j’ai froid, je tremble de partout quand je sors du bain, je suis incapable de m’essuyer, heureusement que mon compagnon et ma sage-femme sont là, je me sens en confiance avec eux. A chaque contraction, une douleur vive s’élance dans tout mon dos, sans doute un nerf écrasé dû à un accident 10 ans auparavant. Je demande la péridurale, qui attendra l’arrivée de l’anesthésiste à 8h. Anesthésiste sympa, qui arrive à faire de l’humour. Les douleurs s’estompent, mais les contractions aussi. Je m’endors au matin, du repos enfin. Pas de chance, je m’endors sur le côté gauche qui fait que la péri agit plus d’un coté mais pas du bon (mon dos me fait toujours mal du côté droit). La sage-femme en service communique avec mon bébé à travers mon pouls, c’est intéressant et cela me réconforte. Il y a un vrai contact humain. La gynéco arrive vers 14h, c’est déjà une autre sage-femme de service,  mais la mienne est toujours là, elle m’accompagnera jusqu’à la fin, même si elle n’a pas de pouvoir dans cet accouchement. Le travail n’a toujours pas commencé. On me demande de commencer à pousser, mais je ne pousse pas bien, c’est pas très efficace. Ensuite le travail vient, mais dure…

Il y 6 personnes autour de moi, c’est trop, mais je n’arrive pas à le dire, je suis partie dans ma bulle, j’ai les yeux fermés, je ne vois rien mais j’entends les encouragements à chaque poussée. Au début ça va, mais après la 3eme voix qui répète la même chose, ça suffit. Ca m’énerve mais je n’arrive pas à le dire, je n’en ai plus la force.

Cette table d’accouchement, quelle aberration! cette position est anti-naturelle et fatigante: devoir se relever tout entière ainsi que ses jambes pour se contracter. Quelle perte d’énergie inutile! Mais avec la péridurale pas moyen de faire autrement, je n’avais plus de force dans les jambes. Le travail a été très long, Le bébé a mis beaucoup de temps à sortir, 3h, j’étais épuisée et il devait l’être tout autant. Son état devenait critique, il était enfin à moitié sorti, mais restait coincé et son coeur battait de moins en moins vite. La gynéco a dû intervenir pour l’aider à sortir manuellement tout en douceur. A partir de là tout a été très vite. Je n’ai pu l’avoir sur moi à sa sortie qu’à peine quelques secondes. Il a été KO 5 minutes (ce qui a généré pas mal d’angoisse, car on ne m’a pas dit s’il vivait ou pas) puis il s’est bien remis. Seulement, entre temps, il a dû subir des frictions pour le réchauffer, la lampe très chaude, mais très lumineuse, … et il a été ensuite placé en service de néonatalité 12h où il a eu une perfusion de glucose pour lui redonner des forces et mis en observation. Je pense que tout le monde a fait au mieux selon les circonstances. J’ai pu le rejoindre plus tard en néonat. J’ai du attendre qu’on m’amène un lit, et j’ai dû me déplacer toute seule dans cet autre lit roulant pour qu’on m’emmène en néonat. J’avais besoin de faire pipi, mais on m’a dit que je devais attendre de retourner dans ma chambre pour qu’on me mette une panne, c’était dur. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils ne pouvaient pas le faire en salle d’accouchement. J’ai donc eu mon fils sur moi quelques dizaines de minutes en néonat. Ils ont bien voulu mettre mon lit à côté du sien pendant un moment. Puis, quand je n’y tenais vraiment plus, j’ai demandé qu’on m’amène dans ma chambre. Là, aberration, l’infirmière me dit que je dois pouvoir aller aux toilettes seule pour me retirer ma perf. qui me faisait mal pour s’assurer que je n’en avais plus besoin. J’avais attendu environ 2 heures après ma première demande pour m’entendre dire cela!

Bref, je regrette de ne pas avoir pu être contre mon bébé ou au moins tout près de lui pendant les premières minutes, heures de sa vie.
Cela a, je pense, généré une certaine angoisse chez moi pendant plus de 2 ans et probablement chez lui aussi (son accueil sur Terre a été assez rude et stressant). La pédiatre nous a dit qu’il a été très irrité de sa perfusion. Pendant ses premières semaines, il a beaucoup pleuré, crié de colère. Je ne pouvais pas le déposer sans qu’il pleure pendant les 3 premiers mois. Je me suis donc promenée avec lui en écharpe pendant 3-4 mois, c’était chouette finalement. Je crois qu’il a fait le plein de proximité maternelle pendant ces moments-là, peut-être pour compenser le manque à la naissance. On l’a toujours entouré d’affection. Maintenant qu’il grandit, cela va beaucoup mieux. L’EMDR m’a aussi été utile pour dépasser ce trauma (c’est en cours). Il existe aussi des cercles de femmes qui parlent de post-partum.
Même si c’était difficile, je suis contente d’avoir évité la césarienne.

J’aurais souhaité que la table sur laquelle ils manipulent le bébé soit plus proche du lit d’accouchement pour que je puisse le voir au moins et lui parler, qu’il entende ma voix (quoique, j’étais tellement épuisée que je n’aurais pas pu parler, mais pour d’autres…). Je conseille d’insister pour aller le plus vite possible auprès de son bébé en néonat ou de demander de l’avoir dans les bras au moins quelques minutes avant qu’ils ne l’emmènent. Je pense que ce contact initial est très important et le manque peut avoir des conséquences importantes et durables qu’on n’imagine pas.

A l’hôpital, certaines infirmières/s-f sont très chouettes, on est content de les avoir eues, d’autres moins. Il faut le savoir. Essayez d’aller dans un hôpital ‘ami des bébés’, ils conseillent l’allaitement maternel. Mais même là, certaines habitudes sont bien ancrées: faire dormir bébé dans un lit à part. Ne pas le coucher trop près de moi, car il faisait trop chaud et qu’il avait un peu de température, lui faire boire de l’eau, des compléments de lait…. A ce moment là, j’étais très faible et j’ai écouté le personnel hospitalier… à certains moments je n’aurais peut-être pas dû. Je crois qu’il faut faire ce qu’on ressent qui est juste pour nous, l’instinct maternel est fort. Si on fait quelque chose à contre coeur, c’est que ce n’est probablement pas juste. Mais là encore, c’est une question de jugement personnel, au cas par cas.

Tous les matins, ils arrivent avec des tests à faire. On peut demander si c’est vraiment nécessaire ou pas et refuser le test. Mais à nouveau, il faut insister et eux sont toujours sûrs d’eux. Je conseille donc de se préparer à l’avance. On est libre de rentrer quand on veut, mais ils nous conseillent fortement de rester jusqu’à ce que l’allaitement soit mis en route et que le bébé reprenne du poids. J’ai eu de la chance que le papa soit resté auprès de moi toute la durée de mon accouchement et de mon séjour à la maternité, il m’a été d’un grand soutien et bébé a pu dormir sur lui aussi. On a finalement fait un mix entre allaitement maternel et lait HA.

Ensuite, quelques années après, début de seconde grossesse, arrivée par hasard. Je suis allée à 8 sem. faire une écho, juste pour voir s’il était bien implanté et là, on m’annonce que le coeur ne bat pas et que c’est un diagnostic de fausse couche, on demande un second avis à l’assistante en gynéco qui confirme et me dit qu’il y a 2 solutions: prendre des médicaments qui provoquent des contractions pour expulser l’embryon ou faire un curetage (one day clinic). Je préfère la solution la plus naturelle, je suis donc repartie un peu dépitée et sous le choc avec des médicaments. J’appelle en urgence les sage-femmes indépendantes que je connais, heureusement qu’elles sont là!!! Elles me rassurent, prennent en compte le côté émotionnel (pas vraiment pris en compte à l’hôpital) et me disent qu’il existe aussi et surtout la méthode naturelle qui est d’attendre que cela descende spontanément. A nouveau, stress comme pour le siège: Il me faut trouver des méthodes naturelles pour que cela se passe au mieux pour éviter le curetage. Après 3 semaines d’attente, cela se déclenche enfin spontanément. Je remercie les sage-femmes qui ont pris de mes nouvelles régulièrement, cela m’a fait chaud au coeur, et qui m’ont donné de bons conseils. Je me remercie aussi d’avoir écouté ma petite voix qui m’a dit d’attendre que cela vienne tout seul et de ne pas me précipiter sur les médicaments. Heureusement, on n’avait pas d’attente, ce n’était donc pas trop dur émotionnellement. Au contraire et contre toute attente, c’était finalement soulageant, car on n’était pas prêt. Dans tous les cas, il ne faut pas se sentir coupable. La nature fait bien les choses.

Un cas n’est pas l’autre, une technique peut ne pas avoir marché dans mon cas, mais peut marcher dans d’autres circonstances. J’essaie de toute façon de commencer par des méthodes naturelles (ostéo, énergétique, acupuncture, homéopathie, phyto, …) qui n’ont pas d’effets secondaires, puis si cela ne va toujours pas de recourir aux méthodes plus ‘corsées’ de la médecine officielle. Aussi, dans n’importe quelle pratique, il vaut mieux trouver quelqu’un de bien par bouche à oreille. L’idéal étant de trouver une personne avec qui on est en accord et avec qui on se sent en confiance. Et quand on est bien informé (croiser plusieurs sources), on est bien mieux préparé pour faire face aux situations inattendues.

J’ai compris que le milieu hospitalier n’offrait pas une vision complète de la situation, mais souvent assez déshumanisée et procédurière selon des critères qui les arrangent eux. Parfois en toute bonne foi, … ils suivent juste les procédures. Puis, parfois on tombe sur des perles, on les remercie. C’est bien de s’entourer de personnes indépendantes qui ont une vision plus globale et plus humaine.